Archives de la catégorie ‘C 3 Un vrai Résistant : Guy LANDEL.’

 

Notre blog étant fermé suite aux menaces de quelques harceleurs, nous sommes censés ne rien écrire au sujet du Collège Marie Curie de Provins. Toutefois, ce qui se joue dans ce collège mérite qu’on en parle ici.

 

Sous l’impulsion de l’enseignante Anouk GUEZET, le personnel de ce collège a décidé de ne plus subir en silence le joug d’un chef d’établissement qui ne semble pas vraiment à la hauteur des ses missions, à en croire les agents et les parents d’élèves. Nous avons consacré huit billets à saluer et soutenir la lutte de ces professeurs qui veulent juste qu’on les laisse travailler en paix, dans des conditions à peu près normales , c’est-à-dire sans subir de harcèlement moral de la part de leur supérieur hiérarchique : https://omertaaurectorat.wordpress.com/category/eee-liste-de-quelques-etablissements-scolaires-ou-il-fait-bon-vivre-et-parfois-mourir/le-college-marie-curie-de-provins-77/

 

Certes, notre soutien à ce mouvement social, s’il est absolu dans son principe, n’est pas exempt de certaines critiques, notamment dans la façon dont les dirigeants du plus puissant syndicat enseignant, le SNES, abordent la question du Harcèlement Moral Hiérarchique. Nous le disons et le répétons à l’envie, comme l’ont fait Daniel ARNAUD, Paul VILLACH, et tant d’autres : si le SNES voulait réellement éradiquer cette barbarie institutionnalisée, le sujet serait sur le tapis depuis longtemps, et traité depuis belle lurette ! https://omertaaurectorat.wordpress.com/category/bbb-les-grands-themes/b-5-les-syndicats-denseignants-sont-ils-totalement-corrompus/

 

Cela n’empêche pas des militants de base d’agir, localement, avec conviction et plus ou moins d’efficacité. Mais comment être efficace quand votre propre syndicat ne vous soutient que fort mollement ?

 

La militante Anouk GUEZET s’est émue de nos critiques, et elle nous a écrit, ce matin.

 

Nous lui répondons ici-même.

 

Marie, Jeanne et Philippe.

 

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Philippe, Marie et Jeanne,
La mollesse me caractérise, soit !
Qu’en est-il de vos pratiques ? Anonymat, absence sur le terrain et critiques systématiques. Vous avez dit lâcheté ?
Sortez de l’ombre et de votre confort, nous vous attendons sur place lundi prochain !
Bien à vous.

Anouk GUEZET

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Chère Anouk,

Très heureux de vous lire ici. Soyez la bienvenue et constatez que nous vous laissons libre parole sur nos pages, sans la moindre censure.
D’autres syndicalistes du SNES n‘ont pas eu la décence de simplement répondre à nos questions, à nos appels, à nos mails, à nos courriers, malgré plusieurs années de démarches en ce sens, et alors que les enjeux étaient souvent autrement plus lourds. Vous avez dit lâcheté ?
Merci, donc, de nous avoir contactés.

Gageons qu’avec un peu de persévérance et un minimum de « parler vrai », vous ferez bientôt partie de notre tableau d’honneur, parmi les Résistants dont nous saluons l’action : Daniel ARNAUD, Guy LANDEL, Roland VEUILLET et Paul VILLACH. Voir ici : https://omertaaurectorat.wordpress.com/category/ccc-les-resistants-denoncent-etou-subissent-le-harcelement-moral/
C’est tout le bien que nous vous souhaitons.

Notez tout d’abord que – contrairement à ce que vous semblez avoir saisi – nous n’avons jamais écrit que la mollesse était une de vos caractéristiques. Nous distinguons toujours ce qu’est une personne et ce qu’elle fait. De ce qu’est une personne, nous n’avons pas à juger. De ce qu’elle fait, guère beaucoup plus. Il nous semble toutefois utile de pouvoir exposer ici ce qu’il en est des actions des uns et des autres dans certaines situations.
Nous avons précisément écrit que vous ne sortiez pas de la mollesse – verbale ! – habituellement préconisée par votre syndicat, le SNES : « peut-on lui demander plus que ce dont elle est capable, et que la mollesse habituelle préconisée par son syndicat ? ».
Autrement dit, nous réprouvons la mollesse des termes, la langue de bois, l’excès de prudence langagière : tous ces travers qui conduisent à vider de leur sens les actions syndicales, voire à les dénaturer totalement.

Pour le dire autrement, chère Anouk, luttez-vous contre des faits – présumés – de Harcèlement Moral Hiérarchique ? Ou souhaitez-vous simplement conserver les privilèges de profs paresseux qui souffrent parce qu’on leur demande de se mettre enfin un peu au travail : ces fameux « profs en souffrance » dont le Rectorat, l’administration et les médias nous rebattent les oreilles ?

Vous évoquez nos « pratiques ». Peut-être ont-elles plus fait pour faire avancer la cause que vous ne pourrez le faire dans votre bonne ville de Provins en toute une vie de militantisme syndical.
Notre anonymat – tout relatif – est le garant de notre protection – bien mince – face à la sauvagerie quasi barbare de la répression de l’institution scolaire (cette sauvagerie-même que vous combattez, vous aussi).
Que savez-vous de notre présence sur le terrain ? Et de nos actions en dehors de l’animation de ce blog ?
Nos critiques sont constructives, nos éloges également, mais les avez-vous lus, ces éloges ? Peut-être ne lisez-vous que les billets qui mettent en avant votre personne ?
Vous avez dû passer également à côté de nos pointes d’humour.
Et même – c’est un petit exploit ! – à côté des 103 pages de notre section consacrée au « Sourire du Jour » : https://omertaaurectorat.wordpress.com/category/bbb-les-grands-themes/b-7-sourire/

Restez, Anouk, dans le confort ouaté de votre syndicat moelleusement et mollement installé Rue de Grenelle. Nous resterons dans celui un peu rude de nos chaises de bureau spartiates et de nos écrans d’ordinateurs poussiéreux.
Restez au soleil, à vous faire dorer la pilule, entre deux réunions syndicales. Nous resterons dans l’ombre, à travailler d’arrache-pied.
Restez sous les feux éblouissants des projecteurs médiatiques de la presse locale. Votre ego y trouvera sans doute matière à satisfaction.

Et surtout, poursuivez votre combat, qui est le nôtre, et qui était déjà le nôtre à une époque où votre syndicat ne vous autorisait pas à penser ces questions, et encore moins à agir.
Mais le SNES ne vous autorise toujours pas à penser la question du Harcèlement Moral Hiérarchique. Nous ne sommes pas les seuls à le constater, et à le dire, dans l’espace public. Voyez ici : https://omertaaurectorat.wordpress.com/2015/10/01/le-college-gay-lussac-de-colombes-6-le-snes-fsu-complice-silencieux-de-delits-de-harcelement-des-militants-de-la-fsu-denoncent-ce-double-jeu/

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Il est temps de se dessiller. Lisez ce qu’en dit ce qui constitue à ce jour le seul ouvrage de référence sur la question :

https://omertaaurectorat.wordpress.com/2013/07/29/quand-les-syndicats-denseignants-trompent-les-enseignants-2-reflexions-de-daniel-arnaud-suite/

« Vos délégués syndicaux, « domestiqués », sont de fait associés à tous les étages de la pyramide administrative. Ils boivent l’apéro avec votre chef d’établissement lors du Conseil d’Administration (CA) ; ils entretiennent de bonnes relations avec votre inspecteur en espérant récupérer un poste de « faisant fonction » lors de son départ à la retraite ; ils siègent dans des Commissions Administratives Paritaires Académiques (CAPA) où ils assurent votre recteur de la docilité « des troupes » qu’ils tiennent en l’échange de menus services : vague promesse de promotion plus rapide à l’échelon suivant, avis très favorable pour un congé formation…

Vous imaginez bien que, dans ces conditions, la connivence entre vos « chers collègues » et vos supérieurs s’installe tout naturellement. Pourquoi iraient-ils déplaire aujourd’hui à la hiérarchie en apportant leur soutien à un professeur harcelé, en prenant le risque de se faire interdire le puits des privilèges demain ? Oui, ils servent la pacification dans les rangs. Avant le recours à une répression plus brutale (blâme, suspension de service, mutation disciplinaire…), le passage par les permanents de ce syndicalisme dévoyé permet souvent au Pouvoir de faire accepter sans coup férir aux maîtres qui le subissent les décisions même les plus iniques… Des preuves de la compromission ? Paul Villach prend le cas d’une ancienne secrétaire générale du SNES-FSU, décorée de la légion d’honneur en 2001 par le ministre de l’Education nationale, et commente la remise du hochet sans détours :

« Est-il raisonnable de croire qu’un ministre récompense une syndicaliste pour sa fidélité à sa mission de contre-pouvoir, c’est-à-dire à une action visant avant tout à contenir la tentation du pouvoir qui, selon Montesquieu, est de toujours s’étendre tant qu’il ne rencontre pas de limite ?

Compte tenu de ce qu’on observe depuis 20 ans, cette médaille est bien plutôt le signe tangible de la reconnaissance du pouvoir envers une auxiliaire pour l’avoir aidé à domestiquer un contre-pouvoir gênant. Quand le mandataire des salariés s’est mué en porte-parole du patron, cela mérite bien une médaille. »

Il suffit du reste de se rendre sur le site de la FSU (http://www.fsu.fr/) pour s’apercevoir qu’elle rassemble, outre le SNES, aussi bien d’autres syndicats de profs que… des syndicats d’inspecteurs et de chefs d’établissement ! C’est-à-dire de ces administratifs qui, dans les cas de harcèlement, contribuent à détruire les victimes et à entretenir la loi du silence.  »

( passage tiré du livre de D. A., Le Harcèlement moral dans l’Enseignement, consultable dans tous les bons C. D. I. des collèges, lycées et autres établissements scolaires  [Centres de Documentation et d’Information] )

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Nous sommes très heureux que vous ayez malgré tout (malgré le double jeu de certains dirigeants de votre syndicat) mené les actions qui sont les vôtres au sein de votre collège.

Bravo, Anouk ! Et bon courage à vous. Il faut tenir. Et gagner. Nous comptons sur vous et sur vos collègues pour obtenir justice.

Mais « Muscle ton jeu ! Muscle ton jeu Robert ! Si tu muscles pas ton jeu, fais attention! Je t’assure, tu vas avoir des déconvenues. Parce que t’es trop gentil . » 😉
https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Yeux_dans_les_Bleus

Bien à vous.

M., J., et P.

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Ci-dessous retrouvez nos trois billets déjà consacrés à ce thème :

https://omertaaurectorat.wordpress.com/2013/03/26/ministere-de-leducation-nationale-40-000-profs-harceles-chiffre-officiel-pour-un-deni-officiel-1/

https://omertaaurectorat.wordpress.com/2013/03/28/ministere-de-leducation-nationale-40-000-profs-harceles-2-un-chiffre-officiel-que-le-ministere-se-garde-bien-de-commenter/

https://omertaaurectorat.wordpress.com/2013/06/12/ministere-de-leducation-nationale-40-000-profs-harceles-3-pas-assez-pour-que-les-choses-bougent-2/

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Ministère de l’Education Nationale : 200 000 profs harcelés ! (4)

200 000 profs harcelés : voilà le chiffre officiel qui embarrasse le Ministère de l’Education Nationale (et qui deviendrait véritablement embarrassant si les principaux syndicats enseignants jouaient réellement leur rôle de syndicats).

Le Ministère veut-il le changement ? Pas du tout ! Aucune mesure n’est proposée pour réguler les abus de pouvoir des chefs d’établissement. Aucun contre pouvoir. Aucun contrôle. Au contraire, au fil des réformes, il s’agit de laisser toujours davantage de latitude et de puissance de nuisance aux chefaillons et chefaillonnes.

Une question se pose. Comment escamoter les 200 000 victimes, et surtout, comment disculper, dédouaner, couvrir les milliers de chefs d’établissement exerçant en 2013 des formes de harcèlement sur « leurs » enseignants ? 

La technique est simple, efficace, parfaitement rodée, et bien ancrée dans l’institution scolaire. Psychiatriser les victimes. Une enseignante de maternelle évoque une tentative de viol de la part de son directeur d’école ? Elle est complètement cintrée, elle affabule, et tout le village de ricaner et de glousser en évoquant cette pauvre frustrée qui vit seule et ne fait pas « comme les autres ». Un professeur d’histoire conteste les rapports mensongers de son principal ? On fera courir le bruit qu’il insulte et frappe ses élèves pendant ses cours, et on glissera aux oreilles attentives que s’il se montre toujours calme et poli à l’extérieur de sa classe, c’est certainement qu’il a des tendances schizophréniques et une « double personnalité » (les collègues relayant la rumeur obtiendront des promotions et un meilleur salaire). Une vacataire décline les propositions de promotion canapé et en réfère au SNES et à l’Inspection Académique ? Elle boit et a des accès de paranoïa : son contrat temporaire ne doit pas être renouvelé (le SNES n’a aucune trace de ses appels au secours, c’est ballot d’avoir naïvement fait confiance à ce syndicat pour se protéger…).

La technique est vieille comme le monde, et – osons la comparaison, toutes proportions gardées – tous les régimes totalitaires travestissent leurs opposants en prisonniers de droit commun, ou en fous dangereux. Avant de dévorer l’agneau, le loup de la Fable ne cherche-t-il pas mille prétextes pour justifier son crime bestial ?

La psychiatrisation des victimes de harcèlement dans l’Education Nationale ? Six éléments d’explications, de réflexion et de preuves parmi des milliers que vous pouvez retrouver par vous-mêmes.

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1) Le rapport du Ministère n’évoque jamais le harcèlement « vertical », le harcèlement par un supérieur hiérarchique. Il ne le reconnaît pas. Ecran de fumée : il met en avant le harcèlement des élèves par les élèves (voire des élèves par les enseignants n’ayant pas renoncé à l’autorité et au respect… la bonne blague à laquelle adhèrent trop de parents d’élèves). Il ne propose donc aucune piste pour calmer les chefaillons harceleurs. En revanche, il envisage ce qu’il appelle « un meilleur maillage de notre réseau d’alerte et d’accompagnement des victimes ».

Faut-il comprendre, en clair, que dès qu’un fonctionnaire est en passe de dénoncer un « dysfonctionnement » d’un supérieur (soupçons de viol, de pédophilie, de détournement d’argent public, d’irrégularités financières, de harcèlement, etc.), le « réseau d’alerte » se met en place ? L’Inspection Académique et le Rectorat sont « alertés » de ce qu’il faut le faire taire, régler cela « en interne », afin d’éviter que l’Administration soit touchée par un scandale ? Est-ce qu’on dira que ce fonctionnaire qui en sait trop est dingue, et qu’il faut « l’accompagner », le soigner très vite ? On le convoquera devant un médecin du rectorat qui « prendra acte de sa souffrance » et le mettra au placard, c’est bien cela ? Voyons ci-dessous si c’est ainsi qu’il faut l’entendre…

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2) L’ « accompagnement des victimes » … Nous l’avons dit : il ne faut pas y voir une reconnaissance de l’existence de victimes, donc un premier pas vers la reconnaissance de l’existence de bourreaux. Il s’agit d’accompagner la souffrance, pas de l’éviter. Pas d’en chercher l’origine, la cause, le responsable. Pas de demander des comptes au principal de collège abusant d’un pouvoir inversement proportionnel à son degré d’honnêteté. Il ne s’agit pas d’éviter cette souffrance, mais de l’entretenir. Oui, de l’entretenir ! Et d’installer une victime dans un statut de malade. Vous avez l’impression d’être harcelé ? Vous avez l’impression que ce n’est pas juste ? Vous n’acceptez plus que votre collègue de français qui accumule les fautes d’orthographe gagne le double de votre salaire en faisant trois fois moins de travail, parce qu’elle couche avec le proviseur au vu et au su de tout le lycée ? Vous êtes un peu fatigué ! Vous devriez vous reposer. Vous êtes complètement dingo. Nous allons vous « accompagner ». Nous allons vous soigner. Nous allons vous installer durablement dans un statut de malade, ce qui, à part vous, arrangera tout le monde.

Les professeurs faisant état de dysfonctionnements de l’administration, de l’acharnement de chefaillons, de formes de harcèlement moral ne sont pas des malades. Il faut cesser de prétendre vouloir  les soigner.

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3) La psychiatrisation des lanceurs d’alerte est profondément ancrée dans la culture de l’Education Nationale. Sous couvert de prévention, on détecte et met très vite à l’écart le moindre lanceur d’alerte, on sait comment étouffer dans l’oeuf la moindre tentative de rébellion des victimes. C’est une des raisons pour lesquelles il n’y a pas davantage de suicides spectaculaires d’enseignants, d’immolations dans les cours d’école, de tueries à l’arme à feu en lycée. La victime du harcèlement a confiance en son administration, à laquelle elle se livre pieds et poings liés : voir l’action sur le terrain des pseudos « médiateurs académiques », dont le rôle non avoué est de temporiser les choses avant de psychiatriser les fonctionnaires se tournant vers eux. La victime ne comprend que trop tard qu’elle est prise dans un système qui retourne, inverse les responsabilités, et la culpabilise. Elle doit se reposer, se mettre en arrêt maladie, patienter, prendre du recul, faire confiance et attendre pour pouvoir demain – berçons-la d’illusions – organiser sa défense contre un chef tout puissant et une administration n’offrant aucune prise. Une fois en arrêt maladie, on dira que la victime n’est pas solide, donc pas fiable. Et le tour est joué. Si elle refuse l’arrêt maladie, c’est une forcenée, contre laquelle l’administration redoublera d’acharnement, jusqu’à la mettre à pied sous n’importe quel prétexte, fusse-t-il complètement farfelu.

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4)  Le rapport du Ministère est clair. Contre le harcèlement, il propose… des soins aux victimes !

Lisons ce rapport, intitulé « point d’étape sur les travaux de la délégation ministérielle chargée de la prévention et de la lutte contre les violences en milieu scolaire ».

« Mieux accompagner les personnels en souffrance ou victimes de violences.
Le rapport 2011 du Carrefour Santé Social et les enquêtes de victimation menées ces dernières années montrent que l’exposition des personnels d’enseignement et d’éducation à des violences répétées est un facteur de difficulté, de tension, voire d’épuisement professionnel (burn-out).
Dans le cas de personnels confrontés au quotidien à un climat scolaire dégradé, la solidarité au sein de l’équipe pédagogique et le soutien de la hiérarchie constituent souvent la meilleure des réponses. Les milliers de participants aux différentes enquêtes de victimation insistent d’ailleurs sur l’importance de la réactivité et du soutien des collègues et de la hiérarchie lorsqu’un enseignant ou un personnel d’éducation doit faire face à des tensions répétées. « 

Magnifique ! Un enseignant harcelé par son principal trouvera la meilleure aide qui soit (« la meilleure des réponses ») en se tournant vers … son principal ! Bel aveu de l’absence totale de réponse de la part de l’institution scolaire. Bel aveu de la volonté à peine dissimulée par le Ministère de protéger les harceleurs. Après tout, des profs à la botte, c’est plus facile à diriger que professeurs qui tiennent debout…

« Pour les personnels en souffrance ou victimes de violences, cette aide interne à l’établissement peut cependant s’avérer insuffisante.  »

Noooooonnnnn ? Sans blague ? Et il a fallu ce rapport (dont le coût financier n’a pas été communiqué…) pour s’en rendre compte ? Bravo !

« L’éducation nationale a donc le devoir, en tant qu’employeur, de leur apporter des solutions d’accompagnement adaptées mais aussi durables.  »

Elle a ce devoir mais elle ne l’assume pas. Elle a ce devoir mais le fuit. Elle a ce devoir mais ne respecte pas les droits des victimes, même pas celui de se faire entendre au sein de l’institution scolaire.

« Or, s’il existe déjà de nombreux dispositifs d’appui, ceux-ci demeurent sous-utilisés faute de visibilité et d’accessibilité.

La réorganisation des dispositifs d’appui existants pour assurer un maillage territorial plus étroit.

La plupart des académies ont mis en place des dispositifs ad hoc : cellules d’écoute et d’assistance, réseaux d’aide, personnes ressources, etc.  »

De qui se moque-t’on ?  » Cellules d’écoute et d’assistance, réseaux d’aide, personnes ressources  » : ça c’est pour les profs qui craquent. Ca ne répond pas à la question du harcèlement. On voit bien comment le Ministère entretient délibèrement la confusion entre les victimes de harcèlement moral et les profs « fragiles » ou en proie au « burn-out ». CQFD.

Pour tout un tas de raisons, un professeur peut ne pas « assurer », ne pas tenir le coup, à un moment donné de sa carrière, et cela malgré toute la bonne volonté de sa hiérarchie pour l’aider à passer outre ses difficultés (Nous estimons que tous les chefs d’établissement ne sont pas des harceleurs… Raison de plus pour dénoncer les abus de pouvoir d’une minorité décomplexée en passe de devenir majorité et modèle pour toute la profession).

Pourquoi orienter les victimes de harcèlement vers ces structures d’aide aux personnes fragilisées ? Si ce n’est pour évacuer le problème en psychiatrisant ces victimes ?

Et le rapport continue de déployer toute une fausse panoplie d’aides et de solutions :   » À ceux-ci s’ajoutent les réseaux académiques de Prévention d’aide et de suivi (Pas) créés dans le cadre d’un partenariat entre la Mutuelle générale de l’éducation nationale (MGEN) et le ministère de l’éducation nationale. Ils ont notamment pour objectif d’aider à la réadaptation sociale et professionnelle des personnes fragilisées ou atteintes de troubles psychiques, victimes d’accidents ou de graves maladies, qu’elles soient ou non adhérentes à la MGEN. « 

Des personnes fragilisées ou atteintes de troubles psychiques. C’est la dénomination, pour le Ministère, des victimes du harcèlement moral. Belle relecture des faits, les harceleurs ont encore de beaux jours devant eux.

 » Il s’agit d’un service anonyme et gratuit mis à la disposition de tous les personnels de l’éducation nationale qui éprouvent des difficultés d’ordre professionnel ou privé. Il permet aux enseignants de s’exprimer librement et de recevoir le soutien de psychologues extérieurs à l’éducation nationale.  »

Donc, quand un enseignant « s’exprime librement », alors, c’est qu’il a besoin de « recevoir le soutien de psychologues » ? Briser l’Omerta sur le harcèlement, c’est être fou ?

Pourquoi se tourner vers des professionnels de la santé plutôt que vers la justice, pour calmer les ardeurs des chefaillons ?

Et pourquoi se tourner vers des professionnels extérieurs à l’Education Nationale ? Au détour d’une phrase, on se décharge du problème, on l’évacue en dehors du champ de l’Education Nationale. Le Ministère est clair : ce n’est pas à l’Education Nationale de faire cesser le harcèlement dans l’Education Nationale. C’est à qui, alors ? A Zorro, au Père Noël et à l’abbé Pierre ? A la justice, alors que les textes de lois ne sont pas adaptés ? Au site Omerta au rectorat ? Mais nous ne sommes que trois modestes observateurs, Marie, Jeanne, et Philippe, dont les billets ne sont lus que par quelques milliers d’internautes … Est-ce qu’il va donc falloir envisager que d’autres groupes de personnes aient recours à des modes d’actions plus radicaux, et plus médiatiques, afin de faire bouger les choses ? 😉

« Ces réseaux sont constitués de près de 18 000 correspondants en académie et dans les établissements. Les actions peuvent se dérouler selon diverses modalités : espace d’accueil et d’écoute, ateliers, groupes d’échanges de pratiques, diffusion de documentation, etc. Environ 10 000 personnes par an bénéficient des actions collectives de ces réseaux et 4 000 d’un accompagnement individuel.  »

10 000 personnes ? Ou sont passées les 190 000 autres victimes ?

La « diffusion de documentation » auprès des victimes, c’est pas un peu trop « punchy » contre les harceleurs ? Si on leur diffusait plutôt des dessins animés ? On se moque vraiment du monde…

« D’autres acteurs comme la Fédération des autonomes de solidarité laïque (Fas), avec laquelle le ministère de l’éducation a conclu une convention en novembre dernier, et la Mutuelle assurance des instituteurs de France (MAIF) ont également mis en place des réseaux d’aide aux personnels en souffrance ou victimes de violence.

Ces dispositifs sont insuffisamment utilisés et inégalement répartis au niveau géographique. Les académies dresseront donc un état des lieux de l’ensemble des dispositifs d’appui opérationnels sur leur territoire, qui sera notamment facilité par la mise à disposition d’outils d’autodiagnostic.  »

Quelle blague ! On voit bien le DRH d’un rectorat « s’autodignostiquer », conclure qu’il fait mal son boulot, admettre de lui-même qu’il agit contrairement aux valeurs de la République, puis donner sa démission  et renoncer aux milliers d’euros mensuels de ses primes et salaire.

« Une fois ce travail de recensement effectué, chaque académie devra redéployer les dispositifs et les mettre en cohérence afin d’assurer un maillage territorial plus étroit et donc une accessibilité maximale.

L’objectif est que tout enseignant ou personnel d’éducation victime de violences puisse, quel que soit le lieu où il exerce, bénéficier d’une aide de proximité. Pourront notamment être présents sur ces lieux d’écoute des assistants sociaux, des psychologues, des infirmiers du travail, etc. « 

Ce n’est pas de psychologues dont ces victimes ont besoin. Qu’on cesse de les traiter comme des malades. Ce sont des victimes. C’est aux bourreaux qu’il faut s’attaquer. S’il faut soigner les bourreaux, qu’on les soigne, mais sans doute la plupart sont-ils incurables, et sans doute vaudrait-il mieux les virer de l’Education Nationale, qu’ils minent et détruisent de l’intérieur.

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5) La psychiatrisation des victimes d’acharnement ? Roland VEUILLET peut en témoigner, lui qui a subi une hospitalisation d’office abusive, à seule fin de mettre un terme à ses revendications syndicales. Cela se passe en France, oui, oui. Voyez-ci-dessous et sur son site :

Dépôt de plainte pénale pour hospitalisation d’office abusive

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 » Mercredi 28 février 2007

Monsieur le Procureur de la République.

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Demande d’audience
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Dépôt de plainte pénale auprès du Procureur de la République

Je souhaite vous rencontrer au sujet d’un délit extrêmement grave commis à mon encontre, et attentatoire aux libertés individuelles et collectives.

J’ai été hospitalisé d’office en service de psychiatrie, alors que je poursuivais une action syndicale contre une décision du ministère de l’Education Nationale. Ainsi, un médecin et un maire, ont rédigé une H. O. « car je refusais de prendre des psychotropes, pouvant atténuer mes revendications. ».

J’ai déposé une plainte pénale, car je demande à ce que toute personne impliquée dans cette affaire soit punie conformément au lois.

Dans l’attente, je vous prie d’agréer Monsieur Le Procureur, l’expression de mes salutations respectueuses.

Roland Veuillet  »

http://roland-veuillet.eu.org/

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6 Guy LANDEL aussi a vécu cela, et tout a été mis en oeuvre pour faire passer la victime pour un zinzin à interner d’urgence au Centre Médico-Psychologique de Tergnier, antenne de l’hôpital psychiatrique de Prémontré (Aisne).

http://www.guylandel.com

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Les méthodes mises en oeuvre pour protéger les chefs d’établissement harceleurs ne sont pas toujours très subtiles. Depuis que Roland VEUILLET, Guy LANDEL et d’autres ont médiatisé les tentatives de psychiatrisation qu’ils ont subies, les harceleurs préfèrent pratiquer la rumeur à l’encontre de leurs cibles. Et malheureusement, trop d’enseignants (et parfois des sections syndicales entières !) acceptent de collaborer, de relayer et d’entretenir des calomnies concernant l’équilibre mental des victimes. De tout cela il faut parler librement. C’est le premier pas pour lutter contre ces pratiques si répandues qu’elles sont malheureusement en voie de se banaliser.

Psychiatriser les victimes de harcèlement, la ficelle est un peu grosse, mais elle marche encore. Parler de ce procédé et le démonter systématiquement, jusqu’à ce qu’il soit usé et se retourne enfin contre les pignoufs qui l’emploient et ceux qui osent les protéger, voilà un objectif pas plus mauvais qu’un autre.

Marie, Jeanne, et Philippe.

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Le lien vers le rapport du Ministère de l’Education Nationale :

http://www.education.gouv.fr/cid68983/prevention-et-lutte-contre-la-violence-en-milieu-scolaire%C2%A0-%C2%A0point-d-etape.html

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Souvenez-vous… Après la présentation de notre blog, notre tout premier article était consacré à l’acharnement de l’institution scolaire contre un de ses meilleurs fonctionnaires : Roland VEUILLET.   https://omertaaurectorat.wordpress.com/2013/02/25/roland-veuillet-1-jusquou-leducation-nationale-peut-aller

La trajectoire, le devenir et la situation de ce Conseiller Principal d’Education sont indignes d’une démocratie, indignes de notre République, et en porte à faux avec toutes ses valeurs. Il faut le dire : c’est, depuis le régime de Vichy, une des plus grandes tâches, des plus grandes lâchetés, des plus grandes hontes de l’Education Nationale en France. Mais pour un Roland VEUILLET qui tient debout et ose parler, combien abandonnent ? Combien craquent ? Combien se taisent ? Il sont des dizaines de milliers d’enseignants (40 000 ?) à s’estimer harcelés selon les chiffres officiels que le Ministère est presque parvenu à dissimuler.    https://omertaaurectorat.wordpress.com/2013/03/26/ministere-de-leducation-nationale-40-000-profs-harceles-chiffre-officiel-pour-un-deni-officiel-1/

Quelques uns résistent, avec panache, parfois avec humour. C’est le cas de Guy LANDEL, dont nous vous proposons de découvrir le calvaire. Cela ne se passe pas dans la Russie de POUTINE, ni dans une république bananière. Cela se passe en France, avec – selon Guy LANDEL – la complicité des principaux syndicats enseignants.  A vous de lire, et d’en juger.

Marie, Jeanne et Philippe

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http://www.guylandel.com      http://www.guylandel.com      http://www.guylandel.com

http://www.guylandel.com      http://www.guylandel.com      http://www.guylandel.com

http://www.guylandel.com      http://www.guylandel.com      http://www.guylandel.com

http://www.guylandel.com      http://www.guylandel.com      http://www.guylandel.com

http://www.guylandel.com      http://www.guylandel.com      http://www.guylandel.com

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Ci-dessous, un extrait de la page d’accueil du site de Guy LANDEL « http://www.guylandel.com ».

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Conseil de discipline bidon et truqué le 21 septembre 2001 à Amiens avec déplacement d’office du lycée Gay- Lussac de Chauny au collège Gérard Philipe de Soissons manigancé par le recteur MORVAN et ses acolytes.

Nombreuses menaces de sanction disciplinaire [ radiation pour abandon de poste, radiation des cadres, menaces de nouvelles réunions du conseil de discipline, etc…]

Sanction disciplinaire du 1er groupe : blâme infligé par le recteur LEROY le 9 avril 2003

Refus de délivrance de documents administratifs par des « responsables » totalement irresponsables ! Plus de 50 requêtes à la CADA et au TA d’Amiens nécessaires pour faire plier tous ces “chefaillons de pacotille”

Nombreuses notations administratives complètement farfelues et irresponsables de la part de JPP et du rectorat annulées par le TA d’Amiens [ JPP : Jean Pierre Paul, principal irresponsable du collège Gérard Philipe de Soissons ]

Mensonges, faux-témoignages et dénonciation calomnieuse à mon égard débités par le proviseur Marc JAILIN, les IPR ( Inspecteurs Pédagogiques Régionaux ) de Sciences Physiques, les services du rectorat d’Amiens

Menaces de retrait de salaire ( 11 mises en demeure du rectorat ) pour absences pendant les congés scolaires officiels de la Toussaint, de Noël, d’hiver, de printemps et d’été ! UN COMBLE !

Suspension de salaire du recteur LEROY pendant 8 mois d’avril 2003 à novembre 2003, jugée légale par le TA d’Amiens et illégale par la Cour administrative d’appel de DOUAI !

Suspension de salaire de la rectrice CAMPION pendant 15 mois de février 2005 à avril 2006 jugée illégale par le Tribunal administratif d’Amiens le 19 janvier 2006

Mensonges et magouilles du rectorat pour refuser ma mutation intra-académique au lycée Gay-Lussac de Chauny en 2005, 2006 et 2008. Pas un mot de la part des “MOUTONS PARITAIRES” syndicaux totalement corrompus : un véritable SCANDALE !

Deuxième Conseil de discipline programmé pour le 1er avril 2010 par la rectrice SANCIER-CHÂTEAU qui a profité des vacances de Février 2010 pour disparaître de la circulation en filant à l’anglaise ! Suite au résultat de ce conseil de discipline présidé par le nouveau recteur MUCCHIELLI, mon avocat a déposé une requête en annulation de l’arrêté ministériel ayant conduit à ma mise à la retraite d’office, le rectorat ayant menti, magouillé et VIOLÉ LA LOI de concert avec les “moutons paritaires” des syndicats SNES, SNALC, SGEN et FO ! La lettre répugnante du 13 octobre 2000   (ci-jointe à gauche), du proviseur du lycée Gay- Lussac de Chauny Marc JAILIN au recteur de l’académie d’Amiens Alain MORVAN, est le point de départ du harcèlement médico- psychologique du rectorat qui a duré une dizaine d’années de 2000 à 2010. En effet, depuis ce 13 octobre 2000, les 7 (sept) recteurs de l’académie d’Amiens [M. Alain MORVAN, M. Michel LEROY, Mme Marie-Danièle CAMPION, M. Tanneguy LARZUL, M. Ahmed CHARAÏ, Mme Anne SANCIER-CHÂTEAU, M. Jean-Louis MUCCHIELLI] ont tout tenté, en vain, pour me forcer à me faire psychanalyser au Centre Médico-Psychologique de Tergnier, antenne de l’hôpital psychiatrique de Prémontré dans l’Aisne. Pendant ces dix dernières années, de 2000 à 2010, le rectorat s’est acharné contre moi par toutes sortes d’abus de pouvoir, de manoeuvres, d’intimidations, de mesures de rétorsion, de mensonges et de magouilles :

   Lettre répugnante du 13 octobre 2000

Ma candidature à l’accès au corps des agrégés – Mai 2009

Bienvenue sur la version 2.0 du site  guylandel.com

Magouilles, mensonges, abus de pouvoir et violation de la loi dans l’Education Nationale en Picardie   1er avril 2010

LES MAGOUILLES EN CONSEIL DE DISCIPLINE Le rectorat d’Amiens et les “moutons paritaires” des syndicats enseignants ont violé la loi en “bourrant les urnes” : Ce n’est pas un poisson !

Bilan au 10/04/2013 1) Violation des articles 39 et 41 du décret n°82-451 du 28 mai 1982 par le recteur Jean- Louis MUCCHIELLI … 2) Violation de l’article 31 du décret n°82-451 du 28 mai 1982 par : – 7 membres suppléants de l’administration [ Rectorat, IA- IPR, Proviseurs ] – 6 membres suppléants des soi-disant ”représentants” du personnel [FO, SGEN, SNALC, SNES-FSU ] … 3) Manipulation, mensonges  et magouilles du recteur J-L MUCCHIELLI [Modification de l’ordre du jour de mon conseil de discipline, etc ….] Il faut attendre la décision du Conseil d’état [n°366506] “AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS” … bien sûr !

Guy Landel à la “Une” du Courrier Picard du 15/01/2011 • Télécharger la UneLire l’article

Article du 15 janvier 2011 ( Courrier Picard )

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Ci-dessus, un extrait de la page d’accueil du site de Guy LANDEL « http://www.guylandel.com ».

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