Une Commission Disciplinaire biaisée ?

C’est quasiment un pléonasme.

Tous les commissaires paritaires le reconnaissent, en privé : les Commissions Disciplinaires instruites et présidées par les Rectorats sont quasiment toujours menées à charge, et de façon partiale. Rappelons que l’administration y est à la fois juge et partie.

Pas d’exception pour le conseil de discipline subi par Jean-François CHAZERANS. Il est innocent, mais il faut le condamner, alors on s’arrange avec les faits. Qui veut noyer son chien l’accuse de la rage. Dormez, braves gens : les gros syndicats cautionnent ces méthodes anti-démocratiques, et se réfugient derrière le secret des débats et des procédures pour ne jamais mettre sur le tapis le bien-fondé de ces procédures inquisitoires. Cette collusion karineboulonnesque est lamentable mais elle satisfait certains pseudo-syndicalistes qui y trouvent leur compte (ne nous demandez pas comment ils y trouvent des avantages personnels : c’est à eux de justifier leur collusion et leur silence). Qui est pénalisé ? Le professeur lambda. Aujourd’hui, c’est Jean-François CHAZERANS dont on démolit la vie, hier et demain ce sont des centaines de professeurs anonymes, innocents mais détruits par des Commissions Disciplinaires bidonnées.

 

Marie, Jeanne, et Philippe.

 

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Ci-dessous, article de France 3 Poitou-Charentes, 14 mars 2015.

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Jean-François Chazerans : « ils cherchent à m’accrocher sur l’ensemble de mon oeuvre »

Suspendu après les attentats contre Charlie Hebdo, le professeur de philosophie a été entendu hier par la commission de discipline de l’académie de Poitiers. Quatre heures d’audition à l’issue desquelles Jean-François Chazerans et son avocat ont dénoncé la vacuité du dossier.

  • E. Gérard avec S. Bourin
  • Publié le 14/03/2015 | 10:16, mis à jour le 14/03/2015 | 14:35
Jean-François Chazerans et son avocat à la sortie de la commission de discipline © Stéphane Bourin

© Stéphane Bourin Jean-François Chazerans et son avocat à la sortie de la commission de discipline

Mis à pied à titre conservatoire pour des propos déplacés tenus en classe au lendemain de l’attentat contre Charlie Hebdo, Jean-Francois Chazerans a été entendu hier par la commission administrative de discipline de l’académie. Alors que la semaine dernière, la justice a classé le dossier sans suite estimant que le délit d’apologie d’acte de terrorisme n’était pas caractérisé, le professeur de philosophie du lycée Victor Hugo a du s’expliquer dans les locaux du rectorat à Poitiers.

Rien dans le dossier

A l’issue de ces quatre heures d’audition, Jean-François Chazerans est ressorti souriant, mais visiblement fatigué et « un peu énervé« .
« Comme il n’y a rien dans le dossier, ils m’ont reproché ma méthode pédagogique, mon comportement, que je suis proche de mes élèves. Qu’est-ce que cela a à voir avec l’affaire (concernant) des propos inadaptés tenus en classe ? ». Pour le professeur de philosophie, il ne fait aucun doute qu’il fait l’objet d’autres intentions :  » ils cherchent à m’accrocher sur l’ensemble de mon oeuvre ».

De l’acharnement ?

L’avocat de Jean-François Chazerans a dénoncé lui un certain acharnement à l’encontre de son client. « On s’écarte complètement de la saisine et de la lettre (…). On s’acharne à trouver une motivation pour sanctionner M. Chazerans mais cela n’a plus rien à voir avec l’enquête initiale ». Pour Me Amaury Auzou, « on sort un peu les rames et on essaie d’accrocher tout ce qu’on peut au wagon ».

« Ces crapules de Charlie Hebdo »

Quant aux propos qui lui sont reprochés, Jean-François Chazerans a réitéré ne les avoir jamais tenus en classe. « J’ai parlé de crapules, oui mais je n’ai jamais dit « ces crapules de Charlie Hebdo ont mérité ce qu’elles ont eu« . L’enquête pénal l’a établi et pourtant, on continue de me le reprocher ».

Le recteur a dix jours pour faire connaître sa décision. Dans l’éventualité de sanctions, Jean-François Chazerans se dit prêt à saisir le tribunal administratif.

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Ci-dessus, article de France 3 Poitou-Charentes, 14 mars 2015.

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