Archives de la catégorie ‘C 1 Un vrai Résistant : Daniel ARNAUD.’

 

Bonjour,

Que vous soyez victime de Harcèlement Moral Hiérarchique.
Que vous soyez un petit chef malmenant ses subordonné(e)s et tremblant à l’idée qu’un média expose publiquement vos délits.
Que vous soyez payé par un Ministère (Ministère de l’Education Nationale, Ministère de l’Intérieur, Ministère de la Justice) ou par un syndicat enseignant pour nous fliquer ou pour nous faire taire.
Vous l’avez constaté : depuis le 12 novembre 2015, depuis un an, des dizaines d’articles de notre blog ont été mis sous le boisseau, nous sommes silencieux et ce site est en sommeil.

Pourtant, nous sommes resté(e)s très actif/ve/s, dans l’ombre.
Le combat n’est pas terminé.
Nous reviendrons, sur Omerta au Rectorat ou ailleurs.
D’autres équipes nous relaieront : Paule, Jacques et Jean ; et aussi Johanne et Luc ; et d’autres encore…

Les hauts fonctionnaires et les petits chefs qui entretiennent l’Omerta sur le Harcèlement Moral Hiérarchique sont les mêmes qui détruisent l’Ecole de la République. Ils oublient que les élèves d’aujourd’hui sont les électeurs de demain. A force de démolir les meilleur(e)s enseignant(e)s, à force de saper leur autorité, à force de leur imposer de baisser leurs exigences, de baisser le niveau, de copiner avec les enfants, de faire du « ludique », ils ont abruti les élèves et les étudiants qui sont aussi les électeurs d’aujourd’hui, et ceux de demain.

Aujourd’hui 9 novembre voit le triomphe de Donald TRUMP. Et demain en France ?
Abrutir les masses, nier l’importance du savoir et de sa transmission, décrier la culture, faire des « économies » sur l’instruction publique, dénigrer systématiquement les « profs' », sacraliser l’enfant-roi et l’enfant-tyran, c’est construire l’électeur-tyran et consacrer le règne de la bêtise.

Il est encore temps d’interpeller les responsables politiques et d’essayer d’informer une partie de l’opinion publique. Les micro-résistances et les initiatives en ce sens se font jour, ici et là.
Cette semaine Daniel ARNAUD nous rappelle « Ce qu’on ne vous dit pas lors de la Journée contre le Harcèlement à l’Ecole » : http://generation69.blogs.nouvelobs.com/archive/2016/11/02/ce-qu-on-ne-vous-dit-pas-lors-de-la-journee-contre-le-harcel-593212.html ;
Jean-Paul BRIGHELLI explique comment « L’Education Nationale fait le choix des bourreaux » :
http://www.lepoint.fr/invites-du-point/jean-paul-brighelli/brighelli-profs-agresses-l-education-fait-le-choix-des-bourreaux-26-10-2016-2078668_1886.php ;
Paul ANTOINE lance une « Pétition contre les violences faites aux enseignantes et aux enseignants » : 
https://www.change.org/p/najat-vallaud-belkacem-p%C3%A9tition-contre-les-violences-faites-aux-enseignantes-et-aux-enseignants

Lisez leurs articles, commentez-les, faites tourner à votre carnet d’adresses, sur facebook, sur twitter, parlez-en à votre famille, à vos connaissances et ailleurs. A chacune et à chacun de s’emparer ou non de ces sujets, et de les diffuser… ou de laisser l’Ecole de la République sombrer.

Demain, un Donald TRUMP au pouvoir en France ? Les Etats-Unis ne sont pas la France, mais grâce au Harcèlement Moral Hiérarchique, grâce aux hauts fonctionnaires qui protègent les harceleurs, grâce aux responsables politiques qui encouragent ces pratiques, qui veulent des « profs' » soumis et marchant au pas, grâce à la destruction de l’Ecole de la République, ce n’est peut-être plus qu’une question de temps. Car oui, l’Education Nationale forme davantage de consommateurs abrutis que de citoyens éclairés.

Il reste à notre Ministre, Madame Najat VALLAUD BELKACEM, quelques mois pour insuffler un vent de fraîcheur, mettre un terme au déni et à l’Omerta sur le Harcèlement Moral Hiérarchique, reconnaître et protéger ses victimes, fiche la paix aux lanceurs d’alerte, et apporter ainsi à son bilan politique une dernière action qui soit indubitablement une action de progrès, de justice, de bon sens et d’espoir.

Marie, Jeanne, et Philippe.

 

Devant le brio de Françoise GUICHARD, nous nous inclinons. Et nous applaudissons. Comparée à la sienne, notre prose est bien fade et terriblement maladroite.

Sa préface à l’ouvrage de Daniel ARNAUD Le Harcèlement moral dans l’Enseignement nous avait scotchés. https://omertaaurectorat.wordpress.com/2013/02/26/daniel-arnaud-1-harcelement-chez-les-profs-un-blog-un-livre/

La façon dont elle parvient à rappeler que notre Ministre pratique le déni face aux grèves de la faim du Collège Bellefontaine, c’est-à-dire le déni face à la réalité du Harcèlement Moral dans l’Education Nationale, est épatante. Là n’est pas le sujet de son billet du jour, sur son excellentissime blog (Le Blog de la Présidente), et pourtant l’allusion fait mouche. En tout cas chez nous, et chez tous ceux qui ont à coeur de briser l’Omerta. https://omertaaurectorat.wordpress.com/category/eee-liste-de-quelques-etablissements-scolaires-ou-il-fait-bon-vivre-et-parfois-mourir/le-college-bellefontaine-de-toulouse-31/

Bref, ouvrons une rubrique à son nom et à sa gloire 😉  car elle le vaut bien !

Marie, Jeanne, et Philippe.

 

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Ci-dessous, lien vers l’article de Françoise GUICHARD,  Le Blog de la Présidente, 12 novembre 2015.

http://leblogdelapresidente.over-blog.com/2015/11/tempete-dans-un-balconnet.html

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12 novembre 2015
TEMPÊTE DANS UN BALCONNET

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« Réduite la semaine dernière dans Le Point à son « soutif », son joli « rouge à lèvres » sans oublier ses « pendentifs aux oreilles » dans un article aux allures de tribune sexiste de Jean-Paul Brighelli, Najat Vallaud-Belkacem a tenu à répondre à l’éditorialiste. Il avait notamment attaqué la réforme du collège de la Ministre en dénonçant ses « dessous chics ». L’article en question avait suscité une vague d’indignation massive sur les réseaux sociaux. »

(Les journaux)

L’affaire est d’importance, chacun le reconnaîtra. « Indignation massive sur les réseaux sociaux », protestations également indignées sur les radios en général et France-Inter en particulier (1), et réponse vertueuse de la ministre, sur laquelle – la réponse, pas la ministre – nous reviendrons.

Voici donc le débat dont sont faites grosses guerres, de quoi enflammer les esprits, faire crier au sexisme, au racisme, au jeunisme, bref au fascisme (je nous souhaite à toutes et à tous de ne rencontrer à l’avenir d’autre fascisme que ce type d’article)… et surtout de quoi oublier le fond du problème, à savoir la délétère réforme portée par Mme Vallaud-Belkacem, et les dégâts irrémédiables, particulièrement sur l’allemand et les langues anciennes, qu’elle ne manquera pas de provoquer en collège et donc, en tarissant le vivier, au lycée.

Le choix même, par Le Point, de ne donner en lecture gratuite que le premier paragraphe (le plus sujet à controverse) de la brighellienne tribune, n’aidait certes en rien à la clarification des enjeux. Les abonnés du magazine, qui ont lu le texte jusqu’au bout, en auront retenu, (plus que l’exaspération du polémiste devant le comportement pour le moins inélégant de l’élégante ministre qui a, je cite « bien ri pendant l’intervention du député » (2) et semblait se préoccuper davantage de son look que de l’avenir des milliers de collégiens dont elle a, pour leur malheur, la responsabilité), les chiffres donnés par J.-P. Brighelli : 996 000 heures-élèves d’allemand (au lieu de 1 507 000 aujourd’hui) seront dispensées après la mise en place de la réforme. En clair et en gras, un tiers des heures-élèves vont disparaître.

 

TEMPÊTE DANS UN BALCONNET

Cette disparition est évidemment beaucoup plus grave que la fugitive apparition d’un joli coin de dentelle noire au giron de la ravissante gazelle. Mais cette tempête dans un balconnet a permis, une fois de plus, d’éluder les vrais problèmes, grâce à un infernal syllogisme dont les communicants ont bien compris le fonctionnement : Najat Vallaud-Belkacem est attaquée, OR elle l’est par un affreux macho sexiste et misogyne, DONC sa réforme est bonne.

QUOD ERAT DEMONSTRANDUM, comme on ne pourra bientôt plus dire, et circulez, y’a rien à voir.

On pourrait épiloguer longtemps sur l’attitude de la ministre, que je trouve personnellement assez incroyable, face au brave député Lett et à la représentation nationale.

http://www.dailymotion.com/video/x3cpsce_najat-vallaud-belkacem-les-dessous-chics-de-la-reforme-du-college_news

Que voit-on ici, de la part de Mme Vallaud-Belkacem et de sa chouette bande d’aminches ? Un comportement d’adolescente mal élevée, de collégienne précisément : on ricane, on n’écoute pas, on fait des mines, on prend des poses, on se fout du monde, on papote avec sa voisine, bref on cherche sa baffe, pardon ses quatre heures de colle. On dirait une gamine qui répondrait « Cause à ma main » ou « Je te parle pas, t’es un boloss ». Et c’est Brighelli l’insolent impoli ? C’est VRAIMENT lui qu’on doit remettre en place ? Allons donc !

Quant à la réponse de la ministre Sur France Info, elle vaut elle aussi son pesant de noix vomique. Brighelli, dit-elle, « ne mérite pas qu’on s’encombre l’esprit avec lui. Moi, je ne m’encombre pas l’esprit avec quelqu’un qui, comme lui, se croit autorisé à donner des leçons sur l’école et commence par la qualifier de « fabrique du crétin », c’est vous dire la finesse légendaire du personnage ».

Suit cette phrase admirable, « Je vais beaucoup mieux depuis que je l’ai fait disparaître de mon champ de vision ».

TEMPÊTE DANS UN BALCONNET

Je crois qu’on a ici la clef de la méthode de gouvernement de NVB, son mantra, son schibboleth, son alpha et son oméga : la scotomisation (non, ce n’est pas une allusion pornographique, bande d’affreux obsédés !).

Tout ce que je ne vois pas n’existe pas, donc je vais bien, donc tout va bien, comme le montre mon éternel sourire radieux scotché sur mon joli minois…

Je fais « disparaître de mon champ de vision » les grévistes de la faim (3) de Bellefontaine et d’ailleurs, je ne les reçois pas vu qu’ils n’existent pas… et je vais beaucoup mieux.

Je fais « disparaître de mon champ de vision » les 15.000 manifestants du 10 octobre, qui n’existent pas, et je vais encore mieux. Du reste je n’ai toujours pas reçu l’intersyndicale, elle aussi « (disparue) de mon champ de vision » : elle n’existe pas non plus, et chaque jour je vais de mieux en mieux :

https://savoir.actualitte.com/article/analyses/1244/les-syndicats-enseignants-opposes-a-la-reforme-du-college-toujours-pas-recus-au-ministere

. Notre « Pimprenelle », puisque Pimprenelle il y a, marche non seulement à l’hypnose, mais à l’auto-hypnose, quelque chose entre la méthode Coué et le training autogène en somme…

TEMPÊTE DANS UN BALCONNET

Le mieux est l’ennemi du bien, madame la ministre, et prenez-y garde : sachez qu’à force d’aller de mieux en mieux vous finirez par ne plus aller du tout, — ce qui finalement ne serait pas si grave si votre disparition des écrans, ainsi que celle de tout le gouvernement dont vous faites hélas partie, ne risquait pas d’aller de pair avec, au mieux, le retour au pouvoir d’un ex-président dont on sait le pouvoir de nuisance, au pire l’accession aux affaires d’un parti qui, lui, nous fera VRAIMENT sentir ce qu’est le fascisme – bien autre chose qu’une pique perfide sur les dessous chics, les boucles d’oreille et le rouge à lèvres d’une jolie vache déguisée en fleur.

Alors, madame, au lieu de « faire disparaître de (votre) champ de vision » tout ce qui vous dérange et ne va pas dans le sens de ce que vous croyez être le Bon, le Vrai et le Juste, si vous ouvriez les yeux et les oreilles, à titre exceptionnel, pour entendre le mécontentement des professeurs, l’opposition à votre réforme de 80 % des enseignants et de leurs syndicats représentatifs, de personnalités qu’on ne peut pas soupçonner d’être vendues à la droite (4) , de parents de plus en plus nombreux ?

Voir la réalité en face, pour une fois, sortir de cet aveuglement volontaire que vous revendiquez pour vous-même avec une étonnante ingénuité, mesurer l’ampleur des refus de votre politique, écouter ce que disent les professeurs, au lieu de vous draper dans une stratégie de communication qui, en jouant sur la dignité féminine offensée, ne vise qu’à noyer le poisson, en êtes-vous seulement capable ?

Il est malheureusement permis d’en douter.

  1. Hier dans l’émission de Nagui (Leila Kaddour) d’une part, ce matin avec une question de Patrick Cohen à N. Dupont-Aignan, « JP Brighelli est-il encore le responsable à l’éducation de DLF ? », sous-entendu « N’avez-vous pas encore renvoyé ce triste personnage à ses chères études ? »
  2. M. Céleste Lett, député-maire LR de Sarreguemines, exprimait ses inquiétudes quant à la place de l’allemand dans la réforme du collège.
  3. http://leblogdelapresidente.over-blog.com/2015/07/axioprepeia.html
  4. http://www.democratisation-scolaire.fr/spip.php?article213

 

 

 

 

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Ci-dessus, lien vers l’article de Françoise GUICHARD,  Le Blog de la Présidente, 12 novembre 2015.

http://leblogdelapresidente.over-blog.com/2015/11/tempete-dans-un-balconnet.html

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Notre blog étant fermé suite aux menaces de quelques harceleurs, nous sommes censés ne rien écrire au sujet du Collège Marie Curie de Provins. Toutefois, ce qui se joue dans ce collège mérite qu’on en parle ici.

 

Sous l’impulsion de l’enseignante Anouk GUEZET, le personnel de ce collège a décidé de ne plus subir en silence le joug d’un chef d’établissement qui ne semble pas vraiment à la hauteur des ses missions, à en croire les agents et les parents d’élèves. Nous avons consacré huit billets à saluer et soutenir la lutte de ces professeurs qui veulent juste qu’on les laisse travailler en paix, dans des conditions à peu près normales , c’est-à-dire sans subir de harcèlement moral de la part de leur supérieur hiérarchique : https://omertaaurectorat.wordpress.com/category/eee-liste-de-quelques-etablissements-scolaires-ou-il-fait-bon-vivre-et-parfois-mourir/le-college-marie-curie-de-provins-77/

 

Certes, notre soutien à ce mouvement social, s’il est absolu dans son principe, n’est pas exempt de certaines critiques, notamment dans la façon dont les dirigeants du plus puissant syndicat enseignant, le SNES, abordent la question du Harcèlement Moral Hiérarchique. Nous le disons et le répétons à l’envie, comme l’ont fait Daniel ARNAUD, Paul VILLACH, et tant d’autres : si le SNES voulait réellement éradiquer cette barbarie institutionnalisée, le sujet serait sur le tapis depuis longtemps, et traité depuis belle lurette ! https://omertaaurectorat.wordpress.com/category/bbb-les-grands-themes/b-5-les-syndicats-denseignants-sont-ils-totalement-corrompus/

 

Cela n’empêche pas des militants de base d’agir, localement, avec conviction et plus ou moins d’efficacité. Mais comment être efficace quand votre propre syndicat ne vous soutient que fort mollement ?

 

La militante Anouk GUEZET s’est émue de nos critiques, et elle nous a écrit, ce matin.

 

Nous lui répondons ici-même.

 

Marie, Jeanne et Philippe.

 

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Philippe, Marie et Jeanne,
La mollesse me caractérise, soit !
Qu’en est-il de vos pratiques ? Anonymat, absence sur le terrain et critiques systématiques. Vous avez dit lâcheté ?
Sortez de l’ombre et de votre confort, nous vous attendons sur place lundi prochain !
Bien à vous.

Anouk GUEZET

* * *

Chère Anouk,

Très heureux de vous lire ici. Soyez la bienvenue et constatez que nous vous laissons libre parole sur nos pages, sans la moindre censure.
D’autres syndicalistes du SNES n‘ont pas eu la décence de simplement répondre à nos questions, à nos appels, à nos mails, à nos courriers, malgré plusieurs années de démarches en ce sens, et alors que les enjeux étaient souvent autrement plus lourds. Vous avez dit lâcheté ?
Merci, donc, de nous avoir contactés.

Gageons qu’avec un peu de persévérance et un minimum de « parler vrai », vous ferez bientôt partie de notre tableau d’honneur, parmi les Résistants dont nous saluons l’action : Daniel ARNAUD, Guy LANDEL, Roland VEUILLET et Paul VILLACH. Voir ici : https://omertaaurectorat.wordpress.com/category/ccc-les-resistants-denoncent-etou-subissent-le-harcelement-moral/
C’est tout le bien que nous vous souhaitons.

Notez tout d’abord que – contrairement à ce que vous semblez avoir saisi – nous n’avons jamais écrit que la mollesse était une de vos caractéristiques. Nous distinguons toujours ce qu’est une personne et ce qu’elle fait. De ce qu’est une personne, nous n’avons pas à juger. De ce qu’elle fait, guère beaucoup plus. Il nous semble toutefois utile de pouvoir exposer ici ce qu’il en est des actions des uns et des autres dans certaines situations.
Nous avons précisément écrit que vous ne sortiez pas de la mollesse – verbale ! – habituellement préconisée par votre syndicat, le SNES : « peut-on lui demander plus que ce dont elle est capable, et que la mollesse habituelle préconisée par son syndicat ? ».
Autrement dit, nous réprouvons la mollesse des termes, la langue de bois, l’excès de prudence langagière : tous ces travers qui conduisent à vider de leur sens les actions syndicales, voire à les dénaturer totalement.

Pour le dire autrement, chère Anouk, luttez-vous contre des faits – présumés – de Harcèlement Moral Hiérarchique ? Ou souhaitez-vous simplement conserver les privilèges de profs paresseux qui souffrent parce qu’on leur demande de se mettre enfin un peu au travail : ces fameux « profs en souffrance » dont le Rectorat, l’administration et les médias nous rebattent les oreilles ?

Vous évoquez nos « pratiques ». Peut-être ont-elles plus fait pour faire avancer la cause que vous ne pourrez le faire dans votre bonne ville de Provins en toute une vie de militantisme syndical.
Notre anonymat – tout relatif – est le garant de notre protection – bien mince – face à la sauvagerie quasi barbare de la répression de l’institution scolaire (cette sauvagerie-même que vous combattez, vous aussi).
Que savez-vous de notre présence sur le terrain ? Et de nos actions en dehors de l’animation de ce blog ?
Nos critiques sont constructives, nos éloges également, mais les avez-vous lus, ces éloges ? Peut-être ne lisez-vous que les billets qui mettent en avant votre personne ?
Vous avez dû passer également à côté de nos pointes d’humour.
Et même – c’est un petit exploit ! – à côté des 103 pages de notre section consacrée au « Sourire du Jour » : https://omertaaurectorat.wordpress.com/category/bbb-les-grands-themes/b-7-sourire/

Restez, Anouk, dans le confort ouaté de votre syndicat moelleusement et mollement installé Rue de Grenelle. Nous resterons dans celui un peu rude de nos chaises de bureau spartiates et de nos écrans d’ordinateurs poussiéreux.
Restez au soleil, à vous faire dorer la pilule, entre deux réunions syndicales. Nous resterons dans l’ombre, à travailler d’arrache-pied.
Restez sous les feux éblouissants des projecteurs médiatiques de la presse locale. Votre ego y trouvera sans doute matière à satisfaction.

Et surtout, poursuivez votre combat, qui est le nôtre, et qui était déjà le nôtre à une époque où votre syndicat ne vous autorisait pas à penser ces questions, et encore moins à agir.
Mais le SNES ne vous autorise toujours pas à penser la question du Harcèlement Moral Hiérarchique. Nous ne sommes pas les seuls à le constater, et à le dire, dans l’espace public. Voyez ici : https://omertaaurectorat.wordpress.com/2015/10/01/le-college-gay-lussac-de-colombes-6-le-snes-fsu-complice-silencieux-de-delits-de-harcelement-des-militants-de-la-fsu-denoncent-ce-double-jeu/

* * *

Il est temps de se dessiller. Lisez ce qu’en dit ce qui constitue à ce jour le seul ouvrage de référence sur la question :

https://omertaaurectorat.wordpress.com/2013/07/29/quand-les-syndicats-denseignants-trompent-les-enseignants-2-reflexions-de-daniel-arnaud-suite/

« Vos délégués syndicaux, « domestiqués », sont de fait associés à tous les étages de la pyramide administrative. Ils boivent l’apéro avec votre chef d’établissement lors du Conseil d’Administration (CA) ; ils entretiennent de bonnes relations avec votre inspecteur en espérant récupérer un poste de « faisant fonction » lors de son départ à la retraite ; ils siègent dans des Commissions Administratives Paritaires Académiques (CAPA) où ils assurent votre recteur de la docilité « des troupes » qu’ils tiennent en l’échange de menus services : vague promesse de promotion plus rapide à l’échelon suivant, avis très favorable pour un congé formation…

Vous imaginez bien que, dans ces conditions, la connivence entre vos « chers collègues » et vos supérieurs s’installe tout naturellement. Pourquoi iraient-ils déplaire aujourd’hui à la hiérarchie en apportant leur soutien à un professeur harcelé, en prenant le risque de se faire interdire le puits des privilèges demain ? Oui, ils servent la pacification dans les rangs. Avant le recours à une répression plus brutale (blâme, suspension de service, mutation disciplinaire…), le passage par les permanents de ce syndicalisme dévoyé permet souvent au Pouvoir de faire accepter sans coup férir aux maîtres qui le subissent les décisions même les plus iniques… Des preuves de la compromission ? Paul Villach prend le cas d’une ancienne secrétaire générale du SNES-FSU, décorée de la légion d’honneur en 2001 par le ministre de l’Education nationale, et commente la remise du hochet sans détours :

« Est-il raisonnable de croire qu’un ministre récompense une syndicaliste pour sa fidélité à sa mission de contre-pouvoir, c’est-à-dire à une action visant avant tout à contenir la tentation du pouvoir qui, selon Montesquieu, est de toujours s’étendre tant qu’il ne rencontre pas de limite ?

Compte tenu de ce qu’on observe depuis 20 ans, cette médaille est bien plutôt le signe tangible de la reconnaissance du pouvoir envers une auxiliaire pour l’avoir aidé à domestiquer un contre-pouvoir gênant. Quand le mandataire des salariés s’est mué en porte-parole du patron, cela mérite bien une médaille. »

Il suffit du reste de se rendre sur le site de la FSU (http://www.fsu.fr/) pour s’apercevoir qu’elle rassemble, outre le SNES, aussi bien d’autres syndicats de profs que… des syndicats d’inspecteurs et de chefs d’établissement ! C’est-à-dire de ces administratifs qui, dans les cas de harcèlement, contribuent à détruire les victimes et à entretenir la loi du silence.  »

( passage tiré du livre de D. A., Le Harcèlement moral dans l’Enseignement, consultable dans tous les bons C. D. I. des collèges, lycées et autres établissements scolaires  [Centres de Documentation et d’Information] )

* * *

Nous sommes très heureux que vous ayez malgré tout (malgré le double jeu de certains dirigeants de votre syndicat) mené les actions qui sont les vôtres au sein de votre collège.

Bravo, Anouk ! Et bon courage à vous. Il faut tenir. Et gagner. Nous comptons sur vous et sur vos collègues pour obtenir justice.

Mais « Muscle ton jeu ! Muscle ton jeu Robert ! Si tu muscles pas ton jeu, fais attention! Je t’assure, tu vas avoir des déconvenues. Parce que t’es trop gentil . » 😉
https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Yeux_dans_les_Bleus

Bien à vous.

M., J., et P.

 

        Ceux qui l’ont vécu en témoignent. Ceux qui se sont penchés sérieusement sur la question aussi. Dans le domaine du Harcèlement Moral Hiérarchique, le Mammouth de l’Education Nationale fonctionne comme un état totalitaire. Comme un é-tat to-ta-li-tai-re. Une dictature, quoi. Termes abusifs ? Françoise Guichard, dans sa préface au Harcèlement moral dans l’Enseignement de Daniel ARNAUD lève le voile sur cet état de fait navrant. « Daniel ARNAUD fait référence à des systèmes totalitaires comme la Corée du Nord (…). Comme l’URSS au temps de Staline, l’Education  Nationale (…) ne peut survivre qu’en disqualifiant les voix discordantes. Et c’est ainsi que la victime devient coupable. (…) Le livre énumère, à la stupéfaction du lecteur, toute une série de « dérives mafieuses » indignes de notre République. »

« Daniel ARNAUD fait référence à des systèmes totalitaires comme la Corée du Nord »

 

Sur la question du harcèlement,

l’Education Nationale fonctionne

« comme la Corée du Nord ».

 

Malgré cela les enseignants dans leur immense majorité cultivent naïvement le déni et entretiennent une confiance aveugle en l’institution scolaire. C’est le cas de Mara GOYET, journaliste et enseignante de collège, qui écrit sur son blog, le mois dernier : « Souvenons-nous, quand même, que nous ne sommes pas en Corée du Nord, que si l’on est tracassé, il sera tout à fait temps de réagir et d’alerter la population, les syndicats, ou autre. » Mara GOYET accepte-t-elle le réel ? Ou vit-elle dans un monde parallèle, le pays des bisounours ? Quand on est «  tracassé  » par sa hiérarchie, on se retrouve «  fracassé  » avant d’avoir pu dire « ouf ! », et il est trop tard pour alerter la population (rires ! la population intervenant pour contre-carrer le harcèlement infligé à un petit prof anonyme ! …) et des syndicats indifférents et corrompus.

« On n’est pas en Corée du Nord. »

On n’est pas en Corée du Nord. On n’est pas en Corée du Nord ? Mara GOYET n’est pas au courant… Les Conseils de Discipline (dits Commissions Disciplinaires) dans lesquels l’administration est à la fois juge, partie et grande prêtresse de ce qui devient des procès staliniens, détournés et employés pour mâter des enseignants innocents, Mara GOYET n’est pas au courant.

« On n’est pas en Corée du Nord. »

On n’est pas en Corée du Nord. On n’est pas en Corée du Nord ? Quand un enseignant se voit menacé d’un blâme, parce qu’il a émis sur son blog une légère critique sur l’échec des plans informatiques de l’Education Nationale, est-on dans une République exemplaire ? Ou s’agit-il là d’un procédé abusivement autoritaire ? Nous vous soufflons la réponse, Marie : cela n’a rien de bisounoursesque, et vous seriez bien inspirée de vous informer un peu sur ce qui se passe en dehors de votre confortable collège, et de cesser de faire croire aux lecteurs de votre blog qu’en cas de souci, « il sera tout à fait temps de… » (Nous reparlerons dès que possible des pressions subies par Ghislain DOMINE. En attendant voir ici : http://www.leparisien.fr/informations/sous-la-pression-le-prof-d-histoire-geo-efface-son-blog-28-10-2014-4246151.php  ).

« On n’est pas en Corée du Nord. »

Que serait-il advenu à cette enseignante qui a osé parler de mascarade à propos d’une visite ministérielle dans son collège de Marseille, le 17 février dernier, qu’en serait-il advenu si elle avait parlé à visage découvert ? (Voir ici : http://www.liberation.fr/societe/2015/02/17/des-profs-de-marseille-ecoeures-par-la-mascarade-d-une-visite-ministerielle_1204436 ).

« On n’est pas en Corée du Nord. »

Quid de ces centaines, ces milliers d’enseignants qui ont subi et qui subissent du Harcèlement Moral Hiérarchique, parce qu’ils représentent – aux yeux de leurs supérieurs hiérarchiques locaux – un « danger » potentiel ? Lire à ce sujet Daniel ARNAUD, Paul VILLACH, Pierre-Yves CHEREUIL et notre blog.

« On n’est pas en Corée du Nord. »

On n’est pas en Corée du Nord. On n’est pas en Corée du Nord ? Et pourtant… Roland VEUILLET a vécu douze ans (12 années) en Corée du Nord… tout en restant en France ! Et des dizaines de milliers d’enseignants ont fait cette expérience, à moindre échelle. Non, les syndicats ne vous seront pas forcément utiles (le SNES, l’UNSA, FO, le SNALC, sont souvent de mèche avec l’administration). Ni les syndicats, ni les CHSCT, ni les médiateurs des Rectorats, ni l’Autonome de Solidarité Laïque, ni la presse locale, ni la Justice ne mettront fin à votre calvaire !

« On n’est pas en Corée du Nord. »

On n’est pas en Corée du Nord. On n’est pas en Corée du Nord ? Et pourtant on a bien tenté d’interner d’office Guy LANDEL, Roland VEUILLET et tant d’autres enseignants pourtant sains d’esprit… Si la psychiatrisation par l’Education Nationale des éléments « gênants » n’est pas une technique digne de la Corée du Nord, alors Paris n’est plus en France.

« On n’est pas en Corée du Nord. »

C’est le discours tenu depuis la base jusqu’au sommet de l’institution scolaire. « On n’est pas en Corée du Nord. » C’est ce discours rassurant qui permet aux Ministres successifs, aux Recteurs, aux Directeurs Académique des Services de l’Education  Nationale, aux Inspecteurs académiques, aux Inspecteurs de Vie Scolaire, aux pseudo médiateurs académiques, aux syndicalistes dévoyés d’entretenir le déni.

« On n’est pas en Corée du Nord. »

Mara GOYET, sortez de votre ignorance sur le harcèlement, sortez de votre naïveté, et osez apporter votre contribution, sur votre blog, à la lutte contre le déni et l’Omerta sur le Harcèlement Moral Hiérarchique qui sévit au sein du Mammouth !

« On n’est pas en Corée du Nord. »

Avant d’écrire une telle énormité, une telle sottise, une telle contre-vérité : « Le mirage d’une carrière meilleure si l’on est docile (pour ce que ça change, franchement…C’est bien là le problème, nul ou bon, à la fin, au fil des jours, on ne voit pas la différence de manière criante) », écoutez le témoignage d’enseignant(e)s excellent(e)s qui ont vu leur carrière et leur vie brisées, pour avoir simplement déplu à un petit marquis ! Renseignez-vous ! Etre mis(e) à pied sans salaire six mois ou deux ans, accablé(e) d’accusations et de reproches montés de toutes pièces, frappé(e) d’un blâme, simplement pour ne pas avoir été docile et caporalisé(e)… vous croyez que cela n’existe qu’en Corée du Nord ? Et par ailleurs apprenez qu’entre un prof médiocre mais lèche-bottes qui gravira les échelons à grande vitesse (« au grand choix »), et un enseignant excellent mais pas arriviste qui stagnera au plus bas de l’échelle (« à l’ancienneté »), en fin de carrière, le différentiel de salaire peut être de 150 000 €. Une paille selon Mara GOYET. Un « mirage », plus précisément !  ( Voir ici : http://75.snuipp.fr/?Promotions,581 « Sur une carrière, cela peut faire une différence de traitement de plus de 150 000 Euros. »). Sans parler du différentiel de confort de vie au quotidien, et de tous les avantages matériels accordés aux suce-bonbons.

« On n’est pas en Corée du Nord. »

Mara GOYET, pour sortir de « cette capolarisation qui nous pèse », comme vous l’appelez de vos voeux… commencez s’il vous plaît par vous informer un peu sur ce qu’est le Harcèlement Moral Hiérarchique. Puis parlez-en sur votre blog. Des milliers d’enseignant(e)  sont les témoins discrets chaque année scolaire, dans leurs établissements, du sort réservé à tel ou tel de leur collègue qui « dérange » leur chef d’établissement, parce qu’il n’est pas assez caporalisé ou qu’elle refuse une bonne petite promotion canapé. Ils ont vu le sort qui leur était réservé. Ils n’ont pas envie que cela leur arrive. Et ils acceptent la capolarisation. Les Rectorats font des exemples. Et cela fonctionne ! Nombre d’enseignants harcelés, quelques années après avoir vécu l’enfer, choisissent de participer à leur tour à la stigmatisation, à l’isolement, au harcèlement d’un(e) collègue jeté(e) en pâture par sa direction aux défoulements de toute une communauté éducative.

Les Rectorats font des exemples qui favorisent l’ultra-soumission et la caporalisation. Et cela fonctionnera tant que les Mara GOYET de tous crins fermeront les yeux sur ces procédés !

Mara GOYET, sortez de votre ignorance sur le harcèlement, sortez de votre naïveté, et osez apporter votre contribution, sur votre blog, et sur les différents médias qui vous donnent la parole, à la lutte contre le déni et l’Omerta sur le Harcèlement Moral Hiérarchique qui sévit au sein du Mammouth !

Mara GOYET, il serait temps d’ouvrir les yeux. Il est temps de vous déciller. Il est temps que dès ce jour, sur votre blog, vous témoigniez de votre ignorance crasse dans le domaine du Harcèlement Moral Hiérarchique. « Faute » avouée et réparée vous sera totalement pardonnée.

La capolarisation ? En entretenant ce mythe « qu’il sera tout à fait temps » au cas où…, vous même vous entretenez la capolarisation, sans le vouloir : à quoi bon se révolter puisqu’en cas de souci, il sera tout à fait temps ?

Mara GOYET, révoltez-vous à visage découvert si c’est votre choix. Mais révoltez-vous vraiment. Chiche ?

Marie, Jeanne, et Philippe.

 

 

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Ci-dessous article de Mara GOYET, 18 février 2015, blog Alchimie du Collège.

http://maragoyet.blog.lemonde.fr/2015/02/18/parole-des-enseignants-le-poids-de-la-caporalisation/

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Parole des enseignants : le poids de la caporalisation.

commedia dell'arte longue photo

 

Lors d’une émission radiophonique, peu de temps après les attentats de janvier, nous étions une petite poignée d’enseignants autour de la table. Nous discutions de la minute de silence, des classes, de la liberté d’expression. De la liberté d’expression : comment en parler en cours, comment l’enseigner, comment répondre aux élèves quand elle est contestée. De la liberté d’expression, oui, de la liberté d’expression. Or, tous les enseignants présents ont alors exigé que l’on ne donne que leur prénom à l’antenne. Par peur des représailles de la hiérarchie. Certains semblaient préoccupés par cette question : faut-il demander l’accord de sa hiérarchie avant de s’exprimer publiquement ? (Non, on a aussi le droit d’aller aux toilettes sans lever la main et faire signer un formulaire).

Dans un article paru dans Libération à propos de la visite ministérielle dans un lycée de Marseille, une jeune enseignante témoigne, sous couvert d’anonymat, de la mascarade que fut, à ses yeux, ce moment. Elle a sans doute bien raison de protester. Mais pourquoi ne pas le faire en son nom, puisqu’il s’agit de protester contre l’hypocrisie, les faux-semblant, la dissimulation de la réalité ? C’est toujours plus efficace de dénoncer la mascarade sans masque. Même si je comprends ses craintes et motivations.

Mais enfin, de manière plus générale, comment pouvons-nous prétendre faire des cours sur la liberté d’expression , louer le courage de l’équipe de Charlie Hebdo si l’on n’est pas capable, nous,  de dire la moindre phrase sur notre métier, publiquement, en notre propre nom ? D’autant plus que, la plupart du temps, il s’agit de dire des choses tout à fait convenables, du type « c’est dur dans mon lycée », « dans mon collège les élèves ont réagi comme ceci », « on se sent tous seuls dans nos bahuts sinistrés », il n’est pas question de révélations brûlantes, de dénonciations sans tact, d’attaques ad hominem. Comment évoquer la liberté si l’on est à ce point caporalisé ? Souvenons-nous, quand même, que nous ne sommes pas en Corée du Nord, que si l’on est tracassé, il sera tout à fait temps de réagir et d’alerter la population, les syndicats, ou autre. Loin de moi, pour autant, l’idée de prétendre que prendre la parole en son nom, pour témoigner ou protester, n’est pas sans conséquence. Parfois on le sent passer, on est boudé, critiqué, on en paie le prix ( bien que je n’aie jamais eu à subir de mesure de rétorsion hiérarchique).

A vrai dire, on n’est pas non plus obligé de s’exprimer. Mais, à mes yeux, si on le fait, autant le faire VRAIMENT.

Je ne jette pas la pierre aux collègues qui s’expriment anonymement. Quand j’ai publié mon premier texte, un article dans Le Débat, sur le collège, en 2002, j’ai un moment pensé à le faire de manière anonyme. Histoire de me protéger (davantage des collègues que de la hiérarchie, d’ailleurs, soyons honnêtes). J’en ai discuté, j’ai hésité puis je me suis dit que ça ne tenait pas. Ça avait un côté corbeau, délateur.  Si j’avais quelque chose à dire c’était à moi de le dire, en mon nom. Ce n’était qu’une parole, la mienne. Ce n’était ni l’Institution, ni la fonction qui s’exprimait : avancer à visage découvert ça réglait le malentendu (une prof, pas la profession, pas tous les profs).

Enfin, cette question met le doigt sur quelque chose d’important. Qui recoupe tout un tas de peurs, d’absurdités, de réflexes. En vrac : le sentiment, dans ce métier, que vous êtes plus nuisible pour l’Institution si vous témoignez de votre métier que si vous le faites mal. Que vous êtes plus pénible si vous bataillez pour que ça marche que si vous vous écrasez (une collègue qui, sans relâche, s’indignait de la suppression de la formation des maîtres et tentait, en salle des profs de faire partager son indignation, avait été surnommée avec aigreur « Jeanne d’Arc » par des collègues assoupis).Le sentiment, en tant qu’enseignant, d’être perdu au cœur d’un système qui vous contraint à l’anonymat (à force d’être traité de la sorte, par manque de vraies « ressources humaines »). L’absurdité d’un système injuste : on laisse quantité d’enseignants préoccupants devant les élèves mais on peut vous chercher des poux parce que vous n’avez pas bien respecté les instructions officielles pour le point B12 alinéa 3 du programme. L’infantilisation que produit une vie passée à l’Ecole (on a peur de se faire taper sur les doigts par nos supérieurs). Le mirage d’une carrière meilleure si l’on est docile (pour ce que ça change, franchement…C’est bien là le problème, nul ou bon, à la fin, au fil des jours, on ne voit pas la différence de manière criante). Je pourrais continuer mais je tiens, là, à revenir à l’essentiel.

Pour former des citoyens,vaste emprise,  commençons déjà par nous libérer nous-mêmes et nous sortir de cette caporalisation qui nous pèse.

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Ci-dessus article de Mara GOYET, 18 février 2015, blog Alchimie du Collège.

http://maragoyet.blog.lemonde.fr/2015/02/18/parole-des-enseignants-le-poids-de-la-caporalisation/

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Comment rendre un homme fou ? En lui répétant qu’il l’est. Et en le déstabilisant sans cesse. C’est une des techniques de base des manipulateurs, comme l’évoque Daniel ARNAUD dans son ouvrage à propos des chefs d’établissement harceleurs, pages 55 à 57, 105 et 106, 111 et 112 notamment (voir ici : https://omertaaurectorat.wordpress.com/2013/06/25/daniel-arnaud-2-le-harcelement-moral-dans-lenseignement-louvrage-de-reference-2/).

Un homme. Harcelé par sa hiérarchie. Et qui, légitimement, s’en plaint auprès de son administration.

Première couche : la brutalité de son chef. La violence du harcèlement. Le travail de sape pernicieux. Impossible de s’en tirer indemne. On sous-estime l’effet destructeur de ce fléau.

Deuxième couche : la réponse de l’administration. Un procès stalinien conseil de discipline dans lequel le Rectorat est à la fois juge et partie. Une mise à pied humiliante, dégradante, inhumaine. Deux ans sans salaire…

Troisième couche. La victime se débat comme elle peut et porte plainte contre son proviseur, pour un épisode postérieur. Et là, le procureur – qui ignore tout de ce qu’est le Harcèlement Moral Hiérarchique dans l’Education Nationale – lui assène qu’il est complètement zinzin, siphonné à bloc, foldinguo absolu. Et on le condamne à ce supplice ultime : verser une amende à son bourreau.

Isolé, mal entouré, mal conseillé – où était le SNES-FSU, ce syndicat qui s’enorgueillit d’être le plus gros syndicat enseignant du pays ?  –  le harcelé finit par craquer et la boucle est bouclée.

La boucle est bouclée, la messe est dite, la victime est définitivement décridibilisée. Elle est déséquilibrée, donc il n’y a jamais eu de harcèlement. Personne n’ira suggérer à un journaliste, ni à ses lecteurs, qu’après tout, il est fort probable que le trouble de cette victime soit une conséquence du harcèlement répété et de l’incompréhension de la Justice.

Et personne n’est responsable, ni de près, ni de loin, du pétage de plomb fatal de cet agent administratif.

Tout va bien. Et la morale est sauve.

Jeanne, Marie, et Philippe.

P. S. : ce n’est, bien sûr, absolument pas ce qu’il s’est passé au Lycée Jules Mousseron de Denain, dans lequel JAMAIS au grand JAMAIS on ne saurait soupçonner quiconque de harcèlement moral contre un subordonné, nous sommes bien d’accord. Un « forcené » ne saurait être une victime de harcèlement, allons… C’est juste un forcené qui est forcené de naissance, n’allons pas chercher plus loin.

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Ci-dessous article de Francis THUILLIEZ,  27 août 2014, La Voix du Nord.

http://www.lavoixdunord.fr/region/denain-le-forcene-retranche-dans-un-logement-de-ia15b36964n2344792#les-reactions

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Denain : le forcené retranché dans un logement de fonction du lycée Mousseron maîtrisé

Publié le 27/08/2014

FRANCIS THUILLIEZ

Le bâtiment qui abrite les logements de fonction du lycée Mousseron de Denain a été investi, ce mercredi matin, par l’antenne RAID du GIPN de Lille.

À 8 heures, les policiers locaux s’étaient présentés au domicile de Laurent B., 42 ans, ancien attaché d’intendance de l’établissement contre lequel avait été pris un arrêté d’expulsion. L’individu ne voulant pas ouvrir sa porte, un serrurier a alors forcé l’entrée. Mais lorsque l’huis s’est ouvert, les gardiens de la paix ont été aspergés d’essence.

Le RAID en renfort

Le bras de fer est monté d’un cran. Compte tenu de la situation, les policiers ont appelé à la rescousse l’antenne RAID du GIPN de Lille. D’autant que le forcené s’était retranché chez lui, après avoir aspergé son logement d’essence. Pompiers de Denain, importantes forces de police, agents d’EDF et élus locaux, rejoints ensuite par le sous-préfet et un vice-procureur du tribunal de Valenciennes, ont pris position autour du lycée.

Les hommes du RAID ont tenté en vain de raisonner le fonctionnaire. Mais ce dernier, que l’on voyait de temps à autre s’agiter derrière les fenêtres, est resté enferré dans ses convictions de victime. À 10 h 50, après les négociations, l’assaut a été donné. Le forcené a été maîtrisé sans heurts, puis placé en garde à vue. Dans l’après-midi, après ventilation des locaux imbibés d’essence, des déménageurs ont vidé le logement. Le contentieux est lourd entre l’employé et son autorité de tutelle.

Un homme procédurier

Ce célibataire, multipliant les procédures pour harcèlement contre le Rectorat, avait été sanctionné par l’Éducation nationale, qui avait prononcé une suspension de deux ans. Il devait donc rendre son logement de fonction. Le 17 octobre 2013, le proviseur de Mousseron était déjà venu lui demander de quitter son bureau. Cette démarche ne s’était pas bien passée et, dans la foulée, l’agent avait accusé son supérieur de « violences physiques ». En mai dernier, cette affaire avait été portée devant le tribunal correctionnel de Valenciennes. Se défendant seul, cet adepte de sites Internet juridiques avait alors été condamné pour « dénonciation calomnieuse ». Il devait payer 1 000 € d’amende et 500 € de dommages et intérêts. Dans ses réquisitoires, François Pérain, procureur de la République, estimait que l’agent « est tellement procédurier et en dehors du monde réel qu’il ne s’aperçoit même pas qu’il est dans un délire total ».

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Ci-dessus article de Francis THUILLIEZ,  27 août 2014, La Voix du Nord.

http://www.lavoixdunord.fr/region/denain-le-forcene-retranche-dans-un-logement-de-ia15b36964n2344792#les-reactions

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Nous évoquions dans notre précédent billet la situation de Roland VEUILLET, témoin et victime, une nouvelle fois, de faits de harcèlement moral dans un établissement scolaire. Nous sommes bien en France, en République, en démocratie. Oui, des abus de pouvoirs indignes d’une République sont commis en 2015 par des chefs d’établissement et par des Recteurs d’Académie, avec la complicité silencieuse de la majorité des responsables syndicaux du SNES-FSU, de l’UNSA, du SNALC, et de FO, pour ne citer qu’eux…

Quand les choses vont-elles enfin changer ?

Philippe, Jeanne, et Marie.

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Ci-dessous article du 12 juillet 2014, blog de Roland VEUILLET.

http://roland-veuillet.eu.org/?Nouvelle-sanction

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Nouvelle sanction

samedi 12 juillet 2014

Roland Veuillet vient d’être suspendu de ses fonctions

Ce matin, Roland Veuillet, a été à nouveau sanctionné : Il est suspendu de ses fonctions. Cette décision lui a été signifiée par l’Inspecteur d’Académie du Rhône, accompagné d’un IPR, venus en personne sur son lieu de travail.
Au collège Maria Casarès de Rillieux la Pape, où il est en poste actuellement, il a eu le tord aux yeux de l’Administration de l’E.N. de prendre la défense d’un de ses collègues injustement traduit devant un Conseil de Discipline, par La Principale de l’Etablissement.
Depuis Roland subit une succession de mesures discriminatoires, dans le seul but de le déstabiliser personnellement, et le décrédibiliser professionnellement.
Il est pourtant intervenu à plusieurs reprises pour dénoncer auprès des autorités rectorales ce harcèlement moral en milieu professionnel. Il est surtout intervenu pour alerter Madame Françoise Moulin-Civil, La Rectrice sur le fait que beaucoup d’autres personnes étaient également victimes de persécutions perpétrées par ce supérieur hiérarchique. Voir le recours ci-joint.
Mais La Rectrice a tranché : l’agresseur est conforté dans sa position pervers, la victime est sanctionnée pour avoir osé soulever un problème grave.
Dans l’Education Nationale de telles pratiques sont courantes, et la réponse de l’Administration est toujours la même. Voir à ce sujet l’étude réalisée par Daniel ARNAUD, publiée aux éditions L’HARMATTAN.

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mis en ligne par Roland Veuillet

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Ci-dessous article du 12 juillet 2014, blog de Roland VEUILLET.

http://roland-veuillet.eu.org/?Nouvelle-sanction

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Le 10 juillet dernier Roland VEUILLET ( voir ici : https://omertaaurectorat.wordpress.com/category/ccc-les-resistants-denoncent-etou-subissent-le-harcelement-moral/c-1-un-vrai-resistant-roland-veuillet/ ) nous contactait et laissait un commentaire sur un de nos articles consacrés à Daniel ARNAUD. Exténué par les derniers faits d’acharnement qu’il venait de subir, Roland VEUILLET pensait par erreur poster son message sur un blog animé par l’enseignant et journaliste Daniel ARNAUD. Vous nous suivez toujours ? 😉

Plus sérieusement, le contenu dudit message était extrêmement inquiétant et faisait état de « manigances », manoeuvres et faits de « harcèlement moral » (nous citons Roland VEUILLET) auxquels se serait livrée la principale du Collège Maria Casares de Rillieux-la-Pape, Madame Catherine BERTRAND, à qui nous remettons bien notre bonjour. Cette brave dame bénéficie de la présomption d’innocence. Il se peut qu’elle soit totalement innocente de ce dont elle est accusée. Elle peut très bien être victime d’une simple succession de malentendus, d’une cabale, d’un vaste complot, ou de mauvaises intentions de petits hommes verts venus du fond de l’espace…

Comble de l’ignominie, pour avoir évoqué ces délits supposés dans un courrier à la Rectrice, et malgré tout ce que sa hiérarchie lui avait déjà fait subir, Roland VEUILLET était de nouveau suspendu de ses fonctions ! Roland VEUILLET confirmait alors ce que Daniel ARNAUD exposait dans ses ouvrages : « La Rectrice a tranché conformément à ce que vous décrivez : l’agresseur est conforté dans sa position, la victime est sanctionnée pour avoir osé soulever ce problème grave. »

Marie, Jeanne, et Philippe.

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Ci-dessous message de Roland VEUILLET, posté le 10 juillet 2014 en commentaire de notre article du 26 février 2013 consacré à Daniel ARNAUD.

https://omertaaurectorat.wordpress.com/2013/02/26/daniel-arnaud-1-harcelement-chez-les-profs-un-blog-un-livre/

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VEUILLET Roland dit :

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Bonsoir Monsieur Arnaud.

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J’ai lu avec beaucoup d’intérêt votre ouvrage sur le harcèlement professionnel dans l’E. N. Il complête très avantageusement les ouvrages de Madame Hirigoyen, que j’avais lus, il y a une dizaine d’années, et que j’ai redécouvert, après votre ouvrage.

Je vous écris aussi, car je viens d’être suspendu de mes fonctions ce matin, pour avoir dénoncé le harcèlement moral que La Principale de mon collège exerce au quotidien (voir pièce jointe). Deux Inspecteurs sont venus me le signifier : « Monsieur, voyez comme vous êtes en souffrance etc… », et ils se sont indignés lorsque je leur ai répondu que non , je n’étais pas en souffrance , car justement j’avais la capacité de réagir avec fermeté. Lorsque je leur ai dit que par contre beaucoup d’autres personnes étaient en souffrance et se taisaient, ils ont affecté le plus grand mépris, comme si j’étais un gamin (j’ai 58 ans).

La Rectrice a tranché conformément à ce que vous décrivez : l’agresseur est conforté dans sa position, la victime est sanctionnée pour avoir osé soulever ce problème grave.

Je vous remercie pour l’aide que m’a apporté votre travail.

Bien cordialement
Roland Veuillet.

CI DESSOUS LETTRE A MADAME LA RECTRICE :

Monsieur Roland VEUILLET
CPE au Collège Maria Casarès

à Madame Françoise MOULIN-CIVIL
Rectrice de l’ Académie de Lyon

S/C de Madame XXXXXXXXXXXXX
Principale de l’ Etablissement

OBJET : RECOURS HIERARCHIQUE
– Harcèlement moral en milieu professionnel
– Abus de pouvoir par violation des Lois et Règlements.
– Violation de la vie privée.

Madame La Rectrice.

Je vous ai alerté récemment par Voie Hiérarchique, doublé de courriers recommandés de la situation extrêmement grave du collège Maria Casarès où Madame XXXXXXXXXX La Principale se livre à du harcèlement professionnel, contre son personnel.

Le harcèlement professionnel est toujours difficile à établir, dans la mesure où son auteur ne laisse pas de trace susceptible de l’attaquer. Or dans le courrier du 1er juillet, je parvenais à vous citer un exemple précis « d’ordre et de contre ordre », confirmé par un mail qu’elle m’avait envoyé : La preuve était établie d’une injonction paradoxale caractéristique du harcèlement.

Malheureusement cet incident n’était pas un fait isolé, mais s’inscrivait dans une succession d’actes semblables. En effet, je subis de nombreuses attaques identiques à un niveau personnel et professionnel de la part de Madame XXXXXXXXX, depuis le mois de février 2014. A cette date, j’ai pris ouvertement la défense de l’Ouvrier Professionnel de notre collège Monsieur YYYYYYYYYYY injustement renvoyé devant une procédure disciplinaire, dont il a d’ailleurs été disculpé. Madame La Principale n’a pas supporté mon engagement, et elle s’est livrée depuis à de très nombreuses mesures de rétorsion.

La description de tous ces incidents serait longue à établir dans ce Recours, et je les garde à votre disposition, car ils sont très graves. Professionnellement, je suis obligé d’appliquer l’article 28 de la Loi N° 83.634 du 13 juillet 1983 qui stipule qu’un fonctionnaire peut refuser un ordre, dès lors que celui-ci est manifestement illégal. Ne pas appliquer cette loi me mettrait inévitablement en situation de faute professionnelle permanente, car Madame La Principale confond ses injonctions contradictoires avec le Droit.

Depuis cet incident du 1er juillet, connu de tous ici, les langues se délient, et plusieurs dizaines de personnes m’ont signalé avoir subi des actes de même nature, de la part de Madame XXXXXXXXXX. Je garde à votre disposition l’ensemble de ces nombreux témoignages, ainsi que les noms de leurs auteurs, mais je préserverai dans ce courrier l’anonymat de chacun , car la procédure que j’engage par voie hiérarchique met Madame La Principale en copie. Et inévitablement, l’absence de confidentialité se traduirait par des mesures de représailles de la part de cette dernière, à l’encontre des nombreuses victimes de ses forfaits. Cependant, je vous demande Madame La Rectrice d’écouter toutes ces personnes, car vous retrouverez tous les mécanismes du harcèlement professionnel, tels qu’ils sont décrits par le Docteur Marie France HIRIGOYEN, spécialiste patentée de ce domaine.

Toutefois, il n’est pas inutile ici de rappeler que si je suis en poste au collège Maria Casarès, c’est en remplacement de Madame ZZZZZZZZZZZZZZZ, qui a dû quitter l’établissement en raison du harcèlement de Madame XXXXXXXXX. Cette collègue, durement touchée par des problèmes de santé a été l’objet de mesures discriminatoires et vexatoires systématiques, à tel point qu’elle est dans l’incapacité de reprendre actuellement le travail.

Je tiens également à rappeler ici, un événement qui a durement frappé la communauté scolaire, juste avant mon arrivée : Une lettre anonyme odieuse, avait été diffusée auprès de tous les personnels. Celle-ci, mettait en cause la vie privée de Monsieur WWWWWWWWWWW (ancien Principal Adjoint) avec de très larges connotations homophobes. De nombreux enseignants ont été traumatisés par le fait d’avoir été accusé, par une convocation pour interrogatoire judiciaire. Bizarrement aucun personnel de Direction n’a été interrogé. Pourtant, il existe actuellement un certain nombre de logiciels permettant d’établir des liens sémantiques, syntaxiques et sémiologiques entre deux textes. Se livrer à cet exercice comparatif permettrait d’obtenir facilement un résultat accablant. C’est pour cela que je vous invite à relancer cette affaire, en sollicitant les compétences d’experts officiels, auprès du Procureur de La République.

Ce qui se passe au collège Maria Casarès, avec Madame XXXXXXXXXXXXX est extrêmement grave : des dizaines de personnes sont en souffrance, d’autres l’ont été. En ce qui me concerne, ses manigances ne m’atteignent pas, car j’ai la capacité de résister à de telles bassesses. Mais comme ailleurs, en pareils cas, la plupart des se sentent obligés de se taire et subissent en silence. Certains en arrivent à se mettre en arrêts maladies pour de longues durées. Aussi, je vous demande Madame La Rectrice d’ engager rapidement une enquête sur place : La situation est explosive, et la Rentrée scolaire de Septembre risque d’être très compromise si vous n’intervenez pas rapidement, selon les directives du BO N° 10 du 8 mars 2007.

Je vous prie d’agréer Madame La Rectrice, l’expression de mes salutations respectueuses.

Signature Rillieux la Pape le 10 juillet

Copie : Les Elus des Personnels du collège, les Organisations Syndicales Académiques.

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Ci-dessus message de Roland VEUILLET, posté le 10 juillet 2014 en commentaire de notre article du 26 février 2013 consacré à Daniel ARNAUD.

https://omertaaurectorat.wordpress.com/2013/02/26/daniel-arnaud-1-harcelement-chez-les-profs-un-blog-un-livre/

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