Archives de la catégorie ‘Le Collège François Mitterrand de CREON (33)’

Bientôt sur notre blog un billet sur le collège François Mitterrand de CREON. Il ne s’agit pas de harcèlement moral, mais ce cas donne un léger aperçu des dégâts qu’un principal de collège peut accumuler pendant 15 ans ou pendant toute une carrière, d’un établissement à l’autre, sans être inquiété. Sans être inquiété… tant que sous ses ordres prospèrent majoritairement des moutons, des laquais, des frotte-manches, des lèche-bottes, et des arrivistes, qui s’entendent pour pratiquer l’Omerta et couvrir les couacs du chef, du léger pétage de plombs aux harcèlements débouchant sur des suicides. C’est d’ailleurs la posture la plus fréquente, pour ne pas dire quasi générale, devant un chef d’établissement : la soumission aveugle et l’Omerta, l’Omerta, l’Omerta…

 A suivre…

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Un aperçu ci-dessous…

http://collegecreon.canalblog.com/

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Compte-rendu de la réunion parents professeurs de ce matin

Pour des raisons juridiques, aucune personne ne sera nommée dans ce compte-rendu.

Sont présents des organisations syndicales, des parents d’élèves (environ 200), des élèves, les professeurs, des médias (France 3 Aquitaine, France bleu Gironde, Sud-Ouest)

Un professeur lit le communiqué de presse transmis aux médias hier soir (résumé des deux derniers jours, présent sur le blog).

Parent : pourquoi êtes-vous en grève concrètement ? Rôle d’une principale ? Qu’est-ce qui fait que vous ne pouvez plus travailler aujourd’hui ?

Un prof : rien ne peut se faire d’important sans son avis. Elle décide de tout, elle est déterminante. Un chef d’établissement doit être capable de travailler en équipe (depuis qu’elle est arrivée, il y a eu 4 principaux adjoints, un par an). La SEGPA et l’ULIS ont du mal à fonctionner, elles sont négligées. Elle ne tient pas compte de l’avis du conseil de classe. Elle méprise les droits de certaines familles. Nous, depuis 3 ans on compose avec ça. Nous sommes confrontés quotidiennement à ces difficultés. Le collège a fonctionné malgré elle. Nous ne sommes pas des principaux adjoints. On n’est pas dans l’administratif. Il faut quelqu’un à la tête du collège.

Parent : on ne comprend pas pourquoi ça empêche de faire cours aux enfants.

Un prof: elle ne nous empêche pas de faire cours mais quelques exemples : on se réunit en équipe pédagogique pour se mettre d’accord sur nos exigences pédagogiques. Les demandes sont négligées ou n’aboutissent pas. Les vœux pédagogiques mis par écrit ne sont pas pris en compte.

Parent : négligés ou refusés par écrit ?

Un prof : parfois refusés, parfois tout simplement pas pris en compte. Par exemple, dans le programme de français, les élèves doivent lire un certain nombre de livres, or elle n’est pas favorable à l’achat de séries de livres. Nous avons des besoins pédagogiques pour fonctionner et nous ne sommes pas entendus. Elle nous invite même parfois à nous écarter du programme.

Un prof : le brevet des collèges a été totalement assumé en 2011 par les professeurs et les secrétaires.

Applaudissements

Parent : je comprends que le comportement de la principale pose problème. Maintenant, je pense que l’académie a fait un pas important, à partir de là, je n’ai pas bien compris pourquoi vous ne reprenez pas les cours.

Un prof : c’est compliqué. L’éducation nationale ne résout pas les problèmes, elle les déplace. Il y a un blocage. Pour que Mme la Principale s’en aille, il faut une raison valable or ils n’en ont pas. Il faut une raison juridique. Elle bénéficie de son statut et de la protection de son syndicat. Selon le médiateur, elle n’a pas commis de faute grave. Nous avons donné des exemples mais ce n’est pas considéré comme une faute grave. Une faute grave est par exemple taper un prof ou avoir une attitude sexuelle déplacée. On ne peut pas la déplacer parce qu’elle n’a pas fait de faute grave. On est en milieu d’année, Mme la Principalec veut continuer sa carrière. Depuis 15 ans on déplace le problème. On reçoit des mails de collègues dans le Lot et Garonne, dans les Landes, à Guîtres. Mme la Principale a été déplacée d’un collège de 400 élèves à un collège de 1000 élèves. Elle veut une promotion sinon les syndicats montent au créneau. Ils cherchent au rectorat une solution acceptable mais c’est difficile à trouver. Le rectorat est d’accord avec nous mais l’administration est sclérosée. Ils ont un dossier comme ça. Nous sommes en grève depuis 5 jours et ça dure depuis 3 ans. La phrase est très importante et révèle tout (voir le communiqué de presse sur le blog) : ce qui manque dans la phrase, ce sont  8 mots mais ils ne peuvent pas nommer un chef d’établissement si elle ne part pas. Mais Mme la Principale ne veut pas partir ou alors elle veut l’impossible.

Parent : et la mettre en maladie ?

Un prof : elle ne veut pas.

Professeur d’EPS de Guîtres : j’ai été sous les ordres de Mme la Principale pendant 6 ans. Je suis au lycée Max Linder de Libourne maintenant. Je suis prof d’EPS. Nous avons vécu les mêmes choses à 10 ans d’intervalle. J’ai failli déposer plainte pour harcèlement moral mais mon fils rentrait en 6e. J’ai supporté les insultes, la sanction avec la note administrative. J’ai rencontré toutes les personnes de notre hiérarchie. Quand on a tout fait depuis des années et que rien ne bouge… Tout le monde m’a dit, vous avez les épaules larges, il va falloir supporter. On a supporté pendant 6 ans.

Parent : vous nous dites que dans votre entreprise, on ne vire pas les personnes incompétentes ?

Professeur d’EPS de Guîtres : oui madame. J’ai hurlé et tempêté contre ça. J’ai demandé, qu’est-ce qu’il faut qu’il arrive pour qu’on agisse ? Un jour elle m’a dit « monsieur, sortez de mon bureau sinon je vais vous taper dessus ». Pour notre hiérarchie, il n’y a aucune faute. Je donnerai à mes collègues un dossier entier du CA à Guîtres où il est démontré qu’elle a fait ce qu’elle voulait au mépris des règles et de la communauté. A Guîtres on est à la campagne. Elle pense que les gens de Guîtres ne sont pas très évolués.

Parent : A Créon aussi on est à la campagne.

Parent : on parle de Guîtres ou de Créon ? Qu’est-ce que vous allez faire pour les élèves ?

Un prof : ceux qui sont en 6e, 5e, 4e, l’éventuel retard sera pris en compte l’année prochaine et pour les 3e la semaine des voyages est annulée. Ils n’auraient de toute façon pas travaillé normalement pendant cette semaine. Nous faisons notre travail consciencieusement et en ce moment nous dormons 4 heures par nuit et nous ne pouvons pas penser au travail à donner aux élèves. Faites-nous confiance.

Parents : nous vous faisons confiance.

Applaudissements

Un prof :: certains collègues ont donné du travail sur Pronote.

Parent : ça ne marche pas !

Un représentant de la FCPE : on est là pour nos enfants. On veut travailler dans de bonnes conditions mais ce n’est pas le cas. Je suis élu depuis 5 ans. Depuis septembre 2008, Mme la Principale est sur le collège. J’ai pu constater la dégradation du fonctionnement de l’établissement depuis qu’elle est arrivée. Depuis le printemps 2011, nous nous sommes rapprochés des enseignants. Nous les avons rencontrés ainsi que la principale. Elle a manipulé les parents, les enseignants. Nous nous sommes concertés, ce n’est pas une analyse à chaud. Aujourd’hui le regret que j’ai, est de ne pas avoir fait tout cela plus tôt. La rencontre avec M. Fachan (proviseur médiateur nommé par le recteur) jeudi a laissé passer des choses inadmissibles. Hier soir nous avons été reçus à nouveau. Ils sont d’accord avec nous mais il n’y a pas de faits graves avérés.

Parent : et porter plainte pour harcèlement moral ?

Un représentant de la FCPE :: porter plainte ne se fait pas comme ça.

Parents : dépression ?

Un représentant de la FCPE :: enseignants très solidaires. Ils n’ont pas voulu user de cette solution. Les enseignants vont perdre beaucoup d’argent.

Parents : est-ce que les 10% des enseignants qui ne sont pas là cautionnent?

Un prof :il y a des contractuels, des personnes en arrêt maladie, et la question financière (couple d’enseignants). De même, pour mettre en avant notre engagement, le week-end est compté. Dans les faits, ils ne le font pas, sauf pour nous. 7 jours enlevés pour l’instant, entre 70 et 110 euros par jour en fonction de l’avancement. C’est important de bien comprendre.

Un prof :on n’a pas d’autre moyen d’action que la grève. Porter plainte n’aboutit pas. Est-ce une solution d’ailleurs ? On se heurte à une administration complètement sclérosée.

Parents : pétition ?

Profs : déjà fait !

Professeure d’anglais de Guîtres : j’ai été sous les ordres de Mme la Principale pendant 4 ans. C’est traumatisant pour une carrière. Mme la Principale nuit au travail de vos élèves. Elle ne respecte pas la DGH (dotation globale horaire) votée en conseil d’administration, on a fait une pétition. Elle a supprimé l’éducation musicale en 3e. et l’a rétablie par la suite. Mme la Principale est nuisible pour l’éducation de vos enfants.

Parent d’un élève de 3e: j’ai entendu, je comprends, je suis contente de vos explications. Je vous soutiens. Qu’est-ce qu’on peut faire pour vous ?

Applaudissements

Un prof : j’ai une bonne nouvelle. M Fachan m’a appelé ce matin. Nous avons rendez-vous cet après midi au rectorat. Il a désigné des noms. Nous y allons pour arrêter la grève dès lundi. On était à deux doigts d’arrêter la grève hier soir. Rien n’est écrit, on verra ce qui va en sortir. Allez voir sur le blog, vous serez informés.

Parents : j’ai bien compris le mouvement, je suis solidaire. En vous écoutant, j’ai peur car je pense qu’il n’y a aucune solution avec Mme Arsac. Il n’y a pas de débouchés qui semblent possibles pour l’instant. Si le recteur ne fait rien, vous allez faire la grève indéfiniment ?

Un prof : j’espère que vous avez pris conscience de la gravité de la situation. Nous ne voulons plus avoir à faire à Mme la Principale physiquement. Des collègues m’ont demandé de les accompagner dans le bureau de Mme la Principqle parce qu’elles ne voulaient pas y aller seule.

Parent : c’est inadmissible de travailler dans des conditions pareilles mais si ça ne s’arrête pas ?

Un prof : la FCPE a lancé un appel jeudi matin, les parents étaient au nombre de 30.

Parent : je suis secrétaire de la FCPE. Nous avons créé un site au mois de mai « Créon l’indignation ». Je vous rappelle qu’il manque toujours 0,60% poste de CPE. Aujourd’hui nous avons créé un autre site pour la FCPE. Une action concrète, c’est aller en bas du rectorat et on se met aux grilles et on attend.

Un prof : l’information est la clé de réussite de ce mouvement : blog à consulter et un compte twitter. Si des personnes se lâchent sur les sites, nous n’y pouvons rien. 3 collègues seront présents au rectorat à 15 heures.

Une représentante des parents indépendants : je suis d’accord avec ce que vous avez dit sur les commentaires faits sur les blogs. On comprend votre position et on espère que la réunion de cet après-midi arrangera tout.

Parent : il me tarde que mes enfants reprennent l’école : une école, pas une garderie. Vous n’êtes pas loin du bout… Il faut y aller.

Un prof : on peut être optimiste, si on fait la chronologie, au début il était impossible qu’on ait gain de cause, dès le lendemain on nous donne raison, jeudi on nous donne un médiateur. Le recteur ne voulait pas nous recevoir et il nous reçoit cet après- midi : ça sent bon. Lundi, je pense qu’à l’AG, on pourra décider de l’arrêt de la grève.

Un prof : n’oublions pas que nous sommes là pour les élèves.

Elève de 4eG : je trouve que c’est aberrant que Mme la Principale ne soit pas présente dans l’établissement. Je l’ai vue 3 fois depuis la 6e et je connais une 3e qui ne l’a jamais vue.

Parent : je soutiens votre mouvement. Je m’inquiète de la scolarité de ma fille et c’est pour ça que je vous suis. Je voulais profiter de ce moment pour signer une pétition à remettre au recteur.

Applaudissements

Un prof : on ne peut pas joindre au dossier ce qu’on entend mais c’est pour vous.

Collègue du Lot et Garonne : je suis très ému. Il me semble être revenu 15 ans en arrière. C’est ce qui s’est passé à Port Sainte Marie (47). Le rectorat nous avait promis tout ce que vous voulez. Mme la Principale est très futée, elle a des appuis sérieux. Elle n’est restée que deux ans mais on a donné le cadeau à Lormont, Guîtres et Créon. Ma fin de carrière a été poussive. Je l’ai payé cher.

Applaudissements

Parent : c’est difficile de parler après ce monsieur. La pétition, je trouve ça bien mais je ne veux pas que ça joue sur le déplacement des gens au rectorat. Hier j’étais à la réunion avec M. Fachan. On a discuté. Quelle légitimité accorde t-il aux revendications des professeurs. Il a dit qu’il comprenait le malaise des professeurs mais que c’était une construction artificielle. Ils essaient de nous diviser. Restez solidaires ! Je pense que ce mouvement peut aboutir. Ne laissez pas tomber, allez au rectorat.

Applaudissements

Un prof : : que les parents aillent au rectorat peut poser un problème. Il faut que la manifestation soit encadrée. Le plus simple est qu’une délégation parents et professeurs y aille.

Parent : Je pense qu’il faut inviter les médias, dire que les parents sont solidaires.

Un prof : C’est une question de sécurité.

Parent : la question que je veux poser, c’est qui peut aller au rectorat ? On fait un vote, on lève le doigt (il compte): une 100e de personnes seront présentes.

Un prof :: votre enthousiasme est compréhensible. Excusez-moi mais malgré tout, il faut comprendre que le recteur nous reçoit un samedi après- midi ce qui est exceptionnel. Est-ce qu’on ne peut pas envoyer simplement une délégation. Au niveau du Rectorat, ils peuvent dire, c’est une manifestation, ça peut mettre en péril la suite des évènements. Vous aurez les infos en temps utile, très rapidement.

Applaudissements.

Un prof on est en passe de toucher au bout.

Un prof  : je suis désolée mais je pense qu’on a été gentils, on a un moyen de pression énorme. Peut-être qu’on va y arriver mais on a cru plusieurs fois qu’on allait y arriver et ça n’a pas été le cas. Il faut être ferme. C’est mon avis. Il ne faut pas crier victoire trop tôt, allons au rectorat.

Un prof : vous êtes grands, vous êtes citoyens, agissez en tant que citoyens, faites ce que bon vous semble. Si vous décidez d’aller au rectorat, allez-y mais pensez que ça peut avoir un effet contre-productif. On a fait notre part du travail. Si on a déclenché ce mouvement, c’est grâce aux élèves de 3e. L’annulation des voyages a déclenché un mouvement très profond. Ce n’est pas la raison mais le déclencheur. Ils nous ont envoyé un signal.

Parent FCPE : il y a une décision collective à prendre. J’aimerais qu’au niveau de la FCPE, on vote et on décide ce que l’on fait. Qu’on prenne une décision collective. Allons-nous au rectorat ?

Parent : il y a peut-être une solution c’est y aller une demi-heure après pour éviter d’être présents quand les enseignants arrivent, c’est une idée.

Parents : Donnez l’adresse du rectorat, écrivez-la sur le paper board.

Un prof : merci pour vos propositions. On est en train d’appeler le rectorat pour les prévenir qu’il y aura peut-être un regroupement. Après, s’il est trop risqué d’être à 15 h devant le rectorat, on pourrait  se retrouver après, pourquoi pas, sur la place Pey Berland mais est-ce que c’est utile ?

Parent FCPE : une descente en masse va peut-être créer des problèmes. On peut proposer une délégation FCPE avec celle des enseignants.

Parent : attention, il ne faut pas que ce soit préjudiciable.

Un prof : vous êtes bien conscients que  nous recevoir en personne est un acte politique très important.

Parents : au sujet des voyages, les voyages n’ont pas été remboursés aux élèves ?

Un prof : avant le service comptabilité, je vais parler au nom de tous les professeurs de langue, elle nous a donné un oui pour les voyages. L’engagement des familles c’est toujours un chèque que l’on n’encaisse pas et une signature. Elle n’a pas voulu voter les voyages au CA. Les chèques sont au coffre à la gestion. Ils n’ont pas été encaissés. Ils sont dans le coffre du collège. On voulait que ce soit Mme la Principale qui les rende elle-même. On ne sait pas sous quelle modalité on va les rendre.

Parent : parce que j’ai entendu que Mme la Principale allait s’en servir pour acheter du matériel.

Profs : non !

Un personnel de gestion: les chèques sont au coffre, en sécurité, ils vous seront rendus.

Parent : cet après-midi sa majesté le recteur veut vous recevoir. Qu’est-ce que vous allez lui demander ? M Fachan, pouvez-vous nous dire que vous pouvez travailler avec lui ? Il va dans le sens de Mme la Principale.

Un prof : que les choses soient claires, on ne veut plus avoir à faire physiquement et professionnellement avec Mme la Principale

Applaudissements

Un prof : on est dans une phase de négociation. Si le recteur demande à nous voir, c’est qu’il a quelque chose à nous proposer. Il nous a envoyé des signes forts. Il a compris la situation. Son problème est actuellement juridique. Il y a des solutions qui existent dans d’autres académie (chargé de mission…)

Un prof : j’ai fait des recherches sur la toile : le 13 sept 2011 : le collège de Nanterre Evariste Gallois avait les mêmes griefs. Au bout de 7 jours de grève, le principal a été déplacé. Qu’on ne nous dise pas que ce n’est pas possible !

Parent : on va déplacer le problème ailleurs !

Un prof : oui mais ce n’est pas de notre responsabilité.

Parent : mon enfant a fait sa rentrée en 6e en 2008. Je me rappelle très très bien que lors de la rencontre pour accueillir soi-disant les parents de 6e, Mme la Principale avait eu une attitude humiliante envers les questions des parents. Nos questions n’étaient pas dignes d’être posées. Quand les enfants faisaient remonter les soucis sur la grippe, Mme la Principale a estimé qu’il ne fallait pas écouter les enfants. A chaque question posée, Mme la Principale avait une attitude humiliante. Elle n’avait qu’une envie, c’était fermer la salle. En tant que parent, on doit être derrière les profs. Il faut qu’on soit tous très très solidaires. M Stéphani est absent aujourd’hui. N’a-t-il pas d’avis ? Quelle est sa position ?

Profs : il est faisant fonction.

Parent : M Stéfani est toujours au portail, Mme la Principale on ne la voit jamais.

Un prof : on arrête les témoignages, on passe aux actions.

Un prof : la pétition est disponible en bas de l’escalier. On l’emmène au rectorat cet après- midi pour signifier que vous êtes derrière nous.

Un prof : j’ai un mot de 5 cinq lettres qui me brûle les lèvres : MERCI.
Sachez que quelle que soit l’issue de cette situation, il y a un avant janvier 2012 et un après janvier 2012. Les choses ne seront plus jamais pareilles.

Applaudissements

Un représentrant de la FCPE : pour la délégation, les discussions sont engagées mais je ne vous promets pas qu’on va y aller. Merci à tous pour votre mobilisation.

Applaudissements

Un représentant de la FCPE : apparemment des choses ne sont pas claires : pour l’instant c’est non. Gardez vos forces, vous en aurez besoin peut-être…

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L’organisation du brevet 2011

Pour l’organisation du brevet 2011, les enseignants étaient très inquiets car cette charge  incombe majoritairement au principal adjoint. Or, nous étions alors sans Principal Adjoint.

Ne pouvant être au four et au moulin, Mme La Principale a choisi d’assurer, chose exceptionnelle, tous les conseils de classe du troisième trimestre. Il restait à trouver des bonnes âmes consciencieuses pour assurer l’organisation du brevet.

Une des secrétaires, en plus des dossiers délicats d’orientation des 3ème  (pendant que l’autre gérait les dossiers d’admission en 6ème) et les enseignants affectés au secrétariat du brevet ont donc pallié à cette déficience de poste en ayant à cœur d’assurer des conditions d’examen normales.

Il est à préciser que Mme La Principale, le jour du brevet ne voulait pas passer dans les classes pour distribuer les sujets alors que cela doit être fait par un membre de la direction. Les enseignants et les secrétaires ont dons insisté pour qu’elle le fasse et elle s’en est exécutée.

Une fois les copies parvenues  au secrétariat du brevet géré par des enseignants qui ne surveillaient pas les salles d’examen, c’est encore une enseignante,  qui aidées par ses collègues a rempli les bordereaux d’envoi des copies. Lorsque ces documents ont été proposés à Mme Arsac pour signature, elle n’a absolument vérifié en aucune manière les nombres portés sur les bordereaux et a signé en aveugle.

Enfin, lorsqu’un membre du secrétariat du brevet lui a fait remarquer que c’est le chef de centre, c’est dire elle, qui devait acheminer les copies jusqu’au centre de correction, elle s’est indignée de la question et c’est donc un enseignant qui s’en est chargé.

Le brevet s’est heureusement bien passé mais au prix d’un stress et de l’épuisement de nombreuses personnes auxquelles certaines charges n’incombaient pas.

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Les chiffres du brevet

Depuis l’arrivée de Mme Arsac au collège de Créon, notre établissement a les meilleurs résultats du département mais comment est-ce possible !? Plus de 90% ! Alors que les autres établissements avoisinent les 85% ?

Mme Arsac  surveille de très près les indicateurs de l’établissement si chers à la hiérarchie et qui sont bons pour l’image de l’établissement  et sa prime : Taux de redoublement, taux de réussite au brevet, taux de passage en 2nde Générale, en 2nde techno, en apprentissage, % des CSP (catégories socioprofessionnelles).

Le contrôle continu
Il apporte aux candidats le maximum des points pour son brevet.
Depuis l’arrivée de Mme ARSAC, plusieurs professeurs ont été convoqués dans son bureau avec comme consigne de remonter les notes de leurs contrôles parfois avec intimidation.
Pour la 3ème de remotivation en 2011, le PP avait averti de la possibilité que certains élèves n’aient pas le brevet compte tenu de la faiblesse des résultats de certains.
Mme ARSAC a insisté et exigé de l’équipe de cette classe expérimentale, que tous aient leur brevet. La seule solution a été  de remonter les notes des contrôles pour que le contrôle continu leur soit favorable en plus de la remédiation qui était déjà appliquée aux compétences du socle.

Le brevet Blanc

Lorsque les résultats du brevet blanc sont mauvais, Mme Arsac demande à ce qu’ils ne soient pas comptabilisés dans le contrôle continu des élèves, et cela au mépris total du temps passé par les enseignants à préparer les sujets des épreuves et à corriger les copies.
Les résultats du brevet ont bien été comptabilisés, par conscience professionnelle des profs et au mépris des directives de Mme Arsac, qui bien évidemment n’a jamais rien vérifié.

La validation du socle commun

En janvier 2011, deux IPR sont venus nous former sur le socle commun. Chaque équipe pédagogique s’était donc engagée si cela n’était pas déjà le cas à travailler par compétences dans le but de valider pour chaque élève et après concertation le socle pour chaque élève.
En mai, Mme Arsac a validé sans aucune concertation toutes les compétences à tous les élèves du collège. Elle avait déjà affirmé au PP de la troisième de remotivation, pourtant pilote en termes de compétences et remédiations « De toutes les façons, si vous ne validez pas, c’est moi qui validerai à votre place !».
Il est à noter que la validation des 7 piliers de compétences est obligatoire pour obtenir le brevet. Il y avait donc un risque que les chiffres baissent si le socle devenait un obstacle.
Cette année, le socle commun a connu un rétropédalage spectaculaire et personne ne s’en préoccupe à Créon alors que c’est la loi !
Le B2I est au point mort et nous ne disposons d’aucun logiciel de gestion (Nous ne sommes plus inscrits à Gibii).

L’épreuve d’Histoire des arts

En 2011, la consigne de Mme Arsac aux enseignants du jury  dont font partie les professeurs principaux, était  de ne pas mettre moins de 16 /20 aux candidats. Avec un coefficient de 2 au brevet, les chiffres au brevet ne pouvaient être qu’améliorés ! Nous avons refusé d’en tenir compte !

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Sous la direction de Mme Arsac

Les bulletins et le conseil de classe
Depuis que Mme la Principale est arrivée à Créon, et à sa demande, tous les professeurs principaux de 3ème et des autres niveaux, préparent avant le conseil de classe les appréciations qui vont être proposées au conseil de classe avant d’être reportées sur le bulletin de chaque élève. Cela demande d’analyser toutes les appréciations des collègues et d’en faire une synthèse ce qui n’est pas toujours un exercice facile et surtout prend du temps si on veut le faire correctement.
Après validation par le conseil de classe, les professeurs principaux écrivent l’appréciation en bas du bulletin et signent P/O Mme Arsac  lorsqu’elle ne préside pas le conseil, c’est-à-dire très souvent. Le tampon de l’établissement y est ensuite adjoint. Cependant, le PP n’a pas à écrire l’appréciation générale en bas du bulletin (c’est au chef d’établissement que cela incombe).
Il est arrivé l’an passé que Mme Arsac change significativement l’appréciation portée sur le bulletin et approuvée par les professeurs sans en référer au professeur principal ou bien en le mettant devant le fait accompli. Certaines modifications d’appréciations ont fortement heurté certains parents avec lesquels il a fallu temporiser et renouer le dialogue.
Les conseils de classe sous Mme Arsac se déroulent en 30 minutes pour des classes d’une moyenne de 28 élèves. Calculez la moyenne du  temps passé pour traiter du cas de chacun !!!

Les dossiers d’orientation

Depuis l’arrivée de Mme Arsac, les PP de troisième remplissent des cadres réservés à l’avis du chef d’établissement et attribuent eux même les points correspondants en fonction des vœux d’orientation choisis par l’élève. Là encore, ce n’est pas de notre responsabilité.

L’organisation des stages en entreprise

Les PP de troisième gèrent en équipe mais seuls (sans aucun accompagnement de Mme Arsac) toute l’organisation des stages en entreprise obligatoire des 3ème   depuis les dates qui lui sont suggérées jusqu’à la gestion des conventions en passant par les consignes données aux élèves et aux autres enseignants correcteurs des stagiaires. Nous sommes livrés à nous-mêmes.

La constitution des classes en fin d’année scolaire

Comme chaque année, les professeurs de 3ème à Créon constituent les classes de 6ème, ceux de 4ème celles de 3ème et ainsi de suite, avec les consignes qui leurs sont données par le chef d’établissement. En fonction des options, il faut  répartir les élèves sur chaque classe. Cela devient très difficile sans consignes et lorsque les listes d’options arrêtées en conseil de classe sont été perdues ou sont incomplètes et qu’il faut que les professeurs se débrouillent seuls avec leurs propres listes, ce qui a été le cas en juin 2011.

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Les dysfonctionnements

Nous, enseignants au collège de Créon, avons conscience que de nombreux parents d’élèves du collège sont désorientés par notre action car ils ne sont pas informés des réalités du collège.

Nous souhaitons que les parents puissent trouver ici des éléments pour comprendre la situation au collège et le conflit entre les enseignants et l’administration.

Cela commence simplement par l’absence de Madame la Principale dans le quotidien des élèves, mais aussi lors d’instances plus importantes telles que les conseils de classe.

Il y a aussi des décisions de communication aux parents qui semblent arbitraires. Par exemple, lors de la dernière grève nationale du 15 décembre, très peu suivie au collège, sans concertation, l’administration a annoncé aux familles que la majorité des enseignants seraient grévistes.
Conclusion : 59 professeurs présents pour seulement 200 élèves et donc des heures de cours perdues !

Par ailleurs, des dysfonctionnements institutionnels sont relevés par les enseignants mais aussi par les parents d’élèves et l’Inspection d’Académie. Il s’agit en particulier du déroulement des CA  : des décisions budgétaires sont imposés par Mme La Principale alors qu’elles sont contestables et parfois nuisibles.
Par exemple, l’achat superflu d’écrans plasma pour l’affichage d’informations aux élèves et parallèlement le refus de participer au financement des voyages scolaires ou le refus d’achat de livres nécessaires au respect des programmes de français.

L’administration avance des chiffres qui sont censés démontrer la réussite du collège alors que dans la réalité, l’enseignement pour vos enfants se dégrade.

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04 janvier 2012

Grève

Un préavis de grève illimitée et reconductible a été déposé auprès de Mme La Principale par les enseignants le vendredi 16 décembre.

Le mardi 3 janvier ( soit 15 jours plus tard) aucun dispositif n’avait été mis en place pour informer les parents ou pour organiser l’accueil des élèves, ce qui relève pourtant de la responsabilité du chef d’établissement.

Les professeurs ont anticipé ce manque et, bien que grévistes, se sont occupés des élèves pendant les deux premières heures de la journée.

Nous comprenons vos inquiétudes et voulons vous donner des informations claires quant à notre mouvement.

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Avant la grève

Les enseignants du collège ne se sont pas  « subitement » mis en grève.

Il s’agit d’une ultime démarche pour rétablir les conditions propices à la réussite scolaire des élèves du collège.

Depuis la rentrée scolaire de septembre 2011, les représentants des enseignants ainsi que certains représentants des parents d’élèves ont tenté d’alerter par courrier l’Inspection et le Rectorat des dysfonctionnements qu’ils rencontraient.

A la suite de quoi, le jeudi 14 décembre, une délégation de parents et d’enseignants a été reçue par l’adjoint de l’ Inspecteur d’Académie afin d’expliquer plus en détails les différents problèmes qui nuisent à la bonne marche du collège. Le lendemain, l’Inspecteur de vie scolaire, M.Duprat, s’est déplacé au collège pour entendre les différentes parties en cause.

La situation n’évoluant pas malgré les 17 jours écoulés après le dernier entretien, il nous a semblé que la grève était notre dernier recours.

Par ailleurs, ce mouvement fait aussi suite à différentes actions menées par les parents d’élèves et les élèves.
En effet le mercredi 14 décembre, des parents s’étaient déjà rassemblés devant le collège pour manifester leur mécontentement.
Cela faisait suite aussi à la mobilisation d’un grand nombre d’élèves de troisième qui avaient fortement réagi à l’annonce d’une des décisions qui nous semble arbitraire de la part de Mme la Principale ( à savoir l’annulation des voyages scolaires). Ce mouvement des élèves de 3ème qui avait débuté le lundi 12 décembre avait déjà entraîné 3 jours non travaillés pour eux !

Pour rappel, visionnez le reportage réalisé par télé canal créonnais our relisez l’article du Sud-Ouest:

A partir du 12 juillet 2013, lisez nos articles sur le Collège François Mitterrand de Créon.

A suivre…

Marie, Jeanne, et Philippe.

P.S. : en attendant, retrouvez une partie de nos sources ici :

http://collegecreon.canalblog.com/