Archives de la catégorie ‘Le Collège Bellefontaine de TOULOUSE (31)’

 

Devant le brio de Françoise GUICHARD, nous nous inclinons. Et nous applaudissons. Comparée à la sienne, notre prose est bien fade et terriblement maladroite.

Sa préface à l’ouvrage de Daniel ARNAUD Le Harcèlement moral dans l’Enseignement nous avait scotchés. https://omertaaurectorat.wordpress.com/2013/02/26/daniel-arnaud-1-harcelement-chez-les-profs-un-blog-un-livre/

La façon dont elle parvient à rappeler que notre Ministre pratique le déni face aux grèves de la faim du Collège Bellefontaine, c’est-à-dire le déni face à la réalité du Harcèlement Moral dans l’Education Nationale, est épatante. Là n’est pas le sujet de son billet du jour, sur son excellentissime blog (Le Blog de la Présidente), et pourtant l’allusion fait mouche. En tout cas chez nous, et chez tous ceux qui ont à coeur de briser l’Omerta. https://omertaaurectorat.wordpress.com/category/eee-liste-de-quelques-etablissements-scolaires-ou-il-fait-bon-vivre-et-parfois-mourir/le-college-bellefontaine-de-toulouse-31/

Bref, ouvrons une rubrique à son nom et à sa gloire 😉  car elle le vaut bien !

Marie, Jeanne, et Philippe.

 

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Ci-dessous, lien vers l’article de Françoise GUICHARD,  Le Blog de la Présidente, 12 novembre 2015.

http://leblogdelapresidente.over-blog.com/2015/11/tempete-dans-un-balconnet.html

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12 novembre 2015
TEMPÊTE DANS UN BALCONNET

v

« Réduite la semaine dernière dans Le Point à son « soutif », son joli « rouge à lèvres » sans oublier ses « pendentifs aux oreilles » dans un article aux allures de tribune sexiste de Jean-Paul Brighelli, Najat Vallaud-Belkacem a tenu à répondre à l’éditorialiste. Il avait notamment attaqué la réforme du collège de la Ministre en dénonçant ses « dessous chics ». L’article en question avait suscité une vague d’indignation massive sur les réseaux sociaux. »

(Les journaux)

L’affaire est d’importance, chacun le reconnaîtra. « Indignation massive sur les réseaux sociaux », protestations également indignées sur les radios en général et France-Inter en particulier (1), et réponse vertueuse de la ministre, sur laquelle – la réponse, pas la ministre – nous reviendrons.

Voici donc le débat dont sont faites grosses guerres, de quoi enflammer les esprits, faire crier au sexisme, au racisme, au jeunisme, bref au fascisme (je nous souhaite à toutes et à tous de ne rencontrer à l’avenir d’autre fascisme que ce type d’article)… et surtout de quoi oublier le fond du problème, à savoir la délétère réforme portée par Mme Vallaud-Belkacem, et les dégâts irrémédiables, particulièrement sur l’allemand et les langues anciennes, qu’elle ne manquera pas de provoquer en collège et donc, en tarissant le vivier, au lycée.

Le choix même, par Le Point, de ne donner en lecture gratuite que le premier paragraphe (le plus sujet à controverse) de la brighellienne tribune, n’aidait certes en rien à la clarification des enjeux. Les abonnés du magazine, qui ont lu le texte jusqu’au bout, en auront retenu, (plus que l’exaspération du polémiste devant le comportement pour le moins inélégant de l’élégante ministre qui a, je cite « bien ri pendant l’intervention du député » (2) et semblait se préoccuper davantage de son look que de l’avenir des milliers de collégiens dont elle a, pour leur malheur, la responsabilité), les chiffres donnés par J.-P. Brighelli : 996 000 heures-élèves d’allemand (au lieu de 1 507 000 aujourd’hui) seront dispensées après la mise en place de la réforme. En clair et en gras, un tiers des heures-élèves vont disparaître.

 

TEMPÊTE DANS UN BALCONNET

Cette disparition est évidemment beaucoup plus grave que la fugitive apparition d’un joli coin de dentelle noire au giron de la ravissante gazelle. Mais cette tempête dans un balconnet a permis, une fois de plus, d’éluder les vrais problèmes, grâce à un infernal syllogisme dont les communicants ont bien compris le fonctionnement : Najat Vallaud-Belkacem est attaquée, OR elle l’est par un affreux macho sexiste et misogyne, DONC sa réforme est bonne.

QUOD ERAT DEMONSTRANDUM, comme on ne pourra bientôt plus dire, et circulez, y’a rien à voir.

On pourrait épiloguer longtemps sur l’attitude de la ministre, que je trouve personnellement assez incroyable, face au brave député Lett et à la représentation nationale.

http://www.dailymotion.com/video/x3cpsce_najat-vallaud-belkacem-les-dessous-chics-de-la-reforme-du-college_news

Que voit-on ici, de la part de Mme Vallaud-Belkacem et de sa chouette bande d’aminches ? Un comportement d’adolescente mal élevée, de collégienne précisément : on ricane, on n’écoute pas, on fait des mines, on prend des poses, on se fout du monde, on papote avec sa voisine, bref on cherche sa baffe, pardon ses quatre heures de colle. On dirait une gamine qui répondrait « Cause à ma main » ou « Je te parle pas, t’es un boloss ». Et c’est Brighelli l’insolent impoli ? C’est VRAIMENT lui qu’on doit remettre en place ? Allons donc !

Quant à la réponse de la ministre Sur France Info, elle vaut elle aussi son pesant de noix vomique. Brighelli, dit-elle, « ne mérite pas qu’on s’encombre l’esprit avec lui. Moi, je ne m’encombre pas l’esprit avec quelqu’un qui, comme lui, se croit autorisé à donner des leçons sur l’école et commence par la qualifier de « fabrique du crétin », c’est vous dire la finesse légendaire du personnage ».

Suit cette phrase admirable, « Je vais beaucoup mieux depuis que je l’ai fait disparaître de mon champ de vision ».

TEMPÊTE DANS UN BALCONNET

Je crois qu’on a ici la clef de la méthode de gouvernement de NVB, son mantra, son schibboleth, son alpha et son oméga : la scotomisation (non, ce n’est pas une allusion pornographique, bande d’affreux obsédés !).

Tout ce que je ne vois pas n’existe pas, donc je vais bien, donc tout va bien, comme le montre mon éternel sourire radieux scotché sur mon joli minois…

Je fais « disparaître de mon champ de vision » les grévistes de la faim (3) de Bellefontaine et d’ailleurs, je ne les reçois pas vu qu’ils n’existent pas… et je vais beaucoup mieux.

Je fais « disparaître de mon champ de vision » les 15.000 manifestants du 10 octobre, qui n’existent pas, et je vais encore mieux. Du reste je n’ai toujours pas reçu l’intersyndicale, elle aussi « (disparue) de mon champ de vision » : elle n’existe pas non plus, et chaque jour je vais de mieux en mieux :

https://savoir.actualitte.com/article/analyses/1244/les-syndicats-enseignants-opposes-a-la-reforme-du-college-toujours-pas-recus-au-ministere

. Notre « Pimprenelle », puisque Pimprenelle il y a, marche non seulement à l’hypnose, mais à l’auto-hypnose, quelque chose entre la méthode Coué et le training autogène en somme…

TEMPÊTE DANS UN BALCONNET

Le mieux est l’ennemi du bien, madame la ministre, et prenez-y garde : sachez qu’à force d’aller de mieux en mieux vous finirez par ne plus aller du tout, — ce qui finalement ne serait pas si grave si votre disparition des écrans, ainsi que celle de tout le gouvernement dont vous faites hélas partie, ne risquait pas d’aller de pair avec, au mieux, le retour au pouvoir d’un ex-président dont on sait le pouvoir de nuisance, au pire l’accession aux affaires d’un parti qui, lui, nous fera VRAIMENT sentir ce qu’est le fascisme – bien autre chose qu’une pique perfide sur les dessous chics, les boucles d’oreille et le rouge à lèvres d’une jolie vache déguisée en fleur.

Alors, madame, au lieu de « faire disparaître de (votre) champ de vision » tout ce qui vous dérange et ne va pas dans le sens de ce que vous croyez être le Bon, le Vrai et le Juste, si vous ouvriez les yeux et les oreilles, à titre exceptionnel, pour entendre le mécontentement des professeurs, l’opposition à votre réforme de 80 % des enseignants et de leurs syndicats représentatifs, de personnalités qu’on ne peut pas soupçonner d’être vendues à la droite (4) , de parents de plus en plus nombreux ?

Voir la réalité en face, pour une fois, sortir de cet aveuglement volontaire que vous revendiquez pour vous-même avec une étonnante ingénuité, mesurer l’ampleur des refus de votre politique, écouter ce que disent les professeurs, au lieu de vous draper dans une stratégie de communication qui, en jouant sur la dignité féminine offensée, ne vise qu’à noyer le poisson, en êtes-vous seulement capable ?

Il est malheureusement permis d’en douter.

  1. Hier dans l’émission de Nagui (Leila Kaddour) d’une part, ce matin avec une question de Patrick Cohen à N. Dupont-Aignan, « JP Brighelli est-il encore le responsable à l’éducation de DLF ? », sous-entendu « N’avez-vous pas encore renvoyé ce triste personnage à ses chères études ? »
  2. M. Céleste Lett, député-maire LR de Sarreguemines, exprimait ses inquiétudes quant à la place de l’allemand dans la réforme du collège.
  3. http://leblogdelapresidente.over-blog.com/2015/07/axioprepeia.html
  4. http://www.democratisation-scolaire.fr/spip.php?article213

 

 

 

 

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Ci-dessus, lien vers l’article de Françoise GUICHARD,  Le Blog de la Présidente, 12 novembre 2015.

http://leblogdelapresidente.over-blog.com/2015/11/tempete-dans-un-balconnet.html

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Notre blog étant fermé suite aux menaces de dangereux harceleurs, nous ne publierons pas de nouveaux articles sur le Collège Bellefontaine de Toulouse. Et c’est bien dommage car la situation de cet établissement scolaire semble très révélatrice de l’utilisation de procédés particulièrement douteux par certains chefs d’établissements, et de l’utilisation de sanctions disciplinaires par un Recteur ou une Rectrice d’Académie dans le but d’intimider et de casser des professeurs jugés trop libres de parole ou d’esprit. Et dire que les gros syndicats sont depuis 60 ans au courant de ces méthodes, et que depuis 60 ans ils se taisent et entretiennent passivement l’Omerta… Une grève de la faim au Collège Bellefontaine ? Les médias nationaux vont-ils relayer l’information, et pousser le Ministère à prendre ses responsabilités ? La grève de la faim a été employée par Roland VEUILLET, et lui a permis, après douze ans de luttes et de protestations, d’obtenir l’annulation, par l’administration, de sanctions injustifiées.

Vous pouvez lire ci-dessous une des sources qui aurait pu alimenter notre site. La démonstration y est faite que le SNES-FSU a un double langage, et qu’en fait de « syndicat », il ne cherche absolument pas à défendre les enseignants.

Marie, Jeanne, et Philippe.

 

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Ci-dessous, lien vers l’article de Bella Ciao, 2 juillet 2015.

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article146632#forum538820

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Le SNES-FSU en train de négocier son virage collabo.

 

Jeudi 2 juillet 2015 – 17h57 – 

 

Mercredi 1 juillet 2015, à 15h, devant l’assemblée Nationale se tenait le rassemblement pour soutenir les six enseignants du collèges Bellefontaine (31), sanctionné(e)s parce qu’ils ont mené une grève déterminée contre la misère des moyens et des conditions de travail dans leur collège.

Le petit chef d’établissement s’est révélé être un patron de choc, animé par une idéologie anti-syndicale, qui se développe partout dans cette catégorie (les petits chefs d’établissement) de la fonction publique, catégorie encadrée, (c’’est tout dire ! ) par le syndicat jaune UNSA.

Comme dans les régimes facistes, la rectrice de Toulouse a estimé que la réponse aux revendications des travailleurs était la sanction collective : les six enseignant(e)s sont mutés… « dans l’ intéret du service » pour cinq d’entre eux, et d’office pour le sixième.

Une enseignante de SVT, Laure Betbder, est en grève de la faim depuis dix jours. Elle est épuisée et a grand besoin de soutien.

LE SNES « assure » les six enseignants de son soutien.

Qu’on en juge :

    Aucune information sur le rassemblement de l’assemblée nationale.

    Rien sur le site du SNES concernant ce conflit.

Des militant(e)s ont tenté de joindre le SNES national mercredi, jour du rassemblement : une responsable du syndicat a répondu, à plusieurs reprises à plusieurs personnes que le rassemblement prévu mercredi était « reporté parce qu’il faisait trop chaud« .

Il y avait au rassemblement un bureaucrate du SNES (secrétaire général adjoint) avec son petit drapeau du SNES, devant l’assemblée nationale. Il a répondu aux questions de la journaliste de F3. Il n’y avait aucun autre autre militants du SNES : la preuve par l’image que le SNES n’a pas « mobilisé » pour soutenir la collègue en grève de la faim.

Mobilisé, non, mais démobilisé, oui et avec perfection !

Le SNES s’est engagé, depuis mai 2012, dans une vraie démarche de collaboration de classe avec l’administration.

L’autre syndicat de la FSU, le SNUIPP (1er degré) avait favorisé la « réforme » des rythmes, dont le but véritable est la casse du statut, et la mise sous tutelle de l’école par les politiciens locaux et la « société civile« , ce qui peut vouloir dire… entreprise et associations religieuses.

La FSU a porté une telle régression, avec ferveur.

D’une manière générale, le SNES s’abstient de dénoncer la dérive managériale des petits chefs d’établissement. Ainsi, le SNES a accepté le décret Hamon, qui organise la casse du statut des enseignants du second degré de 1950, et un accroissement s des obligations de service et des « réunions » sous la férule du petit chef d’établissement.

 Rien sur le site de la FSU concernant ce conflit de Bellefontaine, rien sur l’enseignante en grève de la faim depuis dix jours. Même la compassion ne semble plus atteindre la FSU.

Basta !

STOP au syndicalisme jaune dans l’Education Nationale !

DEFENSE DU DROIT DE GREVE !

Défense des collègues de Bellefontaine, Défense de LAURE EN GREVE DE LA FAIM ;

DEFENSE DU STATUT ! AUGMENTATION DES SALAIRES de tous les personnels DE 20% POUR RATTRAPER LES PERTES DEPUIS QUINZE ANS !

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Ci-dessus, lien vers l’article de Bella Ciao, 2 juillet 2015.

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article146632#forum538820

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Notre blog étant fermé suite aux menaces de dangereux harceleurs, nous ne publierons pas de nouveaux articles sur le Collège Bellefontaine de Toulouse. Et c’est bien dommage car la situation de cet établissement scolaire semble très révélatrice de l’utilisation de procédés particulièrement douteux par certains chefs d’établissements, et de l’utilisation de sanctions disciplinaires par un Recteur ou une Rectrice d’Académie dans le but d’intimider et de casser des professeurs jugés trop libres de parole ou d’esprit. Et dire que les gros syndicats sont depuis 60 ans au courant de ces méthodes, et que depuis 60 ans ils se taisent et entretiennent passivement l’Omerta… Une grève de la faim au Collège Bellefontaine ? Les médias nationaux vont-ils relayer l’information, et pousser le Ministère à prendre ses responsabilités ? Quand Madame la Ministre Najat VALLAUD-BELKACEM recevra-t-elle la gréviste de la faim ?

 

La grève de la faim

a été employée par

Roland VEUILLET,

et lui a permis, après douze ans de luttes et de protestations, d’obtenir

l’annulation, par l’administration, de sanctions injustifiées.

 

Vous pouvez lire ci-dessous une des sources qui aurait pu alimenter notre site.

Marie, Jeanne, et Philippe.

 

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Ci-dessous, lien vers l’article de Cyril DOUMERGUE, La Dépêche du Midi, 2 juillet 2015.

http://www.ladepeche.fr/article/2015/07/02/2136492-najat-vallaud-belkacem-snobe-enseignante-greve-faim.html

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Najat Vallaud-Belkacem «snobe» l’enseignante en grève de la faim

Publié le 02/07/2015 à 03:53, Mis à jour le 02/07/2015 à 10:19

Éducation

Laure Betbeder et le député Jean Lassalle, hier à Paris./Photo DR

 

Déception hier à Paris pour Laure Betbeder, la professeur du collège Bellefontaine, qui souhaitait rencontrer la ministre de l’Éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem. L’enseignante, qui en est à son 10e jour de grève de la faim, n’a pas été reçue, ni par la ministre, ni par un de ses collaborateurs.

Seul le rendez-vous programmé avec le député des Pyrénées Atlantiques, Jean Lassalle, a pu avoir lieu. Le député a écrit une lettre à la ministre, dans lequel il demande qu’«un peu de temps» soit accordé à l’enseignante, «afin qu’elle puisse être entendue par sa ministre». Ce courrier a été remis par le député en main propre à la ministre, hier lors de la séance des questions au gouvernement.

«Le cabinet de la ministre nous a clairement fait comprendre qu’ils ne voulaient plus entendre parler du collège Bellefontaine, et que c’était à la rectrice de gérer la situation, à Toulouse», a réagi hier Laure Betbeder.

La rectrice d’académie de Toulouse recevait hier soir une intersyndicale pour évoquer les cas des six professeurs, qui comme Laure Betbeder, ont été mutés à l’issue de cette année scolaire. «Nous leur avons demandé d’être intransigeants et de ne pas céder. Nous demandons la réintégration de tous les professeurs et la fin des procédures disciplinaires».

L’enseignante va prolonger sa grève de la faim devant le rectorat d’académie si elle n’obtient pas satisfaction. Son état de santé est surveillé régulièrement par plusieurs membres du corps médical.

 

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Ci-dessus, lien vers l’article de Cyril DOUMERGUE, La Dépêche du Midi, 2 juillet 2015.

http://www.ladepeche.fr/article/2015/07/02/2136492-najat-vallaud-belkacem-snobe-enseignante-greve-faim.html

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Notre blog étant fermé suite aux menaces de dangereux harceleurs, nous ne publierons pas de nouveaux articles sur le Collège Bellefontaine de Toulouse. Et c’est bien dommage car la situation de cet établissement scolaire semble très révélatrice de l’utilisation de procédés particulièrement douteux par certains chefs d’établissements, et de l’utilisation de sanctions disciplinaires par un Recteur ou une Rectrice d’Académie dans le but d’intimider et de casser des professeurs jugés trop libres de parole ou d’esprit. Et dire que les gros syndicats sont depuis 60 ans au courant de ces méthodes, et que depuis 60 ans ils se taisent et entretiennent passivement l’Omerta… Une grève de la faim au Collège Bellefontaine ? Les médias nationaux vont-ils relayer l’information, et pousser le Ministère à prendre ses responsabilités ? La grève de la faim a été employée par Roland VEUILLET, et lui a permis, après douze ans de luttes et de protestations, d’obtenir l’annulation, par l’administration, de sanctions injustifiées.

Vous pouvez lire ci-dessous une des sources qui aurait pu alimenter notre site. Médiapart y démontre que la position du Rectorat de Toulouse, qui a instruit conjointement et concomitamment des mutations et des mesures disciplinaires, est indéfendable.

Marie, Jeanne, et Philippe.

 

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Ci-dessous, lien vers l’article d’Emile LANOE, Mediapart, 1er juillet 2015.

http://blogs.mediapart.fr/edition/educateurs-prioritaires/article/010715/greve-de-la-fin-dannee-au-college-bellefontaine

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Article d’édition

Grève de la fin d’année au collège Bellefontaine

Alors que les vacances approchent à grands pas, les enseignants préparent déjà leurs valises, mais certains plus que d’autres. Dans le quartier du Mirail à Toulouse, au collège Bellefontaine, ce sont six enseignants qui sont menacés d’être mutés, cinq « dans l’intérêt du service », le sixième « d’office ». L’une d’entre eux, Laure Betbeder, professeur de S.V.T., entame aujourd’hui son 9e jour de grève de la faim (voir ici).

 

https://i0.wp.com/france3-regions.francetvinfo.fr/midi-pyrenees/sites/regions_france3/files/assets/images/2015/06/27/prof_bellefontaine_greviste_de_la_faim.jpg

© Cécile Fréchinos/France 3 Midi-Pyrénées La professeur de Svt ce samedi matin au 6è jour de sa grève de la faim

L’enseignante demande son maintien en poste au sein de ce collège pour la rentrée prochaine. Avec deux de ses collègues visés eux aussi par des mutations forcées, elle se rend à Paris aujourd’hui, pour être reçu par Jean Lassalle, député des Pyrénées-Atlantiques à 16h30. Un rassemblement est par ailleurs prévu à 15 heures devant l’Assemblée nationale, soutenu par la CGT et Sud Éducation.

Education prioritaire et « pilotage »à risque

Cette mesure de mutation collective, rarissime par son ampleur, est symbolique des rapports souvent conflictuels entre enseignants et hiérarchie dans les établissements les plus sensibles. L’académie de Toulouse n’est par ailleurs pas une académie comme les autres puisque la rectrice a décidé d’y prolonger un système de recrutement sur profil des futurs enseignants des collèges REP+ (nouvelle éducation prioritaire renforcée), pourtant initié par la droite, très décrié et abandonné ailleurs en France. Ce système de cooptation était considéré comme une féodalisation des établissements permettant aux chefs d’établissement d’y constituer des équipes à leur main. Dans son article : « Six enseignants toulousains se disent victimes de leur activisme », Lucie Delaporte exposaient les raisons du conflit qui avaient précisément tout à voir avec un autoritarisme prégnant du chef d’établissement par ailleurs inexpérimenté. Les professeurs visés par ces mutations affirment que l’administration leur fait payer leur mouvement de grève massif de l’automne dernier en sanctionnant les plus investis d’entre eux.

(photo prise au ministère de l’Education Nationale)

 

Sanctions à peine déguisées

Dans un premier temps, le rectorat a joué la carte de la fermeté. 5 des 6 enseignants incriminés du collège Bellefontaine ont reçu deux courriers par voie d’huissier. L’un comme l’autre les invitaient à consulter leur dossier administratif. Le premier dans le cadre d’une procédure disciplinaire. Le second dans le cadre d’une «procédure visant une mutation dans l’intérêt du service».

Si « la mutation d’un agent est possible d’office si l’intérêt du service l’exige, elle n’a pas alors un caractère disciplinaire et se différencie de la mesure disciplinaire de déplacement d’office » (voir ici).

Or, dans le cas du collège Bellefontaine, s’il est prouvé que l’administration a eu l’intention de sanctionner ces 5 agents en prétextant « l’intérêt du service » et que donc ces mutations constituent une « sanction déguisée », la décision a toutes les chances d’être annulée (voir ici, arrêt du conseil d’Etat).

Le rectorat ayant délibérément et imprudemment fait le choix d’instruire conjointement et concomitamment les mutations et les mesures disciplinaires, la démonstration est toute faite. Il risque à terme d’être condamné financièrement au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vendredi 26 juin, peut-être consciente de cette situation juridiquement inconfortable et aussi certainement soucieuse de faire retomber la tension et l’attention autour du cas Bellefontaine, la rectrice a annoncé qu’elle renonçait à toute mesure disciplinaire contre ces 5 professeurs…tout en maintenant leur mutation forcée dans « l’intérêt du service » et les sanctions contre la 6e enseignante (voir ici).

Mais au delà de ces problèmes de forme, l’analyse du dossier concernant la 6e enseignante démontre que l’administration est dans l’incapacité d’apporter des preuves matérielles de fautes graves justifiant d’une telle sanction. Les seuls éléments potentiellement « à charge » pour justifier la mesure de mutation d’office sont d’hypothétiques « menaces de morts ». Le 27 mai dernier, le procureur de la République de Toulouse a statué et pris la décision d’un classement sans suite de la dite plainte.

Les approximations du journal Le Monde

Mais à la lecture d’un article du Monde en date du 20 juin 2015, le doute semblerait à nouveau permis. Philippe Gagnebet, correspondant du quotidien national à Toulouse, écrit:

« C’est un mail, envoyé par une des enseignantes à ses collègues, qui va mettre un peu plus le feu aux poudres. Intervenante en milieu carcéral, elle y écrit : « S’il le faut, j’ai des hommes de main avec moi et on va s’occuper du cas du principal… » Des menaces prises très au sérieux, qui débouchent sur une plainte au pénal pour menace de mort »

 

On est alors en droit de se poser trois questions :

  • Comment se fait-il que le journaliste n’évoque-t-il pas la décision du procureur de classer sans suite la plainte, pourtant prise trois semaines avant la rédaction de cet article?
  • Pourquoi le journaliste invente-t-il une citation ? Ayant pu consulter le contenu du mail original, aucune trace d’une telle phrase. Surtout il se termine par cette formule : « Restons raisonnables, mais pas trop !!!!!! Un bon week !!!!!! PS : Contente de ne pas avoir perdu le trompettiste !!!!». On comprend dès lors bien mieux la décision du procureur qui n’y a vu, assez logiquement, qu’un mail à caractère privé, au ton potache sans quelconque rapport avec une menace de mort.
  • Enfin, pourquoi le journal Le Monde n’a-t-il pas accordé de droit de réponse pourtant formulé en bonne et due forme le 21 juin dernier?

 

Gageons que ce manque de précision du journal est accidentel et qu’il n’aura pas d’influence sur l’issue finale de ce conflit. Le 29 juin, la CGT de Haute Garonne a adressé une lettre ouverte très détaillée à la ministre pour qu’elle reconduise ces 6 enseignants dans leurs fonctions pour la rentrée prochaine.

Enfin, si le collège Bellefontaine est effectivement « préfigurateur » de la réforme de l’éducation prioritaire (il fait partie, avec une centaine d’autres, des établissements tests), on peut se faire du souci pour sa mise en œuvre générale à la rentrée prochaine, surtout si l’on considère que la question de la réforme du collège est loin d’être réglée. En accusant les enseignants du collège Bellefontaine de « mauvais positionnement institutionnel de nature à perturber gravement le fonctionnement du service public de l’éducation », le ministère de l’Éducation Nationale attaque insidieusement le principe même du dialogue social, de la représentativité syndicale et du droit de grève.

En attendant de pouvoir définitivement renoncer à faire leurs valises, les enseignants du collège Bellefontaine les déposeront donc à Paris, le temps d’un rassemblement mercredi 30 juin devant l’Assemblée Nationale… dans l’intérêt du service.

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Ci-dessus, lien vers l’article d’Emile LANOE, Mediapart, 1er juillet 2015.

http://blogs.mediapart.fr/edition/educateurs-prioritaires/article/010715/greve-de-la-fin-dannee-au-college-bellefontaine

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Notre blog étant fermé suite aux menaces de dangereux harceleurs, nous ne publierons pas de nouveaux articles sur le Collège Bellefontaine de Toulouse. Et c’est bien dommage car la situation de cet établissement scolaire semble très révélatrice de l’utilisation de procédés particulièrement douteux par certains chefs d’établissements, et de l’utilisation de sanctions disciplinaires par un Recteur ou une Rectrice d’Académie dans le but d’intimider et de casser des professeurs jugés trop libres de parole ou d’esprit. Et dire que les gros syndicats sont depuis 60 ans au courant de ces méthodes, et que depuis 60 ans ils se taisent et entretiennent passivement l’Omerta… Une grève de la faim au Collège Bellefontaine ? Faut-il monter à Paris pour qu’on en parle un peu ? Les médias nationaux vont-ils relayer l’information, et pousser le Ministère à prendre ses responsabilités ? La grève de la faim a été employée par Roland VEUILLET, et lui a permis, après douze années de luttes et de protestations, d’obtenir l’annulation, par l’administration, de sanctions injustifiées.

Vous pouvez lire ci-dessous une des sources qui aurait pu alimenter notre site.

Marie, Jeanne, et Philippe.

 

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Ci-dessous, lien vers l’article de Cyril DOUMERGUE, La Dépêche du Midi, 30 juin 2015.

http://www.ladepeche.fr/article/2015/06/30/2134638-la-greviste-de-la-faim-monte-a-paris.html

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Publié le 30/06/2015 à 03:51, Mis à jour le 30/06/2015 à 10:21

Éducation

8e jour de grève de la faim, hier pour Laure Betbeder./DDM, C.Dm.

 

Laure Betbeder, professeur de sciences naturelles au collège Bellefontaine, a effectué hier son 8e jour de grève de la faim, devant le rectorat. Elle demande sa réintégration. En compagnie de deux collègues, également concernés par des mutations forcées suite à un mouvement de grève fin 2014, et d’une délégation, elle se rendra à Paris demain, pour être reçu par Jean Lassalle, député des Pyrénées-Atlantiques. Un rassemblement est prévu à 15 heures devant l’Assemblée nationale, soutenu par la CGT et Sud Éducation. Interview.

Après huit jours de grève de la faim, comment vous sentez-vous ?

Fatiguée. Mais je me suis remise de mon malaise de la semaine dernière, et je reste déterminée. La chaleur ne me gêne pas trop, et je suis très soutenue. Mon médecin a peur de ce déplacement à Paris… Mais bon, je tiens à venir avec mes collègues. J’espère que nous serons soutenus sur place.

Qu’attendez-vous de cette rencontre ?

Le député ne nous a rien promis, mais nous espérons pouvoir interpeller la ministre de l’Éducation nationale. Ce sera le jour des questions au gouvernement, et elle sera présente. Nous demandons notre réintégration au collège. La rectrice d’académie refusant cette réintégration, nous frappons à la porte de sa supérieure hiérarchique…

Pourquoi rencontrer Jean Lassalle, et pas un député de Haute-Garonne ?

Nous l’avons contacté par des connaissances, il s’est intéressé à notre combat. Une députée de Haute-Garonne avait participé à la médiation dans le conflit qui nous opposait à notre chef d’établissement en début d’année, mais elle n’a pas souhaité donner suite. Je ne tiens pas à polémiquer par rapport à cela.

La rectrice aurait annoncé à des représentants syndicaux que les procédures disciplinaires à l’encontre des enseignants seraient levées.

Il n’y a rien d’officiel. Tant que je n’en aurai pas eu la confirmation écrite, je n’y croirai pas. Et puis surtout, cela n’annule en rien notre mutation forcée.

 

Notre blog étant fermé suite aux menaces de dangereux harceleurs, nous ne publierons pas de nouveaux articles sur le Collège Bellefontaine de Toulouse. Et c’est bien dommage car la situation de cet établissement scolaire semble très révélatrice de l’utilisation de procédés particulièrement douteux par certains chefs d’établissements, et de l’utilisation de sanctions disciplinaires par un Recteur ou une Rectrice d’Académie dans le but d’intimider et de casser des professeurs jugés trop libres de parole ou d’esprit. Et dire que les gros syndicats sont depuis 60 ans au courant de ces méthodes, et que depuis 60 ans ils se taisent et entretiennent passivement l’Omerta… Une grève de la faim au Collège Bellefontaine ? Les médias nationaux vont-ils relayer l’information, et pousser le Ministère à prendre ses responsabilités ? Un député va-t’il médiatiser la situation ? La grève de la faim a été employée par Roland VEUILLET, et lui a permis, après douze ans de luttes et de protestations, d’obtenir l’annulation, par l’administration, de sanctions injustifiées.

Vous pouvez lire ci-dessous une des sources qui aurait pu alimenter notre site.

Marie, Jeanne, et Philippe.

 

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Ci-dessous, lien vers l’article de Xavier LALU, Actu Côté Toulouse, 29 juin 2015.

http://actu.cotetoulouse.fr/une-semaine-de-greve-de-la-faim-pour-lenseignante-de-bellefontaine_15126/

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Une semaine de grève de la faim pour l’enseignante de Bellefontaine

Laure Betbeder entame lundi 29 juin son huitième jour de grève de la faim. Elle proteste contre sa mutation qu’elle estime être une sanction déguisée suite à un mouvement de grève.

Dernière mise à jour : 29/06/2015 à 11:38

greve de la faim, rectorat
Laure Betbeder est en grève de la faim depuis huit jours devant le rectorat ( Photo Tania Mesthé )

 

L’épreuve est rude. Et la chaleur qui s’annonce ne va pas faciliter la démarche de Laure Betbeder, enseignante en SVT au collège Bellefontaine de Toulouse. La professeure a en effet entamé une grève de la faim depuis le lundi 22 juin 2015, devant le rectorat, pour protester contre sa mutation, décidée par l’Éducation Nationale pour « intérêt de service ».

> LIRE AUSSI : Une professeure de Bellefontaine en grève de la faim devant le rectorat de Toulouse

Comme cinq autres enseignants, elle dit faire l’objet de « sanctions déguisées » de la part de l’Académie, suite à un mouvement de grève dans l’établissement l’hiver dernier. La mobilisation revendiquait l’application des décrets concernant les établissements REP + (Réseau Éducation Prioritaire) qui donnent plus de moyens aux collèges concernés. La situation s’était rapidement tendue avec la direction, instaurant un climat délétère au sein de l’équipe pédagogique.

> LIRE AUSSI : Mutations forcées et sanctions disciplinaires : pétition et rassemblement pour soutenir cinq profs de Bellefontaine

Une rencontre à l’Assemblée Nationale

Soutenus par la plupart des syndicats d’enseignants, les professeurs sanctionnés font depuis l’objet de démarches administratives qu’ils estiment relever de sanctions, comme les mutations forcées. Laure Betbeder est la seule à avoir entamé une grève de la faim mais est soutenue par l’ensemble des enseignants concernés. Forte de cette vitrine médiatique, elle sera reçue à l’Assemblée Nationale mercredi 1er juillet, par le député tout aussi médiatique, Jean Lassalle. Le collectif autour de cette mobilisation espère ainsi provoquer une rencontre avec des membres du ministère de l’Éducation Nationale.

En attendant, Laure Betbeder continue sa grève de la faim, dans des conditions difficiles. Jeudi dernier, elle avait dû être transportée aux urgences pour une sévère hypoglycémie.

Photo de Xavier  Lalu

Xavier Lalu

Journaliste, chef de projet à Côté Toulouse

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Ci-dessus, lien vers l’article de Xavier LALU, Actu Côté Toulouse, 29 juin 2015.

http://actu.cotetoulouse.fr/une-semaine-de-greve-de-la-faim-pour-lenseignante-de-bellefontaine_15126/

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Notre blog étant fermé suite aux menaces de dangereux harceleurs, nous ne publierons pas de nouveaux articles sur le Collège Bellefontaine de Toulouse. Et c’est bien dommage car la situation de cet établissement scolaire semble très révélatrice de l’utilisation de procédés particulièrement douteux par certains chefs d’établissements, et de l’utilisation de sanctions disciplinaires par un Recteur ou une Rectrice d’Académie dans le but d’intimider et de casser des professeurs jugés trop libres de parole ou d’esprit. Et dire que les gros syndicats sont depuis 60 ans au courant de ces méthodes, et que depuis 60 ans ils se taisent et entretiennent passivement l’Omerta… Une grève de la faim au Collège Bellefontaine ? Les médias nationaux vont-ils relayer l’information, et pousser le Ministère à prendre ses responsabilités ? La grève de la faim a été employée par Roland VEUILLET, et lui a permis, après douze ans de luttes et de protestations, d’obtenir l’annulation, par l’administration, de sanctions injustifiées.

Vous pouvez lire et écouter ci-dessous une des sources qui aurait pu alimenter notre site (article et reportage vidéo de 1 mn45).

Marie, Jeanne, et Philippe.

 

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Ci-dessous, lien vers l’article de France 3 Midi Pyrénées, 27 juin 2015.

http://france3-regions.francetvinfo.fr/midi-pyrenees/haute-garonne/toulouse/toulouse-apres-son-transfert-aux-urgences-l-enseignante-du-college-bellefontaine-poursuit-sa-greve-de-la-faim-758203.html

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Toulouse : après son transfert aux urgences, l’enseignante du collège Bellefontaine poursuit sa grève de la faim

Pour protester contre sa « mutation dans l’intérêt du service » et celle de 5 de ses collègues suite à un mouvement de grève de trois semaines fin 2014, une enseignante du collège Bellefontaine a entamé son 6è jour de grève de la faim devant le rectorat après avoir dû être hospitalisée aux urgences

  • Par VA.
  • Publié le 27/06/2015 | 11:40, mis à jour le 29/06/2015 | 10:36

 

 

© Cécile Fréchinos/France 3 Midi-Pyrénées La professeur de Svt ce samedi matin au 6è jour de sa grève de la faim

Elle est revenue devant le rectorat où elle a installé sa tente depuis lundi.Après une grosse hypoglycémie qui l’a menée quelques heures hier aux urgences, Laure Betbeder a entamé ce samedi son 6 è jour de grève de la faim.Assistée de ses collègues et amis, suivie médicalement, cette professeur de SVT du collège Bellefontaine de Toulouse n’en démord pas. Elle refuse la mutation d’office qu’elle et 5 autres de ses collègues se sont vus infliger à la suite d’une grève de trois semaines observée fin novembre 2014 dans le collège Bellefontaine.  Le 18 juin 2015, ces 6 enseignants s’étaient vus signifier une mutation et la mise sous le coup d’une procédure disciplinaire.

« J’irai jusqu’au bout, assure l’enseignante, c’est-à-dire jusqu’à l’annulation de ces mutations et de l’ensemble des sanctions dont nous sommes victimes. »

Pour sa part, le collectif de soutien à l’enseignante grèviste de la faim explique que « ces décisions s’appuient uniquement sur les rapports d’un chef d’établissement débutant dont l’inexpérience a empêché de prendre la juste mesure d’un mouvement collectif. Ces rapports, remplis d’inexactitudes, de faits déformés, d’évènements tronqués, sont pourtant suffisants aux yeux de la rectrice et de l’inspecteur académique pour dresser une liste de coupables parmi les enseignants et les sanctionner sans jamais les avoir entendus. »

Jeudi soir, Laure Betbeder avait reçu la visite de la rectrice auprès de son campement. « Je l’ai sentie à l’écoute », affirme-t-elle. « Elle reste bien sûr sur ses positions, mais je pense qu’elle a entendu des choses ».

Ce samedi après-midi, un rassemblement de soutien à l’enseignante en grève de la faim devait avoir lieu à 15 heures place du Capitole.

En signe de soutien, le poète Serge Pey lira pour sa part ses textes devant le rectorat lundi 29 juin à partir de 18h30.

Au 6è jour de grève de la faim

Bonjour , il faut arréter tout ça . Sanctionner des personnes qu’il font gréve ou va ton . Je penser que en france nous étions un pays libre de toute expression . Se qui arrive a ses personnes ne sont pas normale , et le rectorat devrait prendre un peut de graine dans la tète . Ils prennes des personnes qui on un diplôme et qu’il ne connaisse rien aux problème des professeurs ou instituteur . Derrière un bureaux tout et facile . Il ne subisse pas se que les professeurs ou instituteurs subisse tout les jours .Maintenant arrêter de prendre n’importe qui et qui fait n’importe quoi . Soutien a ses enseignants qu’il font tout pour nos enfant .Cordialement .

  • Dans le fond je suis d’accord en partie avec vous, MAIS….. où avez-vous appris le FRANCAIS ???? Fautes de conjugaison, d’accord de synthaxe et j’en passe !!!! il y a des années, à 14 ans au moment de passer le certificat d’études, tout le monde savait compter et aussi écrire notre si belle langue correctement, même si de temps en temps une faute d’orthographe s’incrustait. UNE CATASTROPHE QUE L’ENSEIGNEMENT ACTUEL et j’imagine d’il y a quelques années puisque vous ne semblez pas avoir 15 ans !

    Bon courage si un jour vous deviez rédiger un CV ou autre lettre de motivation. Comprenez-vous les textes des papiers administratifs ??? J’ai bien peur que non et risquez que des in délicats profitent de votre ignorance. J’en suis navrée.