L’Avenir de l’Artois est un des rares journaux à évoquer régulièrement la façon dont le rectorat de Lille compte étouffer au plus vite le scandale que constitue son attitude d’obstruction vis-à-vis du drame du Lycée André Malraux de Béthune.

Un suicide, des questions, pas de réponse.

Quid de la responsabilité éventuelle de tel ou tel de ses agents ?

Pourquoi refuser une enquête du CHSCT (Comité d’Hygiène, de Sécurité, et des Conditions de Travail) ?

Si le rectorat n’a rien à cacher, si le rectorat n’a rien à se reprocher, si le rectorat n’a personne à protéger… pourquoi faire obstruction à cette enquête interne ?

En l’absence d’enquête interne du CHSCT, on est en droit de se demander à quelles conclusions aboutirait une enquête externe, totalement indépendante, délivrée de toute pression et influence hiérarchique…

Le rectorat de Lille refuse la transparence, et il est dommage que les enseignants ne prennent pas davantage à bras-le-corps la question. On entend les responsables syndicaux d’Action et Démocratie, et c’est une bonne chose, mais la plupart des autres syndicats restent silencieux… Pourquoi ce silence ?

Pourquoi ce silence des syndicalistes locaux si prompts à s’enflammer et à poser devant les photographes pour revendiquer l’achat d’une poignée de manuels scolaires ? Se taire, n’est-ce pas se rendre complice ? Il ne suffit pas de prendre une mine attristée lors d’une marche blanche pour remplir son rôle de syndicaliste, ne vous déplaise ! Surtout lorsqu’on s’est déjà distingué maintes fois par sa passivité – avant comme après ce drame du lycée André MALRAUX – quand on a été interpelé par des enseignantes et des enseignants, malmenés par leur hiérarchie, dans d’autres établissements de la région (voir nos prochains billets sur les positions pour le moins troubles de certains syndicats).

Faudra-t-il attendre d’autres drames, voire d’autres suicides, pour que ces représentants syndicalistes muets cessent de se contenter de jouir de décharges horaires, et prennent enfin leurs responsabilités ? Nous en appelons à un sursaut de leur part ! Nous serons directs avec ces pseudos syndicalistes… Qu’ils se fassent entendre, jusqu’à obtenir des enquêtes… ou qu’ils tombent les masques de leur (éventuel) « double jeu », et de leur (possible ?) complicité avec le rectorat.

Jeanne, Philippe, et Marie.

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Ci-dessous, article de L’Avenir de l’Artois, 14 mars 2013.

http://www.lavenirdelartois.fr/actualite/Pays_d_Artois/Bruaysis/2013/03/18/article_toujours_dans_l_attente_d_une_decision.shtml

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Bruaysis

POLÉMIQUE

Toujours dans l’ attente d’une décision

jeudi 14.03.2013, 08:00

Cinq mois après le suicide de  l'ensiengante, le lycée Malraux est encore sous le choc. Cinq mois après le suicide de l’enseignante, le lycée Malraux est encore sous le choc.

Le lycée Malraux vit encore sous le choc. Cinq mois après le suicide de Marielle Croquefer, enseignante au lycée professionnel Malraux, ses collègues ne désarment pas.
A l’époque, juste avant les vacances de Toussaint, les professeurs s’étaient déjà mobilisés, puis ils avaient organisé une marche blanche le 12 novembre au départ du lycée pour rejoindre l’arbre de la paix.
Plusieurs centaines de personnes y avaient participé pour rendre hommage à Marielle Croquefer, qui craignait de voir son poste supprimé. En février, les syndicats apprenaient qu’au final le poste de Marielle Croquefer allait être supprimé.

Des pressions dues au travail selon ses proches

« Au niveau de l’administration, j’ai envoyé le 7 janvier 2013 un courrier au directeur académique des services de l’Éducation nationale lui expliquant que ma soeur Marielle n’avait pas supporté toutes les pressions dues à la dégradation des conditions de travail avec classes hostiles, la menace de la suppression de son poste, vingt-sept années où elle a été mutée d’établissement en établissement, la peur de redevenir TZR (titulaire sur zone de remplacement), et les remarques, commentaires de sa hiérarchie. Les documents que je possède ne laissent aucun doute. Poussée à bout, elle avait mis fin à ses jours », regrette Maryse Croquefer.

« Il faut que l’institution écoute ce cri »

« Cette situation est révélatrice d’une situation préoccupante aggravée par le précédent gouvernement sur les enseignants. Il faut que l’institution écoute ce cri. Elle a laissé des écrits, mais on fait face à un rectorat qui n’a absolument pas envie de répondre aux questions. Il préfère étouffer le drame. On fait face à une gestion inhumaine, car chiffrée. On ne regarde pas les conditions dans lesquelles nous travaillons », déplore Michel Paillart, professeur au lycée Malraux et membre du syndicat Action Démocratie.
Il poursuit : « Toutes les conditions sont réunies pour que nos collègues se sentent de plus en plus mal à l’aise dans leur métier. De plus en plus se posent des questions quant à leur avenir professionnel. Quand on voit des suppressions un peu partout, ça ne rassure pas loin. Loin de là. Les professeurs, ce ne sont pas les braves fonctionnaires toujours en vacances. » Après deux rendez-vous infructueux les 14 novembre et 14 décembre, le Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) se réunira une troisième fois ce vendredi 15 mars.

« Des dirigeants autistes »


« Considérant que ma soeur s’est suicidée pour des raisons professionnelles, j’ai contesté la décision rendue lors du CHSCT du 14 décembre 2012 de ne pas donner suite. Je lui ai demandé l’ouverture d’une enquête au sein du lycée Malraux et de me faire parvenir le dossier de déclaration d’accident du travail. Il m’a répondu le 24 Janvier 2013 en m’informant que ma correspondance était transmise au Recteur de l’académie de Lille au pôle juridique.
Depuis plus de nouvelles », assure Maryse Croquefer.
« Je crois qu’il n’y aura aucune évolution. On doit faire face à des dirigeants autistes qui utilisent les méthodes du passage en force », appuie Michel Paillart. Réponse ces prochains jours.

 

C. B., M. V. et G. H.


L’Avenir de l’Artois

 

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Ci-dessus, article de L’Avenir de l’Artois, 14 mars 2013.

http://www.lavenirdelartois.fr/actualite/Pays_d_Artois/Bruaysis/2013/03/18/article_toujours_dans_l_attente_d_une_decision.shtml

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commentaires
  1. Jérôme dit :

    Les syndicats enseignants sont muets sur ce sujet. C’est tout de même curieux. Il leur faut quoi pour qu’ils remplissent leur rôle de syndicat ?
    On ne les entend plus. Il leur a fallu quoi pour qu’ils se taisent ? Il y a eu une « compensation » en échange de leur silence ?

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