Le Collège Pascal de ROUBAIX (7) Saint Xavier sauvé par la désinformation ?

Publié: 20/06/2014 dans B 1 Harcèlement Moral Hiérarchique ou douce bienveillance ?, B 5 Le rôle des associations de parents d'élèves., Le Collège Blaise Pascal de ROUBAIX (59)

«  C’est l’esprit saint ! »… Voici comment, dans un élan de ferveur exaltée, une demi-illuminée décrit Xavier RUTKOWSKI, le directeur du collège Pascal de Roubaix. Une auréole jaunâtre surplombe le franc et doux visage du bon apôtre qui, à chacun de ses passages à la cantine, ne dédaigne pas de multiplier les petits pains au chocolat (garantis sans huile de palme ni OGM).

Propos savoureux d’une brebis égarée et en extase, rapportés sans recul par la journaliste Brigitte LEMERY, dans un article plutôt partial de Nord Eclair, qui passe sous silence les accusations de harcèlement faites contre M RUTKOWSKI mais évoque de prétendues « manoeuvres » syndicales, avant de conclure par une désinformation absurde, selon laquelle les victimes des agissements du saint homme refuseraient toute médiation. Une médiation et une mise à plat des dysfonctionnements de leur direction, après des mois de dialogue infructueux c’est exactement ce que les enseignants grévistes demandent depuis des semaines, sans être entendu à ce jour.

Un travail un peu plus sérieux de journalisme aurait consisté à dire la vérité. Le parti-pris de Brigitte LEMERY semble assez patent. Qu’on en juge.

1) Selon la journaliste, les « supporters » (sic) du chefaillon seraient « 20 professeurs », plus des « parents d’élèves »… Pourtant, la photo ne montre que 17 personnes : professeurs, parents et passants égarés. « L’appel du 18 juin » comme l’ont nommé sur leur blog les organisateurs de ce mouvement « jaune » de briseurs de grève a été un fiasco. Pourquoi ne pas avoir titré là-dessus ? Ou au moins avoir évoqué l’échec manifeste de cet appel à une immense mobilisation générale ?

2) L’homme à l’origine du climat putride, celui-là qui ternit la réputation de son établissement et de toute une institution, cet individu qui pratique le chantage, la manipulation, les pressions et le harcèlement sur ses subordonné(e)s est présenté comme une innocente victime, à peine coupable de « petites choses » et de « confusions », un directeur « honnête » et « affable » (n’oublions pas qu’un manipulateur se montre toujours affable… c’est précisément ce qui lui permet de donner le change et de duper les bonnes poires), injustement « atteint par tant de haine ». Pourquoi pas…

3) Les enseignants qui ont fini par protester des humiliations, des pressions malsaines, des injustices criantes qu’ils subissent ne seraient… pas « pacifiques »… (disons-le tout net : ils ont montré en effet qu’ils étaient de violents casseurs !). Ce sont des nantis qui refusent de perdre leurs nombreux « privilèges » et qui baignent depuis des années dans le « laisser-aller ». Ils sont animés par tant et « tant de haine » qu’ils refusent toute « médiation » et campent sur leurs positions idiotes, « irréductiblement »…

N’est-ce pas plutôt la direction diocésaine de l’enseignement catholique qui refuse « irréductiblement » le dialogue ?

Un travail un peu plus sérieux de journalisme aurait consisté à dire la vérité. Et à préciser, par exemple, que les quelques enseignants qui se désolidarisent du mouvement de contestation – les « jaunes » – sont en majorité des… maîtres auxiliaires, des professeurs au statut extrêmement fragile et précaire, dont la reconduction du contrat ne dépend que du bon vouloir du très saint homme. Ont-ils la moindre liberté de parole ? Ont-ils la possibilité de relever la tête ? Ont-ils le choix de s’opposer à la tyrannie de Saint Xavier de Roubaix ? Pas vraiment…

Pas vraiment, comme le souligne Jean V. dans un commentaire de l’article de La Voix du Nord du 7 juin (voir l’article complet en toute fin de ce billet) :

Jean v. 10/06/2014 à 19h20
« Alors que le sujet est grave, je trouve amusant que ce soit des maîtres auxiliaires qui soutiennent le directeur. Ont-ils un autre choix quand on sait qu’ils ne sont ni titulaires du concours ni détenteurs de leur poste. Ils occupent un emploi précaire dépendant entièrement du chef d’établissement. Quant aux personnels OGEC, ils sont employés par le chef d’établissement. Quant au brevet des collèges, il a bon dos pour étouffer cette affaire. Bravo aux enseignants et personnels OGEC qui osent dénoncer ces injustices au sein de l’enseignement catholique.  »
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D’un point de vue strictement matériel, les maîtres auxiliaires n’ont donc « pas beaucoup » (…) d’autre choix que de se positionner du « bon » côté du manche… On aurait aimé que cette information objective et cruciale soit le fruit du travail d’un journaliste impartial.
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Jeanne, Marie, et Philippe

 

 

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Ci-dessous article de Brigitte LEMERY, Nord Eclair, 19 juin 2014.

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Roubaix: «Le directeur du collège Pascal n’est pas un tortionnaire!»

Publié le 19/06/2014

PAR BRIGITTE LEMERY

Le mauvais feuilleton se poursuit au collège privé Pascal, avec une moitié d’enseignants grévistes irréductiblement opposés au directeur, réclamant son renvoi. Et l’autre décidée à le soutenir. Au milieu, atteint par tant de haine, le directeur.

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Les enseignants et les parents d’élèves qui soutiennent le directeur. </p><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br />
<p>N.E.<br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br />

Hier, ses supporters, 20 professeurs, parents d’élèves ont organisé un rassemblement de soutien dans l’établissement. Devant de larges banderoles manifestant une volonté d’assumer le service public, ils ont fait état de leur déception, face à une situation inextricable qui pénalise tout le monde. Deux enseignantes Marie Russo et Laetitia Dhalluin, s’étonnent des manœuvres des syndicats Sundep Solidaires et CFTC avec des tracts distribués dans d’autres établissements dont Saint-Rémi à Roubaix. Vingt-cinq professeurs de Saint-Rémi étaient ainsi prêts à venir hier, mais un courrier habile de la CFTC les en a empêchés «  sous peine d’élargir le conflit  ».

Pourtant, ces professeurs déclarent souhaiter «  faire les choses autrement de manière pacifique  ». Avec véhémence, pragmatisme, ils décrivent un directeur «  qui n’est pas un tortionnaire, un carriériste  », mais un homme de concertation, d’écoute dès son arrivée en septembre. «  C’est incompréhensible. Cela part de petites choses, de confusions.» Venant inscrire le samedi de la grève, ses enfants au collège, une maman d’élève raconte avoir vu un directeur «  assiégé  » mais «  affable  ». Une parente d’élève APEL «  outrée  » le déclare « honnête, droit, humble, impliqué.  » La responsable pastorale le perçoit elle, «  humain, pétri de foi. C’est l’esprit-saint !  »

Les professeurs évoquent, quant à eux, un principal «  rigoureux, exigeant, pas tyrannique, respectueux.  » Pour tous, «  c’est la reprise en main de l’établissement, après des années de laisser-aller, la perte de privilèges de professeurs âgés grévistes. Cela menace des pré-carrés  » Sa volonté aussi « de casser l’image fermée, élitiste du privé et de créer du lien avec d’autres établissements y compris publics qui posent problème.  » Le refus de médiation de l’autre camp, ses actions crescendo prévues accréditent cette thèse ?

 

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Ci-dessus article de Brigitte LEMERY, Nord Eclair, 19 juin 2014.

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Ci-dessous article de Julien GILMAN, La Voix du Nord, 7 juin 2014.

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Roubaix: au collège Pascal, les professeurs dénoncent des pressions de la part du directeur

Publié le 07/06/2014

PAR JULIEN GILMAN

Une partie du corps enseignant du collège Pascal, à Roubaix, était en grève aujourd’hui, soutenue par les syndicats CFTC et SUNDEP. Les profs mobilisés dénoncent des pressions de la part de leur directeur, dont ils réclament le départ, et un climat dégradé au sein de l’établissement. La direction, qui estime faire face à un mouvement de solidarité suite au licenciement d’en ancien responsable de niveau, parle de diffamation. Le dialogue est pour le moment rompu. Une assemblée générale, programmée avant le mouvement de grève, doit avoir lieu mardi après-midi.

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Ce vendredi, une vingtaine d’enseignants du collège Pascal de Roubaix tenait un piquet de grève devant l’établissement scolaire.<br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br />
Ce vendredi, une vingtaine d’enseignants du collège Pascal de Roubaix tenait un piquet de grève devant l’établissement scolaire.

Rien ne va plus à Pascal. Dans ce collège privé habituellement tranquille du centre-ville de Roubaix, l’atmosphère est électrique. Depuis hier, une partie du corps enseignant est même ouvertement en guerre contre son directeur qu’elle accuse des pires maux. Des pressions sont notamment dénoncées, une représentante SCTC (qui ne souhaite pas voir son nom dans la presse) évoquant des appels à la délation et du chantage aux nombres d’heures d’enseignement l’an prochain. « On n’a plus confiance », martèle-t-elle.

Derrière ce climat délétère, on trouve le licenciement en avril dernier d’un de leurs collègues dans ses fonctions de responsable du niveau cinquième. L’enseignant employé de l’Éducation nationale demeure prof dans le collège, mais a été renvoyé pour faute grave de l’équipe de direction par l’association de gestion du collège (l’OGEC). Enseignants et syndicats réclament le détail des faits reprochés. « Personnellement, je ne sais pas, déclare l’intéressé. C’est vague. »

Le 20 mai, quatre jours après un premier mouvement où des enseignants ont fait valoir leur droit de retrait, une délégation syndicale a rencontré la directrice diocésaine Marie-Claude Tribout et, depuis une quinzaine de jours, les représentants des enseignants ont rencontré à plusieurs reprises Antoine Deprecq, délégué académique adjoint du SNCEEL (syndicat des chefs d’établissements catholiques), dans une tentative de conciliation. « À notre dernière réunion, nous avions trouvé un accord pour une assemblée générale mardi, d’où notre surprise aujourd’hui », assure ce dernier. Ce matin, en effet, une vingtaine d’enseignants sur quarante était en grève et manifestait son désarroi devant le collège où un tract reprenant les griefs faits au directeur était distribué. « Je suis triste, il y a un climat de terreur, de Gestapo, je vais au collège la boule au ventre », va jusqu’à lancer une enseignante.

Xavier Rutkowski est arrivé à la tête de Pascal en septembre 2013. Ancien directeur adjoint du lycée Saint-Rémi, à Roubaix, il occupe pour la première fois un poste de directeur d’établissement. « C’est un directeur ouvert et accessible », assure Jean-Marc Dupont, enseignant en poste à cheval sur trois établissements, dont Pascal depuis sept ans. Avec quatre autres enseignants, de jeunes professeurs en poste depuis la rentrée, il tient a se démarquer de ses collègues frondeurs. « Ce que subit le directeur est ignoble, il est très investi dans son travail et très agréable », lâche Lætitia Dhalluin, maître auxiliaire qui brandit une lettre de soutien signée par 17 enseignants et deux personnels non enseignants. De son côté, le directeur, qui semble affecté, balaie les accusations du tract, appels à la délation, chantage, espionnage. « C’est diffamatoire », tranche-t-il.

Dans la dernière ligne droite avant le brevet des collèges, la direction accuse les enseignants de prendre les élèves en otages. « Notre mission, c’est de rester professionnel pour les élèves et les familles », lance Xavier Rutkowski. Lui espère remobiliser ses équipes autour du projet pédagogique sur lequel travaillent les enseignants depuis son arrivée.

Les profs en colère, quant à eux, réclament son départ. Pour le moment, la direction diocésaine n’est pas prête à lâcher celui qu’elle a nommé il y a moins d’un an. « L’AG aura lieu, le dialogue continuera, mais il faut qu’ils arrêtent de mettre en péril le travail pédagogique de cet établissement », avance Marie-Claude Tribout, qui « ne remet pas en cause la qualité pédagogique des enseignants ».

Vos réactions 1

Jean v. 10/06/2014 à 19h20
 » Alors que le sujet est grave, je trouve amusant que ce soit des maîtres auxiliaires qui soutiennent le directeur. Ont-ils un autre choix quand on sait qu’ils ne sont ni titulaires du concours ni détenteurs de leur poste. Ils occupent un emploi précaire dépendant entièrement du chef d’établissement. Quant aux personnels OGEC, ils sont employés par le chef d’établissement. Quant au brevet des collèges, il a bon dos pour étouffer cette affaire. Bravo aux enseignants et personnels OGEC qui osent dénoncer ces injustices au sein de l’enseignement catholique. « 

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Ci-dessus article de Julien GILMAN, La Voix du Nord, 7 juin 2014.

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commentaires
  1. […] Le Collège Pascal de ROUBAIX (7) Saint Xavier sauvé par la désinformation ? […]

  2. Corinne dit :

    Puisqu’on vous dit qu’il n’a a PAS de prêtres pédophiles sur terre ! Et qu’il n’y a PAS de proviseur harceleur dans les lycées cathos ! Amen.

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