Archives de la catégorie ‘Le Collège Charles Rivière d’OLIVET (45)’

 

On déplore souvent que les syndicats enseignants (surtout les syndicats les plus « représentatifs ») soient totalement à la traîne de la lutte contre le harcèlement moral. Plus troublant, on lit même, sous la plume des personnes qui se sont un peu penché sur la question, que souvent ces syndicats seraient de mêche, complices, comparses des inspections d’académie, des rectorats, et du système ! Qu’en est-il réellement ? Début de réponse, preuves à l’appui, avec un cas concret : le collège Charles RIVIERE d’Olivet, dans le Loiret.

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L’excellent article de François GUEROULT, pour France Info, en date du 16 mai 2013 (voir le second billet que nous avons consacré à ce collège) comporte un enregistrement sonore, un bref entretien avec Christine BLET, secrétaire départementale du SNES, principal syndicat enseignant.

http://www.franceinfo.fr/player/embed-share?content=989391

«  Ce qui est frappant c’est que des collègues aient vraiment sauté le pas. Et euh… aient porté plainte pour harcèlement moral, einh, je crois que là, euh… le fait qu’il y ait six personnes, c’est… c’est énorme. Euh à ma connaissance moi je n’ai jamais vu de dossier euh… avec ce nombre-là de personnes qui osent, oui qui franchissent cette étape importante du dépôt de plainte pour harcèlement moral. C’est en cela que, effectivement, que ça interpelle, et que ça pose question sur les modes de fonctionnement dans les établissements scolaires. Mais maintenant c’est vrai que euh… c’est à la justice d’enquêter, de faire son travail, on sait qu’une enquête est ouverte. »

Question du journaliste : «  Pensez-vous que le rectorat ait eu la bonne attitude dans ce dossier ? »

«  Je ne sais pas si le rectorat a eu la bonne attitude. En tout cas le rectorat euh… les instances sont au courant, informées de ce qu’il se passait, et effectivement les choses sont confirmées. »

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A l’écoute de cet enregistrement, deux constats.

1) Le SNES est à la traîne, à la remorque, dépassé par la base. Ce sont les enseignants qui ont décidé de ne plus subir. Ce sont les enseignants qui agissent. Ce sont les enseignants qui portent plainte.

Ce n’est pas le SNES qui a porté le fer. Ce n’est pas le SNES qui fédère et entraîne les professeurs dans leur défense.  Ce n’est même pas le SNES qui accompagne cette plainte.

Non, le SNES se contente d’observer de loin et de commenter.

Passif.

Inutile ?

Etonnant. Ce syndicat, le plus puissant des syndicats enseignants est en retrait de dix bons pas… A lire certains éditos de ses représentants académiques, on pourrait se laisser convaincre, et croire que le SNES a réellement à coeur de défendre les enseignants, de se situer à la pointe des combats contre les injustices et les abus hiérarchiques. Est-ce vraiment le cas ?

2) Le SNES ne soutient pas ces six enseignants, il faut le souligner et en prendre acte. Si ces enseignants obtiennent gain de cause, alors, peut-être que le SNES retournera sa veste et qu’il criera victoire ?

Le SNES ne soutient pas ces enseignants, et ne soutient pas leur démarche. Il a d’autres méthodes. Qui sont d’ailleurs les mêmes que celles… du rectorat ! Et qui mènent aux mêmes impasses : attendre, patienter, laisser pourrir la situation. Laisser les énergies s’user jusqu’à ce que les harcelés craquent et que le rectorat les croque ! Contribuer à psychiatriser les récalcitrants et ceux qui dénoncent les graves dysfonctionnements du système. Faire semblant de soutenir et d’accompagner pour mieux noyer. Ne pas faire de vagues, ne pas faire de bruit, ne pas médiatiser les cas d’école. Et, comme une poule découvrant un couteau, s’étonner que des enseignants puissent « sauter le pas», « oser franchir» le pas.

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http://www.franceinfo.fr/player/embed-share?content=989391

« Ce qui est frappant c’est que des collègues aient vraiment sauté le pas. »

Ah, c’est certain qu’avec le SNES, le pas ne risque pas d’être sauté ! Dans cinquante ans l’Omerta régnera toujours si tous les harcelés suivent les approches, les conseils et les méthodes du SNES.

C’est «frappant » pour un élu du SNES, de voir que les choses puissent évoluer en dehors du syndicat, malgré lui et contre lui ? Malgré la passivité de ce syndicat, malgré toute l’énergie que le SNES déploie depuis des décennies pour que surtout, surtout, dans ce domaine, les choses n’évoluent pas ?

Comme le dit Christine BLET, ils ont «vraiment» sauté le pas. Et dans ce «vraiment», on devine l’incrédulité d’une fonctionnaire habituée au ron-ron et au train-train des démarches administratives internes au système scolaire et qui n’aboutissent pas, jamais, jamais. On devine la stupéfaction d’une préposée aux permanences syndicales, coutumière des velléités et des « menaces » des professeurs harcelés, souvent épuisés ou à bout de nerf,  et qui restent finalement au rang stériles des velléités, toujours, toujours. On devine l’étonnement mêlé d’agacement d’une personne dont le monde ne s’effrite pas, non, mais dont le syndicat voit son rôle de digue se fissurer presque imperceptiblement… non le mur de Berlin ne tombe pas, il est toujours là, le mur de l’Omerta. Mais tout de même, ils l’ont vraiment fait ? Vraiment ?  

« Et euh… aient porté plainte pour harcèlement moral, einh, je crois que là, euh… le fait qu’il y ait six personnes, c’est… c’est énorme. »

Traduction : si vous venez, tout(e) seul(e), à deux ou à trois, demander de l’aide au SNES, quoi que vous ayez vécu et subi, quelles que soient les atrocités commises par votre hiérarchie, ce ne sera pas « énorme», ce ne sera jamais « énorme». Ce sera banal et à classer sans suite.

Mais si vous êtes six, et que vous ne passez PAS par le SNES, là, ça deviendra « énorme» ! Pourtant, les plaignants ne demandent pas à ce que cela devienne « énorme » (…), ils demandent juste à ne plus être harcelés, à être respectés et à ce qu’on les laisse travailler normalement. Il fait quoi, le SNES, par rapport à ces demandes légitimes ? Il enterre soigneusement les dossiers, c’est cela ?

« Euh à ma connaissance moi je n’ai jamais vu de dossier euh… avec ce nombre-là de personnes qui osent, oui qui franchissent cette étape importante du dépôt de plainte pour harcèlement moral. »

Pourtant au SNES on a du en voir passer des dossiers de harcèlement moral. Et on n’a jamais eu le réflexe de bon sens de grouper les plaintes des harcelés pour les rendre plus efficaces ? Cela ne fait pas partie de la culture du SNES ? Mince, il faudra peut-être y songer, demain, non ?

Et on n’ose pas, au SNES, franchir l’étape du dépôt de plainte pour harcèlement moral ? Cela non plus ne fait pas partie de la culture du SNES ? Mais comment on compte faire évoluer les choses alors ? Au vu du fiasco sanglant des méthodes du SNES, (enseignants harcelés n’obtenant jamais gain de cause, brisés, humiliés, détruits, quand pas suicidés) personne dans ce puissant syndicat n’a encore envisagé de se remettre un peu en question ?

« C’est en cela que, effectivement, que ça interpelle, et que ça pose question sur les modes de fonctionnement dans les établissements scolaires. »

Mais ça ne pose pas question sur les modes de fonctionnement … du SNES ?

Puisque « ça interpelle» (…), faut-il comprendre qu’il y a une amorce de prise conscience, et que dès septembre le syndicat va retourner sa veste et enfin lutter contre le harcèlement vécu par les enseignants ? Malheureusement nous en doutons…

« Mais maintenant c’est vrai que euh… c’est à la justice d’enquêter, de faire son travail, on sait qu’une enquête est ouverte. « 

Oh là là… Elle est bien prudente la Christine ! Qu’est-ce qui se passe ? Elle n’a pas encore accédé au statut des « hors classe» ? Elle veut un bon emploi du temps à la rentrée ? On ne crache pas dans une soupe bien grasse quand les collègues se contentent d’eau tiède ?

Tant de solidarité envers les six plaignants, c’est émouvant !

« C’est à la justice d’enquêter ». Le SNES, il ne pouvait pas, à son échelle «enquêter » ? Il ne pouvait pas apporter des documents, des témoignages, verser des éléments tangibles au dossier pour faciliter le travail de la justice ? Et il ne peut toujours pas le faire, maintenant ?

Ce syndicat ne peut pas débroussailler le terrain et expliquer, en citant d’autres cas dans d’autres établissements, comment cela fonctionne, et quels sont les mécanismes bien rodés du harcèlement en milieu scolaire ?  Ah, ce n’est pas son rôle ? Comment, que dites-vous ? Ce n’est pas le rôle d’un syndicat ? Aaaaaah, d’accord… Pourtant nombre de syndicalistes (et pas des syndicalistes d’opérette) affirment le contraire, et assurent vigoureusement qu’un syndicat serait là pleinement dans son rôle de syndicat.

Question du journaliste : « Pensez-vous que le rectorat ait eu la bonne attitude dans ce dossier ? »

« Je ne sais pas si le rectorat a eu la bonne attitude. En tout cas le rectorat euh… les instances sont au courant, informées de ce qu’il se passait, et effectivement les choses sont confirmées. »

On ne se mouille guère, au SNES. La solidarité professionnelle n’est pas un vain mot, pour eux. C’est beau, un syndicat qui s’engage pour que la justice passe !

Mais au fait… le SNES aussi était « informé de ce qu’il se passait » ? Et qu’a-t-il fait ?

Marie, Jeanne, et Philippe

 

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A lire l’article du site de France 3 Centre du 16 mai 2013, le citoyen lambda, peu au fait des us et coutumes de l’Education Nationale, peut se poser la question.

Soit ces six enseignants sont complètement zinzins, qui vont jusqu’à parler de « menaces » (!) de « dénigrements », « de jugements contre les individus et non sur le travail effectué »… Mais aussi de « pressions » et d’ « intimidations », selon le journal La République (voir notre billet ici : https://omertaaurectorat.wordpress.com/2013/06/25/le-college-charles-riviere-dolivet-1-quand-des-enseignants-brisent-lomerta/). Mais six d’un coup, cela fait beaucoup, non ? Ce serait une drôle de coïncidence…

Soit cette principale de collège, Nathalie TOURNIER, a des méthodes de management pour le moins étonnantes.

A moins que la vérité soit ailleurs, comme semble le souffler la médiatrice du rectorat ? (https://omertaaurectorat.wordpress.com/2013/06/26/le-college-charles-riviere-dolivet-2-le-leurre-des-mediateurs-de-leducation-nationale/).

Nous qui avons observé au mieux des dizaines et des dizaines de situations malsaines dans les collèges, les lycées, les facultés, les universités, les écoles et autres, nous disons qu’il en faut, du courage, à ces six enseignants, pour oser affronter le pot de fer de leur administration.

Marie, Jeanne, et Philippe.

P.S. : Nous l’avons déjà écrit : La principale de ce collège bénéficie de la présomption d’innocence. Il se peut qu’elle soit totalement innocent de tout délit de harcèlement. Peut-être que ces menus reproches ne reposent que sur du vent, que tout a été inventé, qu’elle a toujours fait preuve d’une extrême bienveillance envers ses subordonnés. C’est possible. Elle est peut-être victime d’une série de malentendus, d’une cabale, d’un vaste complot, ou encore de mauvaises intentions de méchants petits hommes verts venus du fin fond de l’espace…

 

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Ci-dessous article de France 3 Centre.

http://centre.france3.fr/2013/05/16/six-professeurs-du-college-riviere-d-olivet-45-portent-plainte-pour-harcelement-moral-252147.html

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éducation

Six professeurs du collège Rivière d’Olivet (45) portent plainte pour harcèlement moral

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Six professeurs du collège Charles Rivière d’Olivet, dans le Loiret, ont déposé une plainte pour harcèlement moral à l’encontre de la principale du collège. Les enseignants pointent du doigt des conditions de travail difficiles et une ambiance lourde qui se dégrade depuis quatre ans.

L.A.

Publié le 16/05/2013 | 08:57
Les plaintes ont été déposées au mois de mars. Les enseignants font état « de menaces, de dénigrement, de jugements contre les individus et non sur le travail effectué« , ils expliquent que « la santé psychologique de certains enseignants s’en trouve affectée« .
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Ci-dessus article de France 3 Centre.

http://centre.france3.fr/2013/05/16/six-professeurs-du-college-riviere-d-olivet-45-portent-plainte-pour-harcelement-moral-252147.html

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Déjà une médiation en 2011

 

«  En 2010, une enseignante du collège Charles Rivière avait tenté de se suicider

en sortant du bureau de la principale.

Le rectorat avait alors conduit une médiation, au printemps 2011.

La médiatrice avait conclu que

les professeurs en souffrance réagissaient excessivement.  »

 

C’est sur ce paragraphe que se conclut l’article de François GUEROULT pour France Info, en date du 16 mai 2013.

Alors, la médiation ? Utile ou pas ? Malheureusement, nous n’avons pas pu identifier UN SEUL CAS dans lequel un médiateur de l’Education Nationale admet, reconnaît, constate que les bornes ont été dépassées par un chef d’établissement. En revanche, des dizaines et des dizaines de témoignages de personnels malmenés allant tous dans le même sens : le médiateur vers lequel ils se sont naïvement tournés n’a eu en tête qu’une seule idée : éviter tout scandale, éviter que cela sorte de l’établissement, éviter que le enseignants aient recours à la justice !

 

La médiation proposée par l’Education Nationale débouche systématiquement sur la même conclusion et sur un dédouanement du supérieur hiérarchique (à croire que les pseudos médiateurs, payés par l’EN, ont des instructions claires en ce sens…). Il n’y a aucun harcèlement hiérarchique, les professeurs ont tort et ils sont trop sensibles voire fragiles (ce sont sans doute des malades mentaux ou des dépressifs en puissance), les supérieurs hiérarchiques ont bien agi et n’ont commis aucune faute professionnelle. Surtout on étouffe tout sans faire de bruit, et si nécessaire on accable les enseignants qui ont voulu soulever le couvercle de la marmite brûlante. Ces soit disant médiateurs semblent donc être avant tout des croque morts de première classe, aussi forts pour enterrer des affaires de Harcèlement Moral Hiérarchique que pour contribuer, eux aussi, à démolir à petit feu les enseignants, en laissant faire les mille et un procédés classiques évoqués sur notre site : mise au pas, mise à l’écart, mise à pied, dénigrement, décridibilisation, diffamation, d’où dépression, voire suicide…

Jeanne, Marie, et Philippe

 

P.S. : lire également les témoignages des enseignants publiés à la suite de cet article, notamment celui-ci :

« En fait, plus de prof auraient pu porter plainte mais n’ont pas souhaiter le faire pour diverses raisons. Je suis aussi choqué par l’attitude honteuse du rectorat (et des médiateurs qui n’ont pas saisi 2 fois la gravité de la situation) qui n’a pas réagit quand il aurait dû et qui renouvelle sa confiance à la proviseur malgré tous les éléments en leur possession. Selon moi le rectorat porte aussi sa part de responsabilité en ayant laisser pourrir la situation. courage à tous ». 

 

P.P.S. : la délicieuse principale de ce sympathique collège, Madame Nathalie TOURNIER, est présumée innocente, cela va de soit. Gageons qu’elle sera vite blanchie et qu’elle obtiendra bientôt un meilleur poste et un meilleur salaire, avec le soutien unanime de son administration. Il eut vraiment été dommage que son nom ne soit jamais cité, quand on pense qu’elle pourra de nouveau, demain, employer les mêmes délicates méthodes de management – autant laisser quelques traces, ici ou là, cela ne pourra qu’aider, demain, les enseignants qui seront sous ses ordres… Et quand on pense à la façon dont les six plaignants, désormais marqués au fer rouge, vont très certainement plus ou moins discrètement morfler, dans la suite de leur carrière… En tout cas, peut-être que cette principale est totalement innocente des accusations de harcèlement portées à son encontre Peut-être que celane repose que sur du vent, que tout est inventé, que cette fonctionnaire a toujours agi avec uen extrême bienveillance envers es subordonné(e)s. Après tout, c’est possible. Elle est sont peut-être victime d’une succession de malentendus idiots, d’une cabale, d’un vaste complot, ou de mauvaises intentions de petits hommes verts venus du fin fond de l’espace… BIP ! BIP ! Ne riez pas ! L’existence des soucoupes volantes est plus crédible que celle du Harcèlement Moral Hiérarchique, à en croire le discours des médiateurs de l’Education Nationale, et celui de l’institution scolaire. 😉

 

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Ci-dessous article de François GUEROULT, France Info, 16 mai 2013.

http://www.franceinfo.fr/education-jeunesse/pres-d-orleans-six-enseignants-portent-plainte-pour-harcelement-moral-989425-2013-05-16

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Près d’Orléans, six enseignants portent plainte pour harcèlement moral

le Jeudi 16 Mai 2013 à 09:46 mis à jour à 10:46

Par François Guéroult

Google

INFO FRANCE BLEU ORLEANS | Dénigrement, pression, menaces…, six enseignants du collège Charles Rivières, à Olivet, près d’Orléans, ont porté plainte pour harcèlement moral de la part de la principale du collège. Le parquet d’Orléans a ouvert une enquête préliminaire. Une procédure judiciaire rarissime dans un établissement scolaire.

Ils se disent victimes de harcèlement moral. Six enseignants du collège public Charles Rivière, à Olivet, dans la banlieue chic d’Orléans, ont porté plainte pour harcèlement moral de la part de la principale du collège. Ils dénoncent une absence de concertation, une pression sur les personnes, des menaces, du dénigrement et une intrusion dans la liberté pédagogique.

Une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet. La principale du collège, qui accueille 620 élèves, n’a pas souhaité réagir. Le rectorat lui a renouvelé sa confiance en attendant les décisions de justice.

« Ce qui est frappant, c’est qu’autant de professeurs aient sauté le pas et porté plainte« , a commenté Christine Blet, secrétaire départementale du syndicat d’enseignants SNES dans le Loiret.

« Cela pose question sur les modes de fonctionnement dans les établissements
scolaires. Maintenant c’est à la justice d’enquêter. »

Christine Blet, secrétaire départementale du syndicat d’enseignants SNES, réagit

Déjà une médiation en 2011

En 2010, une enseignante du collège Charles Rivière, avait tenté de se suicider en sortant du bureau de la principale.
Le rectorat avait alors conduit une médiation, au printemps 2011. La médiatrice avait conclu que les professeurs en souffrance réagissaient excessivement.

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Vos réactions sur cette info

freebourg (anonyme),
Lors de mon stage pratique CAPES(dans la Meuse, à Gondrecourt le Chateau, j’ai subi du harcèlement moral de la part de mon administration. J’étais sans cesse convoquée au bureau de ma principale avec son adjointe pour régler des problèmes mineurs : mes vêtements, mes bijoux, mon portable,ma voiture…Tous les jours, je parcourais 50km de routes dangerueses et souvent verglacées. La principale adjointe regardait sa montre en me voyant arriver, parfois 5 min en retard, c’est-à-dire au moment de la seconde sonnerie. En cette année 2000, j’avais alors 40 ans, et rentrais de l’étranger. Mes deux enfants étaient encore en bas âge. J’étais en pleine séparation conjugale. J’ai donc supporté les agressions sans jamais ne rien lâcher à mon entourage professionnel. En fin d’année, je pesais 37 kg et n’étais pas sûre de réussir mon inspection finale. Mon médecin m’avais dit qu’en cas d’échec, il témoignerait en ma faveur pour harcèlement moral sur le lieu de travail. Finalement, j’ai réussi de justesse mon inspection mais subis encore le retard d’avancement aujourd’hui. Depuis, je n’ai pas été inspectée.
Avatar de anonyme
catherine RAOUX (anonyme),
J’ai été professeur détaché auprès de l’Inspection Académique d’un département difficile . J’ai donc été devant élèves et j’ai aussi vu comment fonctionnait l’administration . Les choses dépendaient beaucoup de l’Inspecteur d’Académie ( j’en ai connu quatre ) et de leur recteur de tutelle (j’en ai connu trois) . Concernant ce qui se passait dans les établissement, c’étaient les adjoints de l’IA qui donnaient le ton . Je me souviens de nombreuses réunions où nous élaborions ce que nous allions demander aux enseignants pour relayer la politique ministérielle. Là ,j’ai entendu de drôles de choses. par exemple : « ils faudrait que les profs cessent de croire qu’ils exercent une profession libérale  » = qu’ils se mettent davantage au pas . Quand Allègre a voulu »dégraisser le mammouth »,c’était le bouquet. Les profs étaient de gros privilégiés sans empathie suffisante à l’égard de leurs élèves. Aux conseils de discipline, les élèves pouvaient être assistés d’un avocat . J’ai assisté à un de ces conseils : c’était disproportionné , j’étais mal à l’aise . Les profs avaient toujours été lâchée mais là , le pas était franchi avec l’intervention de la société extérieure . Les chefs d’établissement subissaient aussi une pression . Très peu avaient assez de fermeté ou de courage pour faire face. En général : pas de vagues et que le dossier de l’établissement le fasse apparaître opérationnel,efficace pédagogiquement. Lorsque je suis redevenue prof, la nouvelle principale venait d’un autre département et ne me connaissait pas . Elle m’a harcelée ( je ne me suis pas plainte parce que j’étais surmenée par des soucis privés épuisants et je m’absentais , sujette à trop de fatigue) elle était bien vue car elle participait à plusieurs actions impulsées par le Rectorat . Mais plusieurs profs et moi-même avons terminé avec une bonne dépression nerveuse et un congé de longue durée jusqu’à la retraite. Merci madame le Proviseur ! C’était il y a quinze ans .
Avatar de anonyme
prof en souffrance (anonyme),
Que dire ! Je suis en train de vivre la même chose dans un collège de l’Aisne ! Une descente aux enfers suite à la décision de ma principale adjointe et à la principale qui laisse faire ! Manipulation, utilisation des collègues, de parents, un denigrement,un lynchage, une mise à l’écart, j’ai eu le malheur defaire beaucoup de choses dans ce collège, de ne pas lui plaire, de prendre la tête de liste du CA l’année passée et d’oser poser des questions sur les passe-droits ! Je suis maintenant soutenu par le Dasen mais bien celle à part deux trois collègues et surtout une qui commence à vivre la même chose pour m’avoir soutenu ! Le Dasen me soutient, m’a demandé de porter plainte pour harcelement mais les collègues refusent de temoigner, ils y trouvent leurs avantages, certains bien vus ont tous les droits ! Etre seule et détuite c’est difficile ! Pour des collègues, je dois partir ! Je tiens pour les élèves et pour ne pas leur faire ce plaisir ! Notre ancien principal disait  » et on confie des enfants à ça ! » , parfois ce n’est pas beau l’education nationale !
Avatar de anonyme
shou45 (anonyme),
J’étais élève dans ce collège quand cette principale a débuter et déjà la première année les élèves comme les professeurs se plaigner de façon d’agir, étant en 3eme nous avons du faire des choix d’orientation pour le lycée et pour ma part elle a voulu désorienté mon choix heureusement mon principal avait un fort caractère et ma soutenu sinon je ne ferais pas professionnellement se que je désire.
Avatar de anonyme
En fait, plus de prof auraient pu porter plainte mais n’ont pas souhaiter le faire pour diverses raisons. Je suis aussi choqué par l’attitude honteuse du rectorat (et des médiateurs qui n’ont pas saisit 2 fois la gravité de la situation) qui n’a pas réagit quand il aurait dû et qui renouvelle sa confiance à la proviseur malgré tous les éléments en leur possession. Selon moi le rectorat porte aussi sa part de responsabilité en ayant laisser pourrir la situation. courage à tous
Avatar de anonyme
En fait, plus de profs du collèges auraient pu porter plainte mais n’ont pas souhaité le faire pour diverses raisons. Je suis surtout choqué par l’incompétence et la mauvaise foie du rectorat (et des médiateurs) qui connaissait la situation depuis des années et qui auraient dut réagir bien avant. (et en plus ils lui renouvellent leur confiance malgré tous les élément en leur possession ! … onteux).
Avatar de anonyme
moustier (anonyme),
RESPECT pour leur courage; courage que je n ai pas eu , plus difficile quand on est seule , et qui m a valu une descente aux enfers, une grave depression qui dure depuis cinq ans
Avatar de anonyme
alcofribas nasier (anonyme),
Les rouages de l’enseignement ont toujours été opaques. Rabaisser un prof ou ne pas le soutenir. Dénigrer son travail ou ne pas en tenir compte. M Peillon et autres anciens ministres n’ont toujours pas compris que la soi disante réconciliation républicaine entre l’institution et la société doit d’abord passer par une meilleure considération des professeurs de la part de la hiérarchie. Car les rectorats, du haut de leur tour d’ivoire, ne savent pas ce qu’est enseigner. Professeur: une crise de vocation ? Certes mais bel et bien causé par ce genre d’évènements qui illustre le mépris patent de l’administration du ministère à l’égard de nos profs, plus pompiers et assistants sociaux, qu’hussard noir de la république. A quand la véritable réforme pour revaloriser le métier, non pas seulement à coup d’euros???
Avatar de anonyme
Maurice CURIE (anonyme),
Je subodore qu’il en aura fallu, des avanies et des déconsidérations pour que 6 (six !) enseignants se lancent simultanément dans une action ! IL SERAIT BIEN QU’ON ARRÊTE DE MINIMISER LA PORTÉE D’APPELS AU SECOURS, EXPRIMÉS OU SOUS-JACENTS.
Avatar de anonyme
HANUS (anonyme),
Ce type d’évènement est plus fréquent que ce que l’on croit ; mais il faut savoir que la « grande muette  » ( L’armée ) a une petite soeur , à savoir l’éducation Nationale ! Je salue le courage de ces collègues qui osent affronter leur administration.

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Ci-dessus article de François GUEROULT, France Info, 16 mai 2013.

http://www.franceinfo.fr/education-jeunesse/pres-d-orleans-six-enseignants-portent-plainte-pour-harcelement-moral-989425-2013-05-16

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Incroyable. Epatant. Jamais vu.

Des enseignants assez solidaires pour briser, enfin, l’Omerta.

Ils parlent d’ « intimidations » de la part de leur hiérarchie. Ils parlent de « pressions« . Ils portent plainte pour « harcèlement moral » auprès du Procureur de la République.

Cela se passe en France, mais oui. En 2013. En mars 2013.

Mais alors… les choses commencent à bouger ? Il reste beaucoup, beaucoup, beaucoup à faire… Les syndicats ont trop longtemps joué un double jeu et largement entretenu le déni de l’administration. Il était temps que quelques courageux montrent l’exemple et la marche à suivre. Bravo à ces six enseignants. Et courage !

Jeanne, Marie, et Philippe

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Ci-dessous, article de La République du 16 mai 2013.

http://www.larep.fr/loiret/actualite/pays/orleans-metropole/2013/05/16/une-enquete-preliminaire-pour-harcelement-moral-ouverte-au-college-charles-riviere-d-olivet-1552587.html

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Loiret > Orléans-Métropole > Olivet 16/05/13 – 12h04

Une enquête préliminaire pour harcèlement moral ouverte au collège Charles-Rivière

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Le collège Charles-Rivière à Olivet. Archives

Des enseignants du collège Charles-Rivière d’Olivet, regroupés au sein du Collectif 78-45, dénoncent un « malaise » installé au sein de l’établissement depuis l’arrivée, en septembre 2009, de la principale.

Ils évoquent notamment des « pressions et des intimidations ».

Une enseignante a été jusqu’à une tentative de suicide, en 2010. Six plaintes pour harcèlement moral auprès du procureur de la République d’Orléans ont été déposées le 8 mars dernier. Fait assez rare dans l’Education nationale, une enquête préliminaire a été ouverte.

Ces professeurs sont dans l’attente de leur date d’audition. « On ira jusqu’au bout de la machine judiciaire », annoncent-ils d’ores et déjà.

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Ci-dessus, article de La République du 16 mai 2013.

http://www.larep.fr/loiret/actualite/pays/orleans-metropole/2013/05/16/une-enquete-preliminaire-pour-harcelement-moral-ouverte-au-college-charles-riviere-d-olivet-1552587.html

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Dès demain notre premier article sur le Collège Charles Rivière d’Olivet.

5 articles à suivre…

Marie, Jeanne, et Philippe.

 

http://www.larep.fr/loiret/actualite/pays/orleans-metropole/2013/05/16/une-enquete-preliminaire-pour-harcelement-moral-ouverte-au-college-charles-riviere-d-olivet-1552587.html

http://www.le-mammouth-dechaine.fr/Ndj/files/ee6da7b15aa4cd7c32963aeebd5ed892-959.html

http://www.franceinfo.fr/player/embed-share?content=989391

http://centre.france3.fr/2013/05/16/six-professeurs-du-college-riviere-d-olivet-45-portent-plainte-pour-harcelement-moral-252147.html

http://www.franceinfo.fr/education-jeunesse/pres-d-orleans-six-enseignants-portent-plainte-pour-harcelement-moral-989425-2013-05-16