Dans nos précédents billets, nous évoquions comment la lutte contre le harcèlement à l’école permet de masquer le Harcèlement Moral Hiérarchique vécu par les adultes au sein de l’institution scolaire. C’est un écran de fumée très efficace. Voir ici :

https://omertaaurectorat.wordpress.com/2015/10/31/quand-un-harcelement-en-cache-un-autre-3-la-video-du-ministere-qui-casse-du-prof/

https://omertaaurectorat.wordpress.com/2015/10/29/quand-un-harcelement-en-cache-un-autre-2-une-video-qui-fait-polemique/

https://omertaaurectorat.wordpress.com/2015/03/18/quand-un-harceelement-en-cache-un-autre/

* * *

Après avoir visionné la vidéo réalisée par Melissa THEURIAU, on peut faire les constats qui suivent.

  • «  Au travers de cette vidéo l’Éducation Nationale insulte une fois de plus ses agents en les faisant passer pour des incapables #BigUp. »
  • «  Cette nouvelle vidéo contre le harcèlement ne montre pas le côté insidieux du harcèlement, la répétition lancinante, ces petites choses invisibles au premier abord qui blessent continuellement l’élève. Le harcèlement le plus compliqué à détecter n’est pas celui de la vidéo, ce harcèlement bruyant, visible que les équipes éducatives repèrent super vite. Il existe aussi un harcèlement plus subtil, sourd et vicieux. »
  • «  Outre le fait de dénoncer le harcèlement et encourager la parole, il y a surtout un travail en amont à effectuer. Combattre les harceleurs est important mais il faut surtout empêcher les enfants de devenir des harceleurs. Et ce travail-là commence dès la maternelle (ce travail-là devrait être aussi effectué dans les familles dès le plus jeune âge des mômes mais malheureusement la parentalité reste un bordel de ouf et tous les parents ne sont pas des éducateurs attentifs à ce que leur bambin découvre le plus tôt possible l’empathie, la compassion, la solidarité et l’intégrité physique et morale d’autrui), il faut apprendre aux enfants (ET AUX ADULTES) à communiquer, à gérer le conflit. Il faut donner aux enfants les capacités de s’exprimer avec un vocabulaire précis, de s’exprimer de manière à se faire comprendre, il faut donner aux enfants les capacités d’écouter sans juger, d’écouter pour entendre la souffrance. »
  • « Il faut des vidéos montrant plus précisément les différents point de vue afin d’en discuter en classe avec les élèves. »

Tout cela nous l’avons écrit en italique et entre guillemets car, vous l’aurez compris, ça n’est pas de nous.

C’est qui qui c’est qui qui c’est qui qui l’a dit ?

C’est une enseignante qui est « écœurée de l’image que nous renvoyons dans cette vidéo. L’enseignante qui n’entend pas le bordel bien audible derrière elle. L’enseignante qui voit bien qu’un gamin ne va pas bien mais qui se goure totalement à son sujet. L’enseignante qui fait cours coûte que coûte au mépris du bien-être de ses élèves. » 

Et cette effrontée de conclure : « Ouais… et ben dans la vraie vie, ça ne sont pas les profs qui sont à côté de la plaque. C’est TOI Mélissa, c’est TOI Najat, c’est VOUS les décisionnaires du Ministère de l’Éducation Nationale. Quoi de neuf hein… » .

Cette enseignante, c’est Princesse Soso. Yo ! yo ! On la kiffe grave, elle est jeune, elle est belle, elle sent bon, elle est intelligente, elle est drôle, elle est très drôle, elle est encore plus drôle, elle parle trop bien le d’jeun’s et sans langue de bois si tu vois c’que j’veux dire, nan mais allez, quoi. Princesse Soso ? Bravo !

Jeanne, Marie, et Philippe.

 

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Ci-dessous, billet de Princesse Soso, Mais pourquoi ça tombe toujours autant à côté de la plaque ? # Harcèlement scolaire, 31 octobre 2015, blog Princesse Soso the Biatchnounours.

Mais pourquoi ça tombe toujours autant à côté de la plaque ? #HarcèlementScolaire

http://princesse.soso.free.fr/?p=519

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Mais pourquoi ça tombe toujours autant à côté de la plaque ? #HarcèlementScolaire

  • 31 octobre 2015 17 h 24 min

« Je vous écris un article long car je n’ai pas le temps d’en faire un court » #ÀPeuPrèsBlaisePascal

Quand j’étais au collège au début des années 90, les profs étaient là pour enseigner, pour nous faire cours, corriger nos évals, pour nous expliquer des trucs, pour nous faire découvrir des notions, des auteurs. Je n’ai jamais eu le sentiment que mon bien-être, que mon épanouissement personnel était l’un de leurs enjeux. Les profs ne me connaissaient pas. Ils ne savaient pas quel film j’adorais, quel chanteur j’adulais, mon fruit préféré… nous n’avions pas le temps, ni l’envie de construire une relation dépassant le « ouvrez vos livres à la page 46″. Parmi les profs que j’ai eus, il y a eu ceux que j’admirais (ils étaient peu pour être honnête) (COUCOU Monsieur Mouquet ♥), ceux que je trouvais transparents et sans saveur, ceux qui me faisaient super peur, ceux que je méprisais (genre ma prof de techno de 5ème incapable d’écrire trois lignes sans faire une faute d’orthographe hallucinante) (la fameuse prof qui nous filait comme devoir « terminer le travail au fer à souder ») (la gueule de ma mère quand je lui ai dit qu’il fallait qu’elle achète un fer à souder). Ça ne me serait JAMAIS venu à l’idée de demander à une prof où elle avait acheté son sac à main, la marque de son vernis à ongles ou comment s’appelaient ses enfants. JAMAIS, je n’aurais osé dire à une prof que le smoky eye lui allait vachement mieux que le nude look. JAMAIS je n’aurais osé faire une remarque (positive ou négative) à un prof s’étant coupé les cheveux très courts. Il y avait un fossé énorme entre eux et moi et même si j’avais envie de plus de connivence avec certains, JAMAIS je n’ai osé leur parler de leur vie personnelle ou de la mienne.

En 2015, mes élèves me demandent ouvertement mon âge (la majorité pense que j’ai entre 24 et 29 ans, bénis soient ces petits êtres innocents), ils me demandent de leur montrer des photos de ma fille. Deux élèves agréables et bosseuses m’ont très sérieusement dit que je devrais mettre plus souvent mon rouge à lèvres rouge avant de noter les références de mon « Lime Crime » dans leur agenda. Je sais que les séries préférées de Calixte sont « Vampire Diaries » et « Teen Wolf », que Brandon aime bien Squeezie mais pas Cyprien, ou que Mélissa est une Enjoyer et certainement pas une Horianeuse (si vous ne comprenez pas la dernière référence, c’est plutôt bon signe quant à vos occupations intellectuelles).

La relation prof/élève a énormément évolué et a du mal à trouver un équilibre. L’évolution de la société a permis aux enfants de davantage s’exprimer… mais pas forcément de mieux communiquer. On est passé du prof inaccessible au prof humain avec lequel on a du mal parfois à ne pas franchir certaines limites d’intimité. C’est délicat de dire à un élève sympa que ouais il est sympa mais que nan on ne va pas discuter comme des potes et se raconter nos secrets (enfin du moins pas les miens).
Cette proximité a aussi ses avantages, ça me permet de me livrer à de petits chantages hyper jouissifs avec les 3èmes « vous avez intérêt à bosser dans le calme sinon je vous spoile le dernier épisode de The Walking Dead ».

Tout ça pour dire que selon moi le prof de 2015 est davantage à l’écoute des élèves et que du coup, il est beaucoup plus enclin à repérer mal-être et détresse. Et là BAM, j’enchaîne tranquillou sur la nouvelle campagne contre le harcèlement scolaire commandée par le MEN et réalisée par Mélissa Theuriau qui va être diffusée sur les chaînes de France Télévisions, avant certains films au ciné et qui peut servir de support aux enseignants pour sensibiliser les élèves à ce fléau.

Autant j’avais trouvé plutôt bien foutue la campagne de harcèlement d’il y a quelques années (clique ici, ici ou ici pour revoir ces vidéos que j’avais utilisées en vie de classe), autant la dernière vidéo du ministère de l’ÉducaFion NaFIONale oscille entre le caricatural et la diffamation. Je ne tire pas mon chapeau à Mélissa Theuriau qui en plus d’être grave une bombasse est sans aucun doute une nana intelligente et cultivée… mais là… plantage total à mon sens.

Campagne Non au harcèlement (en fait je voulais intégrer la vidéo à l’article mais pour des raisons aussi obscures que la carrière politique de Nadine Morano, je n’y arrive pas) (mais si vous cliquez dessus, vous arrivez directement sur la vidéo) (mais c’est moins joli visuellement je vous l’accorde) (allez, bisous)

Pourquoi cette vidéo est absolument non-pertinente selon moi ?

* Parce que la scène sonne too much et tombe dans la caricature. Le gamin roux qui se prend des réflexions et des boulettes. (Le roux est tendance en plus. Genre ça vous viendrait à l’esprit d’aller teaser Abraham de TWD ?) Le harcèlement est beaucoup plus sournois et protéiforme. Alors bien sûr la différence peut être source de brimades mais le harcèlement concerne aussi des élèves qui n’ont absolument rien de différent au premier abord.

* Parce qu’elle manque cruellement de réalisme. Quand on se targue de connaître l’école et ses ressorts, on n’omet pas certains détails qui décrédibilisent totalement l’intention première. La calligraphie quasi illisible de la maîtresse. Ce début de cours complètement ubuesque qui ne correspond pas du tout au déroulé d’un cours lambda. Sans déconner, quel enseignant donne une vague consigne et écrit au tableau SANS avoir au préalable 12 000 questions d’élèves (avec plus ou moins le doigt levé) relatives ou non au contenu de l’activité « Madame, faut faire quoi ? » / « Maîtresse, il pleut ! » / « Madame, j’ai pas mon cahier » / « Maîtresse, on écrit à la suite ? » / « Maîtresse, je peux écrire en rose pailleté ? ». Alors certes, le but est d’aller à l’essentiel et d’aborder le harcèlement mais pour que ça soit efficace, il faut tout de même qu’il y ait un processus d’identification, un certain réalisme pour que ce film d’une minute soit une claque qui réveille les consciences plutôt qu’un pastiche d’école avec des clichés surannés ou des inexactitudes. Et m’est avis que ça n’est pas « crétin » l’insulte murmurée à l’oreille des victimes… Cette vidéo manque de « sale bâtard » / « fils de pute »… On ne va pas se la jouer « Le Petit Nicolas » de Sempé et Goscinny, il faut inscrire le harcèlement dans la réalité de son époque. En CM1, beaucoup de gamins maîtrisent parfaitement un jargon fleuri à base de « va te faire enculer »

Oui… une maîtresse d’école écrit comme ça… bien sûr…

* Parce que l’enseignant passe (comme d’hab) pour le Gilbert Montagné de la bande. L’enseignant incapable de voir un élève en souffrance. L’enseignant ne voit rien, ne comprend rien ou pire, fait l’autruche. Alors que PUTAIN, en 2015, une écrasante majorité de profs est hyper hyper vigilante au bien-être des élèves. Prévention et discussion sont les deux mamelles de la vie de classe. Les CPE et A.E investis (assistants d’éducation) (aka les surveillants) (les pions quoi) ouvrent grave l’oeil dans la cour, dans les toilettes, dans la cantine, à la sortie du bahut pour repérer des élèves susceptibles d’êtres victimes de harcèlement. Au travers de cette vidéo l’Éducation Nationale insulte une fois de plus ses agents en les faisant passer pour des incapables #BigUp

* Parce que le harcèlement scolaire de 2015 passe énormément par les sms et les réseaux sociaux. Créer un groupe Facebook pour se foutre de la gueule de Djézonne le p’tit gros. Envoyer 48 sms « T kune saloppe » à Marie-Nabilla parce qu’on l’aime pas et en plus il paraît qu’elle a couché avec le prof de techno. Publier une photo de Jean-Moundir sur Facebook, une photo où il est à poil dans les vestiaires de la piscine. Et toutes ces cyber-attaques peuvent très bien avoir lieu dans la cour de récréation, dans le couloir du deuxième étage, en salle de perm’, en cours, à la cantine, dans le bus… Je trouve dommage que cet aspect de plus en plus inquiétant et banalisé n’apparaisse pas dans la vidéo.

Alors oui, on peut aussi voir dans cette vidéo une allégorie du harcèlement, cette scène symbolisant non pas une réelle scène de classe mais les circonstances et conséquences du harcèlement : des adultes aveugles, des élèves empathiques mais passifs, des harceleurs qui ne se rendent pas compte de la portée de leurs brimades, une victime qui perd toute estime de soi et s’enfonce dans la détresse et la résignation. Mais ça reste maladroit. Quand on parle du harcèlement, il faut être plus cash, montrer des situations réalistes, réelles dans lesquelles tout le monde peut se reconnaître. Ce que je kiffais particulièrement dans les vidéos dont j’ai mis le lien au début de l’article, c’est la petite phrase en fin de vidéo, sur fond noir résumant bien l’absence totale d’empathie des harceleurs, absolument pas conscients des conséquences de leurs actes, minimisant leurs faits et gestes et se vautrant dans le déni et la mauvaise foi : « c’est bon, c’est pas méchant, c’était juste pour rigoler » / « ça va c’est pas comme si on l’avait violée non plus ». Cette nouvelle vidéo contre le harcèlement ne montre pas le côté insidieux du harcèlement, la répétition lancinante, ces petites choses invisibles au premier abord qui blessent continuellement l’élève. Le harcèlement le plus compliqué à détecter n’est pas celui de la vidéo, ce harcèlement bruyant, visible que les équipes éducatives repèrent super vite. Il existe aussi un harcèlement plus subtil, sourd et vicieux.

* Parce qu’outre le fait de dénoncer le harcèlement et encourager la parole, il y a surtout un travail en amont à effectuer. Combattre les harceleurs est important mais il faut surtout empêcher les enfants de devenir des harceleurs. Et ce travail-là commence dès la maternelle (ce travail-là devrait être aussi effectué dans les familles dès le plus jeune âge des mômes mais malheureusement la parentalité reste un bordel de ouf et tous les parents ne sont pas des éducateurs attentifs à ce que leur bambin découvre le plus tôt possible l’empathie, la compassion, la solidarité et l’intégrité physique et morale d’autrui), il faut apprendre aux enfants (ET AUX ADULTES) à communiquer, à gérer le conflit. Il faut donner aux enfants les capacités de s’exprimer avec un vocabulaire précis, de s’exprimer de manière à se faire comprendre, il faut donner aux enfants les capacités d’écouter sans juger, d’écouter pour entendre la souffrance. Mais ça signifie que les personnes encadrant ces enfants (parents ou professionnels de l’enfance et de l’éducation) doivent eux-mêmes être des champions de la communication. Et il faut aussi penser à « l’après »… quand on a repéré, protégé, écouté, soigné la victime… on en fait quoi du harceleur ? On lui file 8 jours d’exclusion ? On monte un conseil de discipline pour le virer définitivement ? aka on se débarrasse du problème, on le refile à d’autres et on n’essaye pas de le résoudre à la racine parce qu’on manque de dispositifs à cet égard. On manque de vrais psy scolaires (parce que COUCOU les économies au détriment du bien être scolaire en fusionnant les conseillers d’orientation et les psy scolaires qui sont sur 5 bahuts dans la semaine) (update : ma copine Ninoche me dit que dans son département, il n’y a que 4 psy pour 160 000 élèves YOUYOU), on manque de temps et de moyens pour prendre en charge ces harceleurs, pour les écouter, les guider, les soigner également. La menace de la sanction, les sanctions, les renvois l’empêcheront peut-être de recommencer. Je dis bien peut-être. Mais il manque un réel travail éducatif sur ce genre d’élèves, travail qui doit être mené par les parents et l’école.

* Parce qu’il faut des vidéos montrant plus précisément les différents point de vue afin d’en discuter en classe avec les élèves. Les harceleurs qui ne se rendent pas compte de la gravité de leurs paroles, les harceleurs s’en rendant compte mais piégés dans une spirale de rapport de force liée sans aucun doute à leur vécu familial, les spectateurs passifs qui ont peur de dénoncer les harceleurs par peur de représailles, par indifférence ou pour ne pas passer pour des balances (Il est super important en vie de classe d’aborder avec les élèves la différence entre « signaler » et « rapporter » car la frontière est mince pour eux et les confusions sont énormes), les spectateurs qui deviennent actifs, galvanisés par « l’effet meute », par l’envie de s’intégrer, les victimes terrifiées, résignées et silencieuses, les victimes qui, même si victimes, portent leur part de responsabilité dans leur relation conflictuelle avec l’autre, les profs qui voient, ceux qui ne voient pas, ceux qui ne veulent pas voir (ces derniers existent probablement encore mais sont pour moi une minorité qui tend à disparaître)

En tant qu’enseignante, je reste quand même écœurée de l’image que nous renvoyons dans cette vidéo. L’enseignante qui n’entend pas le bordel bien audible derrière elle. L’enseignante qui voit bien qu’un gamin ne va pas bien mais qui se goure totalement à son sujet. L’enseignante qui fait cours coûte que coûte au mépris du bien-être de ses élèves. Ouais… et ben dans la vraie vie, ça ne sont pas les profs qui sont à côté de la plaque. C’est TOI Mélissa, c’est TOI Najat, c’est VOUS les décisionnaires du Ministère de l’Éducation Nationale. Quoi de neuf hein…

1 Commentaire

  1. Béatricedit :

    Le discours ambiant qu’on entend de la part de spécialistes, style pedopsy et tout ça, c’est que le prof, l’école (mais pas les autres élèves) sont responsables de tous les soucis psy des gamins qui consultent. C’est le méchant prof, les sales notes, les remarques blessantes, humiliantes… alors, le clip va dans ce sens : la prof à moitié hystérique qui ne comprend rien à ce qui se passe en cours et qui, en prime, se trompe de victime.
    Pour avoir été victime de harcèlement durant plusieurs années (à une époque où internet n’existait pas, heureusement), je sais que ce qui m’a détruite ce sont les coups tordus des élèves, en douce, à la récré, les remarques sournoises mais discrètes lorsque j’osais approcher un élève populaire, les sourires en coin lorsque je prenais la parole, les chuchotements lorsque j’allais au tableau… Bref, ce n’était pas « flagrant » pour quiconque ne le vivait pas. Je n’en ai jamais voulu aux profs de ne rien avoir remarqué. Ils faisaient leur job, plus ou moins bien. Ils ne voyaient rien parce que personne ne montrait grand chose en cours.
    Je n’ai pas non plus été traumatisée par les remarques parfois désobligeantes ou blessantes des profs lorsque je faisais mal mon boulot ou je ne sais quoi. Et si je m’en souviens encore aujourd’hui, c’est avec un certain humour que j’en parle. Le harcèlement que j’ai subi des autres élèves, j’ai du mal à en parler et je pense que je ne le digérerai jamais. Si j’allais voir un psy, si j’avais été en voir un à l’époque, je n’aurais pas évoqué les remarques des profs. J’aurais uniquement parlé de l’entreprise de démolition que les autres ados avaient lancée contre moi. Comme tu le dis, à l’époque, sans doute, était-on moins vigilant en tant qu’adulte, y compris les parents d’ailleurs. Aujourd’hui, le harcèlement est sans doute plus violent, plus dévastateur encore et il faudrait donc une campagne à la hauteur et pas un truc qui, une fois de plus, essaie de renverser les rôles en culpabilisant le prof (voire en le ridiculisant tout à fait). Mais, pouvait-on espérer autre chose dans l’état actuel des choses ?

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    Ci-dessus, billet de Princesse Soso, Mais pourquoi ça tombe toujours autant à côté de la plaque ? # Harcèlement scolaire, 31 octobre 2015, blog Princesse Soso the Biatchnounours.

    Mais pourquoi ça tombe toujours autant à côté de la plaque ? #HarcèlementScolaire

    http://princesse.soso.free.fr/?p=519

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commentaires
  1. […] Quand un harcèlement en cache un autre… (4) La vidéo du Ministère qui fait passer les profs… […]

  2. […] 9 Clip qui utilise une cause juste, légitime, consensuelle, et qui au final est inefficace auprès des gamins, mais qui renforce la défiance des familles envers une profession constamment malmenée et décriée : toujours en grève, en vacances, ne fichant rien et arc-boutée sur on ne sait quels privilèges. https://omertaaurectorat.wordpress.com/2015/11/01/quand-un-harcelement-en-cache-un-autre-4-la-video-… […]

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