Le Lycée André MALRAUX de Béthune (11) Michel BOENS, l’admissible et l’inadmissible…

Publié: 13/06/2013 dans B 1 Harcèlement Moral Hiérarchique ou douce bienveillance ?, Le Lycée André Malraux de BETHUNE (62)

 

 

Dans un article publié dans Nord Eclair en date du 6 février 2013,  Michel BOENS, le proviseur du Lycée André MALRAUX, tient à s’exprimer au sujet de la tragédie qui marquera encore pour longtemps son établissement. C’est son choix.

Deux passages méritent d’être commentés.

 * * *

 

« Michel BOENS dénonce un mauvais procès. »

Comment dire qu’il y a là un « mauvais procès », puisque de procès, il n’y en a pas ? Pas plus qu’il n’y a eu la moindre enquête pour déterminer les responsabilités éventuelles dans ce drame.

Qu’on diligente plusieurs enquêtes indépendantes, des enquêtes externes à l’Education Nationale, et nous verrons alors s’il y a lieu ou non d’instruire un « procès ».

 

* * *

 

« Sur la forme, il est inadmissible de dire que j’ai tué une troisième fois Marielle Croquefer . »

1

Attention, ne nous méprenons pas. Cela ne veut pas dire que Michel BOENS reconnait et admet qu’on puisse dire qu’il a tué Marielle CROQUEFER une première fois, puis une deuxième fois. Non, non, ce n’est pas cela. Pas cela du tout ! Enfin, nous croyons que ce n’est pas comme cela qu’il faut interpréter ses propos. Mais nous nous trompons peut-être… Il paraîtrait que parfois l’inconscient referait surface, à ce qu’en disent les spécialistes…

2

Ce que le souriant Michel BOENS veut dire, peut-être, c’est que c’est inadmissible que des syndicalistes puissent exprimer leur opinion, leur ressenti, leur perception de la situation.

Ce que Michel BOENS veut dire, peut-être, c’est que c’est inadmissible que des syndicalistes puissent dire ce qui leur semble être une réalité, une évidence, un fait.

Pour Michel BOENS, ce qu’ont écrit et dit des responsables syndicaux est « inadmissible » ? Et il s’en ouvre dans un journal local ? Oh là là, quelle poigne ! C’est impressionnant. Les élèves chahuteurs doivent trembler, dans ce lycée… Et les enseignants doivent s’y sentir à l’aise, sachant qu’ils sont pleinement soutenus par un homme de cette trempe.

3

Mais si c’est inadmissible, pourquoi l’admettre ? Pourquoi ne pas porter plainte contre ces syndicalistes, alors ? Pour diffamation, par exemple. Ah, personne n’envisage de porter plainte – surtout pas malheureux ! – parce que cela pourrait déclencher une enquête visant à déterminer les responsabilités de chacun dans ce décès ? Parce que cela pourrait relancer l’affaire, et sous la pression des médias, qui sait si la justice ne serait pas contrainte de se mettre enfin en branle… Mais alors, c’est le serpent qui se mord la queue… Tant que le rectorat refusera d’ouvrir une enquête, cela aura beau être « inadmissible » de penser ce qu’on pense, on le pensera d’autant plus qu’aucun élément ne viendra nous faire penser autre chose que ce que l’on pense… bien au contraire ! En voulant étouffer l’affaire, le rectorat laisse libre cours à toutes les suspicions et à tous les fantasmes. Avantage et inconvénient : couvert, oui, mais pas blanchi. On préférerait être blanchi sans bénéficier d’aucune couverture, non ? Ce qui est bien là-dedans c’est qu’officiellement, personne n’a rien à se reprocher. Personne.

4

Ce qui nous semble inadmissible, à nous, Marie, Jeanne et Philippe, c’est que les pouvoirs publics refusent encore et toujours de faire toute la lumière, publiquement, objectivement, sur les responsabilités individuelles dans ce drame.

En l’absence de la moindre enquête indépendante, à qui voudra-ton faire croire que personne, à l’Education Nationale, n’est responsable de ce qu’une enseignante mette fin à ses jours en pointant du doigt l’Education Nationale et en refusant qu’un quelconque membre de l’Education Nationale assiste à ses obsèques ? Soyons honnêtes ! Nous le sommes. Même si cela semble « inadmissible » à certains.

Marie, Jeanne, et Philippe

 

P.S. : rappelons que Michel BOENS bénéficie de la présomption d’innocence. Il n’est peut-être pour rien, ni de près, ni de loin, dans ce drame humain. Peut-être même qu’il n’a jamais croisé Marielle CROQUEFER.

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Ci-dessous, article de Nord Eclair, 6 février 2013.

http://www.nordeclair.fr/info-locale/suppressions-de-postes-au-lp-malraux-le-proviseur-assume-jna46b0n144937

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| ENSEIGNEMENT |

«Le conseil d'administration s'est tenu valablement.»
«Le conseil d’administration s’est tenu valablement.»

Samedi, le conseil d’administration du lycée professionnel André-Malraux a acté la suppression de deux postes, en secrétariat et bureautique, à la rentrée 2013. Les représentants du syndicat Action et démocratie, majoritaire parmi les enseignants du LP Malraux, s’indignent de la suppression du poste de Marielle Croquefer, qui s’est suicidée en octobre (notre édition de dimanche). Dans un courrier retrouvé dans son ordinateur, l’enseignante avait expliqué son geste par la crainte de redevenir titulaire de zone de remplacement (TZR).
Le proviseur Michel Boëns dénonce un mauvais procès. Sur la forme, « il est inadmissible de dire que j’ai tué une troisième fois Marielle Croquefer ». Sur le fond, « les mesures de carte scolaire ne sont pas de mon ressort mais de celui du rectorat. Des circonstances dramatiques ont fait que ce poste n’était plus pourvu par un titulaire, mais si ce drame n’avait pas eu lieu, rien ne dit que c’est celui-ci qui aurait été supprimé ».
« Aucune autre solution n’a été proposée » Revenant sur le processus de préparation de la rentrée, il rappelle qu’il travaille avec une enveloppe de moyens contrainte, octroyée par le rectorat de l’académie de Lille. En 2013, cette dotation horaire globale (DHG) sera la même qu’en 2012. « Une fois la DHG arrêtée, ma mission en tant que chef d’établissement est de la répartir en fonction de la structure de l’enseignement et des effectifs prévus. Ça amène un certain nombre de choix mais ma marge de manoeuvre est limitée. Au mois de janvier, j’ai présenté la répartition que j’envisageais en conseil pédagogique, en commission permanente puis en conseil d’administration. Aucune autre solution n’a été proposée. » Mardi 29 janvier, un premier conseil d’administration a été boycotté par les représentants des personnels. Le quorum n’étant pas atteint, un nouveau CA a été convoqué samedi. « Il s’est tenu valablement et a donné un avis favorable à la répartition de la DHG », tranche Michel Boëns, qui assure être soutenu par « des collègues qui partagent mon objectif de réussite des élèves et de valorisation des formations et du lycée professionnel ».
À dotation horaire constante, les 36 heures correspondant aux deux postes supprimés ont été affectées à d’autres matières : « On crée 9 heures en arts appliqués, 6 heures en allemand, 12 heures en biotechnologies et 10 heures en métiers de la mode », qui compléteront le service de professeurs titulaires ou TZR. Alors que les représentants d’Action et démocratie s’étonnent de la baisse des effectifs estimés par le rectorat en section Gestion et administration (64 élèves en 2de en 2012 mais seulement 39 en 1re en 2013), Michel Boëns la trouve logique.
« Cette estimation est basée sur le décrochage constaté dans les sections Secrétariat et Comptabilité (remplacées par le bac GA) . Si elle se révèle erronée, nous bénéficierons de moyens supplémentaires, en heures poste ou en heures supplémentaires. Quoi qu’il en soit, un élève qui a commencé son cursus à Malraux pourra le continuer à Malraux. » Michel Boëns défend également le bien-fondé d’un seul proviseur pour les deux lycées Malraux : « Ça permet de développer des synergies. C’est une chance, pas un handicap. » Revenir à l’ancien système – un proviseur pour le LEGT et un pour le LP, comme le demandent les représentants d’Action et démocratie – serait « un retour en arrière ». RU. MU.

 

 

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Ci-dessous, article de Nord Eclair, 6 février 2013.

http://www.nordeclair.fr/info-locale/suppressions-de-postes-au-lp-malraux-le-proviseur-assume-jna46b0n144937

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commentaires
  1. Cédric dit :

    C’est inadmissible d’empêcher qu’on enquête sur ce suicide. Comment on peut traiter des personnes comme ça en France ?

  2. Parisot dit :

    Pourquoi ne pas faire un procès public ? On pourrait déterminer les responsabilités de chacun sans attendre que les responsables de ce drame soient décédés de leur belle mort.
    Et ça calmerait quelques proviseurs. Ils sont protégés pour tout ce qu’ils font, c’est pas normal.

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