Archives de la catégorie ‘Le Lycée Jules Mousseron de DENAIN (59)’

En 2014 le Lycée Jules Mousseron de Denain a été l’objet d’une affaire qui est passée presque inaperçue, mais qui reste tout à fait troublante. Les spécialistes et les professionnels du Droit parlent d’ « erreur d’appréciation » lorsqu’un jugement ne semble pas vraiment vraiment convaincant, façon Outreau-à-la-sauce-Burgaud. Aucune solidarité du corps enseignant envers l’ancien attaché d’intendance du lycée. Il s’est donc retrouvé muselé, broyé et a été détruit. Aussi bien par l’action du pôle juridique du Rectorat de Lille, dirigé par la très bienveillante Sandrine WILLOT (un nom à retenir… cette brave fonctionnaire semble s’être personnellement beaucoup impliquée dans quelques dossiers qui pourraient bien avoir leur place sur notre blog, et au-delà…). Que par la Justice telle que le Tribunal Correctionnel de Valenciennes la rend.

Voir nos précédents billets ici : https://omertaaurectorat.wordpress.com/category/eee-liste-de-quelques-etablissements-scolaires-ou-il-fait-bon-vivre-et-parfois-mourir/le-lycee-jules-mousseron-de-denain-59/

Plus grand chose à faire pour aider cet homme…

« Il s’était plaint du présumé harcèlement moral que sa direction exercerait contre lui depuis des années. » rapporte le journaliste de la Voix du Nord. Mais combien de juges sont un peu au fait des techniques de Harcèlement Moral Hiérarchique mises en oeuvre dans l’Education Nationale ?

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Le plus terrible est que déjà, en 2006, ce Lycée avait déjà été le théâtre de pratiques écoeurantes. « Un climat de harcèlement entretenu par l’administration du lycée », du mépris exacerbé, de l’autoritarisme, de l’arbitraire… 

Que s’est-il passé entre temps, pour que la solidarité entre agents soit annihilée ? La solidarité est dans l’Education Nationale le seul rempart, le seul garde-fou contre le Harcèlement Moral Hiérarchique. Puisse-t-elle rapidement se reconstruire dans ce lycée où il ne fait pas vraiment bon vivre…

Marie, Jeanne, et Philippe.

 

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Ci-dessous article 881 du 4 janvier 2006 et article de La Voix du Nord, site du SNES de Lille (avant sa prise en mains par Karine BOULONNE, pour qui – tout comme pour Sandrine WILLOT – le harcèlement hiérarchique, ça n’existe pas, allons… ).

http://www.lille.snes.edu/spip.php?article881

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Les personnels du lycée Mousseron de Denain en grève
mercredi 4 janvier 2006
Snes Lille,

Communiqué de presse : Les personnels toujours mobilisés

Les personnels agents et enseignants des lycées Mousseron et Jurénil étaient à nouveau en grève ce mercredi.

Les personnels avaient obtenu que les notes des agents et les appréciations négatives portées sur leur grille de notation administrative soient révisées par le chef d’établissement. Certains agents jugés « incompétents » lundi s’investissent désormais avec « rigueur et efficacité » et toutes les notes ont été portées à la note maximale de + 5. Cependant, les personnels maintiennent leur mouvement pour que ces propositions de modifications soient effectivement prises en compte et se substituent aux notations initiales.

Au-delà de cette question, c’est bien un ras-le-bol général qui s’exprime dans ce mouvement de grève. Les personnels dénoncent le climat délétère qui règne dans l’établissement depuis l’arrivée du proviseur à la rentrée 2003. Reçus à plusieurs reprises par les inspecteurs d’académie, par le directeur des ressources humaines du Rectorat, par la Secrétaire Générale, les personnels ont le sentiment que le Rectorat laisse se dégrader la situation en refusant de prendre la mesure des problèmes et de la souffrance des personnels. Les griefs des personnels sont en effet nombreux : secrétariat relégué depuis quelques mois dans un local insalubre, absence totale de dialogue, autoritarisme, refus par l’administration de réunir les instances du lycée (CHS, commissions permanentes), mesures vexatoires à l’encontre de plusieurs personnels, etc.

Les personnels en appellent aujourd’hui directement à Madame le Recteur d’académie pour rétablir une situation normale au sein de la cité scolaire.


Article publié dans la Voix du Nord : Le personnel du lycée Mousseron en grève contre l’autoritarisme

Plus de 90% des personnels des lycées Mousseron et Jurénil, enseignants et agents, étaient en grève hier. La plupart des cours, le service de restauration et d’entretien ainsi que les secrétariats n’ont pas été assurés.

Tous les personnels se sont mobilisés contre ce qu’ils appellent « un climat de harcèlement entretenu par l’administration du lycée » et « l’arbitraire des notations administratives remises la veille des vacances aux agents de la cité scolaire ». Les personnels contestent les nombreuses notes négatives et les appréciations qui mettent en jeu, selon eux, « leurs carrières et les bafouent avec un mépris sans bornes ». Une douzaine d’agents (agent d’entretien, ouvrier professionnel électricien, revêtement et finition, secrétaire, concierge, cuisinier, infirmière et intendance) ayant, en moyenne, 15 à 20 d’ancienneté ont reçu des notes négatives. Un ouvrier professionnel présent depuis dix ans au lycée s’est vu signifier qu’il devait travailler davantage compte tenu du fait qu’il bénéficie un logement de fonction. Un cuisinier qui a reçu la note de 19,5 sur 20 en 2004 a été noté moins 5 cette année. Quant à la concierge du lycée, l’appréciation inscrite sur son dossier lui indiquait qu’elle avait « un sens étriqué de sa fonction, de la responsabilité qui est la sienne à ce poste stratégique ».

Alerté pendant les vacances, le rectorat a reçu une délégation du lycée à Lille le 28décembre. Hier, sous la pression des grévistes, le proviseur, Maurice Bouzereau, s’est engagé à revenir sur l’ensemble des notes et des appréciations pour chacun des agents incriminés. Finalement, 100% des notes sont donc passées de -5 à +5. Pour le personnel gréviste « tout ceci ressemble à une farce ». Ils ont demandé au Directeur des ressources humaines de l’académie de Lille d’harmoniser les notes avant les commissions paritaires et à être reçu par le recteur de l’académie, Nicole Bensoussan. N’ayant obtenu aucune réponse, la grève est reconduite aujourd’hui.

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Ci-dessous article 881 du 4 janvier 2006 et article de La Voix du Nord, site du SNES de Lille (avant sa prise en mains par Karine BOULONNE, pour qui – tout comme pour Sandrine WILLOT – le harcèlement hiérarchique, ça n’existe pas, allons… ).

http://www.lille.snes.edu/spip.php?article881

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Le meilleur moyen d’étouffer une affaire de Harcèlement Moral Hiérarchique, c’est d’aller jusqu’au bout du processus, et de détruire totalement sa victime.

Est-ce ce qui s’est passé au Lycée Jules Mousseron de Denain ? Si c’était le cas, alors, on pourrait dire : félicitations ! Ce serait du beau travail. Naturellement, il ne s’agit pas du tout, mais pas du tout de cela… Le Harcèlement Moral Hiérarchique n’existe PAS, pas plus dans ce lycée que dans d’autres établissements scolaires…

Jeanne, Marie, et Philippe.

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Ci-dessous article du  29 août 2013, La Voix du Nord.

http://www.lavoixdunord.fr/region/le-forcene-du-lycee-mousseron-de-denain-juge-le-25-septembre-ia15b36964n2349111

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Le forcené du lycée Mousseron de Denain jugé le 25 septembre

Publié le 29/08/2014

La Voix du Nord

Début juin cet intendant du lycée Jules-Mousseron, âgé de 41 ans, avait été condamné pour dénonciation calomnieuse à l’encontre du proviseur. Il avait en effet porté plainte contre ce dernier pour des violences, estimant avoir été brutalisé pour le faire sortir de son logement de fonction dans l’enceinte du lycée.

L’homme avait fait appel de sa condamnation et… avait déposé une requête en suspicion légitime à l’encontre de la présidente Hélènes Judes, mettant en cause son impartialité et estimant ses droits à la défense « violés ».

Et puis, mercredi…

Avant cela, il s’était également plaint du présumé harcèlement moral que sa direction exercerait contre lui depuis des années.

L’affaire a pris une tout autre tournure ce mercredi 27 août. Comme nous l’indiquions dans nos colonnes, à 8 h du matin et suite à un avis d’expulsion, les policiers se présentaient au lycée Mousseron pour l’y déloger, accompagnés d’un serrurier. Mais une fois la porte ouverte, les forces de l’ordre ont été aspergés d’essence et le RAID a dû intervenir pour maîtriser le quadragénaire.

Cocktails molotov

L’ancien intendant a été présenté en comparution immédiate jeudi mais a demandé un délai pour préparer sa défense. Il lui est reproché des violences sur les policiers et… la fabrication non autorisée d’engins explosifs ou incendiaires. En l’occurrence : des coktails Molotov ! Bien qu’ayant exercé son droit au silence pendant sa garde à vue, il a tout de même fourni quelques explications sur ce dernier point. S’il reconnaît qu’il y avait bien de l’essence chez lui, il assure que « les engins explosifs n’[y] étaient pas ». Et les photos prouvant le contraire ? Il n’était pas présent au moment où elles ont été prises… Interrogé sur l’usage qu’il comptait faire de l’essence donc, il répond que ça « sert aussi à se laver les mains »… Et à asperger les policiers, visiblement. Un haut gradé policier a vu son ITT fixée à cinq jours, puisqu’il a reçu du liquide dans l’oeil. Le parquet a dénoncé des «faits intolérables » et souligné la « dangerosité » du quadra pour requérir le maintien en détention en attendant son jugement. Le tribunal a choisi cette option et ordonné des expertises psychologique et psychiatrique.

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Ci-dessus article du  29 août 2013, La Voix du Nord.

http://www.lavoixdunord.fr/region/le-forcene-du-lycee-mousseron-de-denain-juge-le-25-septembre-ia15b36964n2349111

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Comment rendre un homme fou ? En lui répétant qu’il l’est. Et en le déstabilisant sans cesse. C’est une des techniques de base des manipulateurs, comme l’évoque Daniel ARNAUD dans son ouvrage à propos des chefs d’établissement harceleurs, pages 55 à 57, 105 et 106, 111 et 112 notamment (voir ici : https://omertaaurectorat.wordpress.com/2013/06/25/daniel-arnaud-2-le-harcelement-moral-dans-lenseignement-louvrage-de-reference-2/).

Un homme. Harcelé par sa hiérarchie. Et qui, légitimement, s’en plaint auprès de son administration.

Première couche : la brutalité de son chef. La violence du harcèlement. Le travail de sape pernicieux. Impossible de s’en tirer indemne. On sous-estime l’effet destructeur de ce fléau.

Deuxième couche : la réponse de l’administration. Un procès stalinien conseil de discipline dans lequel le Rectorat est à la fois juge et partie. Une mise à pied humiliante, dégradante, inhumaine. Deux ans sans salaire…

Troisième couche. La victime se débat comme elle peut et porte plainte contre son proviseur, pour un épisode postérieur. Et là, le procureur – qui ignore tout de ce qu’est le Harcèlement Moral Hiérarchique dans l’Education Nationale – lui assène qu’il est complètement zinzin, siphonné à bloc, foldinguo absolu. Et on le condamne à ce supplice ultime : verser une amende à son bourreau.

Isolé, mal entouré, mal conseillé – où était le SNES-FSU, ce syndicat qui s’enorgueillit d’être le plus gros syndicat enseignant du pays ?  –  le harcelé finit par craquer et la boucle est bouclée.

La boucle est bouclée, la messe est dite, la victime est définitivement décridibilisée. Elle est déséquilibrée, donc il n’y a jamais eu de harcèlement. Personne n’ira suggérer à un journaliste, ni à ses lecteurs, qu’après tout, il est fort probable que le trouble de cette victime soit une conséquence du harcèlement répété et de l’incompréhension de la Justice.

Et personne n’est responsable, ni de près, ni de loin, du pétage de plomb fatal de cet agent administratif.

Tout va bien. Et la morale est sauve.

Jeanne, Marie, et Philippe.

P. S. : ce n’est, bien sûr, absolument pas ce qu’il s’est passé au Lycée Jules Mousseron de Denain, dans lequel JAMAIS au grand JAMAIS on ne saurait soupçonner quiconque de harcèlement moral contre un subordonné, nous sommes bien d’accord. Un « forcené » ne saurait être une victime de harcèlement, allons… C’est juste un forcené qui est forcené de naissance, n’allons pas chercher plus loin.

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Ci-dessous article de Francis THUILLIEZ,  27 août 2014, La Voix du Nord.

http://www.lavoixdunord.fr/region/denain-le-forcene-retranche-dans-un-logement-de-ia15b36964n2344792#les-reactions

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Denain : le forcené retranché dans un logement de fonction du lycée Mousseron maîtrisé

Publié le 27/08/2014

FRANCIS THUILLIEZ

Le bâtiment qui abrite les logements de fonction du lycée Mousseron de Denain a été investi, ce mercredi matin, par l’antenne RAID du GIPN de Lille.

À 8 heures, les policiers locaux s’étaient présentés au domicile de Laurent B., 42 ans, ancien attaché d’intendance de l’établissement contre lequel avait été pris un arrêté d’expulsion. L’individu ne voulant pas ouvrir sa porte, un serrurier a alors forcé l’entrée. Mais lorsque l’huis s’est ouvert, les gardiens de la paix ont été aspergés d’essence.

Le RAID en renfort

Le bras de fer est monté d’un cran. Compte tenu de la situation, les policiers ont appelé à la rescousse l’antenne RAID du GIPN de Lille. D’autant que le forcené s’était retranché chez lui, après avoir aspergé son logement d’essence. Pompiers de Denain, importantes forces de police, agents d’EDF et élus locaux, rejoints ensuite par le sous-préfet et un vice-procureur du tribunal de Valenciennes, ont pris position autour du lycée.

Les hommes du RAID ont tenté en vain de raisonner le fonctionnaire. Mais ce dernier, que l’on voyait de temps à autre s’agiter derrière les fenêtres, est resté enferré dans ses convictions de victime. À 10 h 50, après les négociations, l’assaut a été donné. Le forcené a été maîtrisé sans heurts, puis placé en garde à vue. Dans l’après-midi, après ventilation des locaux imbibés d’essence, des déménageurs ont vidé le logement. Le contentieux est lourd entre l’employé et son autorité de tutelle.

Un homme procédurier

Ce célibataire, multipliant les procédures pour harcèlement contre le Rectorat, avait été sanctionné par l’Éducation nationale, qui avait prononcé une suspension de deux ans. Il devait donc rendre son logement de fonction. Le 17 octobre 2013, le proviseur de Mousseron était déjà venu lui demander de quitter son bureau. Cette démarche ne s’était pas bien passée et, dans la foulée, l’agent avait accusé son supérieur de « violences physiques ». En mai dernier, cette affaire avait été portée devant le tribunal correctionnel de Valenciennes. Se défendant seul, cet adepte de sites Internet juridiques avait alors été condamné pour « dénonciation calomnieuse ». Il devait payer 1 000 € d’amende et 500 € de dommages et intérêts. Dans ses réquisitoires, François Pérain, procureur de la République, estimait que l’agent « est tellement procédurier et en dehors du monde réel qu’il ne s’aperçoit même pas qu’il est dans un délire total ».

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Ci-dessus article de Francis THUILLIEZ,  27 août 2014, La Voix du Nord.

http://www.lavoixdunord.fr/region/denain-le-forcene-retranche-dans-un-logement-de-ia15b36964n2344792#les-reactions

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Nos deux précédents billets évoquent l’étonnante bienveillance de la Justice française à l’égard d’une catégorie favorisée de délinquants présumés-innocents-mais-qui-pourraient-bien-s’avérer-être-des-délinquants. Ceux qui, placés à la tête d’un collège ou d’un lycée, pratiquent pratiqueraient le harcèlement moral en toute impunité et avec l’accord de leur hiérarchie de tutelle, Rectorats et Ministère de l’Education Nationale.

Un jugement prononcé en juillet 2014 par le Tribunal de Valenciennes semble venir illustrer cet état de fait.

Qu’un modeste agent administratif, malmené par sa direction, se plaigne auprès du Rectorat de Lille de harcèlement hiérarchique, et l’administration le brise en le mettant à pied sans salaire, pendant deux ans, quitte à prendre le risque de provoquer un de ces beaux suicides dont les hauts fonctionnaires de ce Rectorat ont pris l’habitude.

Que fait la Justice ?

Va-t-elle rétablir l’agent dans ses droits ?

Non, elle préfère le condamner. Il n’aurait pas seulement – soit disant ! – « porté atteinte à l’honneur de l’établissement » en évoquant ce qu’il y subissait. Il aurait aussi été coupable, longtemps après avoir brisé l’Omerta, de « dénonciations calomnieuses » à l’encontre de son délicat proviseur.

Le fond de l’affaire – l’éventuel Harcèlement Moral Hiérarchique –  ni le président du Tribunal ni le procureur ne l’ont examiné ou simplement pris en compte : cela est évacué vers une autre Cour, la Cour d’Appel de Douai… qui, par essence, ne jugera pas non plus sur le fond, mais… sur la forme !

Autrement dit, aucun Tribunal ne se penchera sur le fond de cette affaire présumée de harcèlement. Bref, tout ce beau monde ferme les yeux. Et ne se concentre ici que sur un petit épisode annexe et postérieur au supposé Harcèlement Moral Hiérarchique, épisode secondaire abordé avec un prisme orientant curieusement les choses :

– établir un enregistrement d’un échange verbal et le retranscrire serait «délirant » – au prétexte que la victime ne maîtrise pas au mieux la langue française et que son expression peut se révéler maladroite ;

– s’intéresser au Droit serait malvenu : la partie est réservée aux professionnels, demandez-donc au juge Fabrice BURGAUD… ;

– des policiers estiment que les propos de l’agent sont «provocateurs » – les mêmes policiers qui n’ont pas cru bon de relever le moindre élément allant dans le sens de l’établissement du Harcèlement Moral Hiérarchique ;

– le témoignage des deux adjoints du proviseur, subordonnés de ce chef d’établissement, et totalement inféodés à son pouvoir hiérarchique ne seraient pas contraints ;

– la douleur, la souffrance, la rage de la victime – qui se retrouve ici accusée – est moquée, raillée, ridiculisée car pour le procureur « ce n’est pas l’affaire du siècle »… Le prévenu, sans ressources pendant deux ans, devra tout de même s’acquitter de 1500 € d’amendes et dédommagements… Les faits présumés de harcèlement ne sont même pas étudiés, ils passent à la trappe, mais l’amende, elle, n’est pas minorée ;

– l’accusé – en réalité la victime – évoluerait selon le procureur «en dehors du monde réel », «dans un délire total », et il doit « réaterrir (sic) sur le parquet du tribunal ». Encore un procureur qui s’arroge le statut d’expert psychiatre… Quand on mesure combien les procureurs nagent « en dehors de la réalité » en matière de Harcèlement Moral Hiérarchique, et avec quelle ardeur ils entretiennent le déni et l’Omerta sur le sujet On se demande si tout cela est bien sérieux…

La Justice est-elle passée ?  Nous nous posons beaucoup de questions sur ce jugement… Nous sommes très dubitatifs…. Nous sommes perplexes… Vraiment… Selon que vous serez puissant ou misérable…  

On notera comment la Justice, comme l’institution scolaire, emploie ici la ficelle de la psychiatrisation pour  museler une personne qui pourrait bien être – sous toute réserve – une victime du Harcèlement Moral Hiérarchique dans l’Education Nationale.

Demain, une autre Justice pour d’autres victimes ? C’est tout ce que nous espérons.

Marie, Jeanne, et Philippe.

************************************************************************************************* ************************************************************************************************* Ci-dessous article de Catherine BOUTEILLE, 3 juin 2014, La Voix du Nord. http://www.lavoixdunord.fr/region/denain-il-accuse-le-proviseur-de-violences-et-se-fait-ia15b36964n2181167 ************************************************************************************************* *************************************************************************************************

Denain: il accuse le proviseur de violences et se fait condamner pour dénonciation calomnieuse

Publié le 03/06/2014

PAR CATHERINE BOUTEILLE

Voilà une affaire peu banale à laquelle a été confronté le tribunal correctionnel de Valenciennes la semaine dernière. Un tribunal où l’on a rarement à faire à un prévenu aussi loquace que cet ancien attaché d’administration d’un lycée du Denaisis qui était poursuivi pour des faits de dénonciation calomnieuse.

L’automne dernier, lassé des procédures à répétition pour harcèlement que l’agent administratif intentait au rectorat et qui « portaient atteinte à l’honneur de l’établissement », le rectorat de Lille décide d’adopter une sanction contre l’employé : une exclusion pendant deux ans sans salaire. L’agent est avisé de cette sanction par un courrier en recommandé qu’il ne va pas chercher. Puis, le 17 octobre dernier, c’est le proviseur du lycée qui est lui-même chargé de demander à l’employé de quitter l’établissement. Mais l’échange, que le prévenu prendra grand soin d’enregistrer, prendra une tournure particulièrement animée. L’attaché d’administration ne voulant pas quitter son bureau, le ton monte entre lui et le proviseur, qui avait demandé à deux de ses adjoints de l’accompagner le temps de cette entrevue. L’échange sera si vif que l’ex-agent administratif accusera ensuite le proviseur de s’en être pris à lui physiquement.

« Un ton haut, mais pas de scène de bousculade »

Afin de faire la lumière sur cet échange qui aurait dégénéré, les services de police entendent les deux adjoints. Lesquels confirment que l’agent ne voulait pas quitter son bureau, et qu’aucune violence ou contact physique n’avait eu lieu, malgré « l’attitude provocante », en revanche, du prévenu. Sur l’enregistrement de la scène réalisé par le prévenu, « les policiers entendent le proviseur hausser le ton et que le prévenu tient des propos provocateurs, explique la présidente, Hélène Judes. Il y a un ton haut, mais pas de scène de bousculade ou de bruit de lutte ».

Pour autant, le prévenu n’en démordra pas plus lors des auditions que face à la barre : « Oui, j’ai été tiré violemment par le bras, affirme à plusieurs reprises l’ancien agent administratif. Je propose qu’on réécoute l’enregistrement pour savoir ! » Et de s’énerver contre la cour et de dénoncer « un viol du respect des droits de la défense », lorsque la présidente lui rétorquera que les enregistrements ont déjà été entendus et que la cour se basera donc sur les transcriptions réalisées par la police et… le prévenu lui-même.

« Un amateur de droit qui pense être éclairé »

Adepte des sites Internet juridiques, ce dernier se défendait par ses propres moyens. « Monsieur a pris beaucoup de temps pour voir s’il y avait des vices de procédures. Mais il dit n’importe quoi car c’est un amateur de droit qui pense être éclairé », a d’emblée rétorqué François Pérain, procureur de la république de Valenciennes. Avant de rebondir sur « la transcription complète délirante » de l’enregistrement qu’avait réalisée le prévenu à l’intention du tribunal. Et d’estimer que cet agent administratif « est tellement procédurier et en dehors du monde réel qu’il ne s’aperçoit même pas qu’il est dans un délire total, a tempêté le procureur. Il faut vraiment réatterrir sur le parquet du tribunal Monsieur ! » S’agissant non de « l’affaire du siècle », mais d’une dénonciation calomnieuse au préjudice du proviseur accusé par l’ex-agent administratif de violences le 17 octobre dernier, le ministère public requiert 2 000 € d’amende. Reconnu coupable, l’attaché d’administration, qui est encore en procédure contre le rectorat à la cour d’appel de Douai, a été condamné à payer 1 000 € d’amende et 500 € de dommages et intérêt au proviseur.

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