Archives de la catégorie ‘A 1 La vie du blog.’

 

 

Vous êtes nombreux à nous demander pourquoi nous avons fermé définitivement notre site. La réponse est simple. SNES-FSU + SNPDEN-UNSA

SNES-FSU et SNPDEN-UNSA

Ces deux syndicats sont les seuls responsables de l’arrêt du blog « Omerta au Rectorat ».
Ces deux syndicats ont tué ce blog.
Ces deux syndicats travaillent contre notre volonté de libérer la parole dans l’Education Nationale.

On dit qu’il faut chercher à qui profite le crime.
A qui profite l’Omerta dans l’Education Nationale ?
Cette Omerta profite au SNES-FSU et au SNPDEN-UNSA.

Le SPDEN-UNSA a agi sans fard, par exemple à travers sa Lettre de Direction n° 502.
Le SNES-FSU, quant à lui, a ourdi, œuvré et manoeuvré dans l’ombre. Contre nous, contre vous, contre ce blog, contre la libération de la parole dans l’Education Nationale.
De hauts dirigeants du SNES-FSU ont agi avec une déloyauté, un cynisme, une perfidie, et une bassesse sans limites.

Nous abattre : ils en ont rêvé.
Nous lyncher, physiquement, après nous avoir violées, certains irresponsables ont publiquement exprimé ce souhait.
Nous avons pris toutes les précautions nécessaires afin de ne pas être identifiées, au-delà de nos prénoms. Jamais notre identité ne sera connue, de qui que ce soit d’autre que nous, tant que nous souhaiterons préserver notre sécurité.

On s’en est pris, par dépit, à plusieurs de nos lectrices et lecteurs, avec un acharnement et une violence répressive qui prouvent que les enjeux dépassent la petite audience d’un simple blog d’information.
Des moyens policiers et judiciaires effarants ont été mis en œuvre pour « faire parler » ces lecteurs, puis pour les « faire payer » leur sympathie à l’égard de notre cause.
Nos lecteurs ne savent rien de notre identité. Et ils n’ont rien à « payer » à qui que ce soit : consulter notre site, parler de ce dont il est défendu de parler, c’est gratuit.
Des magistrats se sont laissés berner et ont condamné lourdement plusieurs lecteurs de notre blog, dès lors que ces simples lecteurs menaient eux aussi un travail de lanceur d’alerte, travail n’enfreignant aucune loi, mais travail très gênant pour l’institution scolaire.
Convocations, perquisitions sauce Tarnac, mises en examen creuses, instructions menées uniquement à charge, procès en catimini, condamnations sans fondement matériel ou juridique, comme aux grandes heures d’Outreau.
Là où passe et s’impose un ultra-puissant corps intermédiaire hégémonique moteur traditionnel de l’Omerta, la terreur fait la loi. Là où passe ce corps intermédiaire archaïque, la justice trépasse, les instructions de non-lieux sont foulées au pied, l’équité meurt, l’innocence est violée, d’honnêtes citoyens sont condamnés et muselés.

Nous encourageons nos lectrices et nos lecteurs à s’informer sur ces poursuites menées contre plusieurs d’entre-elles, plusieurs d’entre eux, et à se montrer solidaires envers ces victimes. Les victimes d’une répression contraire aux principes de justice.
Nous encourageons ceux de nos lecteurs ciblés par cette criminalisation de leurs luttes, à se défendre pied-à-pied, et à médiatiser tout nouveau procès. La médiatisation de cette répression reste le seul moyen d’essayer de garantir un minimum d’équité et de justice.
Nous encourageons les médias à travailler sur ces sujets laissés dans l’invisibilité la plus noire.
Nous encourageons les élus, quels qu’ils soient, à porter ce débat, de sorte que le pouvoir judiciaire soit contraint de revenir dans les rails.

Il est inutile et il serait contreproductif de mener de nouvelles perquisitions tarnaciennes au domicile de nos lecteurs. Il n’y a chez eux ni bombe ni quoi que ce soit qui puisse justifier ces démarches disproportionnées, ni rien qui puisse permettre de remonter jusqu’à nous.
Qu’on n’hésite pas, plutôt, à enquêter sur les viols et les délits de harcèlements dont sont coupables quelques petits copains et grands coquins qui dirigent certains lycées et certains collèges.
Ces violeurs et ces harceleurs ne sont jamais inquiétés par les magistrats. C’est une chose.
C’en est une autre de condamner des lanceurs d’alerte innocents.

Notre combat compte ses martyrs.
Il porte aussi ses fruits.
Haut les cœurs ! Courage !

Le mouvement #PasdeVague est né, comme nous l’avions prédit dès 2013, cinq ans avant son éclosion.
Le SNES-FSU et l’UNSA-SNPDEN ont perdu cette bataille. #PasdeVague est né de leur inertie, voire de leur cautionnement de l’Omerta régnant dans l’Education Nationale.

D’autres sites prennent notre relais, parmi lesquels deux nous semblent mériter d’être soutenus sans réserve.

« Transparency Education Nationale », animé par un homme déterminé, qui a l’avantage de ne pas dépendre financièrement de l’Education Nationale.   http://www.transparencyen.fr/
Et « Mais faites taire ce petit prof’ bon sang ! » qui vit grâce à la persévérance d’un lanceur d’alerte, endurci par 15 années de brutalités, de violences et de harcèlement commis par sa hiérarchie locale avec l’aval, jusqu’à maintenant, de son administration.    https://faitestairecepetitprofbonsang.wordpress.com/

Suivez ces initiatives, accompagnez-les, faites-les connaitre autour de vous, soutenez leurs rédacteurs, alimentez le #PasdeVague.

 

Avant d’achever… Nous souhaitons confirmer officiellement ce que beaucoup de nos lecteurs savent déjà, l’information ayant circulé par le bouche-à-oreille et, nous a-t-on dit, sur les réseaux sociaux auxquels nous sommes définitivement réfractaires.
Notre ami Philippe nous a quittés brutalement. Quelques mois après le début des opérations de répression qui ont ciblé une poignée de nos lecteurs.
Nous renouvelons ici l’expression de notre soutien et de notre sympathie à l’égard de sa famille, de ses proches, de ses collègues.
Philippe aurait été heureux de découvrir l’élan suscité par le hashtag #PasdeVague.
Nous pensons souvent à toi, Philippe.
Le combat continue.

Marie et Jeanne.

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Bonjour,

Que vous soyez victime de Harcèlement Moral Hiérarchique.
Que vous soyez un petit chef malmenant ses subordonné(e)s et tremblant à l’idée qu’un média expose publiquement vos délits.
Que vous soyez payé par un Ministère (Ministère de l’Education Nationale, Ministère de l’Intérieur, Ministère de la Justice) ou par un syndicat enseignant pour nous fliquer ou pour nous faire taire.
Vous l’avez constaté : depuis le 12 novembre 2015, depuis un an, des dizaines d’articles de notre blog ont été mis sous le boisseau, nous sommes silencieux et ce site est en sommeil.

Pourtant, nous sommes resté(e)s très actif/ve/s, dans l’ombre.
Le combat n’est pas terminé.
Nous reviendrons, sur Omerta au Rectorat ou ailleurs.
D’autres équipes nous relaieront : Paule, Jacques et Jean ; et aussi Johanne et Luc ; et d’autres encore…

Les hauts fonctionnaires et les petits chefs qui entretiennent l’Omerta sur le Harcèlement Moral Hiérarchique sont les mêmes qui détruisent l’Ecole de la République. Ils oublient que les élèves d’aujourd’hui sont les électeurs de demain. A force de démolir les meilleur(e)s enseignant(e)s, à force de saper leur autorité, à force de leur imposer de baisser leurs exigences, de baisser le niveau, de copiner avec les enfants, de faire du « ludique », ils ont abruti les élèves et les étudiants qui sont aussi les électeurs d’aujourd’hui, et ceux de demain.

Aujourd’hui 9 novembre voit le triomphe de Donald TRUMP. Et demain en France ?
Abrutir les masses, nier l’importance du savoir et de sa transmission, décrier la culture, faire des « économies » sur l’instruction publique, dénigrer systématiquement les « profs' », sacraliser l’enfant-roi et l’enfant-tyran, c’est construire l’électeur-tyran et consacrer le règne de la bêtise.

Il est encore temps d’interpeller les responsables politiques et d’essayer d’informer une partie de l’opinion publique. Les micro-résistances et les initiatives en ce sens se font jour, ici et là.
Cette semaine Daniel ARNAUD nous rappelle « Ce qu’on ne vous dit pas lors de la Journée contre le Harcèlement à l’Ecole » : http://generation69.blogs.nouvelobs.com/archive/2016/11/02/ce-qu-on-ne-vous-dit-pas-lors-de-la-journee-contre-le-harcel-593212.html ;
Jean-Paul BRIGHELLI explique comment « L’Education Nationale fait le choix des bourreaux » :
http://www.lepoint.fr/invites-du-point/jean-paul-brighelli/brighelli-profs-agresses-l-education-fait-le-choix-des-bourreaux-26-10-2016-2078668_1886.php ;
Paul ANTOINE lance une « Pétition contre les violences faites aux enseignantes et aux enseignants » : 
https://www.change.org/p/najat-vallaud-belkacem-p%C3%A9tition-contre-les-violences-faites-aux-enseignantes-et-aux-enseignants

Lisez leurs articles, commentez-les, faites tourner à votre carnet d’adresses, sur facebook, sur twitter, parlez-en à votre famille, à vos connaissances et ailleurs. A chacune et à chacun de s’emparer ou non de ces sujets, et de les diffuser… ou de laisser l’Ecole de la République sombrer.

Demain, un Donald TRUMP au pouvoir en France ? Les Etats-Unis ne sont pas la France, mais grâce au Harcèlement Moral Hiérarchique, grâce aux hauts fonctionnaires qui protègent les harceleurs, grâce aux responsables politiques qui encouragent ces pratiques, qui veulent des « profs' » soumis et marchant au pas, grâce à la destruction de l’Ecole de la République, ce n’est peut-être plus qu’une question de temps. Car oui, l’Education Nationale forme davantage de consommateurs abrutis que de citoyens éclairés.

Il reste à notre Ministre, Madame Najat VALLAUD BELKACEM, quelques mois pour insuffler un vent de fraîcheur, mettre un terme au déni et à l’Omerta sur le Harcèlement Moral Hiérarchique, reconnaître et protéger ses victimes, fiche la paix aux lanceurs d’alerte, et apporter ainsi à son bilan politique une dernière action qui soit indubitablement une action de progrès, de justice, de bon sens et d’espoir.

Marie, Jeanne, et Philippe.

 

Harcèlement. Insultes. Calomnies. Diffamations. Pressions. Intimidations. Chantage. Menaces physiques. Atteintes aux biens et aux personnes. Et pour couronner le tout, plaintes judiciaires (plaintes fantaisistes et sans fondements, mais il suffit qu’un juge BURGAUD trouve intérêt à ce que…). Voilà ce que nous vivons depuis que ce blog trouve un peu d’écho.

Nous sommes contraints de fermer notre blog Omerta au Rectorat. Nous ne laissons sur notre site que les dessins de la catégorie Le sourire du jour, quelques articles, des pages de présentation, et une liste partielle des établissements scolaires évoqués ou qui étaient en passe de l’être. 320 esquisses d’articles concernant plus de 280 autres collèges et lycées resteront en l’état, sans être publiées.

Nous tenons à remercier toutes les personnes qui nous ont lus, nous ont soutenus et encouragés. Toute notre gratitude à celles et à ceux qui ont fait connaître notre site et nous ont communiqué de quoi l’alimenter. Une pensée particulière vers celles et ceux qui nous ont remerciés pour les informations et le soutien que la lecture de nos articles leur a apportés.

Nous souhaitons le plus grand courage aux personnels de l’Education Nationale soumis à l’enfer que nous avons tenté d’évoquer à travers ce blog. Que l’une de ces victimes, un jour, sombre dans une folie vengeresse et commette un acte semblable à celui du personnage incarné par Jean-Pierre DARROUSSIN dans le film de Jean-Marc MOUTHOUT De bon Matin, et il sera un peu tard pour s’étonner de ce retour de bâton. Ce ne sera pas faute d’avoir ici même pointé du doigt l’extrême violence encouragée et couverte par toute la chaîne hiérarchique de l’institution scolaire. Ce ne sera pas faute d’avoir demandé à ce qu’on y mette fin. Si quelqu’un, alors, venait à rappeler les articles publiés par Omerta au Rectorat, Le Ministère de l’Education Nationale, les fonctionnaires des Rectorats et des Inspections Académiques, les dirigeants du SNPDEN et autres braves gars auraient quelques difficultés à nier qu’ils couvrent depuis toujours les pratiques de harcèlement adoptées à son tour par le proviseur ou le principal dont la fin tragique ferait alors la une de l’actualité. Espérons qu’un tel drame ne survienne jamais. Quant aux bons apôtres de certains pseudo-syndicats enseignants, on en a vu assez défiler lors de marches blanches, la mine faussement attristée, seulement inquiets à l’idée qu’on puisse un jour déterrer les e-mails, les courriers, les messages de détresse qui leurs ont été adressés et auxquels – collusion oblige – ils n’ont jamais répondu…

Les harceleurs et leurs protecteurs n’ont pas gagné. Ils ont prouvé une fois de plus qu’ils faisaient leurs les méthodes les plus brutales, les plus basses, les plus sales. Ce aussi en quoi tout nous oppose.

Nous n’avons pas dit notre dernier mot.

Marie, Jeanne, et Philippe.

 

 

« I have a dream… » lance Marie ce matin. « Moi aussi, I have a dream… »  répond Jeanne. « Ca alors ? Moi c’est pareil, I have a dream… », reprend Philippe.

Oui, nous havons un dream. Celui de voir briser le déni et l’Omerta sur la question du HMHEN, ce monstre innommable.

Et nous havons aussi d’autres dreams. Par exemple, celui de supprimer la catégorie « MG » de notre blog, et de créer à la place la catégorie « C 5 Une vraie Résistante : Mara GOYET. » Ce serait chouette, non ? Mara serait la première femme à entrer dans la catégorie des « vraies Résistantes » sur Omerta au Rectorat.

« I have a dream… »

Jeanne, Marie, et Philippe.

 

Ca sert à quoi ?

Ca sert à quoi, de parler du Harcèlement Moral Hiérarchique ?

Ca sert à quoi, de montrer que les syndicats enseignants ne sont pas tous très francs du collier ?

Ca sert à quoi, de pointer du doigt des responsables syndicaux corrompus, soudoyés, achetés par des cénacles dévoyés et des cercles pas vraiment vertueux ?

Ca sert à quoi, de souligner que les associations de parents d’élèves marchent trop souvent sur la tête ?

Ca sert à quoi, d’appeler la Justice à un peu plus de Justice ? 

Ca sert à quoi, de mettre en valeur les Résistants, les Justes, ceux qui refusent de se soumettre et de se taire ?

Ca sert à quoi, de nommer les bons apôtres, qui n’ont rien vu, rien entendu, et qui laissent faire ?

Ca sert à quoi, de prévenir les enseignants harcelés que les médiateurs de l’Education Nationale les leurrent, parce qu’ils participent du déni et de l’Omerta ? 

Ca sert à quoi, d’informer et de soutenir les salariés victimes d’un harcèlement destructeur mené par leur propre hiérarchie ?

Ca sert à quoi, d’essayer de faire évoluer un peu le Mammouth ?

Ca sert à quoi, de consacrer bénévolement des centaines d’heures à construire le seul blog évoquant de façon systématique les situations et les cas de Harcèlement Moral Hiérarchique dans l’Education Nationale ?

Ca sert à quoi, de faire sourire chaque jour par un dessin d’humour ?

Ca sert à quoi, de parcourir nos articles, de les commenter et de les diffuser ?

Toutes ces questions, Christine ANGOT, Daniel SCHNEIDERMANN et Léa SALAME auraient presque pu se les poser aujourd’hui. Presque.

Philippe, Jeanne, et Marie.

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Ci-dessous article de Daniel SCHNEIDERMANN, 17 mars 2015, Le Neuf-Quinze, Arrêt sur Images.

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Ce message contient des images qu’il vous faut accepter de télécharger pour profiter pleinement de la mise en forme.
Si vous rencontriez des problèmes pour afficher ce courriel, vous pouvez le visualiser directement sur cette adresse : http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=18706.

09h15 le neuf-quinze
Et informer en général, ça sert à quoi, Christine Angot ?

 

La chronique de Christine Angot dans Libé, publiée le 6 mars dernier (1), et qui buzze sur les ondes depuis hier avec quelques jours de retard, a une apparence : le burn out désordonné, déstructuré, durassien, d’un écrivain confronté à une actualité en fusion, sur laquelle il réalise, paniqué, qu’il n’a aucune prise. Ca sert à rien d’écrire des chroniques, écrit Angot, dans une chronique. Texte fascinant, qu’on pourrait mettre en abime à l’infini, sur le thème « à quoi ça sert d’écrire des chroniques pour dire que ça sert à rien d’écrire des chroniques ? » Invitée ce matin de Lea Salamé sur France Inter, Angot développait ses paradoxes à l’oral. C’était brillant.

Au-delà de cette apparence, cette chronique n’est pas écrite de nulle part. Elle s’appuie sur le socle des convictions politiques, aussi fermes que confuses et non exprimées, de l’auteur, convictions résumables dans cette phrase : « En ce moment, il y a une seule chose de bien : chacun montre son vrai visage. Celui-ci comprend les terroristes, celui-là comprend le vote Front national, tel autre propose qu’on boycotte Israël, que les artistes refusent d’y donner des concerts ». Autrement dit, compréhension envers les terroristes, envers le vote FN et proposition de boycott des produits des territoires occupés sont ramenés dos à dos, bonnet blanc blanc bonnet, Angot est contre Marine Le Pen, et pour Israël. Très bien, comme elle dirait. C’est son droit. Simplement, il faut savoir que si cette chronique exprime un burn out, c’est celui-là : le burn out d’une pro-israélienne et d’une anti Le Pen. On pourra s’amuser à chercher sa cohérence politique, mais ce n’est pas la question. Si on avait dû la poser à Duras, on y serait encore.

C’est d’autant moins la question que ce texte pose évidemment, à la manière Angot -imparable, talentueuse, au bazooka- une question à laquelle aucun chroniqueur ne saurait rester indifférent. C’est vrai. Ca sert à quoi ? On pourrait d’ailleurs encore élargir. Informer en général, ça sert à quoi ?  Entrer dans le détail, chercher au-delà des apparences la vérité des mots et des actes, être obsédé par l’idée de serrer la réalité du plus près possible, ça sert à quoi ? Ca sert à quoi (exemple du jour) (2)d’enquêter sur Woerth, puisque au final la Justice ne trouvera pas les preuves qui pourraient le faire condamner ?

Pour le journaliste et le chroniqueur, la question est aussi obsédante que vaine. Se la poser, pour le coup, ne sert à rien. Il y a une mission. Pour une certaine presse, elle est fixée par les actionnaires et les annonceurs, et ratifiée -ou non- par les lecteurs. Pour une autre presse, elle est fixée par les lecteurs seuls, sans actionnaires ni annonceurs. C’est mieux, mais ce n’est pas la question. A ceux dont c’est le métier ou la fonction, il incombe de remplir cette mission. Arrivera ce qui devra arriver, liront ceux qui veulent lire, raisonneront, riront, frissonneront, ceux qui le peuvent, s’indigneront ceux qui veulent s’indigner, changeront d’avis ceux qui doivent changer d’avis.

Au total, entendront ceux qui veulent entendre, c’est à dire, c’est vrai, pas grand monde. A quoi ça sert de dire que les statues de Mossoul détruites devant les caméras par les critiques d’art de l’EI -événement déclencheur du texte angotien- n’étaient que des copies (3), ce qu’ont confirmé les Irakiens (4), puisque Angot ne l’entendra pas, ne veut pas l’entendre, n’a pas envie de l’entendre, puisque ce fait n’est pas exploitable, pas utile dans le tumulte que Angot dénonce et entetient à la fois, et qui continue de répéter que les djihadistes ont bel et bien détruit des statues antiques.« Qui écoute qui ? » demande Angot. Bonne question.

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Certains clients de courrier électronique bloquent l’accès direct aux liens. Aussi, vous trouverez ci dessous et en clair l’ensemble des adresses web de ce présent message :

(1) http://www.liberation.fr/societe/2015/03/06/ca-sert-a-rien-d-ecrire-des-chroniques_1215646

(2) http://www.arretsurimages.net/articles/2015-03-16/Ces-scandales-mediatiques-qui-se-degonflent-au-tribunal-1-id7558

(3) http://www.arretsurimages.net/breves/2015-03-03/EI-musee-de-Mossoul-certaines-statues-etaient-des-copies-id18640

(4) http://www.arretsurimages.net/breves/2015-03-03/EI-musee-de-Mossoul-certaines-statues-etaient-des-copies-id18640

Daniel Schneidermann

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Ci-dessus article de Daniel SCHNEIDERMANN, 17 mars 2015, Le Neuf-Quinze, Arrêt sur Images.

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Nous avons souhaité consacrer ce 200ème article de notre blog à un petit bilan du parcours que nous menons ensemble, lecteurs et rédacteurs de ce site.

Omerta au Rectorat a été créé le 25 février 2013, il y a presque 2 ans. Nous avons épinglé des situations anormales dans 44 établissements scolaires français.

Les abonnés à notre site sont de plus en plus nombreux. Notre site est de plus en plus consulté. Il est cité comme une référence dans plusieurs ouvrages imprimés, et sur plusieurs sites de syndicats enseignants.

De nombreux enseignants et personnels de l’éducation nous contactent régulièrement, souvent pour nous remercier et nous encourager, parfois pour nous demander de relayer leur combat face à une direction et une administration despotiques. Dans plusieurs cas, ces victimes ont pu obtenir gain de cause dans un laps de temps relativement court, parce qu’elles n’étaient pas isolées au sein de leur établissement (au collège Pascal de Roubaix et au collège Jacques Prévert de Bourg-sur-Gironde, pour ne citer que ces deux exemples).

Lorsque nous avons créé ce site, qui aurait pensé qu’un jour Roland VEUILLET obtiendrait justice ? Nous espérions, nous luttions, nous relayions les informations sur ce cas emblématique d’acharnement administratif et de Harcèlement Moral Hiérarchique. Notre tout premier billet lui a été consacré, le 25 février 2013. C’est un grand espoir que cette victoire contre l’arbitraire et la barbarie en col blanc.

En 2015 le Ministère de l’Education Nationale déploie beaucoup d’efforts de communication autour du harcèlement des élèves entre eux. La cause est noble, mais elle ne doit pas masquer la barbarie institutionnalisée du Harcèlement Moral Hiérarchique. C’est bien le Ministère qui encourage les recteurs à défendre et protéger systématiquement les chefs d’établissement, y compris ceux qui commettent des délits de harcèlement moral.

Le Ministre Monsieur Benoît HAMON est à notre connaissance le premier à avoir fait bouger les choses, en permettant que soient reconnue l’implication de l’institution dans plusieurs suicides d’enseignants. C’est à la fois un petit pas au regard de l’étendue du phénomène que nous dénonçons, et une grande nouveauté, voire une révolution à l’échelle du Mammouth. Nous attendons de Madame la Ministre Najat VALLAUD BELKACEM d’autres avancées, réelles, au-delà des bonnes intentions et des mots consensuels.

On ne peut attendre des « gros » syndicats enseignants qu’ils fassent bouger quoi que ce soit. Trop souvent, leurs dirigeants trouvent intérêt à ce que le Harcèlement Moral Hiérarchique perdure. Cependant nous refusons les amalgames, et il existe de vrais syndicalistes dans chaque structure syndicale. Quelques syndicats osent briser le déni et l’Omerta, et ils agissent, concrètement. Nous ne manquerons pas de continuer à le souligner chaque fois que cela sera porté à notre connaissance.

N’hésitez pas à nous contacter pour nous donner des informations, nous encourager, nous conseiller, nous critiquer. N’hésitez pas à relayer nos billets et à faire connaître Omerta au Rectorat. On nous dit que facebook est un excellent vecteur pour diffuser les informations, alors diffusez, diffusez, et relayez sur fesse-bouc : informer et sensibiliser, c’est le meilleur moyen de faire reculer la violence du harcèlement que subit le personnel de l’Education Nationale.

Plus de 80 établissements figurent déjà dans nos projets d’articles. Et pour notre 50ème établissement, nous réservons une petite surprise à un harceleur-type, un modèle du genre, une caricature de despote local, qui jusqu’ici est passé à travers les mailles du filet tout en conduisant devant une Commission Disciplinaire un enseignant innocent, et en obtenant qu’on demande… sa révocation ! Le scandale est de taille mais ni le rectorat concerné, ni le Ministère ne semblent en prendre conscience. L’affaire ne se réglant pas en interne, malgré toute la bonne volonté d’une des principales victimes de ce harceleur, il se peut que nous fassions partie des relais qui demain exposeront les faits au grand jour. Cela promet d’être brutal pour l’institution scolaire, d’autant qu’une affaire de Harcèlement Moral Hiérarchique peut cacher d’autres délits de diverses natures…

Pus que jamais, Omerta au Rectorat sera un site à suivre dans les mois à venir. Merci de nous lire et de nous faire connaître. Et courage à tous les personnels harcelés par leur direction. Il existe des possibilités de briser la logique du harcèlement, ne subissez plus en silence, faites savoir les choses et qui sait… Vous obtiendrez peut-être un jour autre chose que d’être laminé(e) vivant sans avoir eu l’occasion de relever la tête et de pointer du doigt les dysfonctionnements de l’institution scolaire.

Marie, Jeanne, et Philippe.

Les vacances sont là, et, comme vous, nous les avons bien méritées. 28 établissements épinglés depuis notre création, il y a 16 mois… 50 billets publiés le mois dernier, jusqu’à 5 billets dans la seule journée du 4 juin… Quelques semaines de repos et nous reviendrons en septembre pour évoquer les situations d’autoritarisme et de harcèlement dans des dizaines d’autres établissements scolaires (plus de 80 autres situations locales sont déjà repérées, dont plusieurs encore jamais médiatisées et pour lesquelles vous nous avez adressé des infos ou des documents).

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MERCI, un grand MERCI à tous nos lecteurs et particulièrement à nos « abonné(e)s ».

L’ inscription à notre site d’information est entièrement gratuit, of course.

N’hésitez pas à faire connaître notre site et à diffuser nos billets auprès de votre carnet d’adresses.

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Faites connaître Omerta au Rectorat

afin de poursuivre la lutte contre le harcèlement dans l’enseignement.

* * *

Parler ouvertement et librement du harcèlement moral hiérarchique est le SEUL moyen de le faire reculer.

* * *

Votre soutien est notre meilleure protection contre les pressions des partisans du statu quo et de l’omerta.

Bonnes vacances à toutes et à tous !

Marie, Jeanne, et Philippe