Archives de la catégorie ‘MG Mara GOYET la journaliste qui n’était pas au courant…’

 

Le harcèlement,

si on n’en parle pas,

ça ne s’arrête pas.

 

 

 

 

C’est-pas-nous-qu’on-l’a-dit. C’est la Ministre de l’Education Nationale, Madame Najat VALAUD BELKACEM.

Le harcèlement, si on n’en parle pas, ça ne s’arrête pas. Découvrez & partagez le clip ! https://amp.twimg.com/v/be5f3b68-1345-4046-bf8c-2d8ff1c00b3c 

 

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Bien sûr, le Ministère de l’Education Nationale n’a en tête qu’un seul but : le bien-être des petinenfans. C’est danlintérédézenfans qu’il agit, et contre les privilèges de ces saletés de profs jamais contents, toujours en grève et en vacances. Oui oui oui. Tutafé.

Mais comment croire que des hauts fonctionnaires qui organisent, encouragent et couvrent le Harcèlement Moral Hiérarchique contre les enseignants puissent accorder la moindre importance au harcèlement vécu par leurs élèves ? Soyons sérieux deux minutes, voulez-vous bien.

La campagne de lutte contre le harcèlement à l’école n’a pas les moyens de ses ambitions, comme le souligne Nora FRAISSE. Ce n’est qu’une manoeuvre de communication, une de plus. Et ce n’est pas un hasard si le Ministère a tenu à y associer Melissa THEURIAU plutôt qu’une personnalité plus discrète et moins superficielle comme le réalisateur Bertrand TAVERNIER, par exemple.

Merci à Mélissa Theuriau & ses équipes pour leur engagement contre le harcèlement ! pic.twitter.com/rkaEgi7oxr

 

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La comm’ du Ministère de l’Education Nationale finira-t-elle par

se retourner contre lui

et contre ses propres pratiques de Harcèlement Moral Hiérarchique ?

Le harcèlement, si on n’en parle pas, ça ne s’arrête pas. Découvrez & partagez le clip ! https://amp.twimg.com/v/be5f3b68-1345-4046-bf8c-2d8ff1c00b3c 

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Le harcèlement, si on n’en parle pas, ça ne s’arrête pas.

Qu’attendent les profs pour prendre la Ministre au mot ?

Diffuser et relayer les faits et les situations évoqués sur notre site et ailleurs.

Mettre au pied du mur les pseudo syndicalistes kollabos.

Nommer les chefaillons harceleurs et ceux qui couvrent leurs délits.

Prendre le contre-pied du brave mouton Mara GOYET qui-n’a-rien-vu-rien-entendu-rien-dit-et-que-ben-non-on-n’est-pas-en-Corée-du-Nord-tout-va-bien-arrêtez-votre-catastrophisme-le-H.M.H.-c’est-une-légende-urbaine-et-puis-moi-je-veux-vite-être-promue-hors-classe-alors-vous-comprenez…

C’est bien ce que notre Ministre nous demande de faire ?  

 

Marie, Jeanne, et Philippe.

 

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Ci-dessous, touitte de Madame Najat VALAUD BELKACEM, Ministre de l’Education Nationale, novembre 2015.

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Le harcèlement, si on n’en parle pas, ça ne s’arrête pas. Découvrez & partagez le clip ! https://amp.twimg.com/v/be5f3b68-1345-4046-bf8c-2d8ff1c00b3c 

 

 

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Ci-dessus, touitte de Madame Najat VALAUD BELKACEM, Ministre de l’Education Nationale, novembre 2015.

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Nous, à Omerta au Rectorat, on ne pensait pas un jour citer un article du magazine people Closer. Mais ça nous met en joie, ça nous amuse, même, de voir que même la presse people se fait l’écho du fonctionnement très particulier du Ministère de l’Education Nationale. Répétons-le, encore et encore :

La lutte contre le harcèlement à l’école permet au Ministère de l’Education Nationale de

masquer le Harcèlement Moral Hiérarchique vécu par les adultes

au sein de l’institution scolaire.

C’est un écran de fumée très efficace.

Mais elle permet aussi au Ministère de

banaliser et de renforcer le dénigrement continu

et la remise en cause systématique

des enseignants.

Voir ici :

https://omertaaurectorat.wordpress.com/2015/11/02/quand-un-harcelement-en-cache-un-autre-5-le-ministere-defend-sa-campagne-de-denigrement-des-profs/

https://omertaaurectorat.wordpress.com/2015/11/01/quand-un-harcelement-en-cache-un-autre-4-la-video-du-ministere-qui-fait-passer-les-profs-pour-des-incapables/

https://omertaaurectorat.wordpress.com/2015/10/31/quand-un-harcelement-en-cache-un-autre-3-la-video-du-ministere-qui-casse-du-prof/

https://omertaaurectorat.wordpress.com/2015/10/29/quand-un-harcelement-en-cache-un-autre-2-une-video-qui-fait-polemique/

https://omertaaurectorat.wordpress.com/2015/03/18/quand-un-harceelement-en-cache-un-autre/

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Sans aller aussi loin que nous dans le constat pourtant purement factuel de cette question, le journal people Closer s’est fait l’écho de ce que quelques voix s’élèvent pour protester contre le fait que

le Ministère de l’Education Nationale

puisse faire la promotion d’un clip

qui caricature et dénigre ses propres agents

en les montrant du doigt comme

des incompétents assez crétins

sur les bords et au milieu.

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Ce qui pourrait aussi nous réjouir, si tout cela n’était pas aussi sordide, c’est que le jour où la presse – et pourquoi pas aussi la presse people ? – s’emparera du sujet du H.M.M. dans l’E.N., à travers l’un ou l’autre cas particulier, parmi tout le beau monde, les pseudo-syndicalistes et les hauts fonctionnaires qui protègent les harceleurs, il y en aura un ou deux qui se retrouvera peut-être dans une position un peu délicate. Il ne sera pas mis à l’honneur comme l’a été en son temps le juge Fabrice BURGAUD, mais il risque de devoir assumer le fait d’avoir laissé faire, le fait d’avoir couvert des crapules, et le fait d’avoir potentiellement un peu de sang sur les mains. Tout ce beau linge, en attendant, fait la sourde oreille. Mais des preuves accablantes s’accumulent, et demain on pourra dire « Oui, ils étaient au courant ! »…

 

Marie, Jeanne, et Philippe.

 

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Ci-dessous,article d’Elodie MANDEL, Closer, 2 novembre 2015 :

http://www.closermag.fr/people/politique/melissa-theuriau-et-najat-vallaud-belkacem-se-mettent-les-profs-a-dos-571690

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Melissa Theuriau et Najat Vallaud-Belkacem se mettent les profs à dos

Vidéo publiée le 02/11/2015 à 17h16
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Quel est le point commun entre l’épouse de Jamel Debouze Mélissa Theuriau et la ministre de l’éducation Najat Vallaud-Belkacem ? Les deux femmes ont choisi de lutter à leur manière contre le harcèlement à l’école… Mais leur film n’a pas convaincu les profs.

Victime de harcèlement scolaire lorsqu’elle était enfant, Mélissa Theuriau, journaliste et réalisatrice a choisi des années plus tard de prendre part au combat de Najat Vallaud-Belkacem qui a fait de la lutte contre le harcèlement l‘une de ses priorités. Un combat noble qui touche au plus près qui celle qui est la maman de deux enfants, Léon et Lila, avec le comédien et humoriste Jamel Debbouze.

Harcelée à l’école

A Psychologie Magazine, la jeune femme racontait en ces termes le mépris de ses petits camarades et l’appendicite qu’elle a finit par simuler pour tenter de faire cesser cet enfer. « Quand j’étais au collège, j’ai été mise en quarantaine par mes amies du jour au lendemain. Ca a été d’une grande violence », se souvient la compagne de Jamel Debbouze qui explique n’en avoir parlé à personne à l’époque. « Parce que j’avais honte, je ne voulais pas inquiéter mes parents ou qu’ils se sentent obligés de me défendre ». Lors de la présentation du clip, la jeune maman a tenu une nouvelle fois à partager une expérience qui toucherait 700000 enfants par an. Dans ce clip, on y voit un écolier roux être la cible des boulettes et insultes de ses camarades dès que la maîtresse a le dos tourné. Dans le couloir, une camarade lui dit que ça doit s’arrêter, qu’il faut en parler. Il faut « faire sortir les victimes du silence, car tant qu’on n’en parle pas, le harcèlement ça dure », mais il faut aussi interpeller les témoins, a insisté la ministre tandis que la productrice Mélissa Theuriau a insisté sur « La situation de honte dans laquelle on peut être plongé empêche un enfant de parler, y compris au sein d’une famille ouverte et aimante ».

Le harcèlement, si on n’en parle pas, ça ne s’arrête pas. Découvrez & partagez le clip ! https://amp.twimg.com/v/be5f3b68-1345-4046-bf8c-2d8ff1c00b3c 

Merci à Mélissa Theuriau & ses équipes pour leur engagement contre le harcèlement ! pic.twitter.com/rkaEgi7oxr

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Le hic, c’est que dans un clip tourné par la journaliste Mélissa Theuriau pour lutter contre le harcèlement à l’école, on voit – selon les enseignants qui se sont sentis stigmatisés par le film – une enseignante acariâtre et caricaturale qui tourne le dos à ses élèves…. une image caricaturale selon les enseignants qui se sont plaint de l’image donnée de leur profession.

Mélissa Theuriau, «carte blanche» pour réaliser ce clip, a expliqué la ministre Najat Vallaud-Belkacem lors de sa conférence de presse sur le harcèlement, la semaine dernière, rapporte le Figaro sur son site.

La colère des profs

« Elle présente un exercice débile devant des élèves indifférents à son exercice (et on les comprend). Elle ne les regarde presque jamais, elle a le regard vide d’une hystérique, et elle ne sait pas faire cours », écrit ainsi l’enseignante Françoise Cahen. Le clip, parrainé par Disney doit être diffusé au cinéma et à la télévision le 5 novembre, mais déjà certains dénoncent l’erreur de comm de la ministre alors que les professeurs restent marqués par la réforme du collègue. Et d’ajouter « Quand je vois ça, je sens tout le mépris qu’il contient envers ma profession, et ça m’afflige complètement. La leçon de ce clip, destinée à la population: si vos enfants se font harceler en milieu scolaire, c’est bien sûr à cause de leur maîtresse, cette débile mentale qui ignore ses élèves, et même qui contribue activement à leur harcèlement (…) Je suis blessée par cette campagne qui nous méprise et nous salit »

Même son de cloche du côté de la Sgen-CFDT qui dénonce « avec la plus grande fermeté la caricature de l’enseignant véhiculée par la vidéo (…) De surcroît, elle est présentée elle-même comme harcelante ou blessante auprès de l’enfant victime, un comble. (…) Plus grave, l’unique recours proposé en cas de harcèlement est de se tourner vers un camarade. Nulle trace dans cette vidéo d’adulte responsable comme recours possible alors même que ce rappel constitue le quotidien de toutes les équipes pédagogiques des écoles afin que les conflits de toute nature se règlent, si nécessaire, avec l’aide d’un adulte. Que le ministère ignore le quotidien de ses agents et véhicule l’image caricaturale d’une profession malmenée est particulièrement regrettable. Cela érode encore davantage ce qu’il reste de la confiance entre les personnels et l’employeur public, et de la confiance des familles dans leur école. »

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Ci-dessus,article d’Elodie MANDEL, Closer, 2 novembre 2015 :

http://www.closermag.fr/people/politique/melissa-theuriau-et-najat-vallaud-belkacem-se-mettent-les-profs-a-dos-571690

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Grosse communication aujourd’hui du Ministère de l’Education Nationale autour de la lutte contre le harcèlement à l’école. Grosse communication, oui, mais très peu d’actions…

Grosse communication, oui, mais le seul  harcèlement reconnu par le Ministère et mis en avant dans les médias est  celui subi par… les enfants et les ados !

Le Harcèlement Moral Hiérarchique, lui, n’est toujours pas reconnu. Officiellement, il n’existe pas. Et tant pis s’il existe, tant pis si la réalité des enquêtes, des études et des faits prouvent le contraire. Le Ministère escamote les chiffres, avec la complicité active de certains syndicats, et le tour est joué. Voir ici notre précédent billet sur ce thème : https://omertaaurectorat.wordpress.com/2015/03/18/quand-un-harceelement-en-cache-un-autre/

Le harcèlement vécu par les élèves permet de cacher celui vécu par les adultes.

Excellent écran de fumée !

On comprend mieux pourquoi le Ministère de l’Education Nationale

tient tant à communiquer là-dessus.

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Nous approuvons et soutenons pleinement le principe de mettre en oeuvre des initiatives constructives pour réfléchir à la question du harcèlement scolaire, et pour lutter réellement et efficacement contre ce fléau.

Mais la vie d’une enseignante qui se suicide vaut-elle moins que celle d’une élève ?

Où sont les plans de lutte contre le Harcèlement Moral Hiérarchique qui  pousse au suicide des dizaines d’enseignants ?

Qui proteste contre ce harcèlement institutionalisé qui détruit chaque année la vie de milliers d’enseignants compétents et engagés dans leur métier ? Les gros syndicats SNES-UNSA-SGEN se taisent… Les pseudo-syndicalistes sont parfois des complices actifs du H.M.H…. Les médiateurs de l’Education Nationale cultivent le déni… Les journalistes façon Mara GOYET assurent que tout va bien… Les médias ne se font pas l’écho du fléau… Le Ministère verrouille sa communication. C’est l’Omerta qui tue discrètement.

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Nous l’écrivions il y a six mois, et en six mois, rien n’a changé :

« Au-delà de l’émotion légitime suscitée par le suicide d’une adolescente harcelée par des élèves, une réflexion saine a été engagée par diverses parties prenantes. C’est ainsi qu’est née l’association Marion Fraisse La Main Tendue. Jamais nous n’opposerons une injustice à une autre, une souffrance à une autre, un combat à un autre. Oui, le combat mené par Nora FRAISSE pour l’association Marion Fraisse La Main Tendue est un combat légitime, et qui mérite d’être amplement relayé, et soutenuMais ce combat ne doit pas en masquer un autre. Ce combat ne doit pas être utilisé par le Ministère de l’Education Nationale pour masquer ses responsabilités directes dans la protection apportée aux chefs d’établissements commettant sciemment des délits et engendrant régulièrement des décès. Ces fonctionnaires harceleurs sont protégés par l’institution scolaire, depuis la base jusqu’au sommet de la pyramide des responsabilités hiérarchiques. A quand des relais médiatiques pour en parler un peu ? »

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Dans son billet de ce jour, Paul DEVIN, Inspecteur de l’Education Nationale, résume la situation mieux que nous pourrions le faire (voir ci-dessous).

Et il conclut son article par un Post Scriptum demandant ni plus ni moins… le retrait de la vidéo bisounours payée à grand frais par le Ministère, puisque cette vidéo sous entend – mais nous en avons l’habitude ! – que le harcèlement s’inscrit avant tout dans l’incompétence des professeurs !

Un enfant harcelé ne l’est pas en dehors de la classe ni en dehors de son établissement,

c’est bien connu !

Un enfant harcelé ne l’est pas sur les réseaux sociaux.

Un enfant harcelé ne l’est pas dans son quartier.

S’il est harcelé, c’est à cause de ces salopiauds d’enseignants

qui ne pensent qu’à faire grève

et à préparer leurs vacances mensuelles à Acapulco.

 
 

Marie, Jeanne, et Philippe.

 
 
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Ci-dessous, article de Paul DEVIN, 29 octobre 2015 :

http://blogs.mediapart.fr/blog/paul-devin/291015/lutte-contre-le-harcelement-quand-la-com-tente-de-masquer-l-insuffisance-de-l-action

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Lutte contre le harcèlement : quand la « com » tente de masquer l’insuffisance de l’action….

Quatre ans après les « Assises nationales sur le harcèlement à l’école » voulues par Luc Chatel, Najat Vallaud-Belkacem instaure une journée de lutte contre le harcèlement. Si l’on en croit les chiffres annoncés d’un élève victime sur dix, la situation n’a guère évolué depuis 2011. La ministre affirme cependant, lors de sa conférence de presse du 29 octobre, que des solutions existent. Malheureusement, à nouveau, l’agitation médiatique d’un jour sur la question sera loin d’avoir une incidence suffisante sur un problème dont il a pourtant été maintes fois montré qu’il peut avoir des conséquences graves tant sur la réussite scolaire que sur la santé mentale.
En finir avec les effets d’annonce
La primauté de la communication médiatique est désormais une réalité incontournable des politiques éducatives. Pourtant, rien de nouveau dans les annonces faites par la ministre, lors de la conférence de presse du 29 octobre : le numéro vert à destination des familles existe depuis bientôt deux ans, il a juste été relooké en numéro à 4 chiffres ; la mise en place d’un plan de lutte contre le harcèlement au sein de chaque établissement ou école est une obligation inscrite dans le code de l’Éducation depuis la loi de refondation en juillet 2013 ; la campagne « Agir contre le harcèlement à l’école » a déjà connu deux années scolaires… La communication est cependant suffisamment habile pour que certains journalistes évoquent un nouveau plan.
Mettre en œuvre les moyens nécessaires à une lutte efficace contre le harcèlement
Le rapport réalisé en 2011 par Éric Debarbieux considérait la formation comme une préconisation essentielle : « former les professionnels est sans doute la toute première des préventions et une condition nécessaire à son succès. ». Or les plans successifs depuis 2011 n’ont jamais réellement consacré les moyens nécessaires à la mise en œuvre d’une formation à la hauteur des enjeux.
Le plan proposé actuellement repose sur une architecture déjà mise en œuvre dans le cadre de la mobilisation pour les valeurs de la République : former un nombre réduit des formateurs relais qui agiront en suite dans les académies et départements. Le problème reste le même : ces formateurs-relais ne disposent pas des moyens nécessaires pour mettre en œuvre les actions de formation nécessaires pour concerner l’ensemble des enseignants. Il ne s’agit pas de considérer que rien ne s’est fait depuis 2011 : des initiatives à l’échelle des académies, des départements, des circonscriptions ou des établissements ont lieu. Des documents-ressources ont été édités, des films réalisés pour aider les enseignants. Mais les moyens restent suffisants pour développer un accompagnement avec l’envergure nécessaire.
Quant à la formation initiale en ESPE, le bilan ministériel des actions de formation n’y fait même pas allusion !
Il en est de même avec les personnels très directement concernés par les situations de harcèlement : psychologues scolaires, médecins scolaires, infirmiers et infirmières qui faute d’un nombre suffisant de postes ont des périmètres d’intervention tellement vastes que l’efficacité de leur action s’en trouve largement réduite.
En finir avec la simplification des phénomènes complexes
Un dernier point mérite l’attention. Le harcèlement est un phénomène complexe pour des raisons diverses. Parfois insuffisamment considéré par les enseignants, parfois démesurément investi par des parents qui l’instrumentalisent dans une situation de conflit avec l’école, parfois masquant une problématique de violence externe à l’école, parfois laissant apparaitre comme harceleur celui qui est victime… Le rapport Debarbieux de 2011 avait eu la vertu de mesurer l’importance du problème. Mais bien des enseignants qui ont pris conscience de cette réalité savent que la résolution des problèmes est complexe et qu’elle ne s’inscrit pas dans une seule volonté d’attention. C’est pourquoi, il ne peut être suffisant de proposer des vidéos ou des modules M@gistère.

Reconnaissons que la prise de conscience est récente et que le temps est sans doute nécessaire… mais nous sommes à nouveau confrontés à une situation où, face à une demande sociale légitime parce qu’inscrite dans les valeurs fondamentales de respect des personnes, l’école doit se contenter de moyens largement insuffisants pour parvenir à répondre à la demande qui lui est faite. Là encore, la responsabilité politique est entière puisque comme le dit si justement la ministre de l’Éducation nationale : il s’agit du respect de chacun, de l’acceptation des différences, de l’apprentissage de la citoyenneté et que la loi du plus fort ne peut pas régir les rapports entre élèves.

Post-scriptum :

J’ai écrit ce billet avant de prendre connaissance de la vidéo diffusée par le ministère et réalisée par Disney qui sous-entend ignominieusement que le harcèlement s’inscrit dans l’incompétence de l’enseignant !

Injuste et scandaleux, le ministère doit retirer cette vidéo.

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Ci-dessus, article de Paul DEVIN, 29 octobre 2015 :

http://blogs.mediapart.fr/blog/paul-devin/291015/lutte-contre-le-harcelement-quand-la-com-tente-de-masquer-l-insuffisance-de-l-action

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Dès que possible, un billet sur Mara GOYET découvrant l’eau tiède… et l’envers de la réforme du collège !

Un petit aperçu en lisant ce fil de neoprofs : http://www.neoprofs.org/t96061p20-le-monde-blog-de-mara-goyet-college-une-reforme-informe-21-oct-2015#3340178

Et dire que nous lui avions proposé d’ouvrir les yeux et de devenir une Résistante, une vraie : https://omertaaurectorat.wordpress.com/2015/03/29/mg-3-i-have-a-dream/

Marie, Jeanne, et Philippe.

 

Notre blog étant fermé suite aux menaces de quelques harceleurs, nous sommes censés ne rien écrire au sujet du Collège Gay Lussac de Colombes. Toutefois, ce qui se joue dans cet établissement scolaire est si lourd que nous ne souhaitons pas le passer sous silence.

*

Ce n’est pas nouveau.

Gay-Lussac n’est ni une première, ni un cas isolé !

Il faut le dire et le répéter :

l’Education Nationale n’hésite pas à briser la liberté de parole

en imputant à d’excellents enseignants

des fautes de services fictives.

Ce n’est pas nouveau.

Gay-Lussac n’est ni une première, ni un cas isolé !

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Le recours aux conseils de disciplines arbitraires (Commissions Disciplinaires) est fréquent, avec la complicité silencieuse des « gros » syndicats enseignants.

Ces dernières années, des centaines de cas ont été recensés, tous passés sous silence par les médias, et souvent par les victimes elles-mêmes, sous la pression féroce de l’administration. Conséquences ? Dépressions, troubles de stress post-traumatiques, carrières et vies brisées, suicides. C’est dire si les hauts fonctionnaires qui cautionnent ces procès staliniens contre des enseignants innocents ont du sang sur les mains, potentiellement ou réellement.

Notons que la journaliste Mara GOYET, spécialiste des questions d’éducation, s’efforce comme à son habitude de regarder ailleurs. « On n’est pas en Corée du Nord » reste son credo, son slogan, sa bonne parole : https://omertaaurectorat.wordpress.com/2015/03/27/un-fonctionnement-digne-dun-etat-totalitaire-marie-goyet-et-la-naivete-des-enseignants/ . Brave toutou ! Et ses collègues ne sont pour la plupart guère plus professionnels.

Pourtant, parler de ces pratiques est le seul moyen de les faire reculer et de briser l’Omerta qui les entoure.

Marie, Jeanne, et Philippe.

 

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Ci-dessous, article de Thibault CHAFFOTTE, 4 octobre 2015, Le Parisien :

http://www.leparisien.fr/colombes-92700/colombes-la-greve-a-repris-au-college-gay-lussac-04-10-2015-5153799.php

 

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Colombes : la grève a repris au collège Gay-Lussac

Thibault Chaffotte | 04 Oct. 2015, 16h12 | MAJ : 04 Oct. 2015, 16h12

 

Colombes, samedi 3 octobre. Près de 150 personnes ont défilé dans les rues de la ville pour soutenir les deux professeurs en grève de la faim (devant au centre).

Colombes, samedi 3 octobre. Près de 150 personnes ont défilé dans les rues de la ville pour soutenir les deux professeurs en grève de la faim (devant au centre). (LP/T.C.)

La situation se durcit à Colombes. Les professeurs du collège Gay-Lussac et des parents d’élèves, ont manifesté dans les rues de la ville samedi 3 octobre. Oscar Roman et Gari Pham figuraient en tête du cortège de 150 personnes.

 

Ces deux professeurs en grève de la faim depuis 13 jours sont poursuivis par leur hiérarchie pour des faits qui remontent aux grèves de décembre 2014.

C’est pour les soutenir que les professeurs avaient entamé une grève depuis le 19 septembre. Ils l’avaient interrompu quatre jours plus tard. « Après une semaine d’interruption le mouvement n’avait reçu aucun signe de la part de l’Éducation nationale », indique Gari Pham, professeur de mathématiques. Les professeurs se sont remis en grève jeudi 1er octobre. « Si on n’a pas de nouvelles, on continue ce lundi », promet-il.

« Nous continuons de demander l’arrêt des procédures disciplinaires, ajoute Oscar Roman. Si c’est fait, on reprend le boulot le lendemain ». Les deux grévistes de la faim entament ce lundi leur troisième semaine sans s’alimenter. « J’ai perdu 9 kg, Oscar un peu plus », assure Gari Pham. On est au ralenti. On entre dans la phase où ça se complique.

« L’analyse de l’administration, c’est qu’ils ont fait une faute professionnelle. La commission examinera les faits », a déclaré dans nos colonnes Philippe Wuillamier, directeur académique. Les deux professeurs doivent passer en commission de discipline le 9 et 15 octobre.

Des dizaines de parents étaient présents dans le cortège comme Laëtitia, mère de trois enfants, dont deux actuellement au collège. « On veut absolument les garder car ce sont de bons profs, souligne-t-elle. Bien sûr on préférerait que nos enfants aillent en cours, mais il est important de les soutenir ». Olivier 41 ans, venu en famille dresse le même constat. « Tout le monde en a ras-le-bol, soupire-t-il. Je veux que mon fils aille à l’école, mais on est là pour la bonne cause. Deux profs sanctionnés, alors qu’ils étaient plus de 30 à cette manifestation, pour moi c’est de l’injustice. »

Prochaine étape de ce bras de fer qui dure, vendredi avec la première réunion de la commission de discipline.

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Ci-dessus, article de Thibault CHAFFOTTE, 4 octobre 2015, Le Parisien :

http://www.leparisien.fr/colombes-92700/colombes-la-greve-a-repris-au-college-gay-lussac-04-10-2015-5153799.php

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Notre blog étant fermé suite aux menaces de quelques harceleurs, nous sommes censés ne rien écrire au sujet du Collège Marie Curie de Provins. Toutefois, le courage des enseignants de cet établissement mérite d’être évoqué ici.

Peu de relais médiatiques pour aider à faire avancer les choses. Mais où est Mara GOYET ? Rien non plus sur le forum neoprofs ?

Jeanne, Marie, et Philippe.

 

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Ci-dessous, lien vers  l’article de Sébastien BLONDE, Le Parisien, 24 septembre 2015 :

http://www.leparisien.fr/melun-77000/les-grevistes-du-college-curie-de-provins-recus-a-l-inspection-a-melun-24-09-2015-5123625.php

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Les grévistes du collège Curie de Provins reçus à l’inspection à Melun

Sébastien Blondé | 24 Sept. 2015, 17h52 | MAJ : 24 Sept. 2015, 17h52

 

Melun, ce jeudi. Les professeurs grévistes du collège Marie-Curie, devant la cité administrative de Melun où se situent les bureaux de l’inspection académique de Seine-et-Marne.

 

Melun, ce jeudi. Les professeurs grévistes du collège Marie-Curie, devant la cité administrative de Melun où se situent les bureaux de l’inspection académique de Seine-et-Marne. (LP/Sébastien Blondé..)

La grève se durcit dans les rangs des professeurs du collège Marie-Curie, à Provins. Pour leur quatrième jour de grève, due à des problèmes relationnels avec leur principal, ils se sont rendus ce jeudi à la cité administrative de Melun, qui abrite les bureaux de l’inspection académique.

Une délégation composée d’enseignants, de délégués syndicaux et d’un parent d’élève a été reçue par Patricia Galeazzi, la directrice académique des services de l’Education nationale.

« L’inspection ne veut pas faire de lien entre les arrêts maladies et l’attitude du principal, indique Sébastien Bourdellot, délégué du Snes-FSU 77. On attend donc de voir quelles solutions vont être mises en œuvre. La balle est dans le camp de l’administration. » Patricia Galeazzi en personne se rendra ce vendredi à Provins pour rétablir le dialogue entre les enseignants et leur direction. En attendant, des témoignages de professeurs vont être recueillis « afin de convaincre l’administration ».

« Le fait que la quasi-totalité des enseignants soit en grève après quatre jours démontre la profondeur du malaise et leur détermination à sortir de la crise », renchérit Julien Guérin, délégué Snes-FSU 77 et membre du CHSCT.

A l’inspection académique de Seine-et-Marne, on se refuse à commenter l’affaire tant que la réunion de ce vendredi entre Patricia Galeazzi et les professeurs n’a pas eu lieu. Les profs décideront aussi après de la poursuite ou non de leur grève.

 

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Ci-dessus, lien vers  l’article de Sébastien BLONDE, Le Parisien, 24 septembre 2015 :

http://www.leparisien.fr/melun-77000/les-grevistes-du-college-curie-de-provins-recus-a-l-inspection-a-melun-24-09-2015-5123625.php

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Notre blog étant fermé suite aux menaces de quelques harceleurs, nous sommes censés ne rien écrire au sujet du Lycée Condé de Besançon. Néanmoins, le recteur Jean-François CHANET défend le proviseur Jean-Pierre KOEPPEL avec une telle énergie que nous ne pouvons passer sous silence sa position et le mépris qu’il a pour les enseignants victimes de harcèlement dans l’Académie de Besançon.

Des faisceaux de faits tendent à démontrer qu’il existe une très forte suspicion de harcèlement hiérarchique au sein de ce lycée… Harcèlement moral doublé de harcèlement sexuel.

Pourtant, le recteur Jean-François CHANET juge bon de ne surtout pas prendre ses distances avec le proviseur incriminé. Pour les recteurs, et pour toute l’administration de l’Education Nationale, un proviseur est par essence systématiquement innocent, et donc au-dessus des lois.  Si ce brave recteur ne condamne pas le Harcèlement Hiérarchique, en revanche, il déploie toute son énergie pour condamner… les amalgames ! Ces prétendus « amalgames » étant le fait des profs et des mauvais journalistes, notre recteur condamne donc les journalistes se permettant de relayer la parole des enseignants qui osent briser la sacro-sainte Omerta.

Lorsqu’un professeur pédophile est pris la main dans la culotte, bien qu’il soit récidiviste, ce sont les mêmes recteurs qui assurent la main sur le coeur qu’ils n’étaient au courant de rien… Mais quand on les informe d’un problème, ils étouffent tout, ils nient en bloc et poussent le cynisme jusqu’à appeler…  au « dialogue » ! Voir ici, un exemple de recteur qui n’était pas au courant : http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2015/03/25/01016-20150325ARTFIG00089-directeur-pedophile-comment-a-t-il-pu-etre-autorise-a-enseigner.php

Brave recteur CHANET. Attitude exemplaire, face au désarroi d’une enseignante très probablement démolie à vie par son chef d’établissement.

Brave recteur, dont on n’ose pas ici publier le montant du salaire et des primes annuelles. Oh, et puis si… La prime annuelle des recteurs, en sus de leur salaire, est comprise entre 25 620 €uros et 37 140 €. Voir ici : http://www.neoprofs.org/t85515-najat-vallaud-belkacem-augmente-la-prime-des-recteurs-d-academie-de-685?highlight=prime+recteur. Le prix du silence ?

Brave recteur, qui pour protéger le chef d’établissement accusé de harcèlement, n’hésite pas un instant à dénigrer ses victimes, l’air de ne pas y toucher, en renvoyant au «’personnel » et à « l’interpersonnel ». Sur le mode : l’enseignante harcelée sexuellement devait être fragile, avoir des soucis dans sa vie, etc. On connaît la chanson…

Brave recteur, qui évoque de simples « incompréhensions dans la communication du chef d’établissement »… Quand on lit les témoignages des enseignants, autant de cynisme fait froid dans le dos !

Brave recteur, qui appelle à une parole qui soit « responsable ». Non, non, ne voyez surtout pas dans ses propos prétendument « responsables » un encouragement à peine voilé envers les chefs d’établissements, à harceler sexuellement le petit personnel : vous ne seriez pas « responsable ». La solution préconisée par le recteur ? Un temps de « médiation ». Comme pour les pédophiles, quoi : tant que les parents ne portent pas plainte, on ferme les yeux, on laisse faire et on reste dans la « médiation »…

Brave recteur qui parle de « dérapage » quand une journaliste fait son travail de journaliste. Il est vrai que cela devient rare, la plupart des journalistes se contentant de reprendre  docilement les communiqués officiels et les éléments de langage du rectorat – à l’instar de Mara GOYET pour qui le harcèlement hiérarchique relève de la légende urbaine.

Brave recteur qui inverse les responsabilités : le problème viendrait des « grandes souffrances » d’une enseignante un peu paumée, et surtout pas des agissements d’un proviseur, qui, par sa fonction, a un comportement systématiquement irréprochable.

Brave recteur, qui « affirme avec force :  Il est choquant de laisser entendre que l’administration ne voit rien et n’agit pas. » Oh, mais si, l’administration agit ! Et nous le disons, sans le laisser entendre. Elle agit pour enfoncer les victimes. Elle agit pour faire croire que le Harcèlement Moral Hiérarchique n’existe pas. Elle agit pour que les citoyens ne voient pas et ne sachent pas ce qui se passe réellement avec certains chefs d’établissements.

Brave recteur, qui a bien compris que tout ce qui ne va pas vient des profs qui ne sont pas à la hauteur :  « Les importants changements, notamment dans l’enseignement professionnel, peuvent mettre les personnels sous pression »… C’est bien connu, le grain de sable qui vient enrayer la machine, et qui résiste au progrès insufflé par le Ministère, c’est le prof, assis sur ses nombreux privilèges.

Brave recteur qui demande de « revenir au respect et au sens des responsabilités ». Dites, Monsieur CHANET, si vous commenciez par respecter les êtres humains qui exercent le métier d’enseignants ? Votre salaire est trop élevé pour que vous retrouviez un jour le sens des responsabilités ? Votre responsabilité, c’est de pratiquer l’Omerta et de couvrir les brebis galeuses ? Ou bien de mettre un terme aux saloperies dont témoignent courageusement vos agents, malgré tous vos efforts pour les museler et pour couvrir le scandale ?

Brave recteur CHANET. Un chef d’établissement qui voudrait pratiquer le droit de cuissage ne peut qu’apprécier un recteur aussi compréhensif. Un honnête homme, un grand homme, un brave gars, quoi.

Rappelons-le : naturellement, le proviseur KOEPPEL est jusqu’à preuve du contraire présumé innocent. Il peut s’agit d’un vaste complot, oui, oui ! Peut-être orchestré par les services secrets syriens ou par de petits hommes verts qui sont jaloux des performances fabuleuses de notre merveilleux système éducatif, qui sait…

A suivre…

Marie, Jeanne, et Philippe

 

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Ci-dessous, lien vers l’article de Céline MAZEAU, L’Est républicain, 2 septembre 2015.

http://www.estrepublicain.fr/edition-de-besancon/2015/09/02/je-condamne-les-amalgames

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Social

Harcèlement au lycée Condé à Besançon : le recteur réagit

02/09/2015 à 19:53 , actualisé à 19:55 Vu 617 fois

Jean-François Chanet et Marie-Laure Jeannin, hier, au lycée Condé. Photo Ludovic LAUDE

Jean-François Chanet et Marie-Laure Jeannin, hier, au lycée Condé. Photo Ludovic LAUDE

Il a peu apprécié. Hier, Jean-François Chanet, le recteur de l’académie de Besançon, est revenu sur la manifestation organisée devant le lycée Condé le jour de la rentrée, et surtout sur les propos qui ont été tenus à ce moment-là. « Il faut que la parole soit libre », dit-il, « pour peu qu’elle soit responsable. On ne peut pas dire n’importe quoi. »

Les cinq syndicats enseignants et les trois syndicats des agents de service qui ont lancé un appel à la grève dans cet établissement ont dénoncé, mardi, « un contexte de grande souffrance au travail » et évoqué « de fortes suspicions de harcèlement de la part du proviseur sur une enseignante et deux agents féminins ».

En ce qui concerne le harcèlement, le recteur est très clair : « La justice n’a pas été saisie. Il n’y a pas eu de dépôt de plainte. » Pas question, donc, de muter ou de sanctionner le proviseur : « Rien ne le justifie en l’état. » Cette « mise en cause » publique de « l’honneur » du chef d’établissement est « inadmissible », ajoute-t-il.

« Des signaux qui nous ont inquiétés »

Reste le climat général. Rien, selon Jean-François Chanet, ne laissait supposer l’an dernier que l’ambiance s’était particulièrement dégradée au lycée Condé. Sachant, dit-il, que les importants changements, notamment dans l’enseignement professionnel, « peuvent mettre les personnels sous pression ». Et surtout les chefs d’établissements, étant donné « les lourdes responsabilités qui pèsent sur leurs épaules ».

Le rectorat a cependant été alerté avant l’été, apparemment au sujet de « difficultés », et « d’incompréhensions dans la communication du chef d’établissement ». « Nous avons eu des signaux qui nous ont inquiétés », résume Marie-Laure Jeannin, la secrétaire générale de l’académie. « Nous avons donc reçu les représentants du personnel puis l’équipe de direction qui a apporté beaucoup de réponses. Nous en avons conclu qu’un temps de médiation devait pouvoir permettre de réengager le dialogue dans l’établissement. Et nous avons donné toutes les garanties. » Au programme : des rencontres prévues au sein du lycée et surtout la présence sur place d’inspecteurs de l’Éducation nationale afin que les personnels puissent se confier et que des solutions puissent être trouvées.

« Instrumentalisation »

Le recteur l’affirme avec force : « Il est choquant de laisser entendre que l’administration ne voit rien et n’agit pas. Depuis la fin de l’année scolaire, nous suivons de très près le dossier. Mais il faut faire la part des choses entre ce qui relève de l’interpersonnel et ce qui relève du professionnel. »

Reste la détresse de l’enseignante qui s’est exprimée mardi (« L’Est Républicain » du 2 septembre 2015). Le recteur évoque une personne en grande souffrance mais il parle aussi de ceux qui « avaient intérêt à jeter de l’huile sur le feu » : « Je condamne les amalgames, les soupçons qui ne sont que des soupçons et l’instrumentalisation de la souffrance d’une personne pour faire pression sur l’administration sous prétexte que cette administration n’aurait pas pris la mesure des problèmes. Focaliser l’attention là-dessus, ce n’est pas poser correctement les termes du débat. C’est un dérapage. »

Hier matin, le recteur a longuement rencontré les agents et les enseignants du lycée Condé en présence de l’équipe de direction. Des échanges parfois vifs, apparemment. « Il faut maintenant apaiser les choses, revenir au respect et au sens des responsabilités. » En attendant le mouvement de grève est de nouveau reconduit.

Céline MAZEAU

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Ci-dessous, lien vers l’article de Céline MAZEAU, L’Est républicain, 2 septembre 2015.

http://www.estrepublicain.fr/edition-de-besancon/2015/09/02/je-condamne-les-amalgames

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