Archives de la catégorie ‘Le Lycée Pierre de Coubertin de BOLBEC (76).’

 

En septembre 2012, l’info avait fuité. Jean-Marie AUBERVILLE, proviseur du lycée Pierre de Coubertin de Bolbec, en Seine Maritime, aurait eu une tendance assez fâcheuse à malmener le personnel de l’établissement scolaire.  

Avril 2014, patatra ! Le médiateur dépêché par le rectorat a prouvé son inutilité et son inefficacité à aller dans un autre sens que de tout étouffer sans rien arranger. Même les lycéens réclament la tête du chefaillon !

Rudoyer les subalternes passe souvent comme une lettre à la poste, en milieu scolaire. Mais pas toujours.

Jeanne, Marie, et Philippe.

 

 

P.S. : pour ne froisser personne, et comme à notre habitude, rappelons que le proviseur de ce lycée est sans doute peut-être entièrement innocent de ce dont on l’accuse (peut-être… ou peut-être pas). Oui ma bonne dame ! Même que ça s’appelle la présomption d’innocence, parfaitement. Ce chef d’établissement est peut-être victime d’une simple succession de malentendus sans incidences. Ou la proie d’une cabale, d’un vaste complot, voire de mauvaises intentions de petits hommes verts venus du fin fond de l’espace… Ce n’est pas impossible. L’existence des soucoupes volantes est plus probable que celle du Harcèlement Moral Hiérarchique dans l’Education Nationale, à en croire le discours de l’institution scolaire. 😉

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Ci-dessous, article du 18 avril 2014, Paris Normandie.

http://www.paris-normandie.fr/detail_communes/articles/338358/ils-veulent-la-tete-du-proviseur-1#.U5bjUihfbuc

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Ils veulent la tête du proviseur

Publié le 18/04/2014 á 01H03

 

Ils veulent la tête du proviseur
Des lycéens en colère

« Auberville démission, Auberville démission ! » Hier matin, une centaine d’élèves des filières techniques du lycée Pierre-de-Coubertin ont défilé dans les rues de Bolbec pour dire tout le mal qu’ils pensaient de leur proviseur. Ils lui reprochent notamment de remettre en cause le travail des professeurs, envers lesquels ils se veulent solidaires. Depuis l’arrivée de Jean-Marie Auberville à la tête de l’établissement, il y a trois ans, le malaise entre la direction et le corps enseignant est de plus en plus palpable. Les professeurs ont d’ailleurs fait grève lundi dernier, un mouvement d’humeur que les élèves ont donc relayé hier matin, nécessitant un important déploiement des forces de police.

Les résultats du baccalauréat de juin dernier n’ont fait que renforcer le climat de crise. S’il fait partie des meilleurs établissements de l’académie pour les filières général et technologique, le lycée Coubertin n’a, en revanche, enregistré en 2013 que 45 % de réussite tous bacs professionnels confondus, dont un catastrophique 26,7 % pour la filière maintenance des équipements industriels. Une filière impactée par un arrêt longue maladie d’un enseignant, qui n’a pu être remplacé. Mais pour Jean-Marie Auberville, les élèves se trompent à la fois de cible, d’arguments et de période. « À un mois et demi de l’examen, ils se tirent une balle dans le pied, juge-t-il. Quarante-cinq pourcents de réussite pour les bacs pros, c’est vingt-deux points de moins que le résultat escompté et cela impose bien sûr une remise en question. Mais ce n’est pas l’absence d’un seul professeur qui peut tout expliquer. Le rectorat et moi-même avons tout fait pour le remplacer, mais aucun candidat ne s’est manifesté. En n’allant pas en cours, les élèves ne font qu’aggraver leur situation. Et ce n’est pas parce qu’ils ont quelque chose à revendiquer qu’ils doivent mal se comporter. J’ai eu écho qu’ils avaient renversé des poubelles. Ils ont terni l’image de leur mouvement, si tant est que cela en soit un, par des attitudes inqualifiables dont les riverains n’ont pas à être victimes. Mais si nous avions été à trois semaines des vacances avec un temps pluvieux, je pense que rien de tout cela ne serait arrivé… »

F. M.

 

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Ci-dessus, article du 18 avril 2014, Paris Normandie.

http://www.paris-normandie.fr/detail_communes/articles/338358/ils-veulent-la-tete-du-proviseur-1#.U5bjUihfbuc

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Le proviseur Jean-Marie AUBERVILLE serait allé trop loin. C’est en tout cas ce que les enseignants du Lycée Pierre de Coubertin de Bolbec ont voulu lui faire comprendre.

« Le rectorat suit l’affaire de très près et je sais que je peux compter sur un soutien franc et massif de sa part », déclare fièrement le chef AUBERVILLE. Mais l’argument n’a aucune portée. C’est bien ça le problème, justement. Un proviseur n’est jamais, strictement jamais, désavoué par sa hiérarchie.

Le rectorat soutient systématiquement les proviseurs sans regarder plus loin. Les yeux fermés le rectorat défend systématiquement, par principe, tous les chefs, même ceux dont le personnel apporte les preuves formelles qu’ils sont hors des clous. Ce qui signifie que lorsqu’un chef est accusé à tort par un subalterne (il existe deux ou trois cas pour toute la France sur ces 50 dernières années : c’est rarissime mais ce n’est pas à exclure totalement), le soutien que lui apporte le rectorat n’a aucune valeur.

C’est à savoir : le soutien apporté officiellement par l’administration à un principal ou à un proviseur n’a strictement aucune valeur. Aucune. Innocents ou coupables des pires infamies, les chefs d’établissements ne sont JAMAIS désavoués par l’institution scolaire.

D’où la nécessité de mettre en place des garde-fous et des contre-pouvoirs, qui à ce jour sont totalement inexistants.

Marie, Jeanne, Philippe.

 

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Ci-dessous, article du 6 septembre 2012, Paris Normandie.

http://www.paris-normandie.fr/detail_article/articles/PN-810080/hemerotheque/une-rentree-sous-tension-810080#.U5bjkihfbuc

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Une rentrée sous tension

Publié le 06/09/2012 á 08H00

BOLBEC. Un médiateur sera dépêché par le rectorat mardi prochain au lycée Coubertin pour tenter de calmer le malaise entre la direction et les professeurs.

En mars dernier, déjà, les professeurs du lycée Coubertin avaient lancé un mouvement de grève.

Un vent de fronde souffle sur le lycée technique Pierre-de-Coubertin, à Bolbec. Lundi, une grande majorité du corps enseignant a amorcé un mouvement de contestation, qui s’est achevé hier matin, pour dénoncer des problèmes conflictuels avec le proviseur Jean-Marie Auberville et son adjointe. Les professeurs ont ainsi boycotté la réunion de pré-rentrée prévue lundi par leur direction. Ils n’ont pas non plus fait classe mardi, ni hier matin, où les lycéens ont été priés, par le proviseur, de rentrer chez eux. Les dissensions entre les profs et leur hiérarchie ont pris de telles proportions que le rectorat a dû se résoudre à nommer un médiateur, qui viendra mardi prochain dans l’établissement pour tenter de crever l’abcès et de ramener tout le monde à de meilleurs sentiments, dans l’intérêt, bien sûr, des 510 élèves. Quelle est, au juste, la nature du conflit ? Chacune des parties reste vague. Nommé il y a tout juste un an à la tête du lycée, Jean-Marie Auberville évoque « des griefs assez flous », se refusant à rentrer dans les détails qui, dit-il, « n’ont pas à être étalés sur la place publique. » De leur côté, les représentants du personnel dénoncent des « problèmes de communication ». « La direction prend des décisions sans même nous en parler, si bien qu’on se retrouve devant le fait accompli, déplorent-ils. Avec l’ancien proviseur, nous avions mis en place des projets sur plusieurs années, comme les journées d’intégration. Le problème, c’est que ces projets n’ont pas l’aval de la nouvelle direction. Mais comme celle-ci ne nous indique aucun autre mode de fonctionnement, on ne sait pas du tout où aller. »

Des couacs dans les emplois du temps Les professeurs ont donc adressé un courrier au rectorat fin août pour demander l’intervention d’un médiateur. « Ils étaient dans un système qui leur convenait bien, mais qui, pour moi, me paraissait anormal. J’ai donc voulu remettre de l’ordre là-dedans. Il y a des textes à respecter en matière d’horaires, d’organisation du travail, de fonctionnement en général. Disons que les professeurs avaient beaucoup d’autonomie. Il s’agit pour moi de dysfonctionnements mineurs. Ce que je peux dire, c’est qu’en dix ans passés en tant que chef d’établissement, jamais je n’avais connu une telle situation de conflit. Le rectorat suit l’affaire de très près et je sais que je peux compter sur un soutien franc et massif de sa part », déclare le proviseur. Lequel reconnaît toutefois quelques couacs dans l’élaboration des emplois du temps des profs, des couacs qui n’ont fait qu’envenimer une situation déjà tendue à l’extrême. « Mais il y a toujours une phase d’ajustement lors des quinze premiers jours qui suivent la rentrée », se défend Jean-Marie Auberville. « En attendant, rétorquent les représentants du personnel, les profs n’ont pas d’emploi du temps et ceux qui ont été donnés aux élèves risquent fort de ne pas être bons. Nous sommes prêts à assurer les cours normalement demain [lire aujourd’hui], mais encore faudrait-il que la direction nous fournisse un emploi du temps digne de ce nom. » Le proviseur a prévu d’organiser prochainement une réunion avec les parents d’élèves pour leur expliquer le pourquoi de ces perturbations. Il faudra peut-être aussi rendre quelques comptes à la Ville de Bolbec, elle qui avait lancé dernièrement une grande campagne d’affichage pour mettre en exergue la qualité des résultats obtenus par ses lycées au baccalauréat.

F. M.

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Ci-dessous, article du 6 septembre 2012, Paris Normandie.

http://www.paris-normandie.fr/detail_article/articles/PN-810080/hemerotheque/une-rentree-sous-tension-810080#.U5bjkihfbuc

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