Le lycée André MALRAUX de Béthune (7) « Du déni ? du mépris ? des managements autoritaristes dans l’EN ? » ?

Publié: 08/03/2013 dans B 1 Harcèlement Moral Hiérarchique ou douce bienveillance ?, B 9 Parallèles., Le Lycée André Malraux de BETHUNE (62)

« Suicide de Béthune :

du déni ?

du mépris ?

des managements autoritaristes dans l’Education Nationale ?

mettre un terme à l’impunité ? »

 

Toutes ces questions sont soulevées dans l’édito ci-dessous. Avec des solutions concrètes, comme la création d’un observatoire de lutte contre le harcèlement moral (un vrai, indépendant de l’institution, et qui n’étouffe pas tout ! ça nous changera un peu…), ou encore un module de formation obligatoire pour les chefs de service et les chefs d’établissement sur la prévention des risques psycho-sociaux

Marie, Jeanne, et Philippe.

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Ci-dessous édito de Patrick CORRE du 26 octobre 2012 publié sur le site de la CGTR Educ’Action.

http://www.cgtr-educaction.com/Suicide-de-Bethune-assez-de-deni-de-delit-de-mepris–Dans-notre-academie-Tolerance-zero-pour-les-conditions-de_a3135.html

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Editos

Suicide de Béthune : assez de déni, de délit, de mépris ! Dans notre académie, Tolérance zéro pour les conditions de travail !

 
 

Suicide de Béthune : assez de déni, de délit, de mépris ! Dans notre académie ,Tolérance zéro pour les conditions de travail !

Suicide de Béthune : assez de déni, de délit, de mépris ! Tolérance zéro pour les conditions de travail ! C’est avec une profonde douleur que nous avons appris le suicide d’une collègue enseignante PLP au Lycée André Malraux de Béthune. La CGTR Éduc’Action présente ses condoléances les plus sincères à la famille. Un responsable parle « d’une femme réservée, fragile, qui ne se plaignait pas ». « ….. Nous, nous parlons de la politique déplorable de gestion des personnels de l’Education Nationale. La collègue qui a mis fin à ses jours a d’ailleurs imputé dans un courrier son geste dramatique à des conditions de travail difficiles  » elle expliquait que ça n’allait pas cette année parce qu’elle avait des classes surchargées à trente-six [élèves], qu’elle avait un emploi du temps assez lourd et qu’elle se sentait oppressée par la hiérarchie de l’établissement » Nous parlons de la façon dont les personnels doivent exercer leur travail au quotidien : intensification, explosion du travail gratuit, valse des réformes, inadéquation des moyens pour remplir les missions, dialogue social aux oubliettes, sous effectif chronique, précarité généralisée, classes surchargées (en particulier depuis la réforme du Bac Pro 3 ans), mépris, non reconnaissance du travail, hiérarchie de plus en plus absente des réalités de terrain, engluée dans la prescription du chiffre, de la rentabilité… Quand parlera-t-on enfin de la souffrance au travail ? Quand reconnaîtra-t-on que l’on meurt aussi « à cause » du travail dans l’Éducation nationale ? Combien de situations extrêmes, de drames et de suicides faudra-t-il pour qu’on prenne enfin en compte cet état de fait et nos cris d’alarme ? Tous démontrent une fois de plus que le travail est gravement malade, que les salariés en meurent sans que rien ne change. Si la tolérance zéro est de mise pour les conduites routières à risques, force est de constater que l’impunité est totale pour nos employeurs qui, de fait, possèdent « le permis de tuer » .Cette situation est rendue possible parce que :

– Le silence et l’invisibilité sont organisés sur les conditions de travail

– le déni est maximal quant au lien avec l’exercice du travail et la responsabilité incombe aux personnels qui souffriraient de fragilité

– parce que les situations de violence au travail sont lot quotidien, liées à des choix et décisions relatifs à l’organisation du travail, ancrées sur la réduction des effectifs, l’évaluation, la flexibilité….

– parce que chacun/e est dépossédé/e du pouvoir de parler, de s’organiser, de s’adapter, de penser et que toutes les atteintes à la santé qui en découlent sont prises en charge par la collectivité publique et collective et non par les responsables.

Il est temps que le Ministère et les rectorats dont le nôtre prennent les mesures pour mettre fin à cette spirale suicidaire. En effet, dans l’Éducation Nationale aujourd’hui, comme hier à France Télécom, à la Poste, chez Renault (pour ne citer que ces exemples emblématiques), les politiques menées en termes de « gestion du personnel » conduisent, par leur autoritarisme et leur brutalité, à ce que le « suicide » devienne hélas, pour certains de nos collègues, une « solution » plus acceptable que le sort qui leur est réservé sur leur lieu de travail !

Ce suicide n’est malheureusement pas le premier. Dans notre Académie, plusieurs tentatives de suicide ont eu lieu et ce, dans l’indifférence indécente de l’autorité académique. Cette dérive dans l’attitude de ceux dont la fonction devrait être de protéger les salariés qu’ils gèrent, est scandaleuse.

Il ne faut pas prétendre aujourd’hui que ces morts violentes et volontaires sont liées à des problèmes personnels ou à une fragilité intrinsèque comme l’avait un moment avancé notre recteur niant ainsi la réalité de la souffrance au travail

Nous devons pouvoir aller au travail le « cœur tranquille », et pas la « boule au ventre », comme c’est le cas pour de plus en plus de salariés.

Pour la CGTR EDUC’ACTION , il y a urgence à pratiquer la tolérance zéro quant aux organisations du travail pathogènes et managements autoritaristes. Il y a urgence à mettre un terme à l’impunité, les lieux de travail n’étant pas des zones de non droit.

Cela passe par reconstruire la parole sur le travail, redéfinir des critères collectifs pour pouvoir exercer correctement son travail, faire respecter les obligations de tout employeur quant à la protection de la santé physique et mentale de tout travailleur, avec obligation de moyens et de résultat.

Sous notre impulsion et après maintes manifestations et interventions, les choses commencent à bouger dans notre académie mais il faut faire vite et bien et surtout ne pas perdre aucun temps

Aussi, la Cgtr EDUC’ACTION réitère t’elle ses propositions

-Dresser un état des lieux par la conduite d’un audit sur la souffrance au travail et les risques psycho sociaux

– Création d’un observatoire et d’une cellule académique opérationnelle de lutte contre le harcèlement moral la souffrance au travail et les discriminations ( espace de médiation …) avec des correspondants de bassin et un réseau de « sentinelles »

– Module de formation obligatoire des chefs de service et d’établissements sur la prévention des risques psycho-sociaux

-Renforcement de la médecine de prévention

– Saisine du CHSCT

Il est urgent pour le rectorat de la réunion de bâtir une véritable politique de prévention des risques psycho sociaux et le plus tôt sera le mieux

La Cgtr éduc ‘action tient par ailleurs à s’associer à la marche blanche prévue le 12 novembre à Béthune en appelant les personnels de notre académie , le même jour , à observer une minute de silence collective au moment de leur prise de service

Vendredi 26 Octobre 2012
Patrick CORRE

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Ci-dessous édito de Patrick CORRE du 26 octobre 2012 publié sur le site de la CGTR Educ’Action.

http://www.cgtr-educaction.com/Suicide-de-Bethune-assez-de-deni-de-delit-de-mepris–Dans-notre-academie-Tolerance-zero-pour-les-conditions-de_a3135.html

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