Quand les syndicats d’enseignants trompent les enseignants (2) Réflexions de Daniel ARNAUD (suite)

Publié: 29/07/2013 dans B 1 Harcèlement Moral Hiérarchique ou douce bienveillance ?, B 6 Les syndicats d'enseignants sont-ils totalement corrompus ?, C 1 Un vrai Résistant : Daniel ARNAUD., C 5 Un vrai Résistant : Paul VILLACH.

Quoi de plus normal que de faire confiance en son syndicat ? C’est vers lui qu’un enseignant malmené par sa hiérarchie se tourne, naturellement. Et pourtant…

Vous faites aveuglément confiance en votre syndicat pour vous défendre ? Vous êtes potentiellement en danger de mort, car pour peu que votre chef d’établissement vous harcèle, vous  pouvez être entraîné(e) dans une spirale infernale, menant les plus solides gaillards à la dépression, voire au suicide, ni plus ni moins. Sachez que même en cas de suicide, les syndicalistes impliqué(e)s ne se remettent jamais en cause, et ne se sentent ni coupables, ni responsables.

 Voir ici le précédent billet sur ce thème :  https://omertaaurectorat.wordpress.com/2013/07/29/quand-les-syndicats-denseignants-trompent-les-enseignants-1-reflexions-de-daniel-arnaud/

Marie, Jeanne, et Philippe

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Ci-dessous, texte de Daniel ARNAUD, et commentaires postés sur son blog.

http://generation69.blogs.nouvelobs.com/archive/2011/10/12/syndicats-du-crime-ii.html

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12 octobre 2011

Syndicats du crime (II)

 

Pour la tenue d’une liste noire des syndicats de profs !

 

Les syndicats qui, à l’origine, pouvaient jouer un rôle de contre-pouvoir, se trouvent ralliés au Pouvoir qui maltraite le Savoir par l’intermédiaire de « représentants du personnel » caporalisés. Le service public d’éducation s’efface alors derrière un « appareil de domination implacable » qui infiltre tous les rouages du système, au profit d’intérêts particuliers. Tel est désormais le rôle des principales instances, et quelque soit l’étiquette.

« Ils sont cantonnés dans une fonction administrative auxiliaire, explique Paul Villach : ils participent aux commissions paritaires chargées de gérer les mutations et les promotions ; l’administration leur donne la possibilité de jouer les petits facteurs officieux auprès des personnels pour se faire valoir : ils peuvent ainsi privilégier leurs clients pour l’obtention des faveurs possibles. De petites grèves d’un jour, à caractère saisonnier, visent à donner le change ; le compromis souvent a été négocié avant leur déclenchement. »

Vos délégués syndicaux, « domestiqués », sont de fait associés à tous les étages de la pyramide administrative. Ils boivent l’apéro avec votre chef d’établissement lors du Conseil d’Administration (CA) ; ils entretiennent de bonnes relations avec votre inspecteur en espérant récupérer un poste de « faisant fonction » lors de son départ à la retraite ; ils siègent dans des Commissions Administratives Paritaires Académiques (CAPA) où ils assurent votre recteur de la docilité « des troupes » qu’ils tiennent en l’échange de menus services : vague promesse de promotion plus rapide à l’échelon suivant, avis très favorable pour un congé formation…

Vous imaginez bien que, dans ces conditions, la connivence entre vos « chers collègues » et vos supérieurs s’installe tout naturellement. Pourquoi iraient-ils déplaire aujourd’hui à la hiérarchie en apportant leur soutien à un professeur harcelé, en prenant le risque de se faire interdire le puits des privilèges demain ? Oui, ils servent la pacification dans les rangs. Avant le recours à une répression plus brutale (blâme, suspension de service, mutation disciplinaire…), le passage par les permanents de ce syndicalisme dévoyé permet souvent au Pouvoir de faire accepter sans coup férir aux maîtres qui le subissent les décisions même les plus iniques… Des preuves de la compromission ? Paul Villach prend le cas d’une ancienne secrétaire générale du SNES-FSU, décorée de la légion d’honneur en 2001 par le ministre de l’Education nationale, et commente la remise du hochet sans détours :

« Est-il raisonnable de croire qu’un ministre récompense une syndicaliste pour sa fidélité à sa mission de contre-pouvoir, c’est-à-dire à une action visant avant tout à contenir la tentation du pouvoir qui, selon Montesquieu, est de toujours s’étendre tant qu’il ne rencontre pas de limite ?

Compte tenu de ce qu’on observe depuis 20 ans, cette médaille est bien plutôt le signe tangible de la reconnaissance du pouvoir envers une auxiliaire pour l’avoir aidé à domestiquer un contre-pouvoir gênant. Quand le mandataire des salariés s’est mué en porte-parole du patron, cela mérite bien une médaille. »

Il suffit du reste de se rendre sur le site de la FSU (http://www.fsu.fr/) pour s’apercevoir qu’elle rassemble, outre le SNES, aussi bien d’autres syndicats de profs que… des syndicats d’inspecteurs et de chefs d’établissement ! C’est-à-dire de ces administratifs qui, dans les cas de harcèlement, contribuent à détruire les victimes et à entretenir la loi du silence.

« Aucun lien ne peut être établi entre ce suicide et le travail », disent-ils toujours ; y compris lorsque des enseignants poussés aux dernières extrémités laissent une lettre d’adieu qui indique le contraire… Comment imaginer que cette inestimable fédération, qui ose de surcroît s’afficher en tête des cortèges, entende sérieusement combattre des pratiques couvertes par tout un pan de son organisation ?

Votre serviteur a eu l’occasion de voir la machinerie fonctionner de près. J’ai été chargé par le SNETAA-FO d’une mission sur le harcèlement moral dans l’enseignement, que j’ai d’ailleurs évoquée en ces lieux. J’ai présenté ce travail lors du Congrès de Bussang, en 2010 : il a inspiré plusieurs motions votées alors, et le sujet a même été abordé dans les publications « militantes » qui ont suivi. Je suppose que c’était vendeur. Mais en réalité, une fois de retour sur le terrain, la section académique dont émanait la démarche a vite oublié les belles intentions. Jamais les conclusions du rapport que j’avais rédigé n’ont fait l’objet d’un bilan devant les adhérents, ou d’une « formation syndicale ». Elles n’ont pas été prises en compte ; probablement trop dérangeantes pour des impétrants qui souhaitent le rester, et qui ne veulent surtout pas froisser l’autorité dont ils dépendent en abordant les sujets qui fâchent… Au niveau national, j’imagine que la direction du « premier syndicat de l’enseignement professionnel » est trop empêtrée dans ses affaires de financement douteux (http://www.lesinrocks.com/actualite/actu-article/t/44706/…) pour se soucier du sort des sans grades. Et il n’y a rien à en dire de plus.

En focalisant l’attention sur la fameuse question des « moyens », les syndicats enseignants parviennent à capter une clientèle et à extorquer des cotisations… qui servent d’abord à la business school de leurs dirigeants pour voyager en première classe. Il faut bien répandre la bonne parole de Paris à La Réunion, de la Guadeloupe à Tahiti ! Vous n’êtes en aucune façon leur priorité.

On dresse bien la liste noire des compagnies aériennes. Pourquoi pas celle de ces syndicats de profs ? 34 pour 100000, rappelons-le : le taux de suicides chez les enseignants est l’un des crashs les plus scandaleusement dissimulés par toutes ces instances qui, de près ou de loin, ont contribué au désastre. Puisque vous en avez l’occasion avec les élections professionnelles, dites à votre tour « je ne volerai plus avec le SNES-FSU, le SNETAA-FO, etc. » : abstenez-vous ! Ou votez à la rigueur SUD-Education, la seule compagnie qui a pris la mesure du problème et qui, malgré des postures idéologiques qu’on peut ne pas partager, fait un travail remarquable sur la souffrance au travail chez les professeurs.

Oui, du 13 au 20 octobre, n’hésitez pas à lancer au S1 ou au S2, comme on dit dans leur petit monde étriqué, à la manière du Bon laissant tomber le Truand, dans le célèbre film de Sergio Leone :

« Vois-tu camarade, avec un voleur de poules comme toi, il n’y a vraiment aucun avenir dans ce métier. Je préfère rompre l’association.

Je romps l’association, mais toi, tu restes attaché ; et les 150 $ de cotisation, c’est moi qui les empoche. La prochaine manif’ est à une heure de marche, si tu économises ton souffle tu as une chance d’y arriver.

Sans rancune ! »

Daniel Arnaud

Philosophe et auteur de La République a-t-elle encore un sens ?, L’Harmattan, 2011.

http://www.decitre.fr/livres/La-republique-a-t-elle-encore-un-sens.aspx/9782296554795

J’étais la semaine dernière l’invité de Philippe Martinetti sur France 3 Corse Via Stella. L’occasion de dénoncer le dernier système soviétique d’Europe :

http://www.kewego.fr/go/?210e89f

Commentaires

Excellent article!
Petite question: J’ai rien contre eux, mais pourquoi ce sont presque toujours des profs d’eps qui sont les représentants syndicaux fsu…?
cordialement!

Écrit par : chouks | 13 octobre 2011 | Avertir le modérateur

34 sur 100OOO
le harcèlement moral dans l’éducation nationale :un exemple terrifiant !Un nouveau suicide.

« Une prof à bout. Ce jeudi matin, une enseignante du lycée Jean-Moulin de Béziers (Hérault) s’est placée au centre de la cour de son établissement, avec un bidon d’essence à la main. Devant les élèves réunis pour la pause de 10h, elle s’est mise à crier, avant de s’asperger de carburant et de s’immoler par le feu. Le personnel de l’établissement, ainsi que des élèves ont alors tenté d’éteindre les flammes. «Les pompiers sont intervenus immédiatement. Cette professeur a été évacuée par hélicoptère peu après 11h00», a expliqué la direction de lycée à Reuters. Brulée au troisième degré sur tout le corps, elle était encore consciente lors de son départ vers le service des grands brulés du CHU de Montpellier. Si son pronostic vital était encore engagé en fin de matinée, elle devrait selon le procureur de Béziers, «s’en sortir».

De très nombreux élèves de ce lycée professionnel ont assisté à l’horrible scène. «Des dispositions sont en train d’être mises en place auprès des élèves et des professeurs pour gérer cette situation de crise», a précisé à Reuters la direction de cet établissement, le plus important de la ville de Béziers, avec 1158 élèves et 162 professeurs. Une cellule psychologique a été mise en place, et tous les cours ont été annulés.

Une prof «à
l’ancienne» et dépressive
Que s’est-il passé dans la tête de de cette enseignante de 44 ans ? Elle n’aurait laissé aucun document permettant d’expliquer son geste, mais le procureur de la République de Béziers cité par le «Midi Libre», a évoqué une «tentative de suicide en lien avec l’activité professionnelle». Selon les premiers éléments, elle était en conflit avec des élèves. Plusieurs d’entre eux la trouvaient trop sévère. En outre, quatre parents d’élèves interrogés par le «Midi Libre» ont assuré qu’elle «s’occupait peu des élèves en difficulté, préférant les exclure de son cours pour faire travailler les autres».

Selon le quotidien local, plusieurs collègues décrivent cette professeure de mathématiques comme une enseignante rigoureuse «à l’ancienne». Victime d’une dépression nerveuse l’an passé, elle a été convoquée à plusieurs reprises par sa direction. Il y a une dizaine de jours, une rencontre avec des lycéens se serait très mal passée, selon le journal. Une «réunion houleuse» qu’elle «aurait très mal vécue», et qui serait peut-être l’élément déclencheur de son coup de folie. Au moment de s’immoler par le feu, elle aurait crié devant des élèves : «C’est pour vous!

Écrit par : Jérôme Darcourt | 14 octobre 2011 | Avertir le modérateur

Suite au décès de Lise, l’enseignante qui s’est immolée à Béziers jeudi dernier, le message qui circule :

Date: Sat, 15 Oct 2011
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Subject: lettre d’ un collègue de Jean Moulin
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> Bonjour
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> Notre collègue du lycée Jean-Moulins à Béziers qui s’est immolée est décédée.Nous sommes tous bouleversés voire traumatisés.Nous sommes en AG depuis 2 jours et avons refusé d’accueillir les élèves en classe,et décidés une grêve illimitée jusqu’à ce que les responsabilités soient établies.
>

Voici notre programme :
> Lundi 17, matin 8h AG, après-midi marche blanche silencieuse avec un bandeau noir à Béziers
> Mardi matin AG, 14H départ pour une manifestation académique au rectorat de Montpellier
> Mercredi: obsèques ?
> Jeudi 10h débrayage, commémoration de ce drame dans tous les établissements de France.
> Nous souhaitons une mobilisation générale pour que la souffrance au travail cesse et que de tels drames ne se renouvellent plus .
> PS Lise à dit en s’enflammant : « je le fais pour Vous »
> Luc Chatel a menti , elle n’était pas suivie médicalement, ni fragile, mais consciencieuse, compétente,aimant son travail et courageuse.
> Nous comptons sur Vous tous.
> Merci de diffuser ce mail à toutes vos connaissances afin d’alerter l’opinion, pour que l’éducation nationale ne devienne pas France-telecom…
> Merci
> *** lycée Jean-Moulin- Béziers

On va voir quelles suites les syndicats, et leurs différents représentants dans les académies et les établissements, vont donner à cette affaire…

Écrit par : Daniel Arnaud | 16 octobre 2011 | Avertir le modérateur

Lise , professeure de mathématiques , 44 ans , s’est immolée par le feu dans la cour de son lycée parmi ses élèves .

loi du 13 juillet 1983 :’’aucun fonctionnaire ne doit subir les agissements répétés de harcèlement moral qui ont pour objet ou pour effet une dégradations des conditions de travail susceptibles de porter atteinte à ses droits et à sa dignité , d’altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel D’après la loi du 17 janvier 2002 les éléments qui caractérisent le harcèlement moral sont
le caractère répétitif des agissements
l’objet ou l’effet ..doivent en être la dégradation des conditions de travail
la dégradation des conditions de travail doit être de nature à porter atteinte aux droits et à la dignité de la la victime , d’altérer sa santé physique et de compromettre son avenir professionnel

Les actes d’incivilités répétés ,le ’bazar ’ dans les classes , les remises en cause par les élèves et les parents des compétences pédagogiques (méthodes , les notes )et éducatives (trop sévère ), les convocations par l’administration (les profs peuvent être fichés comme en conflit avec élèves et parents,entre autre, et signalés à l’IA ), la rumeur et la diffamation (elle ou il est trop sévère , elle ou il est dépressif ) sont de nature à détériorer la qualité du travail et les conditions de travail et de porter atteinte aux droits et à la dignité des enseignants .Cela peut être qualifié de harcèlement moral .

Cela peut ressembler au cas de Lise .

Les enseignants bénéficient au titre de leurs fonctions de la protection fonctionnelle des agents publics de l’Etat ( article 11 de la loi du 13 juillet 1983)L’administration a l’obligation légale de protéger ses agents contre les attaques dont ils peuvent faire l’objet dans l’exercice de leurs fonctions .La responsabilité de l’employeur public peut être admise dès lors qu’il s’est abstenu de mettre fin au harcèlement lui causant ainsi préjudice ..

Cela ne semble pas avoir été le cas de Lise .

Car malgré le suivi pédagogique et médical par les services du rectorat (dixit Luc Chatel )les agissements des élèves et des parents ont continué . La rumeur semblait relayée dans tout l’établissement car dans un reportage on a entendu un élève (qui ne la connaissait pas et ne l’avait jamais eue en cours ) dire qu’elle était dépressive . Comment exercer ses fonctions normalement dans des conditions pareilles ? Les élèves sont cruels et un grand jeu consiste actuellemnet à essayer de faire craquer des profs , de filmer et le mettre sur facebook ou youtube .La moindre faille est utilisée . Le professeur à qui la rumeur (relayée par des élèves ou des parents mais aussi parfois par des collègues ou l’administration)aurait taillé une réputation de ’’fragile’’ ou ’’bordélisé’’ , celui là court des risques .Risque de devenir dépressif justement . On a tous eu un prof qui était ’chahuté’. Aujourd’hui plus de chahuts, mais cela peut aller des insultes aux accusations mensongères , de la contestation permanente de l’autorité à la mollestation (oui ), du boycott des cours au refus de faire les contrôles,d’ aller se plaindre à l’administration ,d’ écrire au rectorat, y compris de façon anonyme . Face à cela l’enseignant doit justifier la moindre punition , ne peut plus exclure un élève de cours ,ni lui faire passer de conseils de discipline .Les chefs d’établissement ( et les recteurs )qui désormais ont une prime au mérite , ne veulent pas de vagues .Le professeur ’en difficultés ’ est convoqué chez le chef d’établissement managers ,dans des entretiens où les adjoints et CPE prennent des notes et où on lui demande de faire des efforts , de trouver une solution,de régler ses problèmes relationnels avec les élèves .Il n’a plus guère le réflexe de trouver un délégué syndical ou un témoin .Ces convocations de plus se font souvent à des moments stratégiques où il y a peu de personnel dans les établissements : soir , veille de weekend ou de vacances.Les collègues sont peu solidaires .Chacun craint ou agit pour sa propre chapelle , et un bouc émissaire désigné , ça peut-être parfois commode pour se protéger. Alors le professeur se retrouve seul et sans recours . Seul avec la peur au ventre ,plus peur parfois de l’administration et de la situation ,que des élèves.Peur , humiliation , culpabilité ,perte d’estime de soi… le harcèlement moral et ses effets a été tès bien décrit par Marie-France Hirigoyen .Il enclenche la dépression . Alors ,s’il survient, en plus, un accident de vie qui ajouterait seulement de la fatigue et un surcroit de peine ( divorce , deuil , maladie )c’est invivable .

Fut-ce le cas de Lise ?

Les professeurs n’ont pas la mentalité de faire appel à la justice ,ni l’habitude .Ils comptaient sur la solidarité , les syndicats , leur hiérachie .Or les choses ont changé .Elèves et parents,eux, menacent très vite et portent plainte .Certains se font accompagner d’avocats en conseils de discipline . Dès des diffamations , des injures , des outrages , du harcèlement l’enseigant devrait consulter un avocat et réclamer à l’administration la protection fonctionnelle .

Cela aurait-il aidé Lise ?

Les syndicats (Sud )commencent à s’emparer du problème de la souffrance et du harcèlement moral dans l’Education Nationale et de la vague de suicides .L’Autonome de Solidarité et la MGEN aussi . La première des mesures politiques à prendre en 2012 pour réformer l’Ecole serait de rassurer ses enseignants , de les protéger ,de leur rendre le respect, l’autorité, et de leur redonner les moyens d’enseigner dans la sérénité et d’agir pour éduquer .

Ce que souhaitait sans doute Lise .

Écrit par : Amaryllis | 16 octobre 2011 | Avertir le modérateur

« Au niveau du vécu »,comme on disait jadis ,le 2ème clip de la récente campagne d’information de la CFDT-SGEN n’est pas le plus drôle.Il semblerait que les fameuses « ressources humaines » aient été inventées par les nazis.La source?Le réalisateur des Vivants et les morts,Gérard Mordillat,s’en est expliqué lors de la présentation de son film à la fête de l’Humanité en 2010.Pour ma part je suis prêt à témoigner des pratiques managériales qui ont cours dans l’Education Nationale.Non seulement ça ne manque pas de sel mais je confirme que l’idéologie que ces gens DEFENDENT est effectivement celle des nazis=racisme biologique,antisémitisme meurtrier,eugénisme….etc.Deux chefs d’établissement(un lycée et un collège) n’ont jamais fait mystère de leurs « convictions » :pour être clair les dites personnes savent qui est juif et qui ne l’est pas et distribuent des étiquettes religieuses,ethniques voire « raciales » comme bon leur semble,à la volée en quelque sorte.Sous la houlette de ces deux « responsables »menaces de mort,incitations répétées pour ne pas dire continuelle à la HAINE raciale(que même Jean-Marie Le Pen n’oserait pas proférer),insultes diverses et variées,diffamations publiques,harcèlement quotidien,appels téléphoniques anonymes,agressions jusqu’à mon domicile ne constituent en rien des délits.Il en va évidemment de même pour les Ressources Humaines du Rectorat de Créteil qui entretient avec les pouvoirs locaux en question des rapports de connivence:c’est la juste réponse à la pratique d’un enseignant qui ne se soumet pas à des incapables psychopathes(#névropathes)que je crois assez dangereux.En ce qui concerne mon identité,à partir de 1998,lors de ma mutation dans l’Académie de Créteil, je dois dire que je l’ai perdue.En effet selon ces gens-là je ne porte pas de nom patronymique:les courriers multiples et variés que je reçois de mon administration l’attestent.Il doit s’agir d’un « petit jeu » de la part de dirigeants de cette valeur humaine,intellectuelle et morale qui peuvent toujours se réfugier derrière la VH(=voie hiérarchique)et leurs amis.C’est surtout une façon de dire à leur interlocuteur « vous êtes rien » ou un instrument d’usage incommode.Il est surhumain de ne pas mépriser(entendons le mépris dans la pleine acception de ce terme)des gens à l’intelligence médiocre,à la culture fort modeste,au sens moral pour le moins douteux,aux conceptions POLITIQUES incompatibles avec la République(tout à fait compatibles en revanche avec les pires régimes dictatoriaux)et à l’arrogance illimitée.Il faut des NOMS maintenant pour cesser de continuer à parler dans le vide.Les personnes en question(inamovibles)ne peuvent plus continuer à agir en toute impunité.Que le ménage que certains dirigeants ont daigné faire au sein du Parti Socialiste soit également fait au sein de l’administration française en général et de l’Education Nationale en particulier.
Je suis d’accord avec ce que DISENT les syndicats d’une façon générale.mais il y a aussi des lois dans ce pays.A moins que la France soit une dictature qui s’ignore ? Les faits que je relate de façon lapidaire plus haut ont commencé à la fin des années 1990 !A moins qu’il faille attendre un meurtre ou l’immolation d’un(e)enseignant(e) pour que quelque chose change ? Les enseignants,les « profs » doivent témoigner maintenant.Il faut briser le mur du silence.Il est encore temps.

Écrit par : surmely alain | 18 octobre 2011 | Avertir le modérateur

Cher Alain Surmely,

Vous avez raison de souligner « ce que DISENT les syndicats », car il y a souvent un monde entre ce qu’ils DISENT et ce qu’ils FONT. Ce qui vaut aussi pour des « partenaires » tels que la MGEN, la MAIF ou l’Autonome Laïque de Solidarité… Ils communiquent beaucoup, mais leurs correspondants, en général, manquent cruellement d’écoute…

L’agitation à laquelle on assiste depuis le suicide de Lise, à cet égard, ressemble fort à un « bal des hypocrites ».

Cordialement,
DA

Écrit par : Daniel Arnaud | 18 octobre 2011 | Avertir le modérateur

J’ai mis en cause la direction du snetaa et j’ai été le seul à le faire publiquement, lors d’un Conseil National.Quand je suis descendu de tribune, beaucoup de responsables Académiques sont venus me voir en me disant : c’est pas possible! tu as des preuves ? ça n’arrive pas chez nous! 3 semaines plus tard, la preuve était faite et ces mêmes responsables ,devenus subitement irresponsables se sont mis à expliquer que c’était normal et que cela se pratique partout ! Je suis donc un grand naïf surtout que si ses gens sont ,au final, inquiétés par la justice, c’est encore à travers la plainte que j’ai déposé pour abus de confiance.
Bien sûre , j’ai aussitôt perdu ma décharge et me suis fait virer du syndicat. Comme je n’ai jamais pris l’apéro avec mon proviseur et que je me suis mis à dos pas mal d’inspecteurs en défendant des collègues sans compromission, je ne vois pas pourquoi je me serais passé de dénoncer les indélicatesses dans mon propre syndicat!Vous me permettrez simplement d’apporter tout mon soutien aux vrais syndicalistes auxquels on peut aussi rendre hommage quand on mesure parfois l’ingratitude de certains  »consommateurs » que nous avons vraiment aidé. Suis très étonné aussi que Daniel A dénonce les dérives financières du snetaa tout en participant au congrès de Bussang. Moi, j’étais dehors avec une pancarte qui disait: RENDEZ L ARGENT DES ADHÉRENTS, le décor était déjà planté ! comment croire que ce syndicat serait un relais valable pour défendre l’intérêt des prof ??? Dernière remarque, j’ai été déchargé de 18h pour en faire 70 au service des collègues. Aujourd’hui, je suis retraité et je continue sur le même rythme. Je ne suis pas le seul et nous ne demandons rien en échange. cordialement, Walter

Écrit par : ceccaroni walter | 29 octobre 2011 | Avertir le modérateur

Cher Walter Ceccaroni,

Beaucoup d’adhérent de fraîche date, à l’époque du congrès de Bussang, n’ont découvert le vrai visage du Snetaa que rétrospectivement. Et souvent à la lumière des pratiques douteuses qu’ils ont pu observer eux-même au niveau local… Vous vous doutez bien que les responsables académiques affiliés au bureau national, dans leurs académies respectives, avaient mené en amont un vrai travail de désinformation afin de décrédibiliser ceux qui étaient entrés en dissidence.

Pour ma part, j’avais un mandat pour présenter un travail sur le harcèlement. Il y avait à peu près 600 congressistes, dont certains ont d’ailleurs apporté la contradiction au bureau national. Si ce travail a pu être d’une quelconque utilité aux personnes présentes, c’est déjà ça. La dégradation des conditions de travail subie par un nombre croissant de professeurs est un sujet trop important pour se priver d’une tribune permettant de sensibiliser l’opinion.

Et puisqu’un citoyen éclairé est un citoyen bien informé, si vous avez du nouveau sur les suites des actions en Justice impliquant ce syndicat, n’hésitez pas à l’ajouter ci-dessous, en commentaire.

Cordialement,
DA

Écrit par : Daniel Arnaud | 31 octobre 2011 | Avertir le modérateur

Pour information au citoyen, c’ est en m’appuyant sur une décision du Conseil Académique de Strasbourg et à partir de mes propres constatations en tant que membre du Bureau National du snetaa que j’ai porté plainte auprès du Procureur . Celui-ci avait deux mois pour instruire et ne l’a pas fait. J’ai alors dû me résoudre à me porter partie civile , prendre un avocat, payer une caution en m’adressant au doyen des juges….. Ça peut être décourageant mais je suis tenace. A ce jour , je n’ai pas été entendu par la juge et mon avocat vient d’insister pour que cela se fasse, gageons que de nouvelles surprises risquent d’apparaitre lorsque ce dossier d’abus de confiance va enfin avancer. Je vous en dirait plus à ce moment là.

Concernant la maltraitance des Profs, nous mesurons tous le problème: si tu te plains d’une classe t’es foutu ! Proviseur, inspecteur, DRH , c’est la logique d’un système qui ne veut pas de vagues.( Vous êtes en souffrance, si si , ne niez pas, vous souffrez et nous allons vous.. aider ) et là , on vous achève ! Alors,que faire pour inverser cette tendance ? se plaindre, refaire les constats,faire de grandes déclarations 2 jours avant les élections? Notre pudeur nous l’a interdit. Pourquoi ne pas rédiger une lettre ouverte, sous forme de pétition, à l’intention des Recteurs, DRH, Proviseurs, inspecteurs. Elle partirait d’un constat et se voudrait un acte pédagogique envers ses personnes qui n’ont plus de repaires, plus de morale, pas de pédagogie . Il faut les responsabiliser et leur faire comprendre qu’ils seront directement mis en cause, que l’Administration ne peut pas leur servir de cache-sexe pour s’adonner à toutes ces lâchetés. Personne ne le fera à notre place. Les constats sont fait, place à l’ action. Très cordialement , Walter Ceccaroni

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Ci-dessus, texte de Daniel ARNAUD, et commentaires postés sur son blog.

http://generation69.blogs.nouvelobs.com/archive/2011/10/12/syndicats-du-crime-ii.html

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commentaires
  1. Isabelle Thibaut dit :

     » Il suffit du reste de se rendre sur le site de la FSU (http://www.fsu.fr/) pour s’apercevoir qu’elle rassemble, outre le SNES, aussi bien d’autres syndicats de profs que… des syndicats d’inspecteurs et de chefs d’établissement ! C’est-à-dire de ces administratifs qui, dans les cas de harcèlement, contribuent à détruire les victimes et à entretenir la loi du silence.

    « Aucun lien ne peut être établi entre ce suicide et le travail », disent-ils toujours ; y compris lorsque des enseignants poussés aux dernières extrémités laissent une lettre d’adieu qui indique le contraire… Comment imaginer que cette inestimable fédération, qui ose de surcroît s’afficher en tête des cortèges, entende sérieusement combattre des pratiques couvertes par tout un pan de son organisation ?  »

    Cet argument que vous soulevez est implacable. Et malheureusement il recoupe une autre réalité : demandez donc aux professeurs harcelés qui sont allé frapper à la porte du SNES comment leur dossier a été enterré ! Et comment ils ont été enterrés vivants par cette organisation qui se prétend « syndicale ». Au SNES aussi c’est l’OMERTA.

    Le SNES ? Un « syndicat » en bonne place sur la liste noire des organisations favorisant le développement du harcèlement moral depuis plusieurs dizaines d’années. Il faut oser le dire : le SNES est en pointe pour récolter des adhésions, et sorti de là, c’est un syndicat COUPABLE et RESPONSABLE en matière de harcèlement moral et de suicides liés au harcèlement.

    Isabelle Thibaut

  2. Nadine dit :

    Sachez que l’UNSA ce n’est pas mieux. je l’ai quitté, écoeurée entre autres choses par leur complaisance vis-à-vis des cas de harcèlement vertical. Les harceleurs peuvent encore prospérer longtemps avec de tels syndicats.
    Votre blog est un des rares à oser parler de ces choses simples et qu’il faudrait faire connaître à tous les enseignants. Quand ils le comprennent, c’est souvent trop tard. 😦

    Nadine, enseignante d’histoire géographie

  3. Jean-Pierre dit :

    Faut pas compter sur le SNES pour vous aider quand vous êtes harcelé(e). Ils vont vous endormir de promesses, et les infos que vous leur donnerez pour qu’ils vous défendent vont se retrouver… sur le bureau de votre harceleur et sur celui des administratifs du rectorat qui vont pouvoir le protéger encore plus facilement ! J’en ai fait l’expérience amère, et plusieurs collègues aussi. Laissez tomber ce pseudo syndicat où prospèrent les faux-culs qui roulent pour leur carrière personnelle, et allez voir plutôt un vrai syndicat.

    DANGER ! Le SNES soutient en douce les chefs d’établissement harceleurs ! L’info n’est pas diffusée assez largement alors faites-la passer, vous éviterez peut-être demain quelques suicides.

    Jean-Pierre

  4. Eloy dit :

    Je suis retraité de l’industrie du privé et de l’éducation nationale et les faits relatés ci dessus ne m’étonnent pas.
    Dans l’industrie du privé mais encore plus à l’éducation nationale les délégués de presque tous les syndicats orientent leurs actions et leurs propos suivant leur propre intérêt.
    Si un délégué veut faire son travail sérieusement il sera bien vite écarté de toute promotion et muté très loin de sa famille ou révoqué par un inspecteur habile et malhonnête.
    Il ne reste donc plus que des individus agissant pour leur propre compte et qui bien entendu sont en cheville avec l’administration.
    C’est pour cela que vous devez quitter l’enseignement ou si ce n’est pas possible souffrir jusque la retraite.
    Malheureusement dès que l’on a cessé d’enseigner (proviseur, principal, inspecteur) on oublie très vite les difficulté psychiques qu’entrainent cette fonction et à l’abri du stress on juge les professeur comme des nantis qui font 18 heures.
    Je vous plains vous qui allez devoir travailler jusque 70 ans pour avoir une retraite complète maigrichonne.

  5. C M dit :

    Deux choses sont à relever. La collusion des syndicats, achetés par l’administration. Et le silence généralisé organisé autour de cette corruption, qui est effectivement comme une omerta mafieuse. Tout le monde y gagne sauf les gens honnêtes, qu’ils soient profs, syndicalistes ou proviseurs.

  6. Enz dit :

    Je voudrais laisser ici mon témoignage, comme une bouteille à la mer. Je ne révèlerai ni mon nom ni le lycée où je travaille pour éviter tout type de représailles mais si ce site désire plus d’identifications pour enquête, je les fournirai en MP.
    Voilà; j’ai déposé une plainte pénale contre le proviseur du lycée où j’enseigne pour harcèlement moral et toute personne qui y a contribué -des collègues, la proviseure adjointe qui m’a insulté au téléphone alors que j’étais en arrêt maladie; faux et usage de faux (faux témoignage, faux rapports, mensonges de tous ordres sur la DHG en particulier, chantage, surcharge de mon travail et dénigrement, « omissions » de me dire bonjour, la main du proviseur serrant celle de tous les collègues, sauf la mienne par ex, obligation à ce que je rattrape mes heures d’arrêt maladie, ceci figurant même dans un ordre de vote du CA, rétention de documents de travail et j’en passe)
    J’ai porté plainte au printemps 2014. De septembre à décembre 2014, « on » m’a laissé tranquille pour que je retire ma plainte, une sorte de chantage dont certaines collègues se faisaient le porte-voix: « Bah! Tu oublieras! Laisse tomber! Recrache tout! ».
    Je n’ai pas retiré ma plainte; depuis, le harcèlement va crescendo; je suis la personne à a abattre, à éliminer par tous les moyens. Le proviseur et ses sbires montent les classes contre moi; un élève m’a même dit alors que je lui déclarais que son année de Seconde serait déterminante: « De toute façon, vous mentez! Tout le monde dans le lycée le dit! ».
    Je suis actuellement en dépression, en arrêt-maladie, j’ai fréquemment pensé au suicide, j’y pense encore, je ne compte pas reprendre de sitôt.
    Le Procureur est désormais saisi de la plainte; j’attends sa décision, je n’hésiterai pas à me constituer partie civile en cas de déclaration sans suite.
    Le dernier fait de harcèlement en date: un mot dans mon casier m’informant d’une inspection le vendredi suivant en fin de journée, en fin de semaine, à la dernière heure, avec la dernière classe où on a bien pris soin de me diffamer les semaines précédentes.
    Voilà mon témoignage. Les méthodes employées ne sont ni plus ni moins des méthodes sinistrement connues depuis 70 ans.
    Il n’y a pas de loi dans l’Education Nationale; la seule « loi » est celle du plus fort, du loup, du tigre sur des agneaux ou du seigneur sur ses vassaux, loi de vie ou de mort qui ne dépend que de son seul désir, de son seul bon plaisir…
    A ce propos, le mot « Rectorat » était un mot employé par l’Inquisition; c’était le haut lieu de la très Sainte Inquisition au XVème siècle où on torturait les hérétiques: nous y voilà!
    Le SNES? Je suis syndiqué depuis 10 ans! Non seulement il se dégonfle mais c’est aussi un traître qui collabore avec les bourreaux… PLUS JAMAIS je ne me syndiquerai!

    • Bonsoir Enz,
      Merci pour votre témoignage.
      Les méthodes que vous évoquez sont effectivement celles employées dans des milliers d’établissements scolaires en France et elles sont d’une efficacité redoutable.
      Vous avez eu beaucoup de courage pour oser porter plainte. Il s’agit maintenant de ne pas flancher. Peut-être pouvez-vous recueillir des témoignages auprès de quelques élèves, parents d’élèves, collègues ? Tous ne cautionnent pas, même si peu osent lever la voix ou simplement témoigner de la réalité. Avez-vous lu l’ouvrage de Daniel ARNAUD ? Il est réconfortant pour les victimes en ce sens qu’il témoigne de cette réalité du Harcèlement Moral Hiérarchique. Réalité occultée par les pontes du SNES soucieux uniquement de leurs avantages, de leurs profits individuels et de leur avancée de carrière.
      Il existe de vrais syndicats qui peuvent vous épauler, un bon avocat est également nécessaire.
      Courage ! Il faut tenir bon. Songez que vous pouvez aussi employer l’arme de la médiatisation, par exemple dans un journal local, sous couvert d’anonymat, ou à travers un blog ou un livre.
      Nous pouvons également faire écho à votre situation sur notre blog, qui est fait pour vous aider, pour informer, et pour contribuer à briser le déni et l’Omerta.
      Prenez soin de vous et tenez-nous informés de l’évolution de la situation.
      Marie, Jeanne, et Philippe.

    • Artemisia dit :

      Bonjour,

      Je lis assez régulièrement les articles postés sur l’excellentissime site Omertaaurectorat, et je salue au passage Marie, Jeanne et Philippe. Heureusement que vous êtes là! Au moins, grace à vous, nous savons que nous, personnels brimés, fragilisés et fracassés de l’E.N. ne sommes pas fous! Nous sommes, malheureusement, bel et bien dans un monde totalitaire à l’EN où la justice n’existe pas. Et les syndicats, certains syndicats, ne sont pas prêts à jouer les justiciers afin de protéger leurs intérêts et leurs acquis, au détriment de la moralité! Je peux en témoigner, car moi aussi, je suis une victime de l’EN.
      J’ai donc lu avec attention votre message Enz, et ce que vous dites m’a sidéré, et j’ai été émue par votre témoignage, qui me désole. Votre experience conforte ce que, moi aussi, j’ai toujours douté de mon syndicat ! De véritables « faux-cul » hyprocrites, de véritables laches qui m’ont fait miroité et qui se sont bien débarassés de moi.
      Moi aussi, j’ai été un personnel en souffrance, et la sollicitation d’un syndicat ne m’a servi absolument à rien, mais m’a au contraire deservi! Je n’ai pas eu gain de cause auprès de la haute hierarchie de mon établissement, car j’ai été très mal défendue par le syndicat en qui, j’avais bercé tous mes espois! Une belle illusion, dont j’ai honte aujourd’hui. Ma situation, un harcèlement moral hierarchique, a dégénéré au point que j’ai été licencié.
      J’ai en effet du choisir entre perdre mon emploi et sauver ma vie! Aujourd’hui, sans emploi, je n’ai plus aucun signe de mon syndicat, alors qu’ils m’avaient assuré que j’obtiendrais réparation pour la perte d’emploi et la perte de santé qui en est résulté de l’harcèmement moral. Or, dès le lendemain de mon licenciement, je n’ai plus jamais entendu parler d’eux. Et ils n’ont plus jamais répondu à mes sollicitations. Ils m’ont abandonné, alors que j’ai perdu mon emploi et qu’ils m’avaient promis aide et soutien après le licenciement.
      Une amie m’a dit qu’ils ont du subir des pressions et ont préféré me tourner le dos, afin qu’ils puissent, eux, poursuivre leur carrière tranquillement.
      Voilà, je tenais à partager ce témoignage qui n’est guère réjouissant car, il confirme, malheureusement, la malhonneté dont font preuve certains syndicats, au détriment, souvent, de la moralité et de la justice.

  7. Enz dit :

    Je vous remercie pour votre réponse. Oui, j’ai lu l’excellent ouvrage de Daniel Arnaud et je vois que ces méthodes mafieuses et fascistes, ces véritables « meurtres d’âme » sont des urgences sanitaires. Je m’aperçois aussi que j’ai fait de longues et difficiles études, passant des concours ineptes pour me piéger toute seule, par naïveté et méconnaissance, dans ce système nazi qu’est l’EN (comme beaucoup d’entre nous). IL NE FAUT PLUS Y ENTRER! Il faut que les néophytes sachent ce qui s’y passe, comment on y abat le personnel « au service de l’Etat. »
    Je vous ai laissé les coordonnées de l’établissement en MP. Merci beaucoup d’être notre porte-parole.

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