Archives de la catégorie ‘Le Collège La Bourgade de LA TRINITE (06)’

 

Tout notre soutien va à la famille de Nathalie FILIPPI.
 

Marie, Jeanne, et Philippe.
 

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Ci-dessous article du 6 juin 2013, Le Monde.

http://www.lemonde.fr/education/article/2013/06/06/malaise-et-enquete-a-nice-apres-le-suicide-d-une-enseignante-qui-se-disait-harcelee_3425340_1473685.html

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Malaise et enquête à Nice après le suicide d’une enseignante qui se disait « harcelée »

LE MONDE | 06.06.2013 à 11h33     Par Paul Barelli et Mattea Battaglia

Ce sont dix pages, au format A 4, qui racontent les derniers jours d’une enseignante. Le dernier mois en fait : le 2 avril, Nathalie Filippi, 44 ans, professeure d’espagnol en collège dans la banlieue de Nice, a commencé à consigner d’une écriture serrée, souvent raturée, les événements d’un quotidien devenu insupportable. Jeudi 9 mai, peu avant midi, elle a été découverte agonisante, dans son appartement de Saint-Laurent-du-Var (Alpes-Maritimes) ; elle avait absorbé, la nuit précédente, un produit ménager hautement toxique. Nathalie Filippi est morte vers 14 heures, dans l’ambulance qui la conduisait à l’hôpital.

 

Depuis, François Filippi, 70 ans, lit et relit les quelques pages du « carnet » que sa fille a laissé. « Le brouillon d’un rapport que son syndicat lui avait conseillé de rédiger », explique-t-il. Il lui aura fallu un mois pour décider, avec Serge Baillod, le compagnon de Nathalie, de se pourvoir en justice : jeudi 6 juin, leur avocat, Marc Concas, devait se constituer partie civile en leur nom et déposer plainte contre X pour « non-assistance à personne en danger », « provocation au suicide » et « harcèlement moral ». S’il semble difficile d’établir les causes exactes du suicide, M. Filippi veut voir dans le « carnet » l’explication du geste désespéré de sa fille.

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« Mardi 2 avril 2013. 13 heures. J’accueille mes élèves en classe », a-t-elle écrit sur la première page. « Quatre élèves me demandent de leur faire un mot. Je leur dis de s’asseoir et que l’on verra après (…). Un des (…) élèves s’énerve et quitte la salle. » Un collègue fait alors irruption, indiquant qu’un élève est venu lui dire qu’elle n’allait pas bien. « Sur ce, l’adjoint au principal entre dans la classe et lance : « Mme Filippi, vous ne vous sentez pas bien, il faut vous arrêter de suite ». Moi : « Je vais très bien (…)« . Lui, se tournant vers la classe : « Vous rangez vos affaires et vous me suivez en permanence ». Je me retrouve seule dans la classe (…). »

« ILS ONT AJOUTÉ QUE J’ÉTAIS MALADE »

Un peu plus loin : « Jeudi 4 avril. (…) Pendant le cours, un élève assis au fond de la classe s’amusait avec l’interrupteur. (…) Puis, lorsque j’étais en train d’écrire au tableau, il en a profité pour jeter une chaise par la fenêtre. J’ai entendu un bruit, mais je ne me suis pas douté de l’incident (…)« . A 13 heures, convocation dans le bureau du principal. « Je n’ai pas dit un mot », écrit-elle ; « tantôt le principal, tantôt l’adjoint ont dit que j’étais une incapable et une incompétente. Ils ont ajouté que j’étais malade, et ont insisté pour que je prenne un congé. (…) Au bout d’un moment, n’y tenant plus, je me suis levée et j’ai éclaté en sanglots dans le couloir. »

Le lendemain, elle prend l’initiative d’un nouveau tête-à-tête avec le principal. « Je lui ai expliqué que malgré quelques problèmes de discipline j’aimais mon métier (…). Il m’a écouté gentiment, et : « Je ne vais pas pratiquer la langue de bois et je vais vous dire que vous êtes dangereuse ». Moi : « Dangereuse ? ! ». « Oui, pour les élèves. Sous la colère, vous pourriez avoir un mauvais geste ».

Le dernier épisode est daté du lundi 15 avril, début des vacances de Pâques. « J’ai reçu un appel de l’adjoint me disant qu’une convocation était partie de l’établissement le 12 avril pour que je me rende chez le médecin du rectorat le 24 avril, note-t-elle. Il m’a conseillé de réunir tous les documents prouvant que j’avais droit au Zomig » – un médicament contre les migraines dont elle souffrait depuis un accident de la route, à 16 ans.

ENQUÊTE PRÉLIMINAIRE EN COURS

De ce rendez-vous avec la médecine du travail, reporté après les vacances, « rien de particulier » n’est ressorti, reconnaît-on à la direction académique des Alpes-Maritimes : l’enseignante a été déclarée « apte à poursuivre sa mission d’enseignement », quelques jours seulement avant de se tuer.

Ses « notes » se terminent par trois pages non datées, où elle se dit « décrédibilisée », « morigénée », « accablée ». « Nathalie se disait harcelée », affirme son père. Impossible de confronter son témoignage avec celui de collègues ou de l’équipe de direction : les deux collèges où elle intervenait comme enseignante vacataire – autrement dit, non titulaire –, celui de La Trinité (12 heures par semaine) et celui de Tourrette-Levens (2 heures), ne nous ont pas ouvert leurs portes. « Une enquête préliminaire est en cours », justifie Philippe Jourdan, le directeur des services départementaux de l’éducation nationale.

Les investigations, diligentées par le parquet de Grasse sur la base du « carnet », doivent vérifier si Nathalie Filippi rencontrait aussi des difficultés à Tourrette-Levens. Un complément d’enquête sur son « comportement » et sur son « environnement » professionnels a été demandé. « On ne peut exclure qu’il y ait eu des défaillances de la part de l’éducation nationale, mais nous en sommes réduits aux hypothèses », explique le procureur, Jean-Michel Cailliau, qui évoque une « conjonction de tensions » auxquelles elle n’aurait pas pu faire face.

« DIFFICULTÉS DANS LA GESTION DE SES CLASSES »

« C’était une enseignante très impliquée, répète son père. Elle nous racontait ses difficultés avec certains gamins, mais aussi sa joie d’enseigner. Je ne l’ai jamais sentie à bout, sauf quand trois jours avant sa mort, elle nous a dit qu’elle allait être inspectée… » Aucune inspection n’était prévue, assure M. Jourdan, mais « un accompagnement pédagogique allait être mis en place, car elle rencontrait manifestement des difficultés dans la gestion de ses classes ».

Des difficultés isolées ? « Des collègues de Nathalie nous avaient déjà contactés dans l’année, pour faire état de tensions à La Trinité », confie Richard Ghis, du syndicat SNES-FSU ; « des tensions liées aussi à la mise en œuvre de réformes, aux relations avec la hiérarchie… ».

Sans être classé « ZEP », le collège de La Trinité, proche de la cité sensible de l’Ariane, n’est pas réputé facile. « Les faits de violence n’augmentent pas mais il y a des incidents, à l’intérieur ou à l’extérieur de l’établissement », confie un policier niçois qui connaît bien le secteur. « Mais les enseignants ne se confient pas volontiers. »

 » OMERTA SCOLAIRE « 

Leur silence ne surprend guère Serge Baillod, le compagnon de Nathalie : « L’omerta scolaire concerne tous les échelons, et même quand on est confronté au pire, le mot d’ordre est de se taire ! » Très peu d’enseignants ont réagi publiquement après le suicide ; mais sur la Toile, la parole se libère : les internautes ont témoigné de leur émotion, certains rappelant la nécessité de « faire bloc entre enseignants ».

Les tabous tombent, progressivement. Selon l’enquête de « victimation » dans le second degré dévoilée en février, le harcèlement n’est pas un épiphénomène. Il a concerné, à un moment ou à un autre de leur carrière, plus d’un répondant sur cinq. Un tiers estime que l’équipe des adultes n’est pas solidaire.

Nathalie Filippi souffrait-elle dans sa vie privée ? « L’enquête, pour l’heure, n’a pas mis en exergue de problèmes psychiatriques chez cette enseignante », assure Jean-Michel Cailliau, qui vient d’être nommé à la Cour de cassation. La famille projette de créer une association d’aide aux enseignants à la mémoire de Nathalie.

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mulholland 07/06/2013 – 19h01

Secteur public= enfer; secteur privé= paradis.

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Jean Naimard 07/06/2013 – 19h42

Si l’équation était si simple…

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Matamore 07/06/2013 – 15h31

Ne connaissant les faits que par cet article, je me garderai bien de me prononcer sur le fond. Mais ayant moi-même subi une année en enfer de harcèlement moral de la part d’une supérieur hiérarchique dans la fonction publique, j’ai désormais mon tarif : au premier « incident » de ce type, c’est 2 semaines d’arrêt de travail, au second 3 semaines, etc. Je ne laisserai plus jamais personne me traiter comme un chien, me hurler dessus (en public et en privé), m’insulter (« pauvre con », « sexiste »), etc.

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Matamore 07/06/2013 – 16h21

Le délit n’étant pas encore prescrit, j’hésite encore à aller porter plainte au commissariat, juste histoire de perturber un peu cette harceleuse. Je n’ai pas les moyens de lutter contre l’administration, de payer un avocat, d’aller au TA ou quoi que ce soit, mais je me tâte encore sur une simple plainte au pénal avec déposition circonstanciée. En tout cas, je peux vous dire que le ministère de l’Education nationale, à ce niveau, c’est un zéro pointé, en tout cas dans l’académie où j’étais.

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allonsdonc 07/06/2013 – 18h03

et vous êtes capable d’entendre ce qu’ils vous reprochent ou cous êtes au-dessus de tout ça ?

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Matamore 07/06/2013 – 20h10

@allonsdonc. Je ne suis plus dans ce service, d’où je me suis tiré au bout d’un an seulement (ouf !) mais le délit n’est pas encore tout à fait prescrit. Eh non, je n’étais pas du tout « au-dessus de tout ça ». Quand on vous traite de « sexiste » à 7 h du matin alors que vous revenez d’une opération avec anesthésie générale sous prétexte que vous êtes le seul mec du service et alors que vous n’avez jamais eu la moindre attitude sexiste, pour moi c’est une injure. Alors « pauvre con » et les hurlements

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Matamore 07/06/2013 – 20h12

@Allonsdonc. Il faut savoir que dans tous mes jobs étudiants j’avais toujours donné pleine satisfaction et que mes supérieurs hiérarchiques dans mon nouveau service m’ont décrit (par écrit) dans des termes totalement contraires à ceux que la délinquante a consigné dans mon entretien professionnel destiné à me « couler ». Elle s’est vengée pathétiquement car je lui avais tenu tête et j’ai été le seul dans ce cas avec une de mes secrétaires qui est partie en dépression au bout de 3 mois.

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Matamore 07/06/2013 – 20h17

Cette délinquante terrorisait tout son service, composé exclusivement de femmes (excepté moi).Elle a réussi en une année à envoyer une de mes secrétaires au tapis au bout de 3 mois, à faire démissionner un contractuel extérieur au service (un homme pour le coup!) sur qui elle hurlait en permanence.Elle lançait injures et parlait d’une manière extrêmement vulgaire avec tout le personnel.Ses compétences techniques sont OK,mais cette personne n’est pas en mesure de gérer des subordonnés voilà tout.

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Mathieu Kessler 09/06/2013 – 23h18

Si vous souhaitez porter plainte, vous avez tout intérêt à le faire collectivement, sinon cela risque d’être plus compliqué, mais cela vaudrait le coup de consulter un avocat.

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Mathieu Kessler 10/06/2013 – 11h49

Si vous ne disposez pas de preuves écrites (mails, courriers démontrant des agressions à votre encontre) ou des enregistrements et des témoignages de tiers, ce sera votre parole contre la sienne. Le juge risque de vous renvoyer dos-à-dos, en constatant votre mésentente avec des torts partagés. En cas de harcèlement, il faut des preuves matérielles concordantes et des témoignages dignes de foi, la parole des victimes ne suffit pas. Le harcèlement implique une répétition des humiliations.

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Mumuche 07/06/2013 – 15h09

… autorité dans des conditions qui permettent ce pour pour quoi ils exercent leur métier : enseigner, véritablement ! Pour cela, il faudrait a minima que les gamins soient plus facilement expulsés des cours, ou peut-être d’autres solutions auxquelles je ne pense pas… Il va bien falloir répondre à la question : comment enseigner avec un insolent qui allume et éteint l’interrupteur en permanence ?

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thrasibule 08/06/2013 – 09h55

A cette proposition d’expulsion de cours, tous les établissement où je suis passé répondent par le règlement : « en dernière instance et si, et seulement si, la sécurité est menacée ». Donc impunité. dans le lycée de province où j’enseigne désormais, après 20 ans dans le 93, le je m’en-foutisme des élèves est ahurissant, leur mépris des enseignants inimaginable dans les milieux immigrés. On va vers un refus général du savoir, surtout dans les lycées techniques et pro.

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Mumuche 07/06/2013 – 15h05

Le souci est connu des profs : la conjonction d’élèves qui n’en ont rien à foutre (« balancer des chaises par la fenêtre ») et chahutent en toute impunité, des parents qui ne remettent jamais en cause leurs rejetons et une hiérarchie qui cherche à étouffer, ne soutient pas ses profs. Un cocktail explosif qui lamine les plus faibles. Un jour, quand les drames s’accumuleront, il faudra bien trancher, par exemple en donnant un peu de marges de manœuvre aux profs pour qu’ils puissent exercer leur…

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Vellave 10/06/2013 – 11h26

@Mumuche : Nous sommes en France ici. Tout ce qui n’a pas l’apparence de note ou de carnet n’est pas ni note ni carnet, un peu à la manière de Magritte. Dans le mythe français, le formalisme a beaucoup d’importance, un peu comme les conséquences de l’orthographe sur la crédibilité d’un écrit et lorsqu’il n’est pas accompli, la force de la preuve ou de la vérité que le document contient en est nécessairement amoindrie.

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Hugo Serriet 07/06/2013 – 07h33

Pourquoi ces guillemets autour de « notes », « carnet » ? Ce sont bien ses notes, son carnet. Pourquoi prendre ce ton suspicieux et condescendant ? 10 pages de notes manuscrites d’une enseignante ne mériteraient pas ce qualificatif, selon l’auteur de l’article ? Il s’agirait alors de quoi ? D’un ramassis de bêtises ? D’un torchon misérable ? Au nom de quoi l’auteur se permet-il de dévaluer ce texte ? Un peu de respect, un peu de mesure, s’il vous plaît.

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jboss 07/06/2013 – 09h06

D’après Nice Matin cette enseignante avec indiqué de son vivant qu’elle ne souhaitait pas que ses carnets soient publiés. Le chagrin permet manifestement de passer outre les volontés d’un défunt.

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nice pas très joli 06/06/2013 – 22h00

Il semblerait que la direction de l’établissement de La Trinité ne soutenait pas du tout cette prof, alors qu’à Tourrettes tout se passait plutôt bien, en sachant que les 2 établissements ne récoltent pas la crème du coin (La Trinité étant un des pires quartiers de Nice…) Quant au soupçon indigne sur sa compétence parce qu’elle n’était pas titulaire, il n’a aucun fondement, on peut venir à l’enseignement après une autre carrière et il faut du temps pour préparer le concours en travaillant.

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à satiété 06/06/2013 – 16h37

En tant que parent nous sommes souvent confrontés à des professeurs dépassés et les faire sanctionner est quasiment impossible. Quand on va voir un proviseur pour se plaindre il nous dit « je suis comme à l’armée, j’ai 5% d’incapables ». Evidemment cela ne prouve pas que cette dame était dépassée mais le fait qu’elle se soit suicidée ne prouve pas le contraire non plus. Quand à 44 ans on est toujours pas titulaire c’est qu’il y a une raison…

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Bébert 06/06/2013 – 18h52

Vous avez cent fois raison. Un prof, c’est si peu de chose, vacataire, de surcroit…

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alain mangold 06/06/2013 – 18h58

Eh oui que faire quand des enseignants sont incapables, psychologiquement instables ou des rois fainéants ? Dans la pratique pas grand chose et les dégâts seront considérables auprès des jeunes, ainsi peut-être 5% des professeurs démolissent le travail engagé de la grande majorité de leurs collègues. Mais cela intéresse qui à l’EN ? Dans les syndicats encore moins de monde; le plus important étant la préservation des privilèges de la gent enseignante.

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Un prof 06/06/2013 – 20h24

J’allais justement poster « qu’en pense Alain Mangold ? ». Il me précède et je n’en suis pas déçu. On parle d’une personne harcelée au boulot conjointement par les élèves et sa hiérarchie avec la complicité silencieuse de ses collègues – au passage, un milieu bien moins corporatiste que ne semble le croire le cher Alain, le monde enseignant – . On parle donc harcèlement et hop, on rebondit aussi sec sur les « syndicats », les « privilèges », les « incapables » etc… Ah, cher Alain, éternel Alain….

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à satiété 06/06/2013 – 21h56

@bébert, je n’ai rien fait à cette dame et pour moi un travail ne vaut certainement pas la peine qu’on se suicide.

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Mathieu Kessler 06/06/2013 – 22h33

Quel que soit le niveau de compétence ou d’incompétence d’un travailleur, on n’a pas le droit de l’humilier publiquement sur son lieu de travail. Renvoyer un employé en public est un acte de violence aux conséquences potentiellement tragiques. Si cette personne était vacataire, il y avait d’autres moyens de ne pas renouveler son contrat, sans chercher à l’exclure dans des conditions dramatiques, comme pour faire un exemple.

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Bébert 06/06/2013 – 22h56

@à saciété. Encore heureux que vous ne lui ayez rien fait. Et puis, rassurez-vous, désormais votre commentaire au combien méprisant ne risque pas de la tuer une deuxième fois. Vivement que les parents d’élève puissent aussi harceler les enseignants. Cela ira plus vite…

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gl 06/06/2013 – 23h26

Incapable, incompétent, le jour où cela vous arrivera, j’espère que vous réagirez bien. Cordialement

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jcb 07/06/2013 – 05h49

Cette façon de trancher par formules générales simplificatrices en ignorant la complexité des situations et la diversité des cas particuliers est indigne . Pourquoi ne pas dire aux chômeurs de plus de quarante ans que s ils sont au chômage , c est qu il y un problème, n est ce pas ?

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Issa Nissa 07/06/2013 – 09h15

La thèse de l’administration qui l’aurait prise en grippe ne tient pas et puis même si c’était le cas elle n’avait qu’à demander une mutation. On est manifestement face à une prof fragile qui se voit remise en cause. Les établissements sont remplis d’enseignants dans cette situation, qui font ce métier car ils ne peuvent rien faire d’autre et vont au travail la peur au ventre. Quand on est prof d’espagnol que peut-on faire d’autre ? La nasse s’est refermée sur cette dame.

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Mathieu Kessler 07/06/2013 – 11h43

@Issa Nissa, si la fragilité d’une personne est connue, ne doit-on pas la prendre avec des pincettes plutôt que l’humilier ? Le point juridique se situe là. Il ne faut pas tout mélanger. Le niveau de compétence des collègues relève de la gestion des affectations en fonction des emplois disponibles, c’est la loi de l’offre et de la demande. On était bien content de la recruter sur le coin d’une table pour dépanner ces deux établissements, il aurait fallu l’évincer avec un minimum de respect.

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Un prof 07/06/2013 – 19h41

Les raisons pour lesquelles on devient enseignant sont tout aussi nombreuses que celles pour lesquels on devient comptable, médecin, pompier ou que sais-je ? La passion, l’intérêt, le hasard, un parcours de vie, etc… Quel mépris d’insinuer qu’enseignant serait le dernier métier refuge de tous les ratés qui « ne peuvent rien faire d’autre ». Et vous faites quoi dans la vie Issa Nissa ? Êtes-vous si « recyclable » que cela ?

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? 06/06/2013 – 14h28

Dans ces situations là où sont les syndicalistes ? On dira qu’elle avait des problèmes personnels

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jboss 06/06/2013 – 16h38

Les syndicalistes font tout pour marcher main dans la main avec l’administration et ne pas faire de mauvaise pub à leur établissement.

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theodoric 06/06/2013 – 14h07

Mais ou sont les représentants des personnels au CA du collège? Il parait impensable que cette collègue se soit rendue seule dans le bureau de la hiérarchie, d’autant que nous le savons, devant les tensions que créent les classes difficiles entre collègues, les divisions souhaitées et instrumentalisées, il ne faut jamais être seul face à l’administration.

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Mathieu Kessler 06/06/2013 – 16h20

Dans ce type d’établissement où les tensions avec les élèves s’accumulent les professeurs devraient avoir le droit à des formations ad hoc. Il y a un travail à réaliser en amont. L’employeur ne se donne pas les moyens de prévenir le stress et les conflits, parce que le modèle prépondérant est que les professeurs sont là pour instruire, pas pour éduquer. Et si un professeur n’y arrive pas, il est isolé. Le dispositif de prise en charge individuel est stigmatisant et ne reflète pas les besoins col

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Mathieu Kessler 06/06/2013 – 13h54

Exclure un professeur de sa classe revient à poser un acte violent. Il s’agit d’une humiliation publique envers une personne détentrice d’une autorité, il est difficile de se projeter dans un retour devant ses élèves dans ces conditions… d’où un possible passage à l’acte suicidaire. Une telle décision ne devrait être motivée que par la mise en danger imminente des élèves, sous la forme d’un « droit de retrait » à l’envers, visant à les protéger d’enseignants manifestement violents et agressifs.

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Ci-dessus article du 6 juin 2013, Le Monde.

http://www.lemonde.fr/education/article/2013/06/06/malaise-et-enquete-a-nice-apres-le-suicide-d-une-enseignante-qui-se-disait-harcelee_3425340_1473685.html

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Dès demain notre premier article sur le Collège La Bourgade de La Trinité.

A suivre…

Marie, Jeanne, et Philippe.

P.S. : en attendant, retrouvez une partie de nos sources ici :

http://www.lemonde.fr/education/article/2013/06/06/malaise-et-enquete-a-nice-apres-le-suicide-d-une-enseignante-qui-se-disait-harcelee_3425340_1473685.html