Archives de la catégorie ‘A 2 Qui veut la peau d’Omerta au Rectorat ?’

 

 

Vous êtes nombreux à nous demander pourquoi nous avons fermé définitivement notre site. La réponse est simple. SNES-FSU + SNPDEN-UNSA

SNES-FSU et SNPDEN-UNSA

Ces deux syndicats sont les seuls responsables de l’arrêt du blog « Omerta au Rectorat ».
Ces deux syndicats ont tué ce blog.
Ces deux syndicats travaillent contre notre volonté de libérer la parole dans l’Education Nationale.

On dit qu’il faut chercher à qui profite le crime.
A qui profite l’Omerta dans l’Education Nationale ?
Cette Omerta profite au SNES-FSU et au SNPDEN-UNSA.

Le SPDEN-UNSA a agi sans fard, par exemple à travers sa Lettre de Direction n° 502.
Le SNES-FSU, quant à lui, a ourdi, œuvré et manoeuvré dans l’ombre. Contre nous, contre vous, contre ce blog, contre la libération de la parole dans l’Education Nationale.
De hauts dirigeants du SNES-FSU ont agi avec une déloyauté, un cynisme, une perfidie, et une bassesse sans limites.

Nous abattre : ils en ont rêvé.
Nous lyncher, physiquement, après nous avoir violées, certains irresponsables ont publiquement exprimé ce souhait.
Nous avons pris toutes les précautions nécessaires afin de ne pas être identifiées, au-delà de nos prénoms. Jamais notre identité ne sera connue, de qui que ce soit d’autre que nous, tant que nous souhaiterons préserver notre sécurité.

On s’en est pris, par dépit, à plusieurs de nos lectrices et lecteurs, avec un acharnement et une violence répressive qui prouvent que les enjeux dépassent la petite audience d’un simple blog d’information.
Des moyens policiers et judiciaires effarants ont été mis en œuvre pour « faire parler » ces lecteurs, puis pour les « faire payer » leur sympathie à l’égard de notre cause.
Nos lecteurs ne savent rien de notre identité. Et ils n’ont rien à « payer » à qui que ce soit : consulter notre site, parler de ce dont il est défendu de parler, c’est gratuit.
Des magistrats se sont laissés berner et ont condamné lourdement plusieurs lecteurs de notre blog, dès lors que ces simples lecteurs menaient eux aussi un travail de lanceur d’alerte, travail n’enfreignant aucune loi, mais travail très gênant pour l’institution scolaire.
Convocations, perquisitions sauce Tarnac, mises en examen creuses, instructions menées uniquement à charge, procès en catimini, condamnations sans fondement matériel ou juridique, comme aux grandes heures d’Outreau.
Là où passe et s’impose un ultra-puissant corps intermédiaire hégémonique moteur traditionnel de l’Omerta, la terreur fait la loi. Là où passe ce corps intermédiaire archaïque, la justice trépasse, les instructions de non-lieux sont foulées au pied, l’équité meurt, l’innocence est violée, d’honnêtes citoyens sont condamnés et muselés.

Nous encourageons nos lectrices et nos lecteurs à s’informer sur ces poursuites menées contre plusieurs d’entre-elles, plusieurs d’entre eux, et à se montrer solidaires envers ces victimes. Les victimes d’une répression contraire aux principes de justice.
Nous encourageons ceux de nos lecteurs ciblés par cette criminalisation de leurs luttes, à se défendre pied-à-pied, et à médiatiser tout nouveau procès. La médiatisation de cette répression reste le seul moyen d’essayer de garantir un minimum d’équité et de justice.
Nous encourageons les médias à travailler sur ces sujets laissés dans l’invisibilité la plus noire.
Nous encourageons les élus, quels qu’ils soient, à porter ce débat, de sorte que le pouvoir judiciaire soit contraint de revenir dans les rails.

Il est inutile et il serait contreproductif de mener de nouvelles perquisitions tarnaciennes au domicile de nos lecteurs. Il n’y a chez eux ni bombe ni quoi que ce soit qui puisse justifier ces démarches disproportionnées, ni rien qui puisse permettre de remonter jusqu’à nous.
Qu’on n’hésite pas, plutôt, à enquêter sur les viols et les délits de harcèlements dont sont coupables quelques petits copains et grands coquins qui dirigent certains lycées et certains collèges.
Ces violeurs et ces harceleurs ne sont jamais inquiétés par les magistrats. C’est une chose.
C’en est une autre de condamner des lanceurs d’alerte innocents.

Notre combat compte ses martyrs.
Il porte aussi ses fruits.
Haut les cœurs ! Courage !

Le mouvement #PasdeVague est né, comme nous l’avions prédit dès 2013, cinq ans avant son éclosion.
Le SNES-FSU et l’UNSA-SNPDEN ont perdu cette bataille. #PasdeVague est né de leur inertie, voire de leur cautionnement de l’Omerta régnant dans l’Education Nationale.

D’autres sites prennent notre relais, parmi lesquels deux nous semblent mériter d’être soutenus sans réserve.

« Transparency Education Nationale », animé par un homme déterminé, qui a l’avantage de ne pas dépendre financièrement de l’Education Nationale.   http://www.transparencyen.fr/
Et « Mais faites taire ce petit prof’ bon sang ! » qui vit grâce à la persévérance d’un lanceur d’alerte, endurci par 15 années de brutalités, de violences et de harcèlement commis par sa hiérarchie locale avec l’aval, jusqu’à maintenant, de son administration.    https://faitestairecepetitprofbonsang.wordpress.com/

Suivez ces initiatives, accompagnez-les, faites-les connaitre autour de vous, soutenez leurs rédacteurs, alimentez le #PasdeVague.

 

Avant d’achever… Nous souhaitons confirmer officiellement ce que beaucoup de nos lecteurs savent déjà, l’information ayant circulé par le bouche-à-oreille et, nous a-t-on dit, sur les réseaux sociaux auxquels nous sommes définitivement réfractaires.
Notre ami Philippe nous a quittés brutalement. Quelques mois après le début des opérations de répression qui ont ciblé une poignée de nos lecteurs.
Nous renouvelons ici l’expression de notre soutien et de notre sympathie à l’égard de sa famille, de ses proches, de ses collègues.
Philippe aurait été heureux de découvrir l’élan suscité par le hashtag #PasdeVague.
Nous pensons souvent à toi, Philippe.
Le combat continue.

Marie et Jeanne.

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Bonjour,

Que vous soyez victime de Harcèlement Moral Hiérarchique.
Que vous soyez un petit chef malmenant ses subordonné(e)s et tremblant à l’idée qu’un média expose publiquement vos délits.
Que vous soyez payé par un Ministère (Ministère de l’Education Nationale, Ministère de l’Intérieur, Ministère de la Justice) ou par un syndicat enseignant pour nous fliquer ou pour nous faire taire.
Vous l’avez constaté : depuis le 12 novembre 2015, depuis un an, des dizaines d’articles de notre blog ont été mis sous le boisseau, nous sommes silencieux et ce site est en sommeil.

Pourtant, nous sommes resté(e)s très actif/ve/s, dans l’ombre.
Le combat n’est pas terminé.
Nous reviendrons, sur Omerta au Rectorat ou ailleurs.
D’autres équipes nous relaieront : Paule, Jacques et Jean ; et aussi Johanne et Luc ; et d’autres encore…

Les hauts fonctionnaires et les petits chefs qui entretiennent l’Omerta sur le Harcèlement Moral Hiérarchique sont les mêmes qui détruisent l’Ecole de la République. Ils oublient que les élèves d’aujourd’hui sont les électeurs de demain. A force de démolir les meilleur(e)s enseignant(e)s, à force de saper leur autorité, à force de leur imposer de baisser leurs exigences, de baisser le niveau, de copiner avec les enfants, de faire du « ludique », ils ont abruti les élèves et les étudiants qui sont aussi les électeurs d’aujourd’hui, et ceux de demain.

Aujourd’hui 9 novembre voit le triomphe de Donald TRUMP. Et demain en France ?
Abrutir les masses, nier l’importance du savoir et de sa transmission, décrier la culture, faire des « économies » sur l’instruction publique, dénigrer systématiquement les « profs' », sacraliser l’enfant-roi et l’enfant-tyran, c’est construire l’électeur-tyran et consacrer le règne de la bêtise.

Il est encore temps d’interpeller les responsables politiques et d’essayer d’informer une partie de l’opinion publique. Les micro-résistances et les initiatives en ce sens se font jour, ici et là.
Cette semaine Daniel ARNAUD nous rappelle « Ce qu’on ne vous dit pas lors de la Journée contre le Harcèlement à l’Ecole » : http://generation69.blogs.nouvelobs.com/archive/2016/11/02/ce-qu-on-ne-vous-dit-pas-lors-de-la-journee-contre-le-harcel-593212.html ;
Jean-Paul BRIGHELLI explique comment « L’Education Nationale fait le choix des bourreaux » :
http://www.lepoint.fr/invites-du-point/jean-paul-brighelli/brighelli-profs-agresses-l-education-fait-le-choix-des-bourreaux-26-10-2016-2078668_1886.php ;
Paul ANTOINE lance une « Pétition contre les violences faites aux enseignantes et aux enseignants » : 
https://www.change.org/p/najat-vallaud-belkacem-p%C3%A9tition-contre-les-violences-faites-aux-enseignantes-et-aux-enseignants

Lisez leurs articles, commentez-les, faites tourner à votre carnet d’adresses, sur facebook, sur twitter, parlez-en à votre famille, à vos connaissances et ailleurs. A chacune et à chacun de s’emparer ou non de ces sujets, et de les diffuser… ou de laisser l’Ecole de la République sombrer.

Demain, un Donald TRUMP au pouvoir en France ? Les Etats-Unis ne sont pas la France, mais grâce au Harcèlement Moral Hiérarchique, grâce aux hauts fonctionnaires qui protègent les harceleurs, grâce aux responsables politiques qui encouragent ces pratiques, qui veulent des « profs' » soumis et marchant au pas, grâce à la destruction de l’Ecole de la République, ce n’est peut-être plus qu’une question de temps. Car oui, l’Education Nationale forme davantage de consommateurs abrutis que de citoyens éclairés.

Il reste à notre Ministre, Madame Najat VALLAUD BELKACEM, quelques mois pour insuffler un vent de fraîcheur, mettre un terme au déni et à l’Omerta sur le Harcèlement Moral Hiérarchique, reconnaître et protéger ses victimes, fiche la paix aux lanceurs d’alerte, et apporter ainsi à son bilan politique une dernière action qui soit indubitablement une action de progrès, de justice, de bon sens et d’espoir.

Marie, Jeanne, et Philippe.

 

Harcèlement. Insultes. Calomnies. Diffamations. Pressions. Intimidations. Chantage. Menaces physiques. Atteintes aux biens et aux personnes. Et pour couronner le tout, plaintes judiciaires (plaintes fantaisistes et sans fondements, mais il suffit qu’un juge BURGAUD trouve intérêt à ce que…). Voilà ce que nous vivons depuis que ce blog trouve un peu d’écho.

Nous sommes contraints de fermer notre blog Omerta au Rectorat. Nous ne laissons sur notre site que les dessins de la catégorie Le sourire du jour, quelques articles, des pages de présentation, et une liste partielle des établissements scolaires évoqués ou qui étaient en passe de l’être. 320 esquisses d’articles concernant plus de 280 autres collèges et lycées resteront en l’état, sans être publiées.

Nous tenons à remercier toutes les personnes qui nous ont lus, nous ont soutenus et encouragés. Toute notre gratitude à celles et à ceux qui ont fait connaître notre site et nous ont communiqué de quoi l’alimenter. Une pensée particulière vers celles et ceux qui nous ont remerciés pour les informations et le soutien que la lecture de nos articles leur a apportés.

Nous souhaitons le plus grand courage aux personnels de l’Education Nationale soumis à l’enfer que nous avons tenté d’évoquer à travers ce blog. Que l’une de ces victimes, un jour, sombre dans une folie vengeresse et commette un acte semblable à celui du personnage incarné par Jean-Pierre DARROUSSIN dans le film de Jean-Marc MOUTHOUT De bon Matin, et il sera un peu tard pour s’étonner de ce retour de bâton. Ce ne sera pas faute d’avoir ici même pointé du doigt l’extrême violence encouragée et couverte par toute la chaîne hiérarchique de l’institution scolaire. Ce ne sera pas faute d’avoir demandé à ce qu’on y mette fin. Si quelqu’un, alors, venait à rappeler les articles publiés par Omerta au Rectorat, Le Ministère de l’Education Nationale, les fonctionnaires des Rectorats et des Inspections Académiques, les dirigeants du SNPDEN et autres braves gars auraient quelques difficultés à nier qu’ils couvrent depuis toujours les pratiques de harcèlement adoptées à son tour par le proviseur ou le principal dont la fin tragique ferait alors la une de l’actualité. Espérons qu’un tel drame ne survienne jamais. Quant aux bons apôtres de certains pseudo-syndicats enseignants, on en a vu assez défiler lors de marches blanches, la mine faussement attristée, seulement inquiets à l’idée qu’on puisse un jour déterrer les e-mails, les courriers, les messages de détresse qui leurs ont été adressés et auxquels – collusion oblige – ils n’ont jamais répondu…

Les harceleurs et leurs protecteurs n’ont pas gagné. Ils ont prouvé une fois de plus qu’ils faisaient leurs les méthodes les plus brutales, les plus basses, les plus sales. Ce aussi en quoi tout nous oppose.

Nous n’avons pas dit notre dernier mot.

Marie, Jeanne, et Philippe.

 

 

Il y a deux mois jour pour jour nous ouvrions une nouvelle rubrique sur ce blog : « Qui veut la peau d’Omerta au Rectorat ? ».

Voir ici : https://omertaaurectorat.wordpress.com/2015/02/19/qui-veut-la-peau-d-omerta-au-rectorat-1-notre-blog-bientot-ferme/

Et là : https://omertaaurectorat.wordpress.com/2015/02/20/qui-veut-la-peau-domerta-au-rectorat-2-ceux-qui-sont-censes-defendre-les-victimes-du-harcelement-sont-parfois-les-premiers-a-vouloir-nous-faire-taire/

Depuis, les menaces se sont multipliées. Un lobby corporatiste des chefs d’établissements s’est mobilisé et a mis en branle ses appuis et ses réseaux pour nous faire rendre gorge. La Justice, si clémente avec les chefs d’établissements scolaires coupables de délits de harcèlement, va-t-elle s’emballer et nous faire embastiller ? Aurons-nous le temps, avant qu’on nous mette les fers aux pieds, de vous lancer un dernier message incitant à conserver l’espoir et à poursuivre la lutte contre les abus de pouvoir en milieu scolaire ?

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Notre blog et le sens de notre lutte sont connus depuis deux ans des services du Ministère de l’Education Nationale, aux devants de qui nous nous sommes spontanément portés en leur faisant connaître notre existence. Régulièrement l’adresse de notre blog a été rappelée à l’administration, et le contenu de nos derniers articles lui a été communiqué. Madame Najat VALLAUD BELKACEM, pour qui la lutte contre le harcèlement à l’école est une priorité, ne peut rester sourde et insensible à nos appels. Les commentaires postés sur son site officiel comportent des incitations à consulter le nôtre : http://www.najat-vallaud-belkacem.com/2015/04/03/harcelement-violences-a-lecole-il-ne-faut-rien-laisser-passer/ http://www.najat-vallaud-belkacem.com/2015/04/10/le-college2016-adopte-par-conseil-superieur-de-leducation/comment-page-1/#comments

Marcel Libon 5 avril 2015 at 22:42

Madame la Ministre,

A propos de violence et de harcèlement… Vous avez agi avec sagesse en annulant les sanctions administratives prononcées de façon abusive contre Roland Veuillet il y a 10 ans.
Quand allez-vous éradiquer le harcèlement moral hiérarchique qui brise des milliers d’enseignants chaque année en France ?
L’ouvrage de Daniel Arnaud, les sites de Roland Veuillet, Guy Landel, Paul Villach, Omerta au Rectorat brisent le tabou sur ce fléau. https://omertaaurectorat.wordpress.com/
De grâce, Madame la Ministre, n’attendez pas les prochains suicides d’enseignants pour agir.
Veuillez agréer, Madame la Ministre, l’expression de mes respects les plus vifs.

Marcel Libon

A propos de réforme… Vous qui avez agi avec sagesse en annulant les sanctions administratives prononcées de façon abusive contre Roland Veuillet il y a 10 ans : à quand une réforme pour éradiquer le harcèlement moral hiérarchique qui brise des milliers d’enseignants chaque année en France ?
L’ouvrage de Daniel Arnaud, les sites de Roland Veuillet, Guy Landel, Paul Villach, Omerta au Rectorat brisent le tabou sur ce fléau. https://omertaaurectorat.wordpress.com/
De grâce, Madame la Ministre, n’attendez pas les prochains suicides d’enseignants pour agir.
Veuillez agréer, Madame la Ministre, l’expression de mes respects les plus vifs.

Marcel Libon

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Il n’y a rien de diffamatoire à reprendre un article de la presse quotidienne régionale qui évoque noir sur blanc « une situation de harcèlement » engendrée par un proviseur de lycée. A moins de vouloir également porter plainte contre ce titre de presse ? A moins de vouloir tordre le Droit, tordre la Justice, tordre le sens de l’intérêt commun ? A moins d’inventer des fautes, des délits, des motifs de chefs d’inculpation. Si un mauvais procès devait nous être fait, si nous devions demain être poursuivis pour notre rôle de lanceurs d’alerte, ce serait pour les harceleurs et pour leurs protecteurs une victoire en trompe l’oeil. La publicité faite autour d’éventuelles poursuites judiciaires serait autant de publicité faite à la lutte contre le Harcèlement Moral Hiérarchique dans l’Education Nationale.

« Bien sûr la justice officielle sait toujours trouver des motifs pour transformer une résistance politique en un crime de droit commun, en inventant des chefs d’inculpation et en faisant témoigner ses propres policiers. La justice officielle, d’ailleurs, leur en sait gré puisqu’elle sait être reconnaissante avec eux, lorsqu’ils sont les auteurs de «bavures». Clémente avec les meurtriers de Malik, de Zyed ou de Bouna (le verdict sera rendu en mai), jamais condamnés à de la prison ferme, elle est impitoyable avec celles et ceux qui revendiquent le droit élémentaire de dire leur opposition à la société telle qu’elle est organisée, ou aux politiques telles qu’elles sont menées. Ce qui se renforce et se dessine localement, à partir de manifestation, piquet de grève ou mobilisation, c’est une société construite sur la criminalisation des luttes sociales et politiques, dont on peut craindre, si l’on n’y prend garde, qu’elle ne devienne le lot commun dans tout le pays.  » Extrait d’une Tribune publiée dans Libération du 17 avril.

Marie, Jeanne, et Philippe.

 

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Ci dessous, Tribune de Jacques RANCIERE, Ken LOACH, Judith BUTLER et alii, 17 avril 2015, Libération.

http://www.liberation.fr/debats/2015/04/17/manifester-en-france-c-est-risquer-de-finir-en-prison_1246031

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LibérationIdées

A Madrid, les opposants de la nouvelle loi de sécurité intérieure ont organisé une manifestation d’hologrammes devant le Parlement espagnol. (Photo : AFP PHOTO/ HO/ NO SOMOS DELITO)

 

Le droit à manifester est un droit non négociable. Mais ce qui se dessine localement, c’est une société construite sur la criminalisation des luttes sociales et politiques.

Il plane dans ce pays une atmosphère bien étrange. Quoi que l’on puisse penser du douteux cortège de tête de la mobilisation fleuve ayant défilé dans les rues de Paris, le 11 janvier, après les attentats contre Charlie Hebdo et l’Hyper Cacher de Vincennes, ce sont bien quatre millions de personnes qui ont choisi de manifester pour dire leur rejet des attentats et leur attachement à un certain nombre de valeurs démocratiques. Comme le notaient alors les correspondants de la presse internationale, c’est au travers de la «manif», sorte de paradigme hexagonal de l’expression collective, que les Français avaient décidé d’exprimer leur émoi. Hollande et son gouvernement, eux, jouaient la carte de l’émotion et de la responsabilité, n’hésitant pas à se présenter comme les hérauts de la liberté d’expression. Mais celle-ci, en France, avant comme après ce défilé historique, n’est pas un étalon universel, loin de là. Il existe des territoires et des villes où manifester peut conduire derrière les barreaux.

Que ce soit à Notre-Dame-des-Landes, à Sivens, à Nantes, à Lyon ou à Toulouse, ce n’est pas tous les jours le 11 janvier. Manifester oui, mais pas pour saluer la mémoire du jeune militant écologiste tué par un tir de grenade de la gendarmerie, Rémi Fraisse, dans la nuit du 25 au 26 octobre. Manifester oui, mais pas contre la série de violences policières commises par la suite à l’occasion de plusieurs manifestations interdites en préfecture. Manifester oui, mais pas contre l’interdiction de manifester elle-même. Ces interdictions qui se sont répétées sur l’ensemble du territoire sont une atteinte grave et révoltante à un droit démocratique fondamental. Nombreux sont celles et ceux qui, en novembre, n’ont pas accepté les diktats vigipiratesques et les arrêtés préfectoraux. Des dizaines ont alors été arrêtés, gardés à vue, déférés devant la justice et souvent condamnés. Qui à une peine de sursis et une amende, qui à une peine de prison ferme. C’est le cas de Gaëtan, étudiant toulousain en histoire de l’art au Mirail, militant politique et syndical, arrêté en marge de la manifestation interdite du 8 novembre. En première instance, il a écopé d’une peine de prison avec sursis et d’une amende. En appel, le juge a choisi d’aggraver la sentence, en le condamnant à six mois de prison, dont deux fermes.

Bien sûr la justice officielle sait toujours trouver des motifs pour transformer une résistance politique en un crime de droit commun, en inventant des chefs d’inculpation et en faisant témoigner ses propres policiers. La justice officielle, d’ailleurs, leur en sait gré puisqu’elle sait être reconnaissante avec eux, lorsqu’ils sont les auteurs de «bavures». Clémente avec les meurtriers de Malik, de Zyed ou de Bouna (le verdict sera rendu en mai), jamais condamnés à de la prison ferme, elle est impitoyable avec celles et ceux qui revendiquent le droit élémentaire de dire leur opposition à la société telle qu’elle est organisée, ou aux politiques telles qu’elles sont menées. Ce qui se renforce et se dessine localement, à partir de manifestation, piquet de grève ou mobilisation, c’est une société construite sur la criminalisation des luttes sociales et politiques, dont on peut craindre, si l’on n’y prend garde, qu’elle ne devienne le lot commun dans tout le pays. Aujourd’hui à Toulouse, sorte de ville-laboratoire, la moindre mobilisation revêtant une dimension un tant soit peu politique, féministe, antiraciste ou de solidarité internationale avec le peuple palestinien est encadrée, lorsqu’elle n’est pas interdite, comme si le moindre acte militant public portait en lui le germe du «terrorisme».

Dans son message de soutien à Gaëtan, Erri De Luca souligne combien «le droit à manifester est un droit non négociable». Il en sait quelque chose. «Pas de prison pour Gaëtan et tous les condamnés pour avoir manifesté», tel est le nom de la campagne actuellement menée pour dénoncer toutes ces atteintes, auxquelles on voudrait nous habituer, aux libertés démocratiques élémentaires. Nous nous associons ici à ce refus et témoignons de notre solidarité à son égard et à celui des autres condamnés après les manifestations contre les violences policières. Nous invitons chacune et chacun, en conscience, à mesurer la gravité de la situation actuelle.

Parmi les signataires : Marc Abélès, anthropologue, directeur de recherches au EHESS et CNRS ; Gilbert Achcar, professeur, Université de Paris-8 et SOAS, Université de Londres ; Tariq Ali, écrivain et réalisateur ; Etienne Balibar, professeur émérite, Université de Paris-Ouest ; Ludivine Bantigny, historienne, maître de conférences, Université de Rouen ; Emmanuel Barot, philosophe, maître de conférence HDR, Université Jean Jaurès/Mirail de Toulouse ; Enzo Traverso, historien, Cornell University ; Michel Broué, mathématicien, Professeur, Université Paris-Diderot ; Sébastien Budgen, éditeur ; Judith Butler, philosophe, Université de Berkeley, Californie ; Vincent Charbonnier, ingénieur d’études, IFÉ- ENS de Lyon ; Anne Clerval, maître de conférences en géographie, Université Paris-Est Marne-la-Vallée ; Alexis Cukier, docteur en philosophie, ATER, Université de Poitiers ; Sonia Dayan-Herzbrun, sociologue, professeure émérite, Université Paris Diderot-Paris 7 ; Jean-Numa Ducange, historien, maître de conférences, Université de Rouen ; Cédric Durand, économiste, Université Paris 13 ; Franck Fischbach, philosophe, professeur à l’Université de Strasbourg ; Geneviève Fraisse, philosophe, directrice de recherche émérite, CNRS ; Bernard Friot, sociologue et économiste, Université de Paris-Ouest ; Franck Gaudichaud, maître de conférences en Civilisation hispano-américaine, Université Grenoble-Alpes ; Barbara Glowczewski, anthropologue, directrice de recherches au CNRS et Collège de France ; Fabien Granjon, sociologue, professeur, Université Paris 8 ; Razmig Keucheyan, sociologue, maître de conférences, Paris Sorbonne-Paris IV ; Stathis Kouvélakis, philosophe, King’s College, Londres ; Ken Loach, réalisateur ; Frédéric Lordon, économiste, CNRS ; Michael Lowy, philosophe, CNRS ; Olivier Neveux, historien d’art, professeur, Université Lyon 2 ; Ugo Palheta, maître de conférences en sciences de l’éducation, Université Lille-3 ; Willy Pelletier, sociologue, Université de Picardie ; Paul B. Preciado, philosophe, Université de New York ; Jacques Rancière, philosophe, professeur émérite, Université Paris 8 ; Kristin Ross, professeure de littérature comparée, New York University ; Valentin Schaepelynck, maître de conférences en sciences de l’éducation, Université Paris 8 ; Guillaume Sibertin-Blanc, philosophe, maître de conférences HDR, Université Jean Jaurès/Mirail, Toulouse ; Eduardo Viveiros de Castro, anthropologue, Museo Nacional, Rio de Janeiro ; Slavoj Žižek, philosophe, Université de Ljubljana, Slovénie.

Des rassemblements sont prévus ce vendredi : à Paris, place Saint Michel, à 18h30 et à Toulouse, place Jean Jaurès, à 18h.

Plus d’infos sur Facebook

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Ci dessus, Tribune de Jacques RANCIERE, Ken LOACH, Judith BUTLER et alii, 17 avril 2015, Libération.

http://www.liberation.fr/debats/2015/04/17/manifester-en-france-c-est-risquer-de-finir-en-prison_1246031

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« L’indifférence est toujours l’alliée des pouvoirs  » rappelle Laurent JOFFRIN dans son édito du Libération de ce jour. L’indifférence est aussi l’alliée des harceleurs.

Indifférence coupable des gros syndicats enseignants, immergés dans la collusion avec les harceleurs.

Indifférence du Ministère de l’Education Nationale, indifférence des hauts fonctionnaires, indifférence des médiateurs de l’Education Nationale…

Indifférence de  l’Autonome de Solidarité Laïque, indifférence des partenaires de l’institution scolaire, indifférence des parents d’élèves…

Indifférence des médias, indifférence des journalistes, indifférence de la Justice…

Indifférence d’une opinion publique mal informée.

Les lanceurs d’alertes viennent bousculer la molle indifférence de tous les bons apôtres. La nouvelle législation sur la surveillance des Français laissera-t-elle un peu de place et de liberté d’expression aux lanceurs d’alertes  ? Omerta au Rectorat pourra-t-il exister encore longtemps alors qu’il dérange toute la pyramide hiérarchique de l’institution scolaire ?

Philippe, Jeanne, et Marie.

 

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Ci-dessous éditorial de Laurent JOFFRIN, 11 avril 2015, Libération.

http://www.liberation.fr/societe/2015/04/10/amender_1238766?xtor=EPR-450206&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=quot

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EDITORIAL

L’indifférence est toujours l’alliée des pouvoirs. L’apathie que montre l’opinion dans les affaires de surveillance a quelque chose d’inquiétant. Déjà, au moment des révélations sur les agissements de la NSA, les Français, quoique massivement écoutés par le renseignement américain, avaient fait preuve d’une mollesse coupable. Aujourd’hui, alors que le gouvernement s’apprête à faire voter une législation qui donne aux services secrets une latitude inédite pour espionner la société, les protestations sont encore dispersées. Selon les dispositions nouvelles, les services secrets pourront intercepter les données d’un nombre incroyable de personnes, surprendre les conversations de militants syndicaux ou associatifs, rechercher plus facilement les sources des journalistes, surveiller tout quidam soupçonné de près ou de loin d’entretenir des liens avec des présumés délinquants. Chacun comprend qu’il faut renforcer les moyens de lutte contre le terrorisme en usant des technologies les plus pointues. Personne ne soupçonne les partis républicains de vouloir se changer soudain en Big Brothers tricolores. Aussi bien, les protestations de Bernard Cazeneuve ont un accent de sincérité (lire page 4). Mais que se passera-t-il si un autre gouvernement, plus répressif, ou un responsable trop zélé, s’avise d’utiliser ces nouveaux moyens de surveillance à des fins malignes ? Il est temps d’amender le projet en discussion, pour encadrer mieux l’action des petits James Bond à grandes oreilles.

 

Par Laurent Joffrin

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Ci-dessus éditorial de Laurent JOFFRIN, 11 avril 2015, Libération.

http://www.liberation.fr/societe/2015/04/10/amender_1238766?xtor=EPR-450206&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=quot

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Des harceleurs hystériques contre lesquels le Ministère doit agir.

 

Un internaute anonyme (mais avec des liens sur le site du lobby corporatiste du SNPDEN) a rédigé un tissu de mensonges pompeusement titré «lettre de direction n° 502» dans lequel il s’en prend violemment, en les calomniant, aux lanceurs d’alerte qui combattent le Harcèlement Moral Hiérarchique dans l’Education Nationale. Le texte du B.O. 10 du 8 mars 2007 est pourtant clair : « Aucune mesure concernant notamment le recrutement, la titularisation, la formation, la notation, la discipline, la promotion, l’affectation et la mutation ne peut être prise à l’égard d’un fonctionnaire en prenant en considération :

1) Le fait qu’il ait subi ou refusé de subir les agissements de harcèlement moral visés au premier alinéa ;

2) Le fait qu’il ait exercé un recours auprès d’un supérieur hiérarchique ou engagé une action en justice visant à faire cesser ces agissements ;

3) Ou bien le fait qu’il ait témoigné de tels agissements ou qu’il les ait relatés. »

Ce corporatisme hystérique et cynique peut viser n’importe lequel, n’importe laquelle d’entre nous, sous n’importe quel prétexte.

D’ailleurs, certains personnels de direction des établissements scolaires ne se gênent pas pour harceler les sans grades placés sous leur hiérarchie. Plutôt que de prendre ses distances avec les chefs d’établissement harceleurs, plutôt que de dénoncer le Harcèlement Moral Hiérarchique dans l’Education Nationale, plutôt que de le combattre, la direction du Syndicat National des Personnels de Direction de l’Education  Nationale reconnaît par écrit – lapsus ou cynisme ? – que… le harcèlement est « bien commode »… Cynisme : le SNPDEN semble soutenir sans réserve les harceleurs qui déshonorent les professions de proviseur et de principal, même en cas de suicide de leurs victimes.

Marie, Jeanne, Philippe et leurs lecteurs alertent le Ministère de l’existence de harceleurs hystériques parmi le personnel de direction et lui demandent d’agir pour protéger les subalternes de ces harceleurs.

Les collègues harcelés doivent donner suite, prévenir leurs avocats et de vrais syndicalistes, et informer le plus largement possible de ce qu’ils subissent. Même si leurs harceleurs sont protégés par des réflexes corporatistes contraires aux valeurs qui fondent une société démocratique.

 

Marie, Jeanne, et Philippe    😉

 

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Ci-dessous lettre de direction n° 502 du SNPDEN, 30 mars 2015.

http://www.snpden.net/node/2805

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Lettre de direction n° 502 : Un blog hystérique contre lequel le Ministère doit agir

Un blog hystérique contre lequel
le ministère doit agir

Un blog anonyme  (mais avec des liens sur les sites de la CGT et de SUD) s’en prend violemment, parfois nommément, à des personnels de direction en termes souvent orduriers sur le thème devenu bien commode du « harcèlement ». En effet, là un collègue a osé faire remarquer que ce serait bien d’être à l’heure ; ailleurs la connexion internet ne marche pas ou encore la direction refuse de « virer » les élèves « délinquants » sans les entendre (c’était donc supposé « se voir »…).

Ce populisme hystérique peut viser n’importe lequel d’entre nous, sous n’importe quel prétexte.

D’ailleurs, les personnels de direction partagent les honneurs de ce blog avec des syndicalistes enseignants du SNES également insultés à longueur d’articles et abondamment traités de « collabos corrompus ».

Le SNPDEN alerte le ministère de l’existence de ce blog et lui demande d’agir pour protéger ses personnels.

Les collègues mis en cause qui veulent donner suite doivent prévenir les responsables académiques du SNPDEN et demander la protection du rectorat

 

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Ci-dessus lettre de direction n° 502 du SNPDEN, 30 mars 2015.

http://www.snpden.net/node/2805

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Qui veut la peau d’Omerta au Rectorat ?

Notre blog dérange. La lutte contre le Harcèlement Moral Hiérarchique fait grincer des dents. Les menaces se font de plus en plus précises. il faut nous museler. Et pour cela tous les moyens sont bons.

Mais qui veut notre peau ? On pense en premier lieu aux CHEFS D’ETABLISSEMENT HARCELEURS, et à leurs puissants syndicats. On pense à l’ADMINISTRATION, qui couvre systématiquement les harceleurs et ne veut surtout pas que cela se sache ! Mais cela n’est pas si simple. Dans l’administration, quantité de fonctionnaires et hauts fonctionnaires sont partisans, comme nous, de briser le déni et l’Omerta. Ils aimeraient voir bouger les choses, car ils en ont assez de voir des médiocres et des frotte-manches recevoir honneurs et promotions pendant qu’on casse les meilleurs. Assez de voir qu’un système totalitaire mine l’institution scolaire de l’intérieur. Assez de voir que des parasites plombent l’Ecole de la Réussite.

Contrairement aux idées reçues, les personnes qui souhaitent nous faire taire sont très nombreuses parmi… les structures qui sont censées défendre les victimes du harcèlement ! DE PSEUDOS SYNDICALISTES… DE PRETENDUS MEDIATEURS… DES MEMBRES D’ASSOCIATIONS… DES AVOCATS… Ils vivent du Harcèlement Moral Hiérarchique. Ils en profitent. Ils en bénéficient. Le harcèlement est devenu pour certaines, pour certains, une véritable rente financière, ou une source d’avantages indirects. Ils « accompagnent » les victimes et parfois s’arrangent avec les harceleurs. Ces personnes n’ont aucun intérêt à ce que le harcèlement soit éradiqué, au contraire !

Paradoxalement, nos pires adversaires, ceux qui déploient le plus d’efforts pour nous faire taire, ceux qui souhaitent que rien ne change et qu’on ne parle pas des méthodes de Harcèlement Moral Hiérarchique, sont souvent des gens censés défendre les victimes du harcèlement moral. Et ils sont nombreux, ces faux-derches ! 😦

Marie, Jeanne, et Philippe.