Archives de la catégorie ‘EEE Liste de quelques établissements scolaires où il fait bon vivre… et parfois mourir !’

 

Devant le brio de Françoise GUICHARD, nous nous inclinons. Et nous applaudissons. Comparée à la sienne, notre prose est bien fade et terriblement maladroite.

Sa préface à l’ouvrage de Daniel ARNAUD Le Harcèlement moral dans l’Enseignement nous avait scotchés. https://omertaaurectorat.wordpress.com/2013/02/26/daniel-arnaud-1-harcelement-chez-les-profs-un-blog-un-livre/

La façon dont elle parvient à rappeler que notre Ministre pratique le déni face aux grèves de la faim du Collège Bellefontaine, c’est-à-dire le déni face à la réalité du Harcèlement Moral dans l’Education Nationale, est épatante. Là n’est pas le sujet de son billet du jour, sur son excellentissime blog (Le Blog de la Présidente), et pourtant l’allusion fait mouche. En tout cas chez nous, et chez tous ceux qui ont à coeur de briser l’Omerta. https://omertaaurectorat.wordpress.com/category/eee-liste-de-quelques-etablissements-scolaires-ou-il-fait-bon-vivre-et-parfois-mourir/le-college-bellefontaine-de-toulouse-31/

Bref, ouvrons une rubrique à son nom et à sa gloire 😉  car elle le vaut bien !

Marie, Jeanne, et Philippe.

 

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Ci-dessous, lien vers l’article de Françoise GUICHARD,  Le Blog de la Présidente, 12 novembre 2015.

http://leblogdelapresidente.over-blog.com/2015/11/tempete-dans-un-balconnet.html

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12 novembre 2015
TEMPÊTE DANS UN BALCONNET

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« Réduite la semaine dernière dans Le Point à son « soutif », son joli « rouge à lèvres » sans oublier ses « pendentifs aux oreilles » dans un article aux allures de tribune sexiste de Jean-Paul Brighelli, Najat Vallaud-Belkacem a tenu à répondre à l’éditorialiste. Il avait notamment attaqué la réforme du collège de la Ministre en dénonçant ses « dessous chics ». L’article en question avait suscité une vague d’indignation massive sur les réseaux sociaux. »

(Les journaux)

L’affaire est d’importance, chacun le reconnaîtra. « Indignation massive sur les réseaux sociaux », protestations également indignées sur les radios en général et France-Inter en particulier (1), et réponse vertueuse de la ministre, sur laquelle – la réponse, pas la ministre – nous reviendrons.

Voici donc le débat dont sont faites grosses guerres, de quoi enflammer les esprits, faire crier au sexisme, au racisme, au jeunisme, bref au fascisme (je nous souhaite à toutes et à tous de ne rencontrer à l’avenir d’autre fascisme que ce type d’article)… et surtout de quoi oublier le fond du problème, à savoir la délétère réforme portée par Mme Vallaud-Belkacem, et les dégâts irrémédiables, particulièrement sur l’allemand et les langues anciennes, qu’elle ne manquera pas de provoquer en collège et donc, en tarissant le vivier, au lycée.

Le choix même, par Le Point, de ne donner en lecture gratuite que le premier paragraphe (le plus sujet à controverse) de la brighellienne tribune, n’aidait certes en rien à la clarification des enjeux. Les abonnés du magazine, qui ont lu le texte jusqu’au bout, en auront retenu, (plus que l’exaspération du polémiste devant le comportement pour le moins inélégant de l’élégante ministre qui a, je cite « bien ri pendant l’intervention du député » (2) et semblait se préoccuper davantage de son look que de l’avenir des milliers de collégiens dont elle a, pour leur malheur, la responsabilité), les chiffres donnés par J.-P. Brighelli : 996 000 heures-élèves d’allemand (au lieu de 1 507 000 aujourd’hui) seront dispensées après la mise en place de la réforme. En clair et en gras, un tiers des heures-élèves vont disparaître.

 

TEMPÊTE DANS UN BALCONNET

Cette disparition est évidemment beaucoup plus grave que la fugitive apparition d’un joli coin de dentelle noire au giron de la ravissante gazelle. Mais cette tempête dans un balconnet a permis, une fois de plus, d’éluder les vrais problèmes, grâce à un infernal syllogisme dont les communicants ont bien compris le fonctionnement : Najat Vallaud-Belkacem est attaquée, OR elle l’est par un affreux macho sexiste et misogyne, DONC sa réforme est bonne.

QUOD ERAT DEMONSTRANDUM, comme on ne pourra bientôt plus dire, et circulez, y’a rien à voir.

On pourrait épiloguer longtemps sur l’attitude de la ministre, que je trouve personnellement assez incroyable, face au brave député Lett et à la représentation nationale.

http://www.dailymotion.com/video/x3cpsce_najat-vallaud-belkacem-les-dessous-chics-de-la-reforme-du-college_news

Que voit-on ici, de la part de Mme Vallaud-Belkacem et de sa chouette bande d’aminches ? Un comportement d’adolescente mal élevée, de collégienne précisément : on ricane, on n’écoute pas, on fait des mines, on prend des poses, on se fout du monde, on papote avec sa voisine, bref on cherche sa baffe, pardon ses quatre heures de colle. On dirait une gamine qui répondrait « Cause à ma main » ou « Je te parle pas, t’es un boloss ». Et c’est Brighelli l’insolent impoli ? C’est VRAIMENT lui qu’on doit remettre en place ? Allons donc !

Quant à la réponse de la ministre Sur France Info, elle vaut elle aussi son pesant de noix vomique. Brighelli, dit-elle, « ne mérite pas qu’on s’encombre l’esprit avec lui. Moi, je ne m’encombre pas l’esprit avec quelqu’un qui, comme lui, se croit autorisé à donner des leçons sur l’école et commence par la qualifier de « fabrique du crétin », c’est vous dire la finesse légendaire du personnage ».

Suit cette phrase admirable, « Je vais beaucoup mieux depuis que je l’ai fait disparaître de mon champ de vision ».

TEMPÊTE DANS UN BALCONNET

Je crois qu’on a ici la clef de la méthode de gouvernement de NVB, son mantra, son schibboleth, son alpha et son oméga : la scotomisation (non, ce n’est pas une allusion pornographique, bande d’affreux obsédés !).

Tout ce que je ne vois pas n’existe pas, donc je vais bien, donc tout va bien, comme le montre mon éternel sourire radieux scotché sur mon joli minois…

Je fais « disparaître de mon champ de vision » les grévistes de la faim (3) de Bellefontaine et d’ailleurs, je ne les reçois pas vu qu’ils n’existent pas… et je vais beaucoup mieux.

Je fais « disparaître de mon champ de vision » les 15.000 manifestants du 10 octobre, qui n’existent pas, et je vais encore mieux. Du reste je n’ai toujours pas reçu l’intersyndicale, elle aussi « (disparue) de mon champ de vision » : elle n’existe pas non plus, et chaque jour je vais de mieux en mieux :

https://savoir.actualitte.com/article/analyses/1244/les-syndicats-enseignants-opposes-a-la-reforme-du-college-toujours-pas-recus-au-ministere

. Notre « Pimprenelle », puisque Pimprenelle il y a, marche non seulement à l’hypnose, mais à l’auto-hypnose, quelque chose entre la méthode Coué et le training autogène en somme…

TEMPÊTE DANS UN BALCONNET

Le mieux est l’ennemi du bien, madame la ministre, et prenez-y garde : sachez qu’à force d’aller de mieux en mieux vous finirez par ne plus aller du tout, — ce qui finalement ne serait pas si grave si votre disparition des écrans, ainsi que celle de tout le gouvernement dont vous faites hélas partie, ne risquait pas d’aller de pair avec, au mieux, le retour au pouvoir d’un ex-président dont on sait le pouvoir de nuisance, au pire l’accession aux affaires d’un parti qui, lui, nous fera VRAIMENT sentir ce qu’est le fascisme – bien autre chose qu’une pique perfide sur les dessous chics, les boucles d’oreille et le rouge à lèvres d’une jolie vache déguisée en fleur.

Alors, madame, au lieu de « faire disparaître de (votre) champ de vision » tout ce qui vous dérange et ne va pas dans le sens de ce que vous croyez être le Bon, le Vrai et le Juste, si vous ouvriez les yeux et les oreilles, à titre exceptionnel, pour entendre le mécontentement des professeurs, l’opposition à votre réforme de 80 % des enseignants et de leurs syndicats représentatifs, de personnalités qu’on ne peut pas soupçonner d’être vendues à la droite (4) , de parents de plus en plus nombreux ?

Voir la réalité en face, pour une fois, sortir de cet aveuglement volontaire que vous revendiquez pour vous-même avec une étonnante ingénuité, mesurer l’ampleur des refus de votre politique, écouter ce que disent les professeurs, au lieu de vous draper dans une stratégie de communication qui, en jouant sur la dignité féminine offensée, ne vise qu’à noyer le poisson, en êtes-vous seulement capable ?

Il est malheureusement permis d’en douter.

  1. Hier dans l’émission de Nagui (Leila Kaddour) d’une part, ce matin avec une question de Patrick Cohen à N. Dupont-Aignan, « JP Brighelli est-il encore le responsable à l’éducation de DLF ? », sous-entendu « N’avez-vous pas encore renvoyé ce triste personnage à ses chères études ? »
  2. M. Céleste Lett, député-maire LR de Sarreguemines, exprimait ses inquiétudes quant à la place de l’allemand dans la réforme du collège.
  3. http://leblogdelapresidente.over-blog.com/2015/07/axioprepeia.html
  4. http://www.democratisation-scolaire.fr/spip.php?article213

 

 

 

 

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Ci-dessus, lien vers l’article de Françoise GUICHARD,  Le Blog de la Présidente, 12 novembre 2015.

http://leblogdelapresidente.over-blog.com/2015/11/tempete-dans-un-balconnet.html

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Notre blog étant fermé suite aux menaces de quelques harceleurs, nous sommes censés ne rien écrire au sujet du double-jeu de certains pseudo syndicalistes. Toutefois, certains d’entre eux poussent le bouchon si loin qu’il nous est impossible de le passer sous silence.

Nous aimerions que cela se passe autrement. Malheureusement, c’est un constat, les braves gars et les braves filles du SNES FSU et de l’UNSA ne font rien pour mettre un terme aux pratiques de harcèlement des chefs d’établissements affiliés à leurs fédérations syndicales, le SNUPDEN-FSU et le SNPDEN-UNSA. Double-jeu lamentable, collusion écoeurante, trahison des profs harcelés et laminés par leur hiérarchie. Merci et bravo aux faux-culs jaunâtres, qui vivent des grasses subventions de l’Etat !

Ces syndicats enseignants sont si puissants que s’ils en avaient la volonté, la question du Harcèlement Moral Hiérarchique serait depuis longtemps sur le tapis, et réglée.

Preuves à l’appui, tout cela a déjà fait l’objet de nombreux billets regroupés dans cette rubrique de notre blog, avec exemples et rares contre-exemples : https://omertaaurectorat.wordpress.com/category/bbb-les-grands-themes/b-5-les-syndicats-denseignants-sont-ils-totalement-corrompus/

Bref, ils sont jaunes et tiennent à ce que cela ne se sache pas.

Est-ce donc un nouveau contre-feu que cette démarche étalée dans les pages du Dauphiné Libéré ? A vous d’en juger…

Marie, Jeanne, et Philippe.

 

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Ci-dessous lien vers l’article de Jean-François GARCIN, 23 juin 2015, Le Dauphiné Libéré :

http://www.ledauphine.com/vaucluse/2015/06/22/une-prof-ecartee-d-une-reunion-sur-la-reforme-du-college-par-le-directeur-d-etablissement-sur-demande-de-la-hierarchie

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ledauphine.com
VAUCLUSE / CAVAILLON Une prof écartée d’une réunion sur la réforme du collège sur demande de la hiérarchie

 

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Sylvain Bartet, Aurélia Dessalles et Philippe Brenier, co-secrétaires départementaux du Snes-FSU de Vaucluse.

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Ce n’est pas la première fois qu’un syndicat dénonce les mauvaises relations que le directeur académique de Vaucluse entretient avec les organisations. Cette fois, le Snes-FSU a décidé d’en appeler directement au recteur.

À l’origine du coup de gueule des trois secrétaires départementaux du syndicat du second degré, un incident survenu le 18 juin dernier au collège Paul-Gauthier de Cavaillon. Une de leurs collègues enseignantes syndiquées participe à une réunion de parents d’élèves sur la réforme du collège.

Après trois quarts d’heure de discussion, le professeur voit débouler son directeur d’établissement qui lui intime l’ordre de quitter la salle, sous peine de sanctions. Le principal l’informe que son comportement sera rapporté au directeur académique, qui selon le syndicat, aurait interdit toute participation du corps professoral à ce genre de réunions.
La FSU a alerté le rectorat sur « la dérive autoritaire de la direction académique »

« Pour nous, c’est une insulte au droit syndical le plus élémentaire, au droit d’information des parents d’élèves. Il est évident que des réunions parents professeurs peuvent se tenir dans les établissements, c’est le BA.-ba de la démocratie », assène Philippe Brenier.

Le co-secrétaire départemental du Snes-FSU rappelle d’ailleurs que des rencontres similaires se déroulent partout ailleurs. « Il y en a eu à Mistral, demain [aujourd’hui, mardi 23 juin, Ndlr] au collège de la vallée du Calavon à Coustellet », liste-t-il.

Les syndicalistes ont donc prévenu le rectorat « de la dérive autoritaire de la direction académique » et adressé un courrier officiel à tous les échelons de leur hiérarchie. Ils comptent sur un rappel à l’ordre du recteur qui « a déjà adressé un courriel invitant les chefs d’établissement à organiser ces réunions. »

Par Jean-François GARCIN | Publié le 23/06/2015 à 06:56 Vu 1640 fois

 

 

 

 

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Ci-dessus lien vers l’article de Jean-François GARCIN, 23 juin 2015, Le Dauphiné Libéré :

http://www.ledauphine.com/vaucluse/2015/06/22/une-prof-ecartee-d-une-reunion-sur-la-reforme-du-college-par-le-directeur-d-etablissement-sur-demande-de-la-hierarchie

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Notre blog étant fermé suite aux menaces de quelques harceleurs, nous sommes censés ne rien écrire au sujet du Collège Marie Curie de Provins. Toutefois, la victoire des enseignants et des parents d’élèves de cet établissement est à saluer ici.

On trouvera dans un précédent billet un résumé des réflexions déjà exprimées sur ce blog, concernant la lutte menée dans ce collège.

Le plus important est la Victoire. La Victoire contre le Harcèlement Moral Hiérarchique – termes qu’Anouk GUEZET n’a toujours pas osé prononcer, ce que nous regrettons vivement.

Malgré ce bémol, nous saluons cette victoire. Bravo Anouk ! Et bravo au personnel de ce collège. Bravo surtout aux parents d’élèves qui ne se sont pas laissés corrompre ou embobiner par l’administration – c’est assez rare pour être souligné. Sans les parents d’élèves, et sans qu’on ose prononcer le mot « harcèlement », la Victoire aurait été impossible.

 

Jeanne, Marie, et Philippe.

P.S. : Nous l’avons déjà écrit : Le principal de ce collège bénéficie de la présomption d’innocence. Il se peut qu’il soit totalement innocent de tout délit de harcèlement. Peut-être que ces menus reproches ne reposent que sur du vent, que tout a été inventé, qu’il a toujours fait preuve d’une extrême bienveillance envers ses subordonnés. C’est possible. Il est peut-être victime d’une série de malentendus, d’une cabale, d’un vaste complot, ou encore des manoeuvres des services secrets d’une puissance étrangère jalouse du fonctionnement exemplaire de notre système scolaire. Pourquoi pas…

 

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Ci-dessous lien vers l’article du Parisien, 21 octobre 2015.

http://www.leparisien.fr/provins-77160/provins-il-y-aura-un-nouveau-principal-au-college-marie-curie-a-la-rentree-21-10-2015-5206387.php

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Provins (77160)

Provins : il y aura un nouveau principal au collège Marie-Curie à la rentrée

21 Oct. 2015, 16h44 | MAJ : 21 Oct. 2015, 16h44

Provins, le 21 septembre. La mobilisation des professeurs a provoqué le changement de direction du collège Marie-Curie.

Provins, le 21 septembre. La mobilisation des professeurs a provoqué le changement de direction du collège Marie-Curie. (LP/Sé.B.)

Les professeurs du collège Marie-Curie, en grève du 21 au 24 septembre, puis du 5 au 15 octobre, ont remporté leur bataille contre leur direction. Un nouveau principal s’installera dès la rentrée du 2 novembre, dans le fauteuil occupé jusque-là par l’ancien responsable de l’établissement décrié par les professeurs, et cause selon eux de problèmes relationnels.

 

Le tournant de ce conflit a été une nouvelle réunion en mairie en milieu de semaine dernière, à la suite de laquelle les parents d’élèves ont apporté un soutien plus important aux professeurs. Ils ont même fait signer une pétition vendredi dernier. « On a gagné et c’est génial », affirme Anouk Guézet, la déléguée syndicale Snes-FSU.

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Ci-dessus lien vers l’article du Parisien, 21 octobre 2015.

http://www.leparisien.fr/provins-77160/provins-il-y-aura-un-nouveau-principal-au-college-marie-curie-a-la-rentree-21-10-2015-5206387.php

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Notre blog étant fermé suite aux menaces de quelques harceleurs, nous sommes censés ne rien écrire au sujet du Collège Marie Curie de Provins. Toutefois, les frasques du chef d’établissement de ce collège sont trop graves pour être passées sous silence.

Dès notre premier billet sur cet établissement, nous avons relevé qu’une mère d’élève pointait sans fard que « Ce qui arrivait aux professeurs pouvait être vu comme du harcèlement ».

Très vite nous avons déploré  qu’au collège Marie Curie de Provins, de très fortes suspicions de Harcèlement Moral Hiérarchique soient ramenées par la représentante SNES locale à de simples « problèmes relationnels et fonctionnels récurrents entre le corps enseignant et le principal du collège ».

La position du rectorat était sans surprise : le déni, l’inertie, la psychiatrisation des professeurs refusant de se soumettre au harcèlement moral.

La désinformation et la mésinformation se sont entremêlées. Au profit du chefaillon et d’une administration couvrant ses actes délictueux.

Pour les syndicalistes du cru et pour les journalistes locaux, impossible de prononcer le mot « harcèlement »… Le terme est tabou ! Pourtant, le harcèlement moral – les suspicions très fortes sont là ! – c’est tout de même autrement plus grave et plus violent qu’un simple « comportement trop autoritaire ».

Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde. On connaît ce principe cher à Albert CAMUS. Le malheur généré par le Harcèlement Moral Hiérarchique prospère parce que certains syndicats jaunâtres ont intérêt à ne pas nommer les choses…

 

Tout cela nous a amené à constater une fois de plus : « Des suspicions très fortes de Harcèlement Moral Hiérarchique dans un collège ou dans un lycée se heurtent systématiquement à un déni absolu du rectorat.

Mais si les enseignants n’hésitaient pas tant à nommer les choses, ils ne faciliteraient pas cette culture du déni. Quant aux gros syndicats, SNES, UNSA, SGEN, …, le terme « harcèlement » fait partie d’une langue qui leur est totalement inconnue. Ils voudraient laisser faire et ne pas permettre aux choses d’évoluer qu’ils ne s’y prendraient pas autrement depuis 40 ans !

On ne le dira jamais assez. Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde. On connaît ce principe cher à Albert CAMUS. Le malheur généré par le Harcèlement Moral Hiérarchique prospère parce qu’on n’ose pas nommer les choses…  »

 

Aussi, nous avons estimé que la représentante syndicale Anouk GUEZET avait des propos bien trop mous pour que le rectorat cède. C’était sans compter sur l’étendue du brio patent de son chef d’établissement, lui qui, pour sa défense, plaidait de ne pas avoir commis d’erreur pédagogique ! Ce chef n’a pas encore compris – les textes sont pourtant formels – qu’il n’avait strictement aucun rôle pédagogique à jouer dans son établissement, et que la pédagogie était du seul ressort des enseignants (voire des formateurs et des inspecteurs). Bref, un champion dans sa catégorie…

 

Enfin, la qualité des informations rapportées par certains journalistes n’a pas manqué de nous faire tiquer. « C’est la guerre ! ». La guerre… Rien que cela. On se pince pour savoir si on rêve ou si on cauchemarde. Entre les euphémismes des syndicalistes du SNES qui, par tartufferie, refusent de prononcer le mot « harcèlement », et certains journalistes incapables d’employer des mots pour le sens qu’ils ont (et qui mériteraient presque qu’on les envoie faire un reportage dans un pays en guerre, histoire de leur remettre les neurones en place), il y a bien un juste milieu. Reste à le trouver. « Harcèlement moral de la part de la hiérarchie », c’est si dur à écrire ?

 

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Et puis, et puis… Anouk GUEZET nous informait il y a quelques jours qu’ils avaient gagné ! Ils ont obtenu gain de cause ! Ces enseignants ont su rester assez soudés pour obtenir justice : pouvoir travailler dans des conditions acceptables. Bravo à eux !

La presse locale s’en est fait l’écho… mais en inversant presque les rôles ! A en lire l’article de Marie-Lise CANS du 19 octobre, c’est le chef d’établissement, Monsieur Dominique LELIEVRE, qui là-dedans était le plus à plaindre ! Oh, qu’il avait souffert de torturer et de harceler pendant trois années son petit personnel ! Le pauvre petit chose ! Et il est bien évident que c’est de lui-même que ce principal a demandé et obtenu sa mutation en cours d’année. La journaliste a l’air parfaitement au fait des pratiques du rectorat… 🙂 Elle s’est contentée de reprendre l’argumentaire officiel de l’administration, et n’a toujours pas été fichue d’évoquer la réalité du Harcèlement Moral Hiérarchique. Ni même d’employer le mot « harcèlement ».

Avec de tels « journalistes » le harcèlement est ramené à de simples « perturbations ». A des plaintes d’enseignants qui se plaignent tout le temps, ces feignasses tout le temps en vacances. Ah là là… Il reste beaucoup de travail à faire sur ce blog et ailleurs, pour faire reculer le H. M. H.

Jeanne, Marie, et Philippe.

P.S. : Nous l’avons déjà écrit : Le principal de ce collège bénéficie de la présomption d’innocence. Il se peut qu’il soit totalement innocent de tout délit de harcèlement. Peut-être que ces menus reproches ne reposent que sur du vent, que tout a été inventé, qu’il a toujours fait preuve d’une extrême bienveillance envers ses subordonnés. C’est possible. Il est peut-être victime d’une série de malentendus, d’une cabale, d’un vaste complot, ou encore de mauvaises intentions de petits hommes verts venus du fin fond de l’espace…

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Ci-dessous lien vers l’article de Marie-Lise CANS, La République de Seine et Marne, 19 octobre 2015.

http://www.larepublique77.fr/2015/10/19/provins-nouveau-principal-rentree/

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Provins Collège Marie-Curie : un nouveau principal à la rentrée

Après quatre semaines de perturbations au collège Marie-Curie de Provins, avec notamment 6 jours de grève des enseignants, la situation semble être réglée, avec l’annonce d’un nouveau principal à la rentrée du 2 novembre.

19/10/2015 à 17:35 par marie-lise.cans

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Depuis quatre semaines, le collège Marie-Curie était le théâtre d’une opposition ferme des enseignants au chef d’établissement. Si d’aucun s’accorde à dire qu’à son arrivée il y a 4 ans, Monsieur Lelièvre avait instauré de l’ordre dans le collège, les enseignants se plaignaient depuis trois ans, d’une difficulté générale à communiquer sereinement avec leur chef. Après plusieurs arrêts maladies de leurs collègues, la majorité des enseignants a suivi le mouvement de grève et de protestation.

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L’inspection académique qui était déjà intervenue pour tenter de ramener le dialogue dans l’établissement, a suivi de très près les équipes ces dernières semaines.

Finalement, c’est Monsieur Lelièvre qui a fini par demander sa mutation. On peut effectivement comprendre que la situation était tout aussi pesante pour lui.

 

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Ci-dessus lien vers l’article de Marie-Lise CANS, La République de Seine et Marne, 19 octobre 2015.

http://www.larepublique77.fr/2015/10/19/provins-nouveau-principal-rentree/

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Notre blog étant fermé suite aux menaces de quelques harceleurs, nous sommes censés ne rien écrire au sujet du Collège Marie Curie de Provins. Toutefois, ce qui se passe autour du chef d’établissement de ce collège est trop grave pour être passé sous silence.

Dans les affaires de Harcèlement Moral Hiérarchique qui minent l’Education Nationale, l’administration use systématiquement des mêmes ficelles. L’inertie, le déni, la psychiatrisation, l’intimidation, la répression.

Aujourd’hui, Anouk GUEZET, porte parole des enseignants du Collège Marie Curie de Provins, découvre que la psychiatrisation est une menace qui frappe ceux qui refusent de se laisser marcher sur la tête par un principal ou par un proviseur. « La seule proposition qui a été faite à ce jour étant d’envoyer des psy ! » selon l’article de La République de ce jour. On a bien tenté d’interner d’office en hôpital psychiatrique Roland VEUILLET et Guy LANDEL :

https://omertaaurectorat.wordpress.com/2013/06/13/ministere-de-leducation-nationale-40-000-profs-harceles-4-pas-un-seul-harceleur-et-40-000-malades-mentaux/

http://roland-veuillet.eu.org/

http://www.guylandel.com

Demain, Anouk GUEZET découvrira peut-être en nous lisant que la direction de son propre syndicat, le SNES-FSU, a laissé faire des dizaines et des dizaines de chefs d’établissements harceleurs. Un seul exemple ici : https://omertaaurectorat.wordpress.com/2015/10/01/le-college-gay-lussac-de-colombes-6-le-snes-fsu-complice-silencieux-de-delits-de-harcelement-des-militants-de-la-fsu-denoncent-ce-double-jeu/ Le SNES a une longue tradition de politique de l’autruche dans le domaine. Mais ne dites rien à Anouk, elle refuserait la réalité des faits.

Jeanne, Marie, et Philippe.

P.S. : Nous l’avons déjà écrit : Le principal de ce collège bénéficie de la présomption d’innocence. Il se peut qu’il soit totalement innocent de tout délit de harcèlement. Peut-être que ces menus reproches ne reposent que sur du vent, que tout a été inventé, qu’il a toujours fait preuve d’une extrême bienveillance envers ses subordonnés. C’est possible. Il est peut-être victime d’une série de malentendus, d’une cabale, d’un vaste complot, ou encore de mauvaises intentions de petits hommes verts venus du fin fond de l’espace…

 

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Ci-dessous lien vers l’article de Marie-Lise CANS, La République de Seine et Marne, 14 octobre 2015.

http://www.larepublique77.fr/2015/10/14/college-marie-curie-les-cours-reprennent-mais-la-crise-perdure/

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Provins Collège Marie-Curie : les cours reprennent, mais la crise perdure

Si les enseignants ont décidé de reprendre les cours ce lundi, la crise continue au collège Marie-Curie.

3/10/2015 à 14:47 par marie-lise.cans

Les enseignants ont été reçus par Christian Jacob et Olivier Lavenka, qui leur assurent leur soutien.

Les enseignants ont été reçus par Christian Jacob et Olivier Lavenka, qui leur assurent leur soutien.

Le député-maire de Provins Christian Jacob et le vice-président du Conseil départemental Olivier Lavenka ont reçu une délégation des parents d’élèves du collège Marie-Curie accompagnés d’enseignants. Une trentaine de personnes s’est ainsi retrouvée autour de la table, symbole d’une forte mobilisation des parents au côté des personnels de l’établissement scolaire provinois.

Anouk Guézet a fait le point la situation qui oppose les personnels de l’établissement à son principal. Elle a annoncé la reprise du travail dès ce lundi jusqu’aux vacances de la Toussaint. Ce qui n’empêche pas les enseignants d’envisager de nouvelles actions si la situation perdure car, après avoir été écoutés par l’Inspection académique, c’est le « silence radio » affirme la représentante syndicale. La seule proposition qui a été faite à ce jour étant « d’envoyer des psy ! ».

Retrouvez l’intégralité de l’article dans la République de lundi 12 octobre, disponible en kiosque ou dans l’édition numérique disponible sur internet (édition A-B, Melun Val-de-Seine)

Provins, 77

http://www.larepublique77.fr/2015/10/14/college-marie-curie-les-cours-reprennent-mais-la-crise-perdure/

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Notre blog étant fermé suite aux menaces de quelques harceleurs, nous sommes censés ne rien écrire au sujet du Collège Gay Lussac de Colombes. Toutefois, ce qui s’est joué dans cet établissement scolaire est si grave, si lourd et si dérangeant qu’il nous faut en parler ici.

Pour faire reculer une répression arbitraire, deux enseignants de ce collège ont été contraints de mener une grève de la faim de 16 journées. Menacés d’être traduits en Commission Disciplinaire – instance dont on sait qu’elle n’observe pas le principe du contradictoire, mais consiste le plus souvent en un procès stalinien – ils ont fini par obtenir justice ! Mais à quel prix !

Quelle honte, de pousser des professeurs, dans notre pays, à mener des actions aussi extrêmes.

Le Recteur de l’Académie de Versailles, Monsieur Daniel FILATRE en sort-il grandi ? A chacun d’en juger…

A l’occasion de cette lutte légitime, la collusion de certains dirigeants du SNES a été mise en évidence par des membres de ce syndicat, écoeurés par le double jeu de leurs chefs, décidément de plus en plus patent : https://omertaaurectorat.wordpress.com/2015/10/01/le-college-gay-lussac-de-colombes-6-le-snes-fsu-complice-silencieux-de-delits-de-harcelement-des-militants-de-la-fsu-denoncent-ce-double-jeu/

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Bravo à Gari Pham et à Oscar Roman pour leur courage et leur ténacité. Merci à toutes celles et à tous ceux, souvent anonymes, qui les ont soutenus ou aidés. 😉

Marie, Jeanne, et Philippe.

 

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Ci-dessous, article d’Adeline ABOVAL, 8 octobre 2015, Le Parisien :

http://www.leparisien.fr/colombes-92700/colombes-les-profs-en-greve-de-la-faim-obtiennent-gain-de-cause-08-10-2015-5167473.php

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Colombes : les profs en grève de la faim obtiennent gain de cause

Adeline Daboval | 08 Oct. 2015, 19h12 | MAJ : 08 Oct. 2015, 19h12

Colombes, samedi 3 octobre. Convoqués en commission de discipline après les grèves de fin 2014, Oscar Roman et Gari Pham, professeurs au collège Gay-Lussac, étaient en grève de la faim depuis le 21 septembre.
Colombes, samedi 3 octobre. Convoqués en commission de discipline après les grèves de fin 2014, Oscar Roman et Gari Pham, professeurs au collège Gay-Lussac, étaient en grève de la faim depuis le 21 septembre. (LP/T.C.)

 

Le collège Gay-Lussac de Colombes retrouvera-t-il un semblant de sérénité ? Après plus de deux semaines de grève quasi ininterrompue des enseignants, deux grèves de la faim et plusieurs réunions sous haute tension avec des parents excédés, un pas décisif a été franchi mercredi. L’Education Nationale a accepté de « suspendre les procédures disciplinaires et d’annuler les convocations devant la commission de discipline » de Gari Pham et Oscar Roman, respectivement professeurs de sport et de mathématiques, qui avaient entamé une grève de la faim le 21 septembre.

 

Après plusieurs reports, la première de ces commissions aurait dû se tenir ce vendredi.

« On nous reprochait d’avoir bloqué le collège en novembre 2014 (NDLR : pour protester contre la sortie du collège Gay-Lussac du réseau d’éducation prioritaire), ce qui est faux ! se défend Oscar Roman. En fait, ces convocations étaient une atteinte directe au droit de grève. »

«Ils ont vu que nous étions déterminés»

« Un travail de médiation a été mené, qui a abouti à un protocole d’accord», explique sobrement Philippe Wuillamier, directeur académique. « Nous avons gagné notre bras de fer, se satisfait Oscar Roman. Ils ont vu que nous étions déterminés et soutenus sur la durée. Pour nous, il est important qu’aucune commission de discipline ne soit convoquée pour des faits de grève, qu’il n’y ait pas de précédent. »

« Nous sommes contents que les cours reprennent, commente de son côté Abdel Mesbahi, représentant FCPE des parents d’élèves. Mais cette décision ne prend pas en compte le mal-être qui gangrène ce collège. » Lors de ce conflit, les parents s’étaient divisés entre ceux qui soutenaient le mouvement et les autres, excédés par ces nouvelles annulations de cours.

« Dans cette affaire, le droit de grève a prévalu sur le droit à l’éducation de nos enfants, regrette Catherine Lesage, parent d’un élève de 5e. Toutes ces heures de cours sont perdues. Elles ne pourront jamais être rattrapées. »

 

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Ci-dessus, article d’Adeline ABOVAL, 8 octobre 2015, Le Parisien :

http://www.leparisien.fr/colombes-92700/colombes-les-profs-en-greve-de-la-faim-obtiennent-gain-de-cause-08-10-2015-5167473.php

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Notre blog étant fermé suite aux menaces de quelques harceleurs, nous sommes censés ne rien écrire au sujet du Collège Gay Lussac de Colombes. Toutefois, ce qui se joue dans cet établissement scolaire est si dérangeant que nous ne souhaitons pas le passer sous silence.

Nous l’avons rappelé dans notre précédent billet :

 

Ce n’est pas nouveau.

Gay-Lussac n’est ni une première, ni un cas isolé !

Il faut le dire et le répéter :

l’Education Nationale n’hésite pas à briser la liberté de parole

en imputant à d’excellents enseignants

des fautes de services fictives.

 

*

Le recours aux conseils de disciplines arbitraires (Commissions Disciplinaires) est fréquent, avec la complicité silencieuse des « gros » syndicats enseignants.

Ces dernières années, des centaines de cas et de dossiers aux grosses ficelles ont été recensés, presque tous passés sous silence par les médias, ou traités sur un mode mineur. Les victimes elles-mêmes se taisent, sous la pression féroce de l’administration. Conséquences ? Vivre de telles injustices peut mener au suicide. Ne le cachons pas : les hauts fonctionnaires qui cautionnent ces procès staliniens contre des enseignants innocents ont du sang sur les mains, potentiellement ou réellement.

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Oui, il faut le répéter : les hauts fonctionnaires qui cautionnent ces procès staliniens  ont du sang sur les mains, potentiellement ou réellement. Qu’en pense Philippe WUILLAMIER, sympathique Directeur Académique des Services de l’Education Nationale des Hauts de Seine (DASEN) ? Il reste droit dans ses bottes. Im-per-tur-ba-ble ! Cela touche une aile de son noeud-papillon, sans faire bouger l’autre. « L’analyse de l’administration, c’est qu’ils ont fait une faute professionnelle. » explique-t-il le 4 octobre à un journaliste du Parisien.

Quand ces enseignants innocents auront obtenu gain de cause, ce haut fonctionnaire qui les avait cloués au pilori viendra-t-il s’excuser de les avoir contraints à mener une grève de la faim ? 

 

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Parler de ces pratiques, pointer du doigt leurs acteurs, voilà le seul moyen de les faire reculer et de briser l’Omerta qui les entoure.

Marie, Jeanne, et Philippe.

 

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Ci-dessous, article de Thibault CHAFFOTTE, 4 octobre 2015, Le Parisien :

http://www.leparisien.fr/colombes-92700/colombes-la-greve-a-repris-au-college-gay-lussac-04-10-2015-5153799.php

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Colombes : la grève a repris au collège Gay-Lussac

Thibault Chaffotte | 04 Oct. 2015, 16h12 | MAJ : 04 Oct. 2015, 16h12

 

Colombes, samedi 3 octobre. Près de 150 personnes ont défilé dans les rues de la ville pour soutenir les deux professeurs en grève de la faim (devant au centre).

Colombes, samedi 3 octobre. Près de 150 personnes ont défilé dans les rues de la ville pour soutenir les deux professeurs en grève de la faim (devant au centre). (LP/T.C.)

La situation se durcit à Colombes. Les professeurs du collège Gay-Lussac et des parents d’élèves, ont manifesté dans les rues de la ville samedi 3 octobre. Oscar Roman et Gari Pham figuraient en tête du cortège de 150 personnes.

 

Ces deux professeurs en grève de la faim depuis 13 jours sont poursuivis par leur hiérarchie pour des faits qui remontent aux grèves de décembre 2014.

C’est pour les soutenir que les professeurs avaient entamé une grève depuis le 19 septembre. Ils l’avaient interrompu quatre jours plus tard. « Après une semaine d’interruption le mouvement n’avait reçu aucun signe de la part de l’Éducation nationale », indique Gari Pham, professeur de mathématiques. Les professeurs se sont remis en grève jeudi 1er octobre. « Si on n’a pas de nouvelles, on continue ce lundi », promet-il.

« Nous continuons de demander l’arrêt des procédures disciplinaires, ajoute Oscar Roman. Si c’est fait, on reprend le boulot le lendemain ». Les deux grévistes de la faim entament ce lundi leur troisième semaine sans s’alimenter. « J’ai perdu 9 kg, Oscar un peu plus », assure Gari Pham. On est au ralenti. On entre dans la phase où ça se complique.

« L’analyse de l’administration, c’est qu’ils ont fait une faute professionnelle. La commission examinera les faits », a déclaré dans nos colonnes Philippe Wuillamier, directeur académique. Les deux professeurs doivent passer en commission de discipline le 9 et 15 octobre.

Des dizaines de parents étaient présents dans le cortège comme Laëtitia, mère de trois enfants, dont deux actuellement au collège. « On veut absolument les garder car ce sont de bons profs, souligne-t-elle. Bien sûr on préférerait que nos enfants aillent en cours, mais il est important de les soutenir ». Olivier 41 ans, venu en famille dresse le même constat. « Tout le monde en a ras-le-bol, soupire-t-il. Je veux que mon fils aille à l’école, mais on est là pour la bonne cause. Deux profs sanctionnés, alors qu’ils étaient plus de 30 à cette manifestation, pour moi c’est de l’injustice. »

Prochaine étape de ce bras de fer qui dure, vendredi avec la première réunion de la commission de discipline.

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Ci-dessus, article de Thibault CHAFFOTTE, 4 octobre 2015, Le Parisien :

http://www.leparisien.fr/colombes-92700/colombes-la-greve-a-repris-au-college-gay-lussac-04-10-2015-5153799.php

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Notre blog étant fermé suite aux menaces de quelques harceleurs, nous sommes censés ne rien écrire au sujet du Collège Marie Curie de Provins. Toutefois, il se dit et il s’écrit que dans ce collège, c’est la guerre ! Parlons-en ici.

« C’est la guerre ! »

 

La guerre… Rien que cela. On se pince pour savoir si on rêve ou si on cauchemarde. Entre les euphémismes des syndicalistes du SNES qui, par tartufferie, refusent de prononcer le mot « harcèlement », et certains journalistes incapables d’employer des mots pour le sens qu’ils ont (et qui mériteraient presque qu’on les envoie faire un reportage dans un pays en guerre, histoire de leur remettre les neurones en place), il y a bien un juste milieu. Reste à le trouver. « Harcèlement moral de la part de la hiérarchie », c’est si dur à écrire ?

Philippe, Jeanne, et Marie.

 

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Ci-dessous, lien vers l’article de Marie-Lise CANS, La République, 21 septembre 2015 :

http://www.larepublique77.fr/2015/09/21/marie-curie-cest-la-guerre-entre-les-enseignants-et-le-principal-du-college/

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Marie Curie : C’est la guerre entre les enseignants et le principal du collège

Les enseignants du Collège Marie Curie à Provins ont déposé un préavis de grève illimitée à partir de ce lundi 21 septembre. En cause, des problèmes relationnels avec le principal de l’établissement, qui selon la représentante syndiquée du personnel, perdurent depuis trois ans.

29/09/2015 à 10:56 par marie-lise.cans

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Ce matin, lundi 21 septembre, les élèves devraient trouver porte close devant la plupart de leurs salles de cour : les enseignants ont déposé un préavis de grève illimité. En cause, « des problèmes relationnels et fonctionnels récurrents entre le corps enseignant et le principal du collège » dénoncés par la secrétaire de section SNES-FSU, Anouk Guézet, enseignante dans l’établissement.

« Manque de communication, méthodes coercitives, absence de délégation confiante et persistance du mal-être chez de multiple personnel depuis trois ans », décrit la représentante syndicale.

L’inspection académique saisie

« Deux audiences demandées par les personnels auprès des instances académiques s’étaient déjà tenues en mai 2013 et novembre 2013, afin de discuter de ces tensions et d’envisager des axes d’amélioration » rappelle Anouk Guézet, en amont du mouvement de grève. « De même, un CHST (Comité sur l’hygiène, la sécurité et les conditions de travail est venu en septembre 2014 faire un audit de l’établissement. »

Conflits depuis 3 ans

Anouk Guézet met en avant trois cas de collègues en arrêt maladie sur plusieurs mois pour motif « d’anxiété professionnelle ». « En 2012/2013, la professeur documentaliste a été arrêtée du mois d’avril jusqu’à la fin de l’année scolaire, le diagnostic de son médecin généraliste a été confirmé par un médecin du rectorat. » La même année, un professeur d’allemand aurait été en arrêt maladie pour le même motif à partir du mois de février, et un CPE aurait été arrêté à plusieurs reprises depuis 3 ans, dans les mêmes conditions, selon l’enseignante syndiquée.

Et la liste s’allonge, « l’an dernier, au mois de juin, le principal adjoint est parti et on ne l’a jamais revu » , il a effectivement été remplacé à la rentrée. La rentrée 2015 ne signe apparemment pas d’amélioration : « Depuis lundi 14 septembre deux professeurs sont en arrêt maladie. Un prof d’EPS qui a vu se multiplier les contraintes professionnelles alors qu’il est responsable de la section sportive de foot ; et un professeur de français » énumère Anouk Guézet.

« Besoin de respirer »

« Une situation d’épuisement nerveux qui mène à bout de souffle. On alerte le rectorat depuis plusieurs années et on se sent abandonnées par la hiérarchie » , témoigne le professeur de français qui se retrouve en arrêt seulement deux semaines après la rentrée scolaire. À la question « attendez-vous la mutation du principal ? », l’enseignant répond : « on a besoin de respirer ! »

Des « espaces de communication »

Contacté par la République, le principal du collège mis en cause par les enseignants, Dominique Lelièvre, en poste depuis 4 ans à Marie Curie, se défend quant aux moyens de communication avec les enseignants, mis en œuvre dans son établissement. « Depuis deux ans, un rendez-vous hebdomadaire avec les professeurs a été mis en place pour améliorer la communication. 11 commissions d’échange avec les professeurs sont ouvertes pour discuter des moments forts de la vie du collège et des choix pédagogiques. Pour la rentrée 2015, les enseignants ont été consultés trois fois, à propos de la répartition de la dotation et je leur ai fait 8 propositions avant d’arriver à un accord entre la politique éducative et leurs souhaits individuels. »

Une réponse qui fait bondir Anouk Guézet : « ces fameux espaces de dialogue hebdomadaires ont été imposés par l’Inspection d’académie. Et en fait de dialogue, le principal se contente d’informer sur ses décisions. La plupart des enseignants craignant de s’exprimer devant lui. »

M-L.C.

  • barth
    2015-09-24 12:38:30
    aller tous ensemble tous ensemble egalement mes enfants on counus tout ces proffesseurs et on est tous avec vous je retiens un message effectivement vomme gardien de prison il serait un exelent patron donc voila il est temps de faire ce qu il faut pour que les eleves retrouvent leurs places dans la bonne humeur et n ai pas peur des leur rentres devant le portail du college
  • En soutien
    2015-09-23 20:29:19
    Trois ans que ce calvaire dure pour les personnels. Trois ans que la hiérarchie fait la sourde oreille; trois ans qu’elle ne réagit pas alors qu’elle a été alertée de nombreuses fois. Les professeurs n’ont jusque-là pas mêlé les élèves à cela, bien que certains enfants et certains parents ont eu aussi à subir les abus d’autorité de cet homme. Aujourd’hui, c’en est trop. La seule manière pour se faire entendre était ce débrayage. C’est évidemment contraignant pour tous: les parents, les élèves, les enseignants qui perdent 450€ par semaine de grève… Comment des professeurs vivant cela au quotidien pourraient-ils bien faire leur travail auprès des enfants? Qui pourra dire (pour ceux qui connaissent ces professeurs) qu’ils ne sont pas toujours là d’habitude pour les élèves et pour monter des projets? Et faut-il vraiment attendre que l’un d’eux se mette dans un platane en rentrant chez lui pour réagir? A vous de juger… Moi de tout coeur avec eux et merci pour ce qu’ils ont déjà fait par le passé pour les élèves.
  • clea05
    2015-09-22 19:06:02
    JE SUIS AU COLLEGE MARIE-CURIE tout est Parfait nous , élèves n’étions pas au courant de cette Histoire m la le college coule et c Bete
  • Sandra
    2015-09-22 18:42:44
    Je suis une ancienne élève et j’ai connue Mme. Vignon, on avait aucuns problèmes avec elle mais depuis qu’il l’a remplacer c’est devenu chaotique. Après avoir quitter le collège je suis resté en contact avec des anciens surveillants qui m’ont expliquer plusieurs choses dont les promesses non tenues du principal. Je suis de tout coeur avec les professeurs et j’espère qu’ils changeront de principal pour le bien de tous.
  • céline
    2015-09-22 18:07:33
    je suis parent d’élève de ce collège, je respecte les professeurs et le proviseur,et
    je ne soutiens pas un parti plus que l’autre car on ne connaît pas toutes les composantes et aboutissants du problème. je pense que ce genre de situation doit être réglée en interne avec les personnes concernées et le rectorat et ne pas prendre les élèves en « otage », pendant ce temps les cours ne sont pas assurés et en fin d’année ces mêmes profs diront qu’ils n’ont pas eu le temps de terminer le programme….
    et apprendre seulement lundi matin qu’il y a grève, n’y a-t-il pas un préavis de 48h à respecter pour prévenir les élèves et les parents !!!
  • David
    2015-09-22 17:46:08
    Je suis parent d élève du collège Marie curie et soutien le proviseur surtout qu’ en les professeurs pénalisent les élèves
  • Oliveira
    2015-09-22 16:55:07
    Bonjour que fait on de nos enfants pdt tout se temps ? J espère que tout va s arranger mais je pense à mon enfant surtout
  • Inconnu
    2015-09-22 15:15:32
    Bonjour , j’etait eleve au College Marie Curie il ya 5 ans et je peux vous dire que cet etablissement etait parfait , donc si il y a un souci actuellement c’est que le proviseur qui a remplacer Mme Vignon a mon epoque est un probleme . Je soutient les professeur.
  • dupont
    2015-09-22 12:10:48
    bonjour je suis 1 maman ou j ai rencontrer un grand souci avec ce proviseur il y as 2 ans alors que ma fille etrait en 3 eme il et tres agressive parle tres mal et ce croit au dessus des lois j ai du faire appel a pas mal d association a l assistante sociale au medecin scolaire il na pas sa place dans 1 collège peu etre dans 1 prison sa lui serait l idéale
  • Mignot
    2015-09-22 09:23:33
    Bonjour moi aussi est une ancienne collégienne de Marie curie il ya il y a 15 ans aussi je confirme très bonne établissement très bon professeur et très bonne enseignement de tt coeur avec tous enseignant de Marie curie continuer et pk pas comme dit si bien aussi une ancienne élève se mettre sur les réseau sociaux pour que nous ancien élèves signent aussi BON COURRAGA A TOUS !!!!!!!!!!^^^^ ,;
  • bryan
    2015-09-21 22:54:15
    Je soutient les enseignement ses comme même grâce a eux que j’en suis la aujourd’hui que je suis au lycée
  • dumet
    2015-09-21 22:25:07
    bonsoir,étant une ancienne collegiènne dans cette établissement je soutient les enseignants pour ma part c’était un très bon établissement il y a 15ans et se serait bien s’il pourrais avoir une pétition sur les resaux sociaux pour que nous ancien étudiants puissont nous aussi soutenir les enseignants courage a eux.

 

 

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Ci-dessus, lien vers l’article de Marie-Lise CANS, La République, 21 septembre 2015 :

http://www.larepublique77.fr/2015/09/21/marie-curie-cest-la-guerre-entre-les-enseignants-et-le-principal-du-college/

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Notre blog étant fermé suite aux menaces de quelques harceleurs, nous sommes censés ne rien écrire au sujet du Collège Gay Lussac de Colombes. Toutefois, ce qui se joue dans cet établissement scolaire est si lourd que nous ne souhaitons pas le passer sous silence.

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Ce n’est pas nouveau.

Gay-Lussac n’est ni une première, ni un cas isolé !

Il faut le dire et le répéter :

l’Education Nationale n’hésite pas à briser la liberté de parole

en imputant à d’excellents enseignants

des fautes de services fictives.

Ce n’est pas nouveau.

Gay-Lussac n’est ni une première, ni un cas isolé !

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Le recours aux conseils de disciplines arbitraires (Commissions Disciplinaires) est fréquent, avec la complicité silencieuse des « gros » syndicats enseignants.

Ces dernières années, des centaines de cas ont été recensés, tous passés sous silence par les médias, et souvent par les victimes elles-mêmes, sous la pression féroce de l’administration. Conséquences ? Dépressions, troubles de stress post-traumatiques, carrières et vies brisées, suicides. C’est dire si les hauts fonctionnaires qui cautionnent ces procès staliniens contre des enseignants innocents ont du sang sur les mains, potentiellement ou réellement.

Notons que la journaliste Mara GOYET, spécialiste des questions d’éducation, s’efforce comme à son habitude de regarder ailleurs. « On n’est pas en Corée du Nord » reste son credo, son slogan, sa bonne parole : https://omertaaurectorat.wordpress.com/2015/03/27/un-fonctionnement-digne-dun-etat-totalitaire-marie-goyet-et-la-naivete-des-enseignants/ . Brave toutou ! Et ses collègues ne sont pour la plupart guère plus professionnels.

Pourtant, parler de ces pratiques est le seul moyen de les faire reculer et de briser l’Omerta qui les entoure.

Marie, Jeanne, et Philippe.

 

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Ci-dessous, article de Thibault CHAFFOTTE, 4 octobre 2015, Le Parisien :

http://www.leparisien.fr/colombes-92700/colombes-la-greve-a-repris-au-college-gay-lussac-04-10-2015-5153799.php

 

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Colombes : la grève a repris au collège Gay-Lussac

Thibault Chaffotte | 04 Oct. 2015, 16h12 | MAJ : 04 Oct. 2015, 16h12

 

Colombes, samedi 3 octobre. Près de 150 personnes ont défilé dans les rues de la ville pour soutenir les deux professeurs en grève de la faim (devant au centre).

Colombes, samedi 3 octobre. Près de 150 personnes ont défilé dans les rues de la ville pour soutenir les deux professeurs en grève de la faim (devant au centre). (LP/T.C.)

La situation se durcit à Colombes. Les professeurs du collège Gay-Lussac et des parents d’élèves, ont manifesté dans les rues de la ville samedi 3 octobre. Oscar Roman et Gari Pham figuraient en tête du cortège de 150 personnes.

 

Ces deux professeurs en grève de la faim depuis 13 jours sont poursuivis par leur hiérarchie pour des faits qui remontent aux grèves de décembre 2014.

C’est pour les soutenir que les professeurs avaient entamé une grève depuis le 19 septembre. Ils l’avaient interrompu quatre jours plus tard. « Après une semaine d’interruption le mouvement n’avait reçu aucun signe de la part de l’Éducation nationale », indique Gari Pham, professeur de mathématiques. Les professeurs se sont remis en grève jeudi 1er octobre. « Si on n’a pas de nouvelles, on continue ce lundi », promet-il.

« Nous continuons de demander l’arrêt des procédures disciplinaires, ajoute Oscar Roman. Si c’est fait, on reprend le boulot le lendemain ». Les deux grévistes de la faim entament ce lundi leur troisième semaine sans s’alimenter. « J’ai perdu 9 kg, Oscar un peu plus », assure Gari Pham. On est au ralenti. On entre dans la phase où ça se complique.

« L’analyse de l’administration, c’est qu’ils ont fait une faute professionnelle. La commission examinera les faits », a déclaré dans nos colonnes Philippe Wuillamier, directeur académique. Les deux professeurs doivent passer en commission de discipline le 9 et 15 octobre.

Des dizaines de parents étaient présents dans le cortège comme Laëtitia, mère de trois enfants, dont deux actuellement au collège. « On veut absolument les garder car ce sont de bons profs, souligne-t-elle. Bien sûr on préférerait que nos enfants aillent en cours, mais il est important de les soutenir ». Olivier 41 ans, venu en famille dresse le même constat. « Tout le monde en a ras-le-bol, soupire-t-il. Je veux que mon fils aille à l’école, mais on est là pour la bonne cause. Deux profs sanctionnés, alors qu’ils étaient plus de 30 à cette manifestation, pour moi c’est de l’injustice. »

Prochaine étape de ce bras de fer qui dure, vendredi avec la première réunion de la commission de discipline.

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Ci-dessus, article de Thibault CHAFFOTTE, 4 octobre 2015, Le Parisien :

http://www.leparisien.fr/colombes-92700/colombes-la-greve-a-repris-au-college-gay-lussac-04-10-2015-5153799.php

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Notre blog étant fermé suite aux menaces de quelques harceleurs, nous sommes censés ne rien écrire au sujet du Collège Marie Curie de Provins. Toutefois, ce qui se joue dans ce collège mérite qu’on en parle ici.

 

Sous l’impulsion de l’enseignante Anouk GUEZET, le personnel de ce collège a décidé de ne plus subir en silence le joug d’un chef d’établissement qui ne semble pas vraiment à la hauteur des ses missions, à en croire les agents et les parents d’élèves. Nous avons consacré huit billets à saluer et soutenir la lutte de ces professeurs qui veulent juste qu’on les laisse travailler en paix, dans des conditions à peu près normales , c’est-à-dire sans subir de harcèlement moral de la part de leur supérieur hiérarchique : https://omertaaurectorat.wordpress.com/category/eee-liste-de-quelques-etablissements-scolaires-ou-il-fait-bon-vivre-et-parfois-mourir/le-college-marie-curie-de-provins-77/

 

Certes, notre soutien à ce mouvement social, s’il est absolu dans son principe, n’est pas exempt de certaines critiques, notamment dans la façon dont les dirigeants du plus puissant syndicat enseignant, le SNES, abordent la question du Harcèlement Moral Hiérarchique. Nous le disons et le répétons à l’envie, comme l’ont fait Daniel ARNAUD, Paul VILLACH, et tant d’autres : si le SNES voulait réellement éradiquer cette barbarie institutionnalisée, le sujet serait sur le tapis depuis longtemps, et traité depuis belle lurette ! https://omertaaurectorat.wordpress.com/category/bbb-les-grands-themes/b-5-les-syndicats-denseignants-sont-ils-totalement-corrompus/

 

Cela n’empêche pas des militants de base d’agir, localement, avec conviction et plus ou moins d’efficacité. Mais comment être efficace quand votre propre syndicat ne vous soutient que fort mollement ?

 

La militante Anouk GUEZET s’est émue de nos critiques, et elle nous a écrit, ce matin.

 

Nous lui répondons ici-même.

 

Marie, Jeanne et Philippe.

 

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Philippe, Marie et Jeanne,
La mollesse me caractérise, soit !
Qu’en est-il de vos pratiques ? Anonymat, absence sur le terrain et critiques systématiques. Vous avez dit lâcheté ?
Sortez de l’ombre et de votre confort, nous vous attendons sur place lundi prochain !
Bien à vous.

Anouk GUEZET

* * *

Chère Anouk,

Très heureux de vous lire ici. Soyez la bienvenue et constatez que nous vous laissons libre parole sur nos pages, sans la moindre censure.
D’autres syndicalistes du SNES n‘ont pas eu la décence de simplement répondre à nos questions, à nos appels, à nos mails, à nos courriers, malgré plusieurs années de démarches en ce sens, et alors que les enjeux étaient souvent autrement plus lourds. Vous avez dit lâcheté ?
Merci, donc, de nous avoir contactés.

Gageons qu’avec un peu de persévérance et un minimum de « parler vrai », vous ferez bientôt partie de notre tableau d’honneur, parmi les Résistants dont nous saluons l’action : Daniel ARNAUD, Guy LANDEL, Roland VEUILLET et Paul VILLACH. Voir ici : https://omertaaurectorat.wordpress.com/category/ccc-les-resistants-denoncent-etou-subissent-le-harcelement-moral/
C’est tout le bien que nous vous souhaitons.

Notez tout d’abord que – contrairement à ce que vous semblez avoir saisi – nous n’avons jamais écrit que la mollesse était une de vos caractéristiques. Nous distinguons toujours ce qu’est une personne et ce qu’elle fait. De ce qu’est une personne, nous n’avons pas à juger. De ce qu’elle fait, guère beaucoup plus. Il nous semble toutefois utile de pouvoir exposer ici ce qu’il en est des actions des uns et des autres dans certaines situations.
Nous avons précisément écrit que vous ne sortiez pas de la mollesse – verbale ! – habituellement préconisée par votre syndicat, le SNES : « peut-on lui demander plus que ce dont elle est capable, et que la mollesse habituelle préconisée par son syndicat ? ».
Autrement dit, nous réprouvons la mollesse des termes, la langue de bois, l’excès de prudence langagière : tous ces travers qui conduisent à vider de leur sens les actions syndicales, voire à les dénaturer totalement.

Pour le dire autrement, chère Anouk, luttez-vous contre des faits – présumés – de Harcèlement Moral Hiérarchique ? Ou souhaitez-vous simplement conserver les privilèges de profs paresseux qui souffrent parce qu’on leur demande de se mettre enfin un peu au travail : ces fameux « profs en souffrance » dont le Rectorat, l’administration et les médias nous rebattent les oreilles ?

Vous évoquez nos « pratiques ». Peut-être ont-elles plus fait pour faire avancer la cause que vous ne pourrez le faire dans votre bonne ville de Provins en toute une vie de militantisme syndical.
Notre anonymat – tout relatif – est le garant de notre protection – bien mince – face à la sauvagerie quasi barbare de la répression de l’institution scolaire (cette sauvagerie-même que vous combattez, vous aussi).
Que savez-vous de notre présence sur le terrain ? Et de nos actions en dehors de l’animation de ce blog ?
Nos critiques sont constructives, nos éloges également, mais les avez-vous lus, ces éloges ? Peut-être ne lisez-vous que les billets qui mettent en avant votre personne ?
Vous avez dû passer également à côté de nos pointes d’humour.
Et même – c’est un petit exploit ! – à côté des 103 pages de notre section consacrée au « Sourire du Jour » : https://omertaaurectorat.wordpress.com/category/bbb-les-grands-themes/b-7-sourire/

Restez, Anouk, dans le confort ouaté de votre syndicat moelleusement et mollement installé Rue de Grenelle. Nous resterons dans celui un peu rude de nos chaises de bureau spartiates et de nos écrans d’ordinateurs poussiéreux.
Restez au soleil, à vous faire dorer la pilule, entre deux réunions syndicales. Nous resterons dans l’ombre, à travailler d’arrache-pied.
Restez sous les feux éblouissants des projecteurs médiatiques de la presse locale. Votre ego y trouvera sans doute matière à satisfaction.

Et surtout, poursuivez votre combat, qui est le nôtre, et qui était déjà le nôtre à une époque où votre syndicat ne vous autorisait pas à penser ces questions, et encore moins à agir.
Mais le SNES ne vous autorise toujours pas à penser la question du Harcèlement Moral Hiérarchique. Nous ne sommes pas les seuls à le constater, et à le dire, dans l’espace public. Voyez ici : https://omertaaurectorat.wordpress.com/2015/10/01/le-college-gay-lussac-de-colombes-6-le-snes-fsu-complice-silencieux-de-delits-de-harcelement-des-militants-de-la-fsu-denoncent-ce-double-jeu/

* * *

Il est temps de se dessiller. Lisez ce qu’en dit ce qui constitue à ce jour le seul ouvrage de référence sur la question :

https://omertaaurectorat.wordpress.com/2013/07/29/quand-les-syndicats-denseignants-trompent-les-enseignants-2-reflexions-de-daniel-arnaud-suite/

« Vos délégués syndicaux, « domestiqués », sont de fait associés à tous les étages de la pyramide administrative. Ils boivent l’apéro avec votre chef d’établissement lors du Conseil d’Administration (CA) ; ils entretiennent de bonnes relations avec votre inspecteur en espérant récupérer un poste de « faisant fonction » lors de son départ à la retraite ; ils siègent dans des Commissions Administratives Paritaires Académiques (CAPA) où ils assurent votre recteur de la docilité « des troupes » qu’ils tiennent en l’échange de menus services : vague promesse de promotion plus rapide à l’échelon suivant, avis très favorable pour un congé formation…

Vous imaginez bien que, dans ces conditions, la connivence entre vos « chers collègues » et vos supérieurs s’installe tout naturellement. Pourquoi iraient-ils déplaire aujourd’hui à la hiérarchie en apportant leur soutien à un professeur harcelé, en prenant le risque de se faire interdire le puits des privilèges demain ? Oui, ils servent la pacification dans les rangs. Avant le recours à une répression plus brutale (blâme, suspension de service, mutation disciplinaire…), le passage par les permanents de ce syndicalisme dévoyé permet souvent au Pouvoir de faire accepter sans coup férir aux maîtres qui le subissent les décisions même les plus iniques… Des preuves de la compromission ? Paul Villach prend le cas d’une ancienne secrétaire générale du SNES-FSU, décorée de la légion d’honneur en 2001 par le ministre de l’Education nationale, et commente la remise du hochet sans détours :

« Est-il raisonnable de croire qu’un ministre récompense une syndicaliste pour sa fidélité à sa mission de contre-pouvoir, c’est-à-dire à une action visant avant tout à contenir la tentation du pouvoir qui, selon Montesquieu, est de toujours s’étendre tant qu’il ne rencontre pas de limite ?

Compte tenu de ce qu’on observe depuis 20 ans, cette médaille est bien plutôt le signe tangible de la reconnaissance du pouvoir envers une auxiliaire pour l’avoir aidé à domestiquer un contre-pouvoir gênant. Quand le mandataire des salariés s’est mué en porte-parole du patron, cela mérite bien une médaille. »

Il suffit du reste de se rendre sur le site de la FSU (http://www.fsu.fr/) pour s’apercevoir qu’elle rassemble, outre le SNES, aussi bien d’autres syndicats de profs que… des syndicats d’inspecteurs et de chefs d’établissement ! C’est-à-dire de ces administratifs qui, dans les cas de harcèlement, contribuent à détruire les victimes et à entretenir la loi du silence.  »

( passage tiré du livre de D. A., Le Harcèlement moral dans l’Enseignement, consultable dans tous les bons C. D. I. des collèges, lycées et autres établissements scolaires  [Centres de Documentation et d’Information] )

* * *

Nous sommes très heureux que vous ayez malgré tout (malgré le double jeu de certains dirigeants de votre syndicat) mené les actions qui sont les vôtres au sein de votre collège.

Bravo, Anouk ! Et bon courage à vous. Il faut tenir. Et gagner. Nous comptons sur vous et sur vos collègues pour obtenir justice.

Mais « Muscle ton jeu ! Muscle ton jeu Robert ! Si tu muscles pas ton jeu, fais attention! Je t’assure, tu vas avoir des déconvenues. Parce que t’es trop gentil . » 😉
https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Yeux_dans_les_Bleus

Bien à vous.

M., J., et P.