Archives de la catégorie ‘Le Collège Alphonse Tavan de MONTFAVET (84)’

L’opacité du Rectorat. On ne peut pas à la fois en bénéficier, quand on est pris la main dans le sac, et crier au scandale quand les contre-pouvoirs brisent l’Omerta.

Philippe, Jeanne, et Marie.

 

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Ci-dessous article de La Provence, 28 avril 2015.

http://www.laprovence.com/article/edition-avignon-grand-avignon/3382350/college-tavan-le-principal-veut-laver-son-honneur.html

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Collège Tavan : le principal veut « laver son honneur »

Mardi 28/04/2015 à 05H51 Avignon

Désavoué par la direction académique, qui l’a exfiltré sous la pression d’enseignants et de parents, Thierry Moncoucut entend rétablir sa vérité

 

 

Collège Tavan : le principal veut laver son honneur

Il y a deux semaines, une manifestation de parents d’élèves et d’enseignants du collège Alphonse-Tavan, à Montfavet, a réussi à entraîner le départ du principal. Photo Ange Esposito

Dix jours se sont écoulés depuis la mobilisation d’enseignants et de parents d’élèves du collège Alphonse-Tavan pour demander – et obtenir – le départ du principal de l’établissement scolaire de Montfavet. Dix jours que la direction académique a annoncé que Thierry Moncoucut ne serait plus présent dans le collège jusqu’à nouvel ordre. Dix jours qui ont permis à la tension de retomber. Dix jours après lesquels l’intéressé a décidé de sortir de son silence pour « laver (s)on honneur ». « Les rumeurs et les ragots ont des limites », lance Thierry Moncoucut.

Pas de colère dans ses propos, assure-t-il, mais un sentiment fort de devoir rétablir la vérité. Sa vérité. Car pour le principal du collège Tavan, les déclarations qui ont pu être faites par les enseignants et les parents d’élèves sont « scandaleuses et malsaines ». Lui qui réfléchit à porter plainte pour diffamation, demande des preuves. « Je veux qu’on me prouve ce dont on m’accuse. On ne peut se limiter à des déclarations. »

Pourtant, difficile d’en savoir plus sur sa version des faits. Thierry Moncoucut ne souhaite pas commenter sa vie professionnelle, notamment quand on le questionne sur ses mutations successives et rapides dans plusieurs collèges de l’académie (Orgon, Châteauneuf-les-Martigues, Pélissanne…). Comme il refuse d’aborder les accusations de harcèlement ou de violences verbales et physiques pour s’en tenir à des questions de fonctionnement : aux accusations d’augmentation de l’insécurité entre les murs de l’établissement, il répond : « Le collège Tavan connaît les mêmes différends de cour d’école que les autres collèges. Lors de la réunion du Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance, les services de police ont rappelé la singularité du collège Tavan, l’un des plus calmes d’Avignon. »

Aux parents qui regrettent un manque de fermeté vis-à-vis des élèves indisciplinés, il rétorque : « Mais comment voulez-vous qu’on sanctionne les élèves ? En montant un échafaud dans la cour ? En les fouettant sur la place publique ? » Aux parents encore qui dénoncent la suppression de plusieurs options, comme la sensibilisation à l’Espagnol dès la 6e, il répond : « La proposition de répartition a été adoptée par le conseil d’administration le 10 février dernier, dès le premier vote. » Quant aux 24 enseignants qui demandaient son départ, il s’agit pour Thierry Moncoucut d’une réaction à l’annonce de l’augmentation du nombre de postes partagés l’année prochaine. « Un tiers des postes devront être partagés à la rentrée, c’est-à-dire qu’ils devront enseigner dans des établissements différents, explique-t-il. Cela a été très anxiogène chez les enseignants. Je suis conscient des conséquences humaines. Je les entends et je les comprends, il faudra les accompagner. Mais avec des élèves en moins à la rentrée, nous avons dû fermer une classe, ce qui signifie une enveloppe plus petite, donc moins de moyens. »

Aujourd’hui, Thierry Moncoucut a fait une croix sur le collège Alphonse-Tavan et se dit profondément blessé par cette « abjecte vindicte » dont il est l’objet. « Je ne veux pas revenir à Tavan. Comment pourrais-je vouloir y retourner ?  » Et que pense-t-il du désaveu de l’Inspection académique qui l’a retiré du collège à deux mois des vacances scolaires d’été ? « Ça ne concerne personne d’autre que moi », lance-t-il en guise de conclusion.

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Ci-dessous article de La Provence, 28 avril 2015.

http://www.laprovence.com/article/edition-avignon-grand-avignon/3382350/college-tavan-le-principal-veut-laver-son-honneur.html

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Au Collège Alphonse Tavan de Montfavet, le chef d’établissement est-il au dessus des lois ? A en croire l’article de La Provence du 16 avril 2015, oui ! Agression physique, agressions verbales, harcèlement, décisions arbitraires et incohérentes… tout lui serait permis ! Certes, le brave homme bénéficie de la présomption d’innocence, mais tout de même… Les faits ne semblent pas plaider en sa faveur. Il aurait changé 5 fois d’établissement en 5 ans, avec à chaque fois les mêmes types de dérapages… Que fait l’Inspection académique ? Que fait le Rectorat ? Que fait la police ? Que fait la Justice, sachant que le harcèlement moral est un délit ?

Rien. Ils ne font rien.

Que font les syndicats de personnel de direction ? Le SNPDEN ? SNUPDEN-FSU ? ID-FO ? Ils se désolidarisent de ce type de harceleur ou… ils le protègent et entretiennent le déni ? Non mais allo, quoi ! 😉

Marie, Jeanne, et Philippe.

P.S. : pour ne froisser personne, et comme à notre habitude, rappelons que le principal de ce collège est peut-être entièrement innocent de ce dont on l’accuse (peut-être… ou peut-être pas). Oui ma bonne dame ! Même que ça s’appelle la présomption d’innocence, parfaitement.

 

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Ci-dessous article de Caroline MULLER, La Provence, 16 avril 2015.

http://www.laprovence.com/article/edition-avignon-grand-avignon/3363354/parents-et-profs-demandent-le-depart-du-principal.html

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Parents et profs demandent le départ du principal

Jeudi 16/04/2015 à 06H11 – mis à jour le Jeudi 16/04/2015 à 12H00 Avignon

Au collège Tavan, la tension est à son comble. L’Inspection académique est saisie.

Agression physique, agressions verbales, harcèlement, décisions « arbitraires » et « incohérentes« … La liste des griefs dressée à l’égard du principal du collège Alphonse-Tavan est longue et les enseignants, soutenus par les parents d’élèves, demandent aujourd’hui son départ de l’établissement. Ils ont déposé un préavis de grève jusqu’à la fin de la semaine.

Hier, devant les grilles du collège, une cinquantaine de parents et d’élèves se sont réunis pour manifester leur mécontentement. « Parents et profs en colère » pouvait-on lire sur les banderoles. Dans le même temps, une délégation de 24 professeurs et de quatre parents d’élèves a été reçue par le directeur académique des services de l’Education nationale du Vaucluse, Dominique Beck. « On ne peut plus continuer à travailler ainsi, scande au nom des enseignants Anne Estienne, professeur d’Histoire-Géographie depuis 11 ans au collège Tavan. Je n’ai jamais vu autant de collègues en larmes et en arrêt maladie. Il y a un ras-le-bol général. Les collègues ont peur. »

Deux plaintes déposées

Élément déclencheur de ce mouvement protestataire, une « énième agression verbale » à l’encontre d’une enseignante. « Nous sommes plusieurs enseignants et élèves à avoir entendu des hurlements depuis le couloir, se souvient Anne Estienne. Cette collègue se faisait une nouvelle fois insulter. Et elle n’est pas la seule. » Déjà en septembre, des démarches administratives avaient été entreprises par une enseignante pour dénoncer des agressions verbales répétées du principal à son encontre. Et en novembre, les enseignants avaient alerté l’Inspection académique. « Depuis qu’il est arrivé, poursuit Anne Estienne, il y a eu un cas d’agression physique, des cas d’agressions morales, des contre-ordres au quotidien, des mensonges parfois, du chantage, des informations qui ne sont pas communiquées… C’est invivable. Nous, on veut juste pouvoir travailler comme avant.« 

Deux plaintes ont également été déposées au mois de septembre par une surveillante pour agression physique et harcèlement moral. « J’adorais mon travail, confie M. B.-Y., assistante d’éducation. Cela faisait six ans que je travaillais au collège Tavan. Aujourd’hui je suis en dépression. »

« Il m’a dit que j’étais une emmerdeuse »

Même son de cloche chez les parents qui déplorent un manque de fermeté et de capacité de dialogue. Des sentiments d’impunité et d’injustice se développeraient chez les élèves, certains faits graves n’étant pas sanctionnés alors que d’autres moins graves le sont plus lourdement. Sabrina Ducasse est la maman d’un élève de 6e. Récemment, son fils a été victime d’un étranglement par un autre élève. « Le principal n’a jamais voulu me rencontrer. Il m’a dit par téléphone que j’étais une emmerdeuse et que je n’avais qu’à changer mon fils d’école, relate la mère d’élève. Ce n’est que parce que nous avons prévenu la presse qu’il a fini par sanctionner l’autre élève. »

Des histoires comme celle de Sabrina, il y en aurait de plus en plus selon les parents d’élèves qui évoquent des bagarres, des batailles à coup de chaises et des insultes envers les professeurs. « Le principal refuse d’agir et retourne la situation contre les enseignants, en disant que c’est de notre faute« , assure Anne Estienne. « La principale précédente avait fait un travail incroyable, regrette un parent d’élève. Elle avait instauré un cadre et une discipline que Monsieur Moncoucut a détruit en à peine quelques mois« , regrette une parent d’élève.

Hier, l’Inspecteur académique, Dominique Beck, s’est engagé à donner une réponse aujourd’hui aux enseignants et parents d’élève. En attendant cette réponse, les professeurs ont décidé de reconduire le mouvement de grève. Avec les parents d’élève, ils se sont donnés rendez-vous devant le collège dès 8 heures ce matin « pour continuer de lutter et maintenir la pression« .

Malgré nos multiples sollicitations, Thierry Moncoucut n’a pas souhaité répondre à nos questions. Dominique Beck, directeur académique des services de l’Education nationale du Vaucluse, n’a pas non plus souhaité s’exprimer.

Chaises musicales

« Thierry Monconcut change d’établissement tous les ans depuis cinq ans« , dénonce une parent d’élève. « Il est passé par Orgon, Châteauneuf-les-Martigues, Mazan, Pélissane… » A chaque fois, les parents et les enseignants se sont mobilisés pour demander le départ du principal, dénonçant, comme à Orgon en 2012, « une accumulation de dysfonctionnement qui, en se répétant tous les jours, ont dégradé la situation. »

Caroline Muller

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Ci-dessus article de Caroline MULLER, La Provence, 16 avril 2015.

http://www.laprovence.com/article/edition-avignon-grand-avignon/3363354/parents-et-profs-demandent-le-depart-du-principal.html

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