Archives de la catégorie ‘Le Collège Blaise Pascal de ROUBAIX (59)’

Conserver les apparences, coûte-que-coûte, minimiser et nier les faits, comme on l’a fait pendant des décennies avec cet autre fléau qu’est la pédophilie…  Voilà la position du diocèse de Lille dans l’affaire RUTKOWSKI, du nom de ce directeur de collège privé impliqué dans des faits de harcèlement contre ses subordonné(e)s.  

 « Mr Rutowski garde toute la confiance de la direction diocésaine et de l’archevêque, et qu’une nouvelle mission de chef d’établissement lui sera confiée en septembre prochain » écrit Marie-Claude TRIBOUT, directrice diocésaine de l’enseignement catholique, dans un courrier adressé à l’hebdo Croix du Nord.

Conserver sa confiance à un harceleur, il faut oser. Il est vrai que les prêtres pédophiles eux aussi sont déplacés, mais presque jamais inquiétés. Chuttt ! Pas de scandale ! Pas plus de harceleurs que de pédophiles dans l’enseignement privé… Déni et Omerta… Omerta et déni… Où Xavier RUTKOWSKI sera-t-il nommé en septembre ? Les enseignants et le personnel de l’établissement auront au moins l’avantage de savoir qu’ils devront être sur leurs gardes. Leur donnera-t-on les moyens de réagir en cas de nouveaux dérapages du chefaillon dont les protections au sein de l’administration diocésaine semblent illimitées ?

Marie, Philippe, et Jeanne

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Ci-dessous article de

http://www.croixdunord.com/roubaix-le-directeur-du-college-pascal-annonce-son-depart-87389.html

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 23 juin 201410h26Actualité, Chrétiens en Nord, L’événement

Roubaix : le directeur du collège Pascal annonce son départ

 

Xavier Rutkowski était arrivé en septembre 2013. Devant la pression suite à une crise avec une partie de son personnel, il a demandé sa mutation.

 

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Jeudi 19 juin, alors que nous avions bouclé notre édition en date du 20 juin, Marie-Claude Tribout, la directrice diocésaine de l’Enseignement catholique, nous a fait parvenir la lettre rédigée par Xavier Rutkowski. Le directeur du collège Pascal depuis moins d’un an (arrivé en septembre 2013) y annonce son départ, après une longue défense de sa situation.

Depuis plusieurs mois, le conflit entre une partie du personnel et le directeur est patent, avec une ampleur sans précédent dans l’Enseignement catholique du Nord. Voir notre article expliquant la situation : http://www.croixdunord.com/enseignement-catholique-le-directeur-du-college-pascal-a-roubaix-conteste-43171.html

Sa défense

Il avait jusque là gardé le silence pour boucler les derniers dossiers. Voilà sa défense en conclusion de sa lettre, datée du 18 juin, où il annonce être en arrêt maladie :

« Je suis accusé de demander des rapports que vous-mêmes avez établis à mon encontre (cf discours des syndicats lors de la première rencontre avec ceux-ci lors du débrayage du 16 mai). Je suis accusé d’ambiance délétère que les panneaux syndicaux favorisent (cf panneaux en salle des professeurs)… Ainsi, pour toutes ces raisons que nous n’aurons jamais partagées, certaines personnes ont demandé mon départ« .

Demande d’une nouvelle mission

A la fin de son courrier, il annonce donc son départ volontaire. « Je ne me reconnais pas dans cette absence de dialogue que par ailleurs j’ai toujours accordé à chacun et chacune d’entre vous. J’ai fait le choix de la subir et de tenir jusqu’au bout car il fallait formaliser les derniers dossiers. Sachez que dans la situation que certains et certaines personnes m’imposent, sans m’avoir jamais écouté, mais condamné par avance, j’ai demandé à me voir confier une nouvelle mission ce que la direction diocésaine à ce matin acceptée » .

Marie-Claude Tribout nous a adressé cette lettre avec cette recommandation: « En espérant que chacun aura à cœur de respecter la personne de Monsieur Rutkowski… »

La rentrée s’annonce donc avec un nouveau directeur, non connu à ce jour, mais une personne est déjà contactée. La direction diocésaine devrait annoncer son nom début juillet. Marie-Claude Tribout tient à préciser que « Mr Rutowski garde toute la confiance de la direction diocésaine et de l’archevêque, et qu’une nouvelle mission de chef d’établissement lui sera confiée en septembre prochain« .

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Ci-dessus article de

http://www.croixdunord.com/roubaix-le-directeur-du-college-pascal-annonce-son-depart-87389.html

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Les lecteurs de Croix du Nord ne doivent surtout pas apprendre qu‘il existe des dizaines, des dizaines et des dizaines de Xavier RUTKOWSKI dans le département du Nord.

Les lecteurs de Croix du Nord ne doivent surtout pas apprendre qu’il existe quelques centaines de Xavier RUTKOWSKI dans l’académie de Lille. 

Les lecteurs de Croix du Nord ne doivent surtout pas apprendre qu’il existe des milliers de Xavier RUTKOWSKI en France.

Le harcèlement moral doit être caché, masqué, nié, pour pouvoir perdurer et permettre de bâillonner et caporaliser le personnel éducatif.

Voilà l’enjeu de l’article de Croix du Nord que nous évoquions hier (Voir ici : https://omertaaurectorat.wordpress.com/2014/06/22/le-college-pascal-de-roubaix-11-un-harcelement-clair-et-net-mais-pas-de-sac-de-noeuds/). D’ailleurs, la journaliste de cet hebdomadaire reconnaît spontanément quil est hors de question de couvrir médiatiquement les faits de harcèlement scolaire : « Les conflits dans l’Enseignement catholique entre personnel et direction existent sans doute, sans mériter de couverture médiatique ». Au passage, les délits de harcèlement moral sont minimisés et ramenés à de simples « conflits ». 

C’est pourquoi, plutôt que de titrer sur LE HARCELEMENT MORAL EN MILIEU SCOLAIRE, on titre sur une prétendue « fronde » : c’est les profs les gros méchants ! Ouh ! Beurk ! Il faut vite mettre ces vilains « frondeurs » au pas.

C’est pourquoi la délation pratiquée par les harceleurs, ça n’a rien de choquant. Puisque c’est la directrice diocésaine de l’enseignement catholique, Marie-Claude TRIBOUT, qui vous le dit…

C’est pourquoi on tronque les propos qu’on souhaite atténuer, et on les encadre de questions qui diminuent leur portée, parce qu’ils recouvrent une réalité qu’on souhaiterait nier ou dissimuler : « Dans beaucoup trop d’établissements l’exercice du pouvoir des chefs-fes d’établissement s’exerce sans réel contre pouvoir et avec un autoritarisme grandissant.(…) L’exemple des collègues de Pascal montrent qu’il est possible de réagir et de résister par rapport à des responsables qui n’ont pas toujours la compétence pour exercer leur poste. »

C’est pourquoi la question de l’incompétence patente de la plupart des chefs d’établissement n’est pas creusée par la journaliste. On l’évacue parce qu’elle est très gênante…

C’est pourquoi les organisations professionnelles de chefs d’établissement (SNCEEL, SYNADIC et UNETP) parlent d’ « amalgame », histoire de noyer le poisson. 

Cependant le syndicat SUNDEP Solidaires 59 – 62, lui, déclare clairement que le cas RUTKOWSKI est tout sauf une exception : « Le Sundep Solidaires soutient d’autant plus volontiers ce mouvement que nombre de collègues d’autres établissements l’appellent plus que fréquemment pour des situations analogues où des chefs d’établissements privés agissent au mépris des personnels et des élèves ».

Et c’est pourquoi nous ne mâcherons pas nos mots :

L’hebdomadaire Croix du Nord;
le diocèse de Lille à travers la voix de Marie-Claude TRIBOUT;
les syndicats de chefs d’établissements SNCEEL, SYNADIC et UNETP;
… tous s’abaissent à défendre l’indéfendable,
ils s’abaissent à défendre les délits de harcèlement moral,
ils s’abaissent à défendre et à protéger les chefaillons harceleurs, ces délinquants souvent multi-récidivistes qui vivent au-dessus des lois. 

 

Jeanne, Marie, et Philippe

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http://www.sundep-lille.org/combien-temps-direction-diocesaine-pourra-t-tenir/

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Combien de temps la direction diocésaine pourra-t-elle tenir ?

Rédigé le 12 juin 2014 par sundeplille

211résister

Voici le point sur la situation au collège Pascal à Roubaix en ce jeudi matin :

Voici le communiqué de presse transmis hier.

Quatrième jour d’action du Collège privé Pascal à Roubaix.

 

Suite au mouvement de grève du personnel du Collège Pascal et à l’AG infructueuse qui s’est tenue hier, le collectif du personnel a organisé ce jour une manifestation devant la direction diocésaine rue Négrier, manifestation organisée avec le soutien du SNEC CFTC et du SUNDEP Solidaires.

 

La Directrice Diocésaine a joué « l’arlésienne ». Seul un Directeur diocésain adjoint « qui ne gère pas le dossier » a reçu sur le trottoir (!!!) les doléances du personnel. Une fois de plus a été rappelé l’impossibilité du maintien du directeur. Cette situation ne fait que se renforcer au fur et à mesure des réunions du collectif où les langues se délient.

 

La mobilisation continue. Demain le collectif a décidé du maintien du voyage de classes. Néanmoins des professeurs-es seront présents pour dialoguer avec les familles qui ont souhaité appuyer l’équipe du personnel.

 

Un rendez-vous est demandé à la directrice diocésaine. Le collectif maintiendra la pression sur le président du conseil d’administration –OGEC- de l’établissement et sur la directrice diocésaine par tous les moyens y compris la grève.

 

Notre syndicat a en effet déposé à toutes fins utiles un préavis de grève reconductible en début du mouvement.

 

Le Sundep Solidaires soutient d’autant plus volontiers ce mouvement que nombre de collègues d’autres établissements l’appellent plus que fréquemment pour des situations analogues où des chefs d’établissements privés agissent au mépris des personnels et des élèves.

 

Cette lutte montre qu’il est possible de résister et nous aiderons les personnels pour qu’ils gagnent.

 

Vous trouverez en pièce jointe l’article de la voix du nord de ce matin.

 

Ce matin de nombreux parents discutent avec l’ensemble de l’équipe enseignants-es et personnel devant l’établissement.

 

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http://www.sundep-lille.org/combien-temps-direction-diocesaine-pourra-t-tenir/

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          « Le directeur du collège Pascal contesté » ? Non, il a tout simplement franchi la ligne rouge, ce n’est pas la même chose. Et l’article de Croix du Nord du 19 juin 2014 aurait pu être titré autrement, au plus près de la réalité : « HARCELEMENT HIERARCHIQUE AU COLLEGE PASCAL DE ROUBAIX », par exemple. Mais ce n’est pas la seule information qui mériterait d’être formulée de façon moins tendancieuse, dans cet article de Anne-Sophie HOURDEAUX.

« Xavier Rutkowski, le directeur du collège privé Pascal de Roubaix fait depuis quelques mois l’objet d’une fronde. » Non, ce directeur ne fait pas « l’objet d’une fronde ». Il a dérapé, gravement, il a sur-abusé de son autorité, stupidement, il a harcelé des enseignants, méchamment, suivant des méthodes et pour des raisons décrites dans l’ouvrage de Daniel ARNAUD Le Harcèlement moral dans l’enseignement (Voir ici https://omertaaurectorat.wordpress.com/2013/06/25/daniel-arnaud-2-le-harcelement-moral-dans-lenseignement-louvrage-de-reference-2/ ). Bref, ce directeur a déconné, et quelques courageux ont refusé de laisser faire. Non, ce ne sont pas des « frondeurs », ce sont juste des personnes honnêtes.

« C’est un sac de nœuds dont retracer les faits précis est très difficile ». Non ce n’est pas « un sac de noeuds ». Non ce n’est pas « très difficile » de « retracer les faits précis ». C’est même assez simple. Pourquoi brouiller les pistes et demander à son lectorat de regarder ailleurs ? Croix du Nord prend-elle ses lecteurs pour des abrutis ? Un enfant de 10 ans comprendrait ce qu’il s’est passé. Mais les lecteurs de ce journal ne seraient pas assez intelligents pour le comprendre ?

Un « licenciement pour faute grave » dont « la faute n’est pas explicitée », cela s’appelle de l’arbitraire, cela s’appelle de l’injustice, cela s’appelle de l’autoritarisme exacerbé. Pourquoi refuser de l’écrire ? Les lecteurs ne doivent pas en être informés ? Il faut les embrouiller et faire des écrans de fumée ? Les endormir avec de soit-disants « sacs de noeuds » inextricables et incompréhensibles ?

« Cela aurait pu s’arrêter là ». D’habitude cela s’arrête là, malheureusement, et ce n’est pas Croix du Nord qui portera le fer pour évoquer ces injustices et ces licenciements arbitraires. Non cela ne devait pas « s’arrêter là ». A moins de prôner l’injustice, la discorde et la haine entre les gens ? Nous préférons pour notre part nous placer du côté de la justice, l’harmonie et l’amour…

Marie-Claude TRIBOUT, directrice diocésaine de l’enseignement catholique,  n’est « pas choquée » par l’emploi de méthodes de délation, par l’écriture de documents accusatoires, souvent faux, souvent bidonnés, souvent parjures, souvent anonymes… comme sous une époque pas si lointaine lors de laquelle notre pays s’est distingué par une vague, inouïe dans son ampleur, de délations immondes : ce ne sont pas moins de 5 millions de lettres de délation anonymes qui ont été comptabilisées à la Libération ! (auxquelles il faut ajouter toutes celles signées, source Wikipédia, voir ici : http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9lation).

Madame TRIBOUT n’est « pas choquée ». Cela choque nombre de personnes, pourtant. Le livre de référence de Daniel ARNAUD cité plus haut évoque pages 33, 53 à 57, et 97 cette habitude fâcheuse prise par la quasi totalité des chefs d’établissements – du privé comme du public – de « monter des chantiers », de manipuler de pseudos témoins, de construire des dossiers contre les professeurs, dossiers souvent constitués de fautes totalement imaginaires. Trop facile ensuite de se réfugier derrière ces témoignages bidons pour s’exonérer de toute responsabilité quand – par miracle – la victime de ses pratiques parvient à surmonter l’épreuve et à démontrer son innocence, le montage des accusations, et l’acharnement dont elle a été l’objet. « Moi je suis sincère et pur(e), et toutes ces fautes j’y ai cru dur comme fer, comme le juge Fabrice BURGAUD ! » plaidera après coup le harceleur démasqué… A d’autres ! A Madame TRIBOUT, oui, mais pas à nous !

Cela aussi est-il approuvé par Madame TRIBOUT, aller jusqu’à établir « des mains courantes contre des enseignants », sans même leur en révéler le contenu ? N’avait-il rien de mieux à faire, Monsieur RUTKOWSKI, que d’encourager ou de se livrer à ce genre de manoeuvres et de combines ?

« Dans beaucoup trop d’établissements l’exercice du pouvoir des chefs-fes d’établissement s’exerce sans réel contre pouvoir et avec un autoritarisme grandissant.(…) L’exemple des collègues de Pascal montrent qu’il est possible de réagir et de résister par rapport à des responsables qui n’ont pas toujours la compétence pour exercer leur poste. » Une volonté de toucher d’autres collèges ? » Non, ce n’est pas « une volonté de toucher d’autres collèges ». C’est le désir de voir d’autres enseignants opprimés, harcelés et détruits à petit feu relever enfin un peu la tête et espérer sortir de ces situations parfois sanglantes ! Et ce n’est pas du tout la même chose.

« L’objectif est clair : faire l’amalgame entre une situation de blocage organisée par le Sundep au collège Pascal et un pseudo-autoritarisme des chefs d’établissement en général. » Pseudo autoritarisme ? Réelle tyrannie ! Réelles saloperies ! Réels délits que ces situations de harcèlement moral ! Réels abus couverts par les syndicats de chefs d’établissements, qui devraient pourtant comprendre qu’il est temps de renoncer à ces méthodes hyper brutales et immorales, et y renoncer, y compris dans l’intérêt des chefs d’établissement eux-mêmes ! Sans parler de l’intérêt des élèves et de leurs parents, trop souvent manipulés de A à Z par des directions mielleuses et démagogiques.

« Les Organisations professionnelles de chefs d’établissement (SNCEEL, SYNADIC et UNETP) ne peuvent rester sans réagir ». Et bien qu’elles réagissent ! Et qu’elles dénoncent enfin ces pratiques et les brebis galeuses plutôt que de persévérer à vouloir les couvrir coûte-que-coûte. Il y a des positions qui sont indéfendables. Protéger des harceleurs, cela n’a que trop duré. Il va falloir évoluer, un peu. On a bien fini par briser le silence sur l’ampleur des dégâts causés par les pédophiles…

« En effet, dans la crise que traverse le collège Pascal, le Sundep n’a eu depuis le début d’autre objectif que d’anéantir toute proposition de conciliation ». Non, c’est exactement l’inverse qui s’est produit. Le SUNDEP a tout fait pour maintenir le dialogue et proposer au directeur des échappatoires, quand il était encore temps, avant que le chefaillon ne s’arcboute dans son harcèlement. Quant aux « propositions de conciliation » faites sur le tard, le SUNDEP n’est pas – contrairement à d’autres organisations – un syndicat qu’on achète, lui. Les « conciliations » tardives (une fois que la vérité est sur le point d’émerger, une fois que les masques doivent tomber, une fois que toutes les tentatives de dialogue et de retour à la raison ont échouées…) et l’achat du silence par des méthodes douteuses voire illégales, ce n’est pas du tout son truc. Autant dire que les SNCEEL, SYNADIC et autres UNETP voient leurs méthodes de travail millénaires (tu te tais et je te donne ça en échange) être franchement bousculées.

« Si l’on n’est pas écouté, nous prévoyons une liste d’actions qui iront crescendo… » Les actions prévues n’ont pas été dévoilées. » précise notre journaliste, toute à sa déception. Les actions n’ont pas été dévoilés, et cela l’étonne ? Voilà qui nous fait sourire. Et bien non, elles n’ont pas été « dévoilées » par avance, car les syndicalistes ne sont pas tous des buses et des moutons qui se livrent pieds et poings liés à ceux qui préféreraient que pour défendre des enseignants harcelés il n’y ait que des « syndicats » fantoches, larbinisés et caporalisables sur un claquement de doigt. Mais les dizaines et dizaines de situations de harcèlement moral, dans les établissements privés de l’académie de Lille, ont-elles été « dévoilées » ? Au travail, Madame HOURDEAUX ! Votre enquête de fond peut commencer ! Cela fera de beaux titres à la une, vous allez vendre du papier et faire le beuzzzzzzze ! Comment, si vous dévoilez ce qui en est, vous serez licenciée ? Mais syndiquez-vous, alors… Ah ! Pas n’importe où, bien sûr.

Philippe, Marie, et Jeanne.

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Ci-dessous article de

http://www.croixdunord.com/enseignement-catholique-le-directeur-du-college-pascal-a-roubaix-conteste-43171.html

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ENSEIGNEMENT CATHOLIQUE : LE DIRECTEUR DU COLLEGE PASCAL DE ROUBAIX CONTESTE

Xavier Rutkowski, le directeur du collège privé Pascal de Roubaix fait depuis quelques mois l’objet d’une fronde.

 

Le collège Pascal est situé en centre-ville de Roubaix. Il est connu pour sa maîtrise d’enfants Alta Voce.

Le collège Pascal est situé en centre-ville de Roubaix. Il est connu pour sa maîtrise d’enfants Alta Voce.

Les conflits dans l’Enseignement catholique entre personnel et direction existent sans doute, sans mériter de couverture médiatique. Mais celui-ci prend une ampleur inégalée, un des syndicats (le Sundep-Solidaires) mettant même en cause, sans les citer nommément, d’autres directeurs.

La faute reprochée

C’est un sac de nœuds dont retracer les faits précis est très difficile. Tout commence par le licenciement pour faute grave d’un responsable de niveau. La faute reprochée n’est pas explicitée. Est évoquée par Marie-Claude Tribout, directrice diocésaine de l’Enseignement catholique, une « mésentente avec le directeur, qui ne peut garder dans son équipe de direction quelqu’un qui ne va pas dans le même sens. Mais il ne s’agit pas d’une mise en danger d’élèves ». Le prof concerné reste toutefois enseignant dans le collège. Cela aurait pu s’arrêter là.

Un climat détestable

Mais au-delà des faits, c’est un climat général détestable qui est pointé du doigt. Ce licenciement a délié des langues, cristallisé des frustrations, révélé d’autres problèmes. Il est question, d’après les syndicats enseignants Sundep-Solidaires et SNEC-CFTC de « délation » entretenue par le directeur, qui aurait demandé des écrits aux professeurs et aux élèves mettant en cause d’autres enseignants. Ce qui ne choque pas Marie-Claude Tribout : « Quand une personne a des griefs contre une autre, nous incitons à mettre par écrit les problèmes, pour mieux les résoudre ».

La situation dégénère

Élisabeth Piéters, enseignante dans ce collège et déléguée du Sundep-Solidaires, évoque « un malaise général, des mains courantes contre des enseignants (mais dont les auteurs et les motifs sont inconnus, ndlr), une absence totale de dialogue avec le directeur depuis le début. Nous ne pouvons envisager la prochaine rentrée avec lui… »

Yves-Michel Bontynck, délégué du syndicat SNEC-CFTC, reconnaît que « si les appels lancés à la direction avaient été entendus plus tôt, on n’en serait pas là. Je n’ai jamais vu une telle situation en tant que syndicaliste. Personne n’avait fait grève dans ce collège. Une animatrice en pastorale a démissionné… »

Directeurs despotes ?

Un tract du 17 juin signé du Sundep élargit la crise : « Dans beaucoup trop d’établissements l’exercice du pouvoir des chefs-fes d’établissement s’exerce sans réel contre pouvoir et avec un autoritarisme grandissant.(…) L’exemple des collègues de Pascal montrent qu’il est possible de réagir et de résister par rapport à des responsables qui n’ont pas toujours la compétence pour exercer leur poste. » Une volonté de toucher d’autres collèges ?

Réponse des directeurs le 18 juin

« L’objectif est clair : faire l’amalgame entre une situation de blocage organisée par le Sundep au collège Pascal et un pseudo-autoritarisme des chefs d’établissement en général. Les Organisations professionnelles de chefs d’établissement (SNCEEL, SYNADIC et UNETP) ne peuvent rester sans réagir. En effet, dans la crise que traverse le collège Pascal, le Sundep n’a eu depuis le début d’autre objectif que d’anéantir toute proposition de conciliation. (…) Chaque main tendue s’est soldée par un rejet (…) »

Un directeur soutenu

Une page facebook a été créée,  « Justice pour le collège Pascal et son principal », récoltant florilège de messages positifs. Mercredi 18 juin, une manif de soutien au directeur, devant le collège, a même été organisée.

La médiation échoue

Devant la crise, la direction diocésaine a délégué des médiateurs extérieurs, venus présenter un projet de médiation mardi 17 juin. Celui-ci a suscité un refus quasi-général. La fracture est telle que toute perspective de travailler ensemble est devenue impossible.

Les 2 syndicats ne réclament plus qu’une chose : le départ du directeur. La direction diocésaine peut-elle répondre à cette injonction ? Marie-Claude Tribout n’envisageait pas cette perspective mardi. Elisabeth Piéters est «en attente de la décision de la direction diocésaine. Mais si l’on n’est pas écouté, nous prévoyons une liste d’actions qui iront crescendo…» Les actions prévues n’ont pas été dévoilées.

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http://www.croixdunord.com/enseignement-catholique-le-directeur-du-college-pascal-a-roubaix-conteste-43171.html

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L’ancien directeur du collège Pascal de ROUBAIX va-t-il maintenant retourner sa veste et se lancer à corps perdu dans la lutte contre le harcèlement moral en milieu scolaire ? Le tradeur Jérôme KERVIEL, après s’être longtemps goinfré et avoir largement profité des excès du système de la spéculation financière, une fois qu’il s’est trouvé au tapis, s’est bien mis à dénoncer farouchement ce à quoi il participait sans le moindre scrupule, quelques mois plus tôt… En passant, l’opérateur de marché repenti s’est découvert une foi tardive mais ardente, allant jusqu’à s’entretenir brièvement avec le pape François sur la Place Saint Pierre en février 2014.

Avant d’être démasqué, Xavier RUTKOWSKI était déjà « pétri de foi » et incarnait « l’esprit saint » si l’on en croit une de ses trop rares fans… (Voir ici : https://omertaaurectorat.wordpress.com/2014/06/20/le-college-pascal-de-roubaix-7-saint-xavier-sauve-par-la-desinformation/). L’étape délicate de la conversion à la foi chrétienne n’étant même pas à aborder, on ne voit plus trop ce qui pourrait empêcher ce brave serviteur des mystères célestes de rejoindre notre lutte, plus terre-à-terre, certes, mais tellement nécessaire. Il y a de quoi faire pour faire tomber les masques et faire reculer cette barbarie institutionnalisée. Et les bonnes volontés ne sont jamais de trop. 😉

Jeanne, Marie, et Philippe

Il a fait des dégâts, comme des centaines et milliers de chefs d’établissement grisés par le pouvoir mis entre leurs mains. Il a fait des dégâts mais n’est pas parvenu à diviser suffisamment ses subordonné(e)s pour étouffer les faits de harcèlement moral. Il a fait des dégâts mais ses victimes ont su rester solidaires et réagir efficacement, pendant que dans d’autres bahuts les profs ont laissé crever l’un des leurs.

Il a fait des dégâts et les plaies seront longues à se cicatriser au sein de l’établissement. « Les souffrances sont nombreuses dans l’équipe éducative ». C’est évident, et beaucoup de choses resteront douloureuses très longtemps. Mais que l’on pense aux dizaines de milliers d’enseignants qui, ces dernières années, n’ont pas pu se faire entendre ! Ils se sont retrouvés en maison de repos ou, quand ils ont tenu le coup, devant une commission disciplinaire, sans même avoir compris ce qui leur arrivait. Sans avoir saisi qu’ils étaient victimes de harcèlement moral et de manipulations (les pseudo syndicats d’enseignants le leur cachent bien et font tout, de concert avec l’administration, pour ne pas briser l’Omerta et pour ne surtout pas appeler un chat un chat). Ils ont perdu leur dignité, leur santé mentale, leur joie de vivre, leur emploi, leur salaire, leur famille, leur maison, selon le cas. Entend-on ceux qui se sont retrouvés à la rue, vivant comme des chiens abandonnés ?

Il a fait des dégâts et le retour de bâton se fait maintenant sentir. « C’est parce qu’il a refusé le dialogue au début du conflit que celui-ci s’est envenimé ». Il a refusé le dialogue et aura maintenant tout loisir de « dialoguer » avec… des professionnels de la santé pour se « reconstruire », comme il le réclame maintenant… …un peu tardivement.

Un bon avertissement pour les chefaillons harceleurs tentés de poursuivre encore et encore dans la voie du néomanagement ultralibéral ?

 Marie, Jeanne, et Philippe

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Ci-dessous article de Bruno RENOUL, Nord Eclair, 19 juin 2014 :

http://www.nordeclair.fr/info-locale/roubaix-sous-pression-depuis-deux-semaines-le-directeur-ia50b12891n433999

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Roubaix: Sous pression depuis deux semaines, le directeur du collège Pascal s’en va

Publié le 19/06/2014

PAR BRUNO RENOUL

Est-il évincé par la direction diocésaine de l’enseignement catholique, ou a-t-il choisi de partir de lui-même ? Quoi qu’il en soit, le directeur du collège Pascal, Xavier Rutkowski, a annoncé son départ ce jeudi, dans un long courrier rendu public par sa hiérarchie.

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Les enseignants du collège Pascal de Roubaix ont manifesté la semaine dernière devant la direction régionale de l’enseignement catholique de Lille. Photo Patrick James</p><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br />
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Les enseignants du collège Pascal de Roubaix ont manifesté la semaine dernière devant la direction régionale de l’enseignement catholique de Lille. Photo Patrick James

Il faisait face depuis une dizaine de jours à un mouvement vigoureux de contestation émanant de près des deux tiers de la communauté éducative du collège, soutenus par les syndicats SNEC-CFTC et SUNDEP. Les enseignants s’étaient mis en grève les 5 et 6 juin, réclamant son départ et dénonçant un mode de management jugé «  autoritaire  ». Des manifestations avaient été organisées devant le collège et la direction de l’enseignement catholique, à Lille. Et une médiation de la dernière chance avait échoué mardi.

Xavier Rutkowski, pour qui il s’agit du premier poste de direction, est accusé d’avoir «  monté les enseignants les uns contre les autres  » et de n’avoir pas été «  source de dialogue  » dans l’équipe éducative. «  C’est d’ailleurs parce qu’il a refusé le dialogue au début du conflit que celui-ci s’est envenimé  », assurait hier Édith Pieters, du syndicat SUNDEP.

Défendu par une minorité de professeurs et par un groupe de parents d’élèves, qui ont eux-mêmes organisé des manifs de soutien, Xavier Rutkowski explique dans son courrier s’être mis en arrêt-maladie et attendre une nouvelle mission de la direction de l’enseignement catholique, à la rentrée prochaine. «  Il est difficile maintenant pour moi de soutenir ce qui m’est imposé et physiquement et psychologiquement. J’ai besoin de me reconstruire  », écrit le directeur démissionnaire qui estime avoir été atteint dans sa «  dignité  » notamment lorsque des enseignants ont comparé son action à celle de la Gestapo.

Du côté des enseignants frondeurs, Édith Pieters, qui réprouve cette comparaison, affirme que le directeur n’est «  pas le seul à avoir été ébranlé par ce conflit  », assurant que «  les souffrances sont nombreuses dans l’équipe éducative  ».

Reste à savoir maintenant si cette affaire laissera des traces dans l’établissement. Dans l’immédiat, l’intérim de direction sera assuré par le conseiller principal d’éducation. Sa tâche sera limitée, puisque les cours s’achèvent lundi prochain et que les vacances des enseignants débutent le 3 juillet. Les vacances estivales ne seront peut-être pas de trop pour gommer les oppositions mises à jour ces dernières semaines au collège Pascal.

 

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Ci-dessus article de Bruno RENOUL, Nord Eclair, 19 juin 2014 :

http://www.nordeclair.fr/info-locale/roubaix-sous-pression-depuis-deux-semaines-le-directeur-ia50b12891n433999

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Ils ont gagné, les salariés du collège Pascal de Roubaix ! A force de détermination, ils ont obtenu le départ de leur harceleur. Leur combat a débuté le 16 mai, par l’exercice de leur droit de retrait. Et il s’achève aujourd’hui avec l’adieu tant attendu à leur managementeur. Ce combat n’a pas été facile et il fallu pour le personnel du collège endurer bien des souffrances avant d’en arriver là. Avec la médiatisation, la pression a changé de camp et le bourreau a vécu à son tour un très léger aperçu de ce qu’il infligeait depuis des mois à ses subordonné(e)s.

Il est très facile de mener un subordonné au suicide, à la dépression, ou devant une commission disciplinaire en lui imputant des fautes de service imaginaires. Il est très facile de miner un enseignant en lui faisant discrètement subir des pressions énormes, en toute impunité. Il est très facile de mener une belle carrière de chef d’établissement en agissant comme le dernier des salauds. Mais il est moins facile de résister à la pression quand le pot-aux-roses est dévoilé. L’arroseur arrosé ?  

Cela fait plaisir de voir un établissement scolaire enfin libéré. Toutes nos félicitations au personnel du collège ! Restez vigilant(e)s et bon courage pour la suite.

Philippe, Marie, et Jeanne

 

 

 

Roubaix: sous pression, le directeur du collège Pascal annonce son départ

Publié le 19/06/2014

PAR BRUNO RENOUL

Contesté par une partie des parents et du corps enseignant depuis une dizaine de jours, le directeur du collège privé Pascal, à Roubaix, annonce son départ dans un courrier daté de mercredi et divulgué ce jeudi par la direction de l’enseignement catholique.

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Les enseignants du collège Pascal de Roubaix ont manifesté la semaine dernière devant la direction régionale de l’enseignement catholique de Lille. Photo Patrick James</p><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br />
<p>VDN<br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br />
Les enseignants du collège Pascal de Roubaix ont manifesté la semaine dernière devant la direction régionale de l’enseignement catholique de Lille. Photo Patrick James

Le directeur, Xavier Rutkowski, jette ainsi l’éponge après deux semaines de contestation qui l’ont atteint « physiquement et psychologiquement ». « J’ai besoin de me reconstruire », écrit-il dans un courrier divulgué par sa hiérarchie. Le jeune homme, pour qui il s’agissait de son premier poste à la tête d’un établissement scolaire, explique s’être mis en arrêt-maladie et avoir demandé une nouvelle mission à la direction départementale de l’enseignement catholique (DDEC).

Depuis le 6 juin, les manifestations se sont succédé devant le collège Pascal, certains soutenant le directeur et l’autre réclamant sa démission. Xavier Rutkowski était accusé d’avoir exercé un management autoritaire dans l’établissement.

Plus d’infos à venir.

«  C’est l’esprit saint ! »… Voici comment, dans un élan de ferveur exaltée, une demi-illuminée décrit Xavier RUTKOWSKI, le directeur du collège Pascal de Roubaix. Une auréole jaunâtre surplombe le franc et doux visage du bon apôtre qui, à chacun de ses passages à la cantine, ne dédaigne pas de multiplier les petits pains au chocolat (garantis sans huile de palme ni OGM).

Propos savoureux d’une brebis égarée et en extase, rapportés sans recul par la journaliste Brigitte LEMERY, dans un article plutôt partial de Nord Eclair, qui passe sous silence les accusations de harcèlement faites contre M RUTKOWSKI mais évoque de prétendues « manoeuvres » syndicales, avant de conclure par une désinformation absurde, selon laquelle les victimes des agissements du saint homme refuseraient toute médiation. Une médiation et une mise à plat des dysfonctionnements de leur direction, après des mois de dialogue infructueux c’est exactement ce que les enseignants grévistes demandent depuis des semaines, sans être entendu à ce jour.

Un travail un peu plus sérieux de journalisme aurait consisté à dire la vérité. Le parti-pris de Brigitte LEMERY semble assez patent. Qu’on en juge.

1) Selon la journaliste, les « supporters » (sic) du chefaillon seraient « 20 professeurs », plus des « parents d’élèves »… Pourtant, la photo ne montre que 17 personnes : professeurs, parents et passants égarés. « L’appel du 18 juin » comme l’ont nommé sur leur blog les organisateurs de ce mouvement « jaune » de briseurs de grève a été un fiasco. Pourquoi ne pas avoir titré là-dessus ? Ou au moins avoir évoqué l’échec manifeste de cet appel à une immense mobilisation générale ?

2) L’homme à l’origine du climat putride, celui-là qui ternit la réputation de son établissement et de toute une institution, cet individu qui pratique le chantage, la manipulation, les pressions et le harcèlement sur ses subordonné(e)s est présenté comme une innocente victime, à peine coupable de « petites choses » et de « confusions », un directeur « honnête » et « affable » (n’oublions pas qu’un manipulateur se montre toujours affable… c’est précisément ce qui lui permet de donner le change et de duper les bonnes poires), injustement « atteint par tant de haine ». Pourquoi pas…

3) Les enseignants qui ont fini par protester des humiliations, des pressions malsaines, des injustices criantes qu’ils subissent ne seraient… pas « pacifiques »… (disons-le tout net : ils ont montré en effet qu’ils étaient de violents casseurs !). Ce sont des nantis qui refusent de perdre leurs nombreux « privilèges » et qui baignent depuis des années dans le « laisser-aller ». Ils sont animés par tant et « tant de haine » qu’ils refusent toute « médiation » et campent sur leurs positions idiotes, « irréductiblement »…

N’est-ce pas plutôt la direction diocésaine de l’enseignement catholique qui refuse « irréductiblement » le dialogue ?

Un travail un peu plus sérieux de journalisme aurait consisté à dire la vérité. Et à préciser, par exemple, que les quelques enseignants qui se désolidarisent du mouvement de contestation – les « jaunes » – sont en majorité des… maîtres auxiliaires, des professeurs au statut extrêmement fragile et précaire, dont la reconduction du contrat ne dépend que du bon vouloir du très saint homme. Ont-ils la moindre liberté de parole ? Ont-ils la possibilité de relever la tête ? Ont-ils le choix de s’opposer à la tyrannie de Saint Xavier de Roubaix ? Pas vraiment…

Pas vraiment, comme le souligne Jean V. dans un commentaire de l’article de La Voix du Nord du 7 juin (voir l’article complet en toute fin de ce billet) :

Jean v. 10/06/2014 à 19h20
« Alors que le sujet est grave, je trouve amusant que ce soit des maîtres auxiliaires qui soutiennent le directeur. Ont-ils un autre choix quand on sait qu’ils ne sont ni titulaires du concours ni détenteurs de leur poste. Ils occupent un emploi précaire dépendant entièrement du chef d’établissement. Quant aux personnels OGEC, ils sont employés par le chef d’établissement. Quant au brevet des collèges, il a bon dos pour étouffer cette affaire. Bravo aux enseignants et personnels OGEC qui osent dénoncer ces injustices au sein de l’enseignement catholique.  »
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D’un point de vue strictement matériel, les maîtres auxiliaires n’ont donc « pas beaucoup » (…) d’autre choix que de se positionner du « bon » côté du manche… On aurait aimé que cette information objective et cruciale soit le fruit du travail d’un journaliste impartial.
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Jeanne, Marie, et Philippe

 

 

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Ci-dessous article de Brigitte LEMERY, Nord Eclair, 19 juin 2014.

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Roubaix: «Le directeur du collège Pascal n’est pas un tortionnaire!»

Publié le 19/06/2014

PAR BRIGITTE LEMERY

Le mauvais feuilleton se poursuit au collège privé Pascal, avec une moitié d’enseignants grévistes irréductiblement opposés au directeur, réclamant son renvoi. Et l’autre décidée à le soutenir. Au milieu, atteint par tant de haine, le directeur.

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Les enseignants et les parents d’élèves qui soutiennent le directeur. </p><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br />
<p>N.E.<br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br />

Hier, ses supporters, 20 professeurs, parents d’élèves ont organisé un rassemblement de soutien dans l’établissement. Devant de larges banderoles manifestant une volonté d’assumer le service public, ils ont fait état de leur déception, face à une situation inextricable qui pénalise tout le monde. Deux enseignantes Marie Russo et Laetitia Dhalluin, s’étonnent des manœuvres des syndicats Sundep Solidaires et CFTC avec des tracts distribués dans d’autres établissements dont Saint-Rémi à Roubaix. Vingt-cinq professeurs de Saint-Rémi étaient ainsi prêts à venir hier, mais un courrier habile de la CFTC les en a empêchés «  sous peine d’élargir le conflit  ».

Pourtant, ces professeurs déclarent souhaiter «  faire les choses autrement de manière pacifique  ». Avec véhémence, pragmatisme, ils décrivent un directeur «  qui n’est pas un tortionnaire, un carriériste  », mais un homme de concertation, d’écoute dès son arrivée en septembre. «  C’est incompréhensible. Cela part de petites choses, de confusions.» Venant inscrire le samedi de la grève, ses enfants au collège, une maman d’élève raconte avoir vu un directeur «  assiégé  » mais «  affable  ». Une parente d’élève APEL «  outrée  » le déclare « honnête, droit, humble, impliqué.  » La responsable pastorale le perçoit elle, «  humain, pétri de foi. C’est l’esprit-saint !  »

Les professeurs évoquent, quant à eux, un principal «  rigoureux, exigeant, pas tyrannique, respectueux.  » Pour tous, «  c’est la reprise en main de l’établissement, après des années de laisser-aller, la perte de privilèges de professeurs âgés grévistes. Cela menace des pré-carrés  » Sa volonté aussi « de casser l’image fermée, élitiste du privé et de créer du lien avec d’autres établissements y compris publics qui posent problème.  » Le refus de médiation de l’autre camp, ses actions crescendo prévues accréditent cette thèse ?

 

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Ci-dessus article de Brigitte LEMERY, Nord Eclair, 19 juin 2014.

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Ci-dessous article de Julien GILMAN, La Voix du Nord, 7 juin 2014.

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Roubaix: au collège Pascal, les professeurs dénoncent des pressions de la part du directeur

Publié le 07/06/2014

PAR JULIEN GILMAN

Une partie du corps enseignant du collège Pascal, à Roubaix, était en grève aujourd’hui, soutenue par les syndicats CFTC et SUNDEP. Les profs mobilisés dénoncent des pressions de la part de leur directeur, dont ils réclament le départ, et un climat dégradé au sein de l’établissement. La direction, qui estime faire face à un mouvement de solidarité suite au licenciement d’en ancien responsable de niveau, parle de diffamation. Le dialogue est pour le moment rompu. Une assemblée générale, programmée avant le mouvement de grève, doit avoir lieu mardi après-midi.

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Ce vendredi, une vingtaine d’enseignants du collège Pascal de Roubaix tenait un piquet de grève devant l’établissement scolaire.<br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br />
Ce vendredi, une vingtaine d’enseignants du collège Pascal de Roubaix tenait un piquet de grève devant l’établissement scolaire.

Rien ne va plus à Pascal. Dans ce collège privé habituellement tranquille du centre-ville de Roubaix, l’atmosphère est électrique. Depuis hier, une partie du corps enseignant est même ouvertement en guerre contre son directeur qu’elle accuse des pires maux. Des pressions sont notamment dénoncées, une représentante SCTC (qui ne souhaite pas voir son nom dans la presse) évoquant des appels à la délation et du chantage aux nombres d’heures d’enseignement l’an prochain. « On n’a plus confiance », martèle-t-elle.

Derrière ce climat délétère, on trouve le licenciement en avril dernier d’un de leurs collègues dans ses fonctions de responsable du niveau cinquième. L’enseignant employé de l’Éducation nationale demeure prof dans le collège, mais a été renvoyé pour faute grave de l’équipe de direction par l’association de gestion du collège (l’OGEC). Enseignants et syndicats réclament le détail des faits reprochés. « Personnellement, je ne sais pas, déclare l’intéressé. C’est vague. »

Le 20 mai, quatre jours après un premier mouvement où des enseignants ont fait valoir leur droit de retrait, une délégation syndicale a rencontré la directrice diocésaine Marie-Claude Tribout et, depuis une quinzaine de jours, les représentants des enseignants ont rencontré à plusieurs reprises Antoine Deprecq, délégué académique adjoint du SNCEEL (syndicat des chefs d’établissements catholiques), dans une tentative de conciliation. « À notre dernière réunion, nous avions trouvé un accord pour une assemblée générale mardi, d’où notre surprise aujourd’hui », assure ce dernier. Ce matin, en effet, une vingtaine d’enseignants sur quarante était en grève et manifestait son désarroi devant le collège où un tract reprenant les griefs faits au directeur était distribué. « Je suis triste, il y a un climat de terreur, de Gestapo, je vais au collège la boule au ventre », va jusqu’à lancer une enseignante.

Xavier Rutkowski est arrivé à la tête de Pascal en septembre 2013. Ancien directeur adjoint du lycée Saint-Rémi, à Roubaix, il occupe pour la première fois un poste de directeur d’établissement. « C’est un directeur ouvert et accessible », assure Jean-Marc Dupont, enseignant en poste à cheval sur trois établissements, dont Pascal depuis sept ans. Avec quatre autres enseignants, de jeunes professeurs en poste depuis la rentrée, il tient a se démarquer de ses collègues frondeurs. « Ce que subit le directeur est ignoble, il est très investi dans son travail et très agréable », lâche Lætitia Dhalluin, maître auxiliaire qui brandit une lettre de soutien signée par 17 enseignants et deux personnels non enseignants. De son côté, le directeur, qui semble affecté, balaie les accusations du tract, appels à la délation, chantage, espionnage. « C’est diffamatoire », tranche-t-il.

Dans la dernière ligne droite avant le brevet des collèges, la direction accuse les enseignants de prendre les élèves en otages. « Notre mission, c’est de rester professionnel pour les élèves et les familles », lance Xavier Rutkowski. Lui espère remobiliser ses équipes autour du projet pédagogique sur lequel travaillent les enseignants depuis son arrivée.

Les profs en colère, quant à eux, réclament son départ. Pour le moment, la direction diocésaine n’est pas prête à lâcher celui qu’elle a nommé il y a moins d’un an. « L’AG aura lieu, le dialogue continuera, mais il faut qu’ils arrêtent de mettre en péril le travail pédagogique de cet établissement », avance Marie-Claude Tribout, qui « ne remet pas en cause la qualité pédagogique des enseignants ».

Vos réactions 1

Jean v. 10/06/2014 à 19h20
 » Alors que le sujet est grave, je trouve amusant que ce soit des maîtres auxiliaires qui soutiennent le directeur. Ont-ils un autre choix quand on sait qu’ils ne sont ni titulaires du concours ni détenteurs de leur poste. Ils occupent un emploi précaire dépendant entièrement du chef d’établissement. Quant aux personnels OGEC, ils sont employés par le chef d’établissement. Quant au brevet des collèges, il a bon dos pour étouffer cette affaire. Bravo aux enseignants et personnels OGEC qui osent dénoncer ces injustices au sein de l’enseignement catholique. « 

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Ci-dessus article de Julien GILMAN, La Voix du Nord, 7 juin 2014.

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