Quand un harcèlement en cache un autre… (9) Comment casser du prof sous prétexte de protéger les petizenfants : un grand classique du Ministère…

Publié: 03/11/2015 dans B 1 Harcèlement Moral Hiérarchique ou douce bienveillance ?, B 2 La communication du Ministère de l'Education Nationale, entre déni et Omerta !, B 3 La lutte contre le harcèlement entre élèves : un écran de fumée ?

 

Nous pourrions trouver des dizaines d’exemples de situations dans lesquelles, sous prétexte d’aller dans l’intérêt des petizenfants, l’institution scolaire casse du prof’ et démolit de l’humain. C’est un grand classique dans l’Education Nationale.

Aujourd’hui, un exemple parmi d’autres : le fabuleux clip de Melissa THEURIAU, davantage torché en 3 minutes que mûrement réfléchi : l’improvisation chère à son compagnon Jamel DEBBOUZE n’est pas toujours la meilleure voix à suivre…

Le quotidien Le Figaro s’en est ému. Avec 5 jours de retard sur notre premier article. Et pourtant nous ne sommes pas des journalistes, nous ne sommes pas payés pour faire le job, nous restons de simples bénévoles. A ce rythme, dans une bonne quinzaine d’années, Le Figaro s’intéressera à son tour aux dessous de l’Omerta qui pèse sur le Harcèlement Moral Hiérarchique dans l’Education Nationale : restons optimistes ! 😉

Marie, Jeanne, et Philippe.

 

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Ci-dessous, article de Marie’Estele PECH, Le Figaro, 2 novembre 2015 :

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2015/11/02/01016-20151102ARTFIG00169-harcelement-une-video-ministerielle-suscite-la-colere-des-profs.php?pagination=4#nbcomments

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Harcèlement : une vidéo ministérielle suscite la colère des profs

Pour certains professeurs «ce clip inepte ne montre pas le vrai visage des harceleurs, et fait peser l'essentiel de la responsabilité sur l'enseignante»
Pour certains professeurs «ce clip inepte ne montre pas le vrai visage des harceleurs, et fait peser l’essentiel de la responsabilité sur l’enseignante»

 

VIDÉO – Dans un clip tourné par la journaliste Mélissa Theuriau pour lutter contre le harcèlement à l’école, on voit une enseignante acariâtre et caricaturale qui tourne le dos à ses élèves.

Un clip sur le harcèlement scolaire commandé par la ministre Najat Vallaud-Belkacem à Mélissa Theuriau, journaliste et présentatrice de télévision, est en passe de devenir viral. Il est la cause de l’exaspération des professeurs et de leurs syndicats depuis la fin de la semaine dernière. Si le harcèlement scolaire est un phénomène grave qu’il faut combattre, force est de constater que le ministère de l’Éducation nationale a commis une erreur de communication. Surtout dans le climat actuel de crispation chez les enseignants engendré par la réforme du collège.

Sur la vidéo en question, qui doit être diffusée au cinéma, en partenariat avec Disney et à la télévision à l’occasion de la campagne de lutte contre le harcèlement scolaire le 5 novembre, on voit une enseignante acariâtre et caricaturale qui tourne le dos à ses élèves en écrivant au tableau. «Elle présente un exercice débile devant des élèves indifférents à son exercice (et on les comprend). Elle ne les regarde presque jamais, elle a le regard vide d’une hystérique, et elle ne sait pas faire cours», écrit ainsi l’enseignante Françoise Cahen.

Pendant ce temps, un jeune garçon roux est victime des quolibets et des boulettes en papier de ses camarades de classe. Mélissa Theuriau, épouse du comique Jamel Debbouze, elle-même harcelée lorsqu’elle était collégienne a eu «carte blanche» pour réaliser ce clip, a expliqué la ministre Najat Vallaud-Belkacem lors de sa conférence de presse sur le harcèlement, la semaine dernière. «Quand je vois ça, je sens tout le mépris qu’il contient envers ma profession, et ça m’afflige complètement. La leçon de ce clip, destinée à la population: si vos enfants se font harceler en milieu scolaire, c’est bien sûr à cause de leur maîtresse, cette débile mentale qui ignore ses élèves, et même qui contribue activement à leur harcèlement (…) Je suis blessée par cette campagne qui nous méprise et nous salit. Je peux vous dire que lorsque mes collègues ou moi-même suspectons un cas de harcèlement, nous faisons tout notre possible pour stopper les choses» détaille Françoise Cahen. Sur son blog, le polémiste Jean-Paul Brighelli, professeur en classes préparatoires s’insurge aussi : «Ce clip inepte ne montre pas le vrai visage des harceleurs, et fait peser l’essentiel de la responsabilité sur l’enseignante».

La mise en scène peu nuancée d’un grave problème

Le syndicat d’enseignants SNALC-FGAF, qui demande au ministère de retirer la vidéo de son site, souhaiterait «que le ministère réfléchît davantage à sa communication sur le sujet. En effet, tout ce que l’on retient de cette vidéo, c’est que le harcèlement existe du seul fait de l’incompétence des professeurs. En l’occurrence, ici, d’une enseignante de primaire qui ne regarde que son tableau (noir: c’est «l’enseignante à l’ancienne») et jamais sa classe. Cette mise en scène peu nuancée de ce grave problème a été très mal reçue par les personnels. Rappelons que lors des campagnes de recrutement, le ministère n’hésite pourtant pas à présenter des enfants qui, trémolos dans la voix, demandent de toute urgence des professeurs car ils ont besoin d’eux. Apparemment, on n’a pas dû recruter les bons.»

Le Sgen-CFDT a dénoncé «avec la plus grande fermeté la caricature de l’enseignant véhiculée par la vidéo (…) De surcroît, elle est présentée elle-même comme harcelante ou blessante auprès de l’enfant victime, un comble. (…) Plus grave, l’unique recours proposé en cas de harcèlement est de se tourner vers un camarade. Nulle trace dans cette vidéo d’adulte responsable comme recours possible alors même que ce rappel constitue le quotidien de toutes les équipes pédagogiques des écoles afin que les conflits de toute nature se règlent, si nécessaire, avec l’aide d’un adulte. Que le ministère ignore le quotidien de ses agents et véhicule l’image caricaturale d’une profession malmenée est particulièrement regrettable. Cela érode encore davantage ce qu’il reste de la confiance entre les personnels et l’employeur public, et de la confiance des familles dans leur école.»

De son côté le Snuipp-Fsu estime qu’ avec les fonds dégagés pour financer ce clip, «le ministère aurait été bien mieux avisé de diffuser dans les écoles des ressources pédagogiques existantes et les vidéos de qualité réalisées par les élèves eux-mêmes. Tout comme, il serait bien plus inspiré de mettre en œuvre sa promesse de formations des enseignants qui est loin de s’être concrétisée dans tous les départements».

Le ministère a défendu sa campagne auprès de l’AFP. Selon lui, le clip s’adresse aux écoliers «car c’est à cet âge que le harcèlement débute». «Dans la plupart des cas, les enfants n’en parlent pas aux adultes» et «les faits se déroulent lorsque ceux-ci ont le dos tourné». Mélissa Theuriau, qui a réalisé la vidéo «gracieusement», l’a testée «auprès d’enfants et le message a été très bien compris: les victimes reconnaissent leur souffrance et les témoins ressentent de l’empathie et veulent aider leur camarade», ajoute la Rue de Grenelle. «Nous ne pouvons que regretter que certains enseignants puissent se sentir blessés. Un clip d’une minute ne peut pas résumer la complexité de ce phénomène ni le rôle de chacun des acteurs.»

 

Cette vidéo me fait penser à un lointain cousin prof, rencontré lors d’une fête de famille, revenant d’un DOM et qui nous racontait qu’il avait été mis à la retraite anticipée parce qu’il ne cessait de dénoncer ce genre de harcèlement dans sa classe.
Mais comme l’EducNat préfère ne pas avoir de vagues…

marie tournelle

L’enseignante se retourne s’adresse à l’élève sans s’apercevoir qu’il a du papier collé sur le visage:
Soit elle est stupide, soit c’est la réalisatrice qui l’est.

Deux leçons de morale de tout ça. La soi-disante « ministre » est ravie de jouer les pipoles, preuve qu’elle existe. Mais, plus encore, les profs finissent par se rendre compte de ce qu’est la gauche : rien d’autre que le mépris des savoirs et de ceux qui les portent. Puissent-ils en tirer des conclusions électorales !

 

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Ci-dessus, article de Marie’Estele PECH, Le Figaro, 2 novembre 2015 :

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2015/11/02/01016-20151102ARTFIG00169-harcelement-une-video-ministerielle-suscite-la-colere-des-profs.php?pagination=4#nbcomments

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