Notre blog étant fermé suite aux menaces de dangereux harceleurs, nous ne publierons pas de nouveaux articles sur le Collège Bellefontaine de Toulouse. Et c’est bien dommage car la situation de cet établissement scolaire semble très révélatrice de l’utilisation de procédés particulièrement douteux par certains chefs d’établissements, et de l’utilisation de sanctions disciplinaires par un Recteur ou une Rectrice d’Académie dans le but d’intimider et de casser des professeurs jugés trop libres de parole ou d’esprit. Et dire que les gros syndicats sont depuis 60 ans au courant de ces méthodes, et que depuis 60 ans ils se taisent et entretiennent passivement l’Omerta… Une grève de la faim au Collège Bellefontaine ? Quand les médias nationaux vont-ils relayer l’information ? Quand le Ministère va-t’il prendre ses responsabilités ? La grève de la faim a été employée par Roland VEUILLET, et lui a permis, après douze ans de luttes et de protestations, d’obtenir l’annulation, par l’administration, de sanctions injustifiées.

Vous pouvez lire ci-dessous une des sources qui aurait pu alimenter notre site.

Marie, Jeanne, et Philippe.

 

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Ci-dessous, lien vers l’article de La Dépêche du Midi, 27 juin 2015.

http://www.ladepeche.fr/article/2015/06/27/2133419-bellefontaine-autopsie-d-un-desastre-pedagogique.html

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Bellefontaine : autopsie d’un désastre pédagogique

 

Publié le 27/06/2015 à 07:53, Mis à jour le 27/06/2015 à 10:33

Éducation – Éducation

Rassemblement, hier devant le rectorat, à l'appel de l'intersyndicale enseignante autour de Laure Betbeder./Photo DDM Thierry Bordas
Rassemblement, hier devant le rectorat, à l’appel de l’intersyndicale enseignante autour de Laure Betbeder./Photo DDM Thierry Bordas
 

Fin d’année compliquée pour le collège Bellefontaine, théâtre d’un conflit entre le principal et des enseignants : cinq profs mutés dont une en grève de la faim. Un cas inédit dans l’académie.

Le collège Bellefontaine dans le quartier sensible du Mirail à Toulouse, qui passe en REP + à la rentrée (réseau d’éducation prioritaire renforcé), doit assumer, cette année, le cruel constat d’une défaite pédagogique à tous les niveaux. Un cas unique dans l’académie. Depuis le 27 novembre 2014, premier jour d’un mouvement social déclenché par une trentaine d’enseignants qui réclamaient plus de moyens pour l’éducation prioritaire, le climat s’est considérablement dégradé entre le principal, Pascal Roques, et une partie des enseignants. Durant trois semaines de grève, les cours annulés – mais mis en ligne sur l’ENT par les professeurs – ont été préjudiciables aux élèves dont certains ont récemment lancé une pétition en soutien aux enseignants mutés. Sans compter la colère des parents d’élèves devant une situation inédite et non solutionnée.

«J’ai demandé à partir»

Résultat : cinq enseignants mutés «dans l’intérêt du service» et menacés de faire l’objet de mesures disciplinaires finalement levées ; une enseignante de SVT en grève de la faim devant le rectorat de Toulouse ; enfin, une enseignante de Segpa (section d’enseignement général et professionnel adapté), accusée d’avoir échangé des emails avec le chef d’établissement «à la limite de la menace de mort, en tout cas une plaisanterie de très mauvais goût si c’est le cas», affirme la rectrice Hélène Bernard. Le principal a lui aussi choisi d’en finir avec cette année scolaire 2014-2015 qui se termine en fiasco.

«Je ne m’exprimerai pas sur ce qui s’est passé, Mme la rectrice le fera pour moi», a-t-il déclaré laconique en avouant qu’il «a demandé sa mutation». Pour les profs, le collège Bellefontaine (400 élèves environ) est pourtant un terrain expérimental «formidable» en matière pédagogique (82 % taux de réussite au brevet des collèges en 2014). «Pour ceux qui ont envie de travailler, c’est passionnant d’être ici, mais on a vécu dans un climat de peur et de souffrance», confie Marie-Laure Royo, enseignante documentaliste qui regrette l’ancien chef d’établissement Denis Demersseman (actuel proviseur du lycée des Arènes). La consternation revient aussi comme un leitmotiv chez Régis Boselli, prof d’histoire-géo depuis quinze ans à Bellefontaine et muté. «C’est (le principal) un débutant, trop jeune pour le poste, qui n’a cessé de nous empêcher de construire le mouvement social».


Grève de la faim : l’enseignante transférée aux urgences

Laure Betbeder, enseignante de SVT (sciences et vie de la terre) au collège de Bellefontaine, et qui s’est mise en grève de la faim lundi dernier sous les fenêtres du rectorat à Toulouse, a fait un malaise, hier, en début d’après. Au rectorat, où se tenait une Commission administrative paritaire académique (CAPA), qui devait statuer sur le cas des enseignants mutés, «un médecin a s’est rendu auprès de l’enseignante», a confirmé hier le service communication qui ajoute : «Elle (l’enseignante, N.D.L.R.) n’a pas parlé d’arrêter sa grève de la faim, mais la rectrice est venue la voir pour prendre de ses nouvelles». Sur le fond, Laure Betbeder, qui fait partie des cinq enseignants mutés dans l’intérêt du service, se dit accusée à tort «d’avoir participé au dysfonctionnement du collège et d’avoir nui à la qualité des cours». Par ailleurs, l’intersyndicale a appelé à un rassemblement devant le rectorat hier.


Le chiffre : 5

enseignants >Mutés. C’est la décision que maintient aujourd’hui le rectorat de Toulouse qui a, toutefois, abandonné l’idée d’engager des mesures disciplinaires à l’encontre des cinq enseignants qui ont reçu par voie d’huissier leur mutation.

« Pour ceux qui ont envie de travailler, ici, c’est passionnant, mais on a vécu dans un climat de peur et de souffrance ».

Marie-Laure Royo,

enseignante documentaliste au collège Bellefontaine


«On s’est enfoncé dans un conflit stérile»

La rectrice de l’académie de Toulouse, Hélène Bernard, a décidé hier de ne pas prendre des «mesures disciplinaires» à l’encontre des enseignants du collège Bellefontaine. En revanche, elle maintient les mutations «dans l’intérêt du service» pour cinq enseignants. Elle revient sur «le climat épouvantable» au collège Bellefontaine cette année.

Que s’est-il passé pour que la situation dégénère à ce point cette année ?

Ce collège du Mirail, qui passe en REP +, n’a connu que des dysfonctionnements depuis janvier, suite à la grève des enseignants fin novembre 2014. Le conflit s’est poursuivi en détériorant complètement le climat au sein de l’établissement. Il y a eu une opposition catégorique de certains enseignants qui ont contesté toute légitimité au chef d’établissement. C’est un climat qui a été exacerbé par des conflits personnels avec une absence complète de dialogue, les dysfonctionnements n’ont pas été régulés et la médiation qui nous avons mise en place a échoué.

Quels types de dysfonctionnements ?

Des cours annulés, des dégradations dans les relations, du sabotage de réunions avec les parents d’élèves, tout cela dans un climat de tension épouvantable. C’est un peu traditionnel dans ce collège, qui a épuisé beaucoup de chefs d’établissement, où l’esprit de contestation est culturel et historique. L’affirmation des enseignants sur le manque de moyens en REP + ne tient pas : nous leur avons expliqué que, par exemple, les professeurs certifiés passeraient 16 h 30 par semaine devant les élèves contre 18 heures avant. Ils feront 18 heures par semaine, mais il y a des heures pour se réunir, monter des projets, etc. On s’est enfoncé dans un conflit stérile, certains ont même écrit à la ministre de l’Éducation nationale.

Le principal du collège a-t-il été à la hauteur de la tâche ?

Il a peut-être été un peu raide dans ces décisions, mais il a d’emblée été contesté. Il quitte l’établissement et prendra de nouvelles fonctions dans un autre établissement de Haute-Garonne.

Vous ne prenez pas de mesures disciplinaires contre les enseignants grévistes ?

C’est ce qui a été dit par la presse et beaucoup de gens, mais j’ai précisé que les mesures seraient dans l’intérêt du service. Je vise précisément à rétablir un climat de confiance pour tout le monde à la rentrée 2015, récréer des conditions d’apaisement. On repart avec des équipes un peu renouvelées afin de rétablir l’image du collège qui a beaucoup souffert. Et puis il faut convaincre les parents que le calme va revenir. Des enseignants ont néanmoins dérapé, passant outre l’intérêt supérieur des élèves. Il est clair que nous ne voulons plus voir à la rentrée ceux qui ont pourri l’ambiance au collège. J’entends beaucoup de choses à mon égard, mais j’agis sans aucun mépris.

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