Archives de la catégorie ‘B 4 Le rôle des médiateurs des rectorats : un leurre manifeste ?’

 

Nous, à Omerta au Rectorat, on ne pensait pas un jour citer un article du magazine people Closer. Mais ça nous met en joie, ça nous amuse, même, de voir que même la presse people se fait l’écho du fonctionnement très particulier du Ministère de l’Education Nationale. Répétons-le, encore et encore :

La lutte contre le harcèlement à l’école permet au Ministère de l’Education Nationale de

masquer le Harcèlement Moral Hiérarchique vécu par les adultes

au sein de l’institution scolaire.

C’est un écran de fumée très efficace.

Mais elle permet aussi au Ministère de

banaliser et de renforcer le dénigrement continu

et la remise en cause systématique

des enseignants.

Voir ici :

https://omertaaurectorat.wordpress.com/2015/11/02/quand-un-harcelement-en-cache-un-autre-5-le-ministere-defend-sa-campagne-de-denigrement-des-profs/

https://omertaaurectorat.wordpress.com/2015/11/01/quand-un-harcelement-en-cache-un-autre-4-la-video-du-ministere-qui-fait-passer-les-profs-pour-des-incapables/

https://omertaaurectorat.wordpress.com/2015/10/31/quand-un-harcelement-en-cache-un-autre-3-la-video-du-ministere-qui-casse-du-prof/

https://omertaaurectorat.wordpress.com/2015/10/29/quand-un-harcelement-en-cache-un-autre-2-une-video-qui-fait-polemique/

https://omertaaurectorat.wordpress.com/2015/03/18/quand-un-harceelement-en-cache-un-autre/

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Sans aller aussi loin que nous dans le constat pourtant purement factuel de cette question, le journal people Closer s’est fait l’écho de ce que quelques voix s’élèvent pour protester contre le fait que

le Ministère de l’Education Nationale

puisse faire la promotion d’un clip

qui caricature et dénigre ses propres agents

en les montrant du doigt comme

des incompétents assez crétins

sur les bords et au milieu.

* * *

 

Ce qui pourrait aussi nous réjouir, si tout cela n’était pas aussi sordide, c’est que le jour où la presse – et pourquoi pas aussi la presse people ? – s’emparera du sujet du H.M.M. dans l’E.N., à travers l’un ou l’autre cas particulier, parmi tout le beau monde, les pseudo-syndicalistes et les hauts fonctionnaires qui protègent les harceleurs, il y en aura un ou deux qui se retrouvera peut-être dans une position un peu délicate. Il ne sera pas mis à l’honneur comme l’a été en son temps le juge Fabrice BURGAUD, mais il risque de devoir assumer le fait d’avoir laissé faire, le fait d’avoir couvert des crapules, et le fait d’avoir potentiellement un peu de sang sur les mains. Tout ce beau linge, en attendant, fait la sourde oreille. Mais des preuves accablantes s’accumulent, et demain on pourra dire « Oui, ils étaient au courant ! »…

 

Marie, Jeanne, et Philippe.

 

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Ci-dessous,article d’Elodie MANDEL, Closer, 2 novembre 2015 :

http://www.closermag.fr/people/politique/melissa-theuriau-et-najat-vallaud-belkacem-se-mettent-les-profs-a-dos-571690

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Melissa Theuriau et Najat Vallaud-Belkacem se mettent les profs à dos

Vidéo publiée le 02/11/2015 à 17h16
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Quel est le point commun entre l’épouse de Jamel Debouze Mélissa Theuriau et la ministre de l’éducation Najat Vallaud-Belkacem ? Les deux femmes ont choisi de lutter à leur manière contre le harcèlement à l’école… Mais leur film n’a pas convaincu les profs.

Victime de harcèlement scolaire lorsqu’elle était enfant, Mélissa Theuriau, journaliste et réalisatrice a choisi des années plus tard de prendre part au combat de Najat Vallaud-Belkacem qui a fait de la lutte contre le harcèlement l‘une de ses priorités. Un combat noble qui touche au plus près qui celle qui est la maman de deux enfants, Léon et Lila, avec le comédien et humoriste Jamel Debbouze.

Harcelée à l’école

A Psychologie Magazine, la jeune femme racontait en ces termes le mépris de ses petits camarades et l’appendicite qu’elle a finit par simuler pour tenter de faire cesser cet enfer. « Quand j’étais au collège, j’ai été mise en quarantaine par mes amies du jour au lendemain. Ca a été d’une grande violence », se souvient la compagne de Jamel Debbouze qui explique n’en avoir parlé à personne à l’époque. « Parce que j’avais honte, je ne voulais pas inquiéter mes parents ou qu’ils se sentent obligés de me défendre ». Lors de la présentation du clip, la jeune maman a tenu une nouvelle fois à partager une expérience qui toucherait 700000 enfants par an. Dans ce clip, on y voit un écolier roux être la cible des boulettes et insultes de ses camarades dès que la maîtresse a le dos tourné. Dans le couloir, une camarade lui dit que ça doit s’arrêter, qu’il faut en parler. Il faut « faire sortir les victimes du silence, car tant qu’on n’en parle pas, le harcèlement ça dure », mais il faut aussi interpeller les témoins, a insisté la ministre tandis que la productrice Mélissa Theuriau a insisté sur « La situation de honte dans laquelle on peut être plongé empêche un enfant de parler, y compris au sein d’une famille ouverte et aimante ».

Le harcèlement, si on n’en parle pas, ça ne s’arrête pas. Découvrez & partagez le clip ! https://amp.twimg.com/v/be5f3b68-1345-4046-bf8c-2d8ff1c00b3c 

Merci à Mélissa Theuriau & ses équipes pour leur engagement contre le harcèlement ! pic.twitter.com/rkaEgi7oxr

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Le hic, c’est que dans un clip tourné par la journaliste Mélissa Theuriau pour lutter contre le harcèlement à l’école, on voit – selon les enseignants qui se sont sentis stigmatisés par le film – une enseignante acariâtre et caricaturale qui tourne le dos à ses élèves…. une image caricaturale selon les enseignants qui se sont plaint de l’image donnée de leur profession.

Mélissa Theuriau, «carte blanche» pour réaliser ce clip, a expliqué la ministre Najat Vallaud-Belkacem lors de sa conférence de presse sur le harcèlement, la semaine dernière, rapporte le Figaro sur son site.

La colère des profs

« Elle présente un exercice débile devant des élèves indifférents à son exercice (et on les comprend). Elle ne les regarde presque jamais, elle a le regard vide d’une hystérique, et elle ne sait pas faire cours », écrit ainsi l’enseignante Françoise Cahen. Le clip, parrainé par Disney doit être diffusé au cinéma et à la télévision le 5 novembre, mais déjà certains dénoncent l’erreur de comm de la ministre alors que les professeurs restent marqués par la réforme du collègue. Et d’ajouter « Quand je vois ça, je sens tout le mépris qu’il contient envers ma profession, et ça m’afflige complètement. La leçon de ce clip, destinée à la population: si vos enfants se font harceler en milieu scolaire, c’est bien sûr à cause de leur maîtresse, cette débile mentale qui ignore ses élèves, et même qui contribue activement à leur harcèlement (…) Je suis blessée par cette campagne qui nous méprise et nous salit »

Même son de cloche du côté de la Sgen-CFDT qui dénonce « avec la plus grande fermeté la caricature de l’enseignant véhiculée par la vidéo (…) De surcroît, elle est présentée elle-même comme harcelante ou blessante auprès de l’enfant victime, un comble. (…) Plus grave, l’unique recours proposé en cas de harcèlement est de se tourner vers un camarade. Nulle trace dans cette vidéo d’adulte responsable comme recours possible alors même que ce rappel constitue le quotidien de toutes les équipes pédagogiques des écoles afin que les conflits de toute nature se règlent, si nécessaire, avec l’aide d’un adulte. Que le ministère ignore le quotidien de ses agents et véhicule l’image caricaturale d’une profession malmenée est particulièrement regrettable. Cela érode encore davantage ce qu’il reste de la confiance entre les personnels et l’employeur public, et de la confiance des familles dans leur école. »

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Ci-dessus,article d’Elodie MANDEL, Closer, 2 novembre 2015 :

http://www.closermag.fr/people/politique/melissa-theuriau-et-najat-vallaud-belkacem-se-mettent-les-profs-a-dos-571690

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Grosse communication aujourd’hui du Ministère de l’Education Nationale autour de la lutte contre le harcèlement à l’école. Grosse communication, oui, mais très peu d’actions…

Grosse communication, oui, mais le seul  harcèlement reconnu par le Ministère et mis en avant dans les médias est  celui subi par… les enfants et les ados !

Le Harcèlement Moral Hiérarchique, lui, n’est toujours pas reconnu. Officiellement, il n’existe pas. Et tant pis s’il existe, tant pis si la réalité des enquêtes, des études et des faits prouvent le contraire. Le Ministère escamote les chiffres, avec la complicité active de certains syndicats, et le tour est joué. Voir ici notre précédent billet sur ce thème : https://omertaaurectorat.wordpress.com/2015/03/18/quand-un-harceelement-en-cache-un-autre/

Le harcèlement vécu par les élèves permet de cacher celui vécu par les adultes.

Excellent écran de fumée !

On comprend mieux pourquoi le Ministère de l’Education Nationale

tient tant à communiquer là-dessus.

* * *

Nous approuvons et soutenons pleinement le principe de mettre en oeuvre des initiatives constructives pour réfléchir à la question du harcèlement scolaire, et pour lutter réellement et efficacement contre ce fléau.

Mais la vie d’une enseignante qui se suicide vaut-elle moins que celle d’une élève ?

Où sont les plans de lutte contre le Harcèlement Moral Hiérarchique qui  pousse au suicide des dizaines d’enseignants ?

Qui proteste contre ce harcèlement institutionalisé qui détruit chaque année la vie de milliers d’enseignants compétents et engagés dans leur métier ? Les gros syndicats SNES-UNSA-SGEN se taisent… Les pseudo-syndicalistes sont parfois des complices actifs du H.M.H…. Les médiateurs de l’Education Nationale cultivent le déni… Les journalistes façon Mara GOYET assurent que tout va bien… Les médias ne se font pas l’écho du fléau… Le Ministère verrouille sa communication. C’est l’Omerta qui tue discrètement.

* * *

Nous l’écrivions il y a six mois, et en six mois, rien n’a changé :

« Au-delà de l’émotion légitime suscitée par le suicide d’une adolescente harcelée par des élèves, une réflexion saine a été engagée par diverses parties prenantes. C’est ainsi qu’est née l’association Marion Fraisse La Main Tendue. Jamais nous n’opposerons une injustice à une autre, une souffrance à une autre, un combat à un autre. Oui, le combat mené par Nora FRAISSE pour l’association Marion Fraisse La Main Tendue est un combat légitime, et qui mérite d’être amplement relayé, et soutenuMais ce combat ne doit pas en masquer un autre. Ce combat ne doit pas être utilisé par le Ministère de l’Education Nationale pour masquer ses responsabilités directes dans la protection apportée aux chefs d’établissements commettant sciemment des délits et engendrant régulièrement des décès. Ces fonctionnaires harceleurs sont protégés par l’institution scolaire, depuis la base jusqu’au sommet de la pyramide des responsabilités hiérarchiques. A quand des relais médiatiques pour en parler un peu ? »

* * *

Dans son billet de ce jour, Paul DEVIN, Inspecteur de l’Education Nationale, résume la situation mieux que nous pourrions le faire (voir ci-dessous).

Et il conclut son article par un Post Scriptum demandant ni plus ni moins… le retrait de la vidéo bisounours payée à grand frais par le Ministère, puisque cette vidéo sous entend – mais nous en avons l’habitude ! – que le harcèlement s’inscrit avant tout dans l’incompétence des professeurs !

Un enfant harcelé ne l’est pas en dehors de la classe ni en dehors de son établissement,

c’est bien connu !

Un enfant harcelé ne l’est pas sur les réseaux sociaux.

Un enfant harcelé ne l’est pas dans son quartier.

S’il est harcelé, c’est à cause de ces salopiauds d’enseignants

qui ne pensent qu’à faire grève

et à préparer leurs vacances mensuelles à Acapulco.

 
 

Marie, Jeanne, et Philippe.

 
 
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Ci-dessous, article de Paul DEVIN, 29 octobre 2015 :

http://blogs.mediapart.fr/blog/paul-devin/291015/lutte-contre-le-harcelement-quand-la-com-tente-de-masquer-l-insuffisance-de-l-action

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Lutte contre le harcèlement : quand la « com » tente de masquer l’insuffisance de l’action….

Quatre ans après les « Assises nationales sur le harcèlement à l’école » voulues par Luc Chatel, Najat Vallaud-Belkacem instaure une journée de lutte contre le harcèlement. Si l’on en croit les chiffres annoncés d’un élève victime sur dix, la situation n’a guère évolué depuis 2011. La ministre affirme cependant, lors de sa conférence de presse du 29 octobre, que des solutions existent. Malheureusement, à nouveau, l’agitation médiatique d’un jour sur la question sera loin d’avoir une incidence suffisante sur un problème dont il a pourtant été maintes fois montré qu’il peut avoir des conséquences graves tant sur la réussite scolaire que sur la santé mentale.
En finir avec les effets d’annonce
La primauté de la communication médiatique est désormais une réalité incontournable des politiques éducatives. Pourtant, rien de nouveau dans les annonces faites par la ministre, lors de la conférence de presse du 29 octobre : le numéro vert à destination des familles existe depuis bientôt deux ans, il a juste été relooké en numéro à 4 chiffres ; la mise en place d’un plan de lutte contre le harcèlement au sein de chaque établissement ou école est une obligation inscrite dans le code de l’Éducation depuis la loi de refondation en juillet 2013 ; la campagne « Agir contre le harcèlement à l’école » a déjà connu deux années scolaires… La communication est cependant suffisamment habile pour que certains journalistes évoquent un nouveau plan.
Mettre en œuvre les moyens nécessaires à une lutte efficace contre le harcèlement
Le rapport réalisé en 2011 par Éric Debarbieux considérait la formation comme une préconisation essentielle : « former les professionnels est sans doute la toute première des préventions et une condition nécessaire à son succès. ». Or les plans successifs depuis 2011 n’ont jamais réellement consacré les moyens nécessaires à la mise en œuvre d’une formation à la hauteur des enjeux.
Le plan proposé actuellement repose sur une architecture déjà mise en œuvre dans le cadre de la mobilisation pour les valeurs de la République : former un nombre réduit des formateurs relais qui agiront en suite dans les académies et départements. Le problème reste le même : ces formateurs-relais ne disposent pas des moyens nécessaires pour mettre en œuvre les actions de formation nécessaires pour concerner l’ensemble des enseignants. Il ne s’agit pas de considérer que rien ne s’est fait depuis 2011 : des initiatives à l’échelle des académies, des départements, des circonscriptions ou des établissements ont lieu. Des documents-ressources ont été édités, des films réalisés pour aider les enseignants. Mais les moyens restent suffisants pour développer un accompagnement avec l’envergure nécessaire.
Quant à la formation initiale en ESPE, le bilan ministériel des actions de formation n’y fait même pas allusion !
Il en est de même avec les personnels très directement concernés par les situations de harcèlement : psychologues scolaires, médecins scolaires, infirmiers et infirmières qui faute d’un nombre suffisant de postes ont des périmètres d’intervention tellement vastes que l’efficacité de leur action s’en trouve largement réduite.
En finir avec la simplification des phénomènes complexes
Un dernier point mérite l’attention. Le harcèlement est un phénomène complexe pour des raisons diverses. Parfois insuffisamment considéré par les enseignants, parfois démesurément investi par des parents qui l’instrumentalisent dans une situation de conflit avec l’école, parfois masquant une problématique de violence externe à l’école, parfois laissant apparaitre comme harceleur celui qui est victime… Le rapport Debarbieux de 2011 avait eu la vertu de mesurer l’importance du problème. Mais bien des enseignants qui ont pris conscience de cette réalité savent que la résolution des problèmes est complexe et qu’elle ne s’inscrit pas dans une seule volonté d’attention. C’est pourquoi, il ne peut être suffisant de proposer des vidéos ou des modules M@gistère.

Reconnaissons que la prise de conscience est récente et que le temps est sans doute nécessaire… mais nous sommes à nouveau confrontés à une situation où, face à une demande sociale légitime parce qu’inscrite dans les valeurs fondamentales de respect des personnes, l’école doit se contenter de moyens largement insuffisants pour parvenir à répondre à la demande qui lui est faite. Là encore, la responsabilité politique est entière puisque comme le dit si justement la ministre de l’Éducation nationale : il s’agit du respect de chacun, de l’acceptation des différences, de l’apprentissage de la citoyenneté et que la loi du plus fort ne peut pas régir les rapports entre élèves.

Post-scriptum :

J’ai écrit ce billet avant de prendre connaissance de la vidéo diffusée par le ministère et réalisée par Disney qui sous-entend ignominieusement que le harcèlement s’inscrit dans l’incompétence de l’enseignant !

Injuste et scandaleux, le ministère doit retirer cette vidéo.

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Ci-dessus, article de Paul DEVIN, 29 octobre 2015 :

http://blogs.mediapart.fr/blog/paul-devin/291015/lutte-contre-le-harcelement-quand-la-com-tente-de-masquer-l-insuffisance-de-l-action

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Notre blog étant fermé suite aux menaces de dangereux harceleurs, nous ne publierons pas d’articles sur le Collège La Grande Saule de Falck. Et c’est bien dommage car la situation de cet établissement est très révélatrice de l’Omerta que l’administration de l’Education Nationale fait peser sur les situations de Harcèlement Moral Hiérarchique quelques menus dysfonctionnements sans importance. 😉

Vous pouvez néanmoins lire et écouter ci-dessous un reportage de 1 minute 40 qui aurait pu alimenter notre site.

Marie, Jeanne, et Philippe.

P.S. : Une grève de la faim ? C’est par ce biais que Roland VEUILLET a fini par obtenir la reconnaissance, par le Ministère, que sa hiérarchie était totalement à côté de la plaque et en dehors des clous, et qu’elle avait pratiqué l’abus d’autorité et l’arbitraire à ses dépens ! Voir ici : https://omertaaurectorat.wordpress.com/2015/01/30/roland-veuillet-7-la-victoire-dune-homme-dexception/

C’est navrant, mais pour se faire entendre, les enseignants doivent malheureusement en passer par des solutions extrêmes…

 

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Ci-dessous, article de Didier VINCENOT et reportage de Benoît BOUR, Séverine DANGIN et Alain BLANQUET, France 3 Lorraine, témoignages vidéo et audio, 16 juin 2015.

http://france3-regions.francetvinfo.fr/lorraine/2015/06/16/falck-57-cinq-professeurs-en-greve-de-la-faim-748557.html

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Certains enseignants et personnels du collège La Grande Saule à Falck, en Moselle en ont assez.

Leurs reproches vont vers la principale du collège et vers le rectorat.

Hier, à 16 heures, une ultime assemblée réunissant parents d’éléves, enseignants, représentants de la mairie s’est tenue.

Depuis décembre 2014, 40 courriers sont partis, et nombre de demande d’entretiens.

Assemblée générale. © Alain Blanquet - France Télévisions

© Alain Blanquet – France Télévisions Assemblée générale.

 

Côté rectorat, on se défend en invoquant cinq mesures déjà prises, comme des entretiens individuels menés en terme de GRH (Gestion des Ressources Humaines), l’écoute des risques psychos-sociaux, une enquête du Comité d’Hygiène et Sécurité et Conditions de Travail (CHSCT).

Mais la situation semble dans l’impasse. Le départ suggéré de la principale ne semblant pas à l’ordre du jour.

Le véhicule des grévistes de la faim. © Alain Blanquet - France Télévisions

© Alain Blanquet – France Télévisions Le véhicule des grévistes de la faim.

Après l’assemblée, cinq enseignants ont pris la décision d’entamer une grève de la faim.
Ils donneront leurs cours normalement, et tiendrons leur action dans un camping-car prévu à cet effet et stationné devant l’établissement.

Reportage de Benoît Bour, Séverine Dangin et Alain Blanquet

 

Falck : grève de la faim au collège

Cinq enseignants ont décidé d’entamer une grève de la faim.

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Ci-dessus, article de Didier VINCENOT et reportage de Benoît BOUR, Séverine DANGIN et Alain BLANQUET, France 3 Lorraine, témoignages vidéo et audio, 16 juin 2015.

http://france3-regions.francetvinfo.fr/lorraine/2015/06/16/falck-57-cinq-professeurs-en-greve-de-la-faim-748557.html

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Notre blog étant fermé suite aux menaces de dangereux harceleurs, nous ne publierons pas d’articles sur le Collège La Grande Saule de Falck. Et c’est bien dommage car la situation de cet établissement est très révélatrice de l’Omerta que l’administration de l’Education Nationale fait peser sur les situations de Harcèlement Moral Hiérarchique quelques menus dysfonctionnements sans importance. 😉

Vous pouvez néanmoins lire et écouter ci-dessous deux des sources qui auraient pu alimenter notre site.

Marie, Jeanne, et Philippe.

 

 

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Ci-dessous, reportage de Thomas TOUSSAINT, France 3 Lorraine, témoignages vidéo et audio, 17 mai 2015.

http://france3-regions.francetvinfo.fr/lorraine/2015/05/17/la-principale-du-college-de-falck-source-de-tensions-726119.html

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Ci-dessous, article de Bertrand BAU, Le Républicain lorrain, 2 juin 2015.

http://www.republicain-lorrain.fr/edition-de-saint-avold-creutzwald/2015/06/01/vers-une-greve-de-la-faim

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La principale du collège de Falck source de tensions ?

Le collège de Falck est en proie à un malaise certain. Après la manifestation, samedi 16 mai 2015, des personnels, enseignants et parents d’élèves, les tensions se poursuivent avec la nouvelle principale.

  • Thomas Toussaint
  • Publié le 17/05/2015 | 16:30, mis à jour le 19/05/2015 | 16:55

Plus de 200 personnes étaient dans les rues de Falck samedi 16 mai 2015. © France 3 Lorraine

© France 3 Lorraine Plus de 200 personnes étaient dans les rues de Falck samedi 16 mai 2015.

Mise à jour du 19 mai 2015 :

Deux jours après la manifestation, l’état d’esprit reste le même du côté des enseignants et parents d’élèves. Le Rectorat communique mais la principale ne souhaite pas s’exprimer :

Tensions au collège de Falck

Notre article initial :
Rien ne va plus au collège la Grande Saule de Falck (57). Après une opération « collège mort » mardi 12 mai, personnels, enseignants et parents d’élèves de l’établissement ont manifesté dans la rue hier samedi 16 mai 2015 contre la principale. Les premiers dénoncent une dégradation des conditions de travail et des coups de pression de la part de la principale qui rabaisserait le personnel depuis son arrivée. Les parents eux, redoutent une fermeture de classe.

Presqu’aucun élève sur environ 320 n’était en classe mardi, suite à un appel des parents et une grève des enseignants. Hier, samedi 16 mai 2015, c’est dans les rues de Falck qu’il y avait du monde. Plusieurs centaines de manifestants dénonçaient un refus de dialogue et du dénigrement de la part de la principale. Dans le cortège était notamment présent un enseignant d’un ancien collège de la principale en question où des faits similaires avaient eu lieu.

Nos explications avec Séverine Dangin et Yves Kreidl :

Manifestation contre la principale du collège de Falck (57)
 
 

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SOCIAL Collège de Falck: le malaise perdure

02/06/2015 à 09:00 , actualisé à 09:25
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Le samedi 16 mai, 250 personnes ont manifesté dans les rues de Falck. Photo archives RL

Le conflit s’enlise au collège de Falck. La seconde réunion en présence du Directeur académique des services de l’Éducation nationale (Dasen) a ressemblé, une nouvelle fois, à un dialogue de sourds. D’un côté, une majorité du personnel de l’établissement qui exige le départ de la principale ; de l’autre la hiérarchie qui met sur la table des propositions pour renouer le dialogue. Au milieu, des parents d’élèves, excédés, qui soutiennent les enseignants et ne comprennent pas l’obstination du Dasen.

« Pas de lynchage »

Antoine Chaleix balaye d‘un revers de main la mutation de la principale. « On ne déplace pas du personnel contre son gré. Cela s’apparenterait à une sanction disciplinaire, or il n’y a pas de fautes professionnelles. » Le Dasen poursuit son argumentation : « Des enseignants, des personnels, des parents soulignent qu’il n’y a pas de dysfonctionnements au sein du collège. Certaines tensions existaient d’ailleurs auparavant et se font jour aujourd’hui. »

Antoine Chaleix estime que la principale a déjà formulé des excuses et s’offusque « du lynchage » auquel elle est soumise. Pour un retour au calme, le Dasen a proposé des mesures exceptionnelles. Tout d’abord la création d’un poste de principal-adjoint à la rentrée « pour rétablir la confiance ». Au niveau du rectorat, une cellule d’écoute sur les risques sociaux va être ouverte. Le comité d’hygiène, sécurité et conditions de travail, du conseil départemental, va aussi se déplacer à Falck. « Tous les personnels qui le souhaitent ont été entendus, y compris ceux qui soutiennent la principale », insiste Antoine Chaleix. « Et ils seront reçus individuellement. »

Tout cela va dans le même sens que les groupes de dialogue mis en place. « Encore faut-il s’inscrire… Je regrette que certains refusent d’y participer. Ils affirment ainsi une position. »

« Pas à la hauteur des enjeux »

Une position jusqu’au-boutiste assumée par les enseignants. « Tout cela c’est du vent. Le Dasen ne prend pas la mesure de la gravité des choses, des dégâts humains », s’alarme un des porte-parole.« Les propositions avancées ne sont pas à la hauteur de l’enjeu. Les groupes de travail s’occupent de sujets annexes (voyages scolaires, règlement intérieur, etc.). Quant à un principal-adjoint, il sera sous la coupe de l’actuelle principale, avec un devoir de réserve, d’obéissance. Au pire, ce sera une victime de plus. »

C’est peu dire que la majorité du personnel rejette en bloc les solutions de l’administration. « Nous allons poursuivre la constitution du dossier et contacter le ministère. » Dans le même temps, « nous allons créer un site Internet pour rendre publique la situation dans laquelle nous sommes plongés et les problèmes de management rencontrés. »

Dans le cas où la situation n’évolue pas, cinq enseignants se sont déclarés prêts à entamer une grève de la faim à compter du lundi 8 juin. « Toutefois les professeurs continueront à assurer leurs cours afin de ne pas pénaliser les élèves qui vont bientôt passer le brevet. »

« Il se voile la face »

La FCPE se déclare solidaire des enseignants, « même si au départ ce n’est pas notre combat ». Les parents d’élèves ont écrit plusieurs courriers au Dasen pour l’alerter sur les problèmes liés au management. « M. Chaleix ne peut pas prétendre que le dossier est vide. Il refuse de voir la réalité en face et d’admettre que le climat est pourri. »

Et de rappeler que lors de l’opération collège mort seuls trois élèves ont été en classe, que 250 personnes ont manifesté dans les rues de Falck. « Et maintenant des enseignants vont faire grève de la faim. Ce n’est pas rien. On a l’impression d’être face à un mur. C’est aberrant. Que faut-il de plus ? »

La représentante réclame un retour à la sérénité, comme les années précédentes où « tout se passait bien, avec de bons résultats scolaires, des activités en nombre et des professeurs impliqués. »

La porte-parole des parents d’élèves s’inquiète déjà de septembre. « Si la rentrée s’effectue avec la même direction, comment espérer un retour au calme ? »

Bertrand Baud.

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Ci-dessus, reportage de Thomas TOUSSAINT, France 3 Lorraine, témoignages vidéo et audio, 17 mai 2015.

http://france3-regions.francetvinfo.fr/lorraine/2015/05/17/la-principale-du-college-de-falck-source-de-tensions-726119.html

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Ci-dessus, article de Bertrand BAU, Le Républicain lorrain, 2 juin 2015.

http://www.republicain-lorrain.fr/edition-de-saint-avold-creutzwald/2015/06/01/vers-une-greve-de-la-faim

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Notre blog étant fermé suite aux menaces de dangereux harceleurs, nous ne publierons pas d’articles sur le Collège Victor Hugo d’Aulnaye-sous-Bois. Et c’est bien dommage car la situation de cet établissement scolaire est assez caractéristique, semble-t-il, de la façon dont certains chefs d’établissement « dysfonctionnent ». Ou pour le dire autrement, assez révélatrice de l’attitude très étonnante de certains chefs d’établissement vis-à-vis des enseignants, des élèves, et du droit.

Selon le syndicat SUD-Education, les enseignants affirment avoir constaté :

– des défaillances de la direction,

– des relations tendues avec la direction,

– des dysfonctionnements systématiques de la direction vis-à-vis des enseignants,

– des dysfonctionnements systématiques vis-à-vis du personnel,

– des dysfonctionnements systématiques vis-à-vis des élèves,

– des dysfonctionnements systématiques vis-à-vis du droit,

– des tentatives d’intimidation de la part de la direction de l’établissement,

– des tentatives de répression du droit syndical,

– une absence de réaction et de médiation de la DSDEN et du Rectorat,

– etc.

Notre blog étant fermé suite aux menaces de dangereux harceleurs, nous ne publierons pas d’articles sur le Collège Victor Hugo d’Aulnaye-sous-Bois, ni sur son principal Samuel GALANTH, qui bénéficie de la présomption d’innocence concernant les faits qui lui sont reprochés. Vous pouvez néanmoins lire ci-dessous une des sources qui auraient pu alimenter notre site.

Marie, Jeanne, et Philippe.

 

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Ci-dessous, article du site Sud Education Créteil, 6 juin 2015.

http://www.sudeduccreteil.org/Greve-reconduite-au-college-Victor.html

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SUD Education Créteil 77/93/94
Solidaires, Unitaires, Démocratiques

Grève reconduite au collège Victor Hugo d’Aulnay-sous-bois – Direction défaillante, repression anti-syndicale : c’est trop !

Article publié le 6 juin 2015

Les personnels du collège Victor Hugo d’Aulnay-sous-bois on fait grève jeudi 4 et vendredi 5 juin contre la direction de l’établissement.

Ils et elles dénoncent :

  • des dysfonctionnements systématiques de la part de la direction de l’établissement (vis à vis des personnels, des élèves, du droit…) ;
  • des relation tendues avec la direction, tension qui se répercute dans l’ensemble de l’établissement.

La médiation demandée il y a 3 mois à l’administration n’est toujours pas arrivée.

Lundi 8 juin le collège sera bloqué par les parents d’élèves pour les mêmes raisons.

Les collègues, soutenu-e-s par les parents d’élèves, sont déterminé-e-s à poursuivre leur lutte malgré les tentatives d’intimidation et de répression anti-syndicale.

La DSDEN et le rectorat doivent réagir dans les plus brefs délais !

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Ci-dessus, article du site Sud Education Créteil, 6 juin 2015.

http://www.sudeduccreteil.org/Greve-reconduite-au-college-Victor.html

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Notre blog étant fermé suite aux menaces de dangereux harceleurs, nous ne publierons pas de nouveaux articles sur le Collège Bellefontaine de Toulouse. Et c’est bien dommage car la situation de cet établissement scolaire semble très révélatrice du déni au coeur de la communication officielle de la plupart des Rectorats (tout est fait dan-lintéré-dézenfan). Elle semble très révélatrice également de  la mascarade que constitue la présence de « médiateurs » dans l’Education Nationale, dont le rôle se borne, dans le domaine du Harcèlement Moral Hiérarchique, à tenter systématiquement de dédouaner l’institution scolaire, y compris dans ses responsabilités liées aux suicides des agents. Et dire que les gros syndicats sont depuis 60 ans au courant de ces méthodes, et qu’il entretiennent l’Omerta…

Vous pouvez néanmoins découvrir ci-dessous une des sources qui aurait pu alimenter notre site.

Marie, Jeanne, et Philippe.

 

 

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Ci-dessous,  communiqué officiel du Rectorat de de l’Académie de Toulouse, site du Rectorat de de l’Académie de Toulouse, mai 2015.

http://www.ac-toulouse.fr/cid89321/college-bellefontaine-la-rectrice-souhaite-retablir-le-fonctionnement-normal-du-service-public.html

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Collège Bellefontaine : la rectrice souhaite rétablir le fonctionnement normal du service public

Contrairement à ce que rapporte la presse de ce jour, les mesures engagées par le rectorat de Toulouse à l’égard de quelques professeurs du collège Bellefontaine ne sont en aucun cas une réponse au mouvement de grève qui s’était produit fin 2014 dans cet établissement. Ce serait en effet une atteinte à un droit fondamental de la fonction publique, ce dont il ne peut être question.

Hélène Bernard, rectrice de l’académie de Toulouse, a été amenée à envisager des mesures conservatoires, mutations dans l’intérêt du service, mais aussi des procédures disciplinaires à la seule fin d’assurer, dans l’intérêt des élèves, le fonctionnement normal du service public dans cet établissement en souffrance depuis de nombreux mois.

En effet, malgré l’écoute assurée par les services du rectorat et de l’inspection académique de la Haute-Garonne, malgré les nombreuses rencontres avec les personnels, l’équipe de direction, les parents, malgré la médiation mise en place par la rectrice après la grève, à partir de janvier, pour rétablir le dialogue et la sérénité dans ce collège de l’éducation prioritaire, il n’a pas été possible de restaurer un climat de travail permettant d’assurer correctement le service public d’enseignement dû aux élèves.

Les manquements de quelques professeurs aux missions relevant de leurs obligations de fonctionnaires de l’Etat, et la difficulté, compte-tenu du climat actuel, de préparer la prochaine rentrée scolaire justifient les procédures engagées par la rectrice d’académie

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Ci-dessus,  communiqué officiel du Rectorat de de l’Académie de Toulouse, site du Rectorat de de l’Académie de Toulouse, mai 2015.

http://www.ac-toulouse.fr/cid89321/college-bellefontaine-la-rectrice-souhaite-retablir-le-fonctionnement-normal-du-service-public.html

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