Archives de la catégorie ‘Le Lycée Victor Hugo de POITIERS (86)’

 

 

Notre blog étant fermé suite aux menaces de dangereux harceleurs, nous ne publierons pas de nouveaux articles sur le Lycée Victor Hugo de Poitiers. Et c’est bien dommage car la situation de cet établissement scolaire est très révélatrice de l’utilisation de Commissions Disciplinaires biaisées  par un Recteur ou une Rectrice d’Académie dans le but de casser des professeurs jugés trop libres de parole ou d’esprit. Et dire que les gros syndicats sont depuis 60 ans au courant de ces méthodes, et qu’il entretiennent l’Omerta…

« Le Recteur ment sur mon dossier » déclare Jean-François CHAZERANS (selon la bande-son d’un reportage vidéo de Gauthier CAZASSUS et Patrick MAUDUIT, lien ci-dessous). Un Recteur qui mentirait ? Diable… 😉

Vous pouvez néanmoins lire ci-dessous une des sources qui aurait pu alimenter notre site.

Marie, Jeanne, et Philippe.

 

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Ci-dessous, article de Bernard DUSSOL; et reportage vidéo de Gauthier CAZASSUS et Patrick MAUDUIT, France 3 Poitou-Charentes, 1er juin 2015.

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Jean-François Chazerans conteste devant la justice sa mutation à Thouars (79)

Nouveau rebondissement dans une affaire qui a déjà fait couler beaucoup d’encre. Le prof de philo de Poitiers sanctionné par le rectorat pour des « propos déplacés » après les attentats visant Charlie Hebdo attaque la décision du rectorat de Poitiers qui l’a muté dans un lycée de Thouars.

  • Par Bernard Dussol
  • Publié le 01/06/2015 | 11:56, mis à jour le 01/06/2015 | 16:04
J.F. Chazerans en compagnie de Magali Espinasse, représentante du syndicat des enseignants FSU © Francis Tabuteau (France TV)

© Francis Tabuteau (France TV) J.F. Chazerans en compagnie de Magali Espinasse, représentante du syndicat des enseignants FSU

Jean-François Chazerans accuse désormais le Rectorat de Poitiers d’avoir menti pour justifier la décision de sa mutation à Thouars. Le professeur de philosophie du lycée Victor Hugo de Poitiers a décidé d’attaquer sur tous les fronts en déposant deux recours en annulation du décret de sa mutation.Il tenait ce lundi matin une conférence de presse en compagnie de l’une de ses soutiens, la représentante duFSUMagali Espinasse, pour faire le point sur les poursuites qu’il compte engager afin de demander sa réintégration sur le poste qu’il occupait au lycée VictorHugo de Poitiers.Rappel des faits avec Gauthier Cazassus et Patrick Mauduit.

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Ci-dessous, article de Bernard DUSSOL; reportage vidéo de Gauthier CAZASSUS et Patrick MAUDUIT, France 3 Poitou-Charentes, 1er juin 2015.

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La lettre ouverte au Recteur de l’Académie de Poitiers publiée le 31 mars 2015 par l’Association des Professeurs de Philosophie de l’Académie de Poitiers (APPAP) en témoigne. Les principes fondamentaux de la justice et de la vie démocratique sont mis en cause par les décisions et par les actes du Recteur Jacques MORET.

Marie, Jeanne, et Philippe.

 

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Ci-dessous lettre ouverte au Recteur de l’Académie de Poitiers, Association des Professeurs de Philosophie de l’Académie de Poitiers, 31 mars 2015.

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M. le Recteur,

L’ensemble des collègues que l’Association des Professeurs de Philosophie de l’Académie de Poitiers représente sont vivement préoccupés par les questions que soulève la suspension et désormais la mutation forcée de leur collègue Jean-François Chazerans et la judiciarisation de son cas. Les circonstances de cette mise en cause et le caractère extrême de la sanction prise à son encontre sont en effet susceptibles de concerner chaque enseignant dans sa pratique professionnelle.

Tout d’abord votre façon de suspendre hâtivement un professeur puis de saisir la justice pour apologie de terrorisme, sur la foi d’un seul courrier de parent d’élève, sans lui donner le bénéfice du doute, sans reconnaître la violence d’une telle action, sans justifier en détail publiquement les motifs de la suspension, appelle à des explications et à une clarification. Est-ce que dorénavant tout professeur, et pas seulement de philosophie, doit s’attendre à pouvoir être aussi gravement mis en cause sur la base d’éléments aussi légers ? N’est-ce pas l’autonomie de l’enseignant, c’est-à-dire sa capacité à respecter de lui-même des règles communes, que vous remettez en cause en le soumettant hors de tout dialogue à des décisions graves concernant le contenu d’un cours ? N’est-ce pas alors la possibilité pour l’enseignant de rendre autonomes ses élèves qui est aussi compromise ?

En outre, si la fragilité et les contradictions de la mise en cause de Jean-François Chazerans sont apparues clairement après l’abandon sans suite des poursuites pénales, comment comprendre l’étrange confusion des genres entre l’enquête judiciaire et la procédure administrative ? N’a-t-on pas vu la première venir nourrir la seconde et pour cela, s’immiscer sur le terrain des choix et des compétences pédagogiques de notre collègue, alors même qu’elle perdait son objet, tout autre ? La seconde pouvait-elle dès lors se prévaloir de ce que la première aurait mis en lumière mais pour des motifs qu’elle a finalement abandonnés ? Ce sont là les principes fondamentaux de la justice et de la vie démocratique qui nous paraissent mis en cause et que la lutte contre les menaces terroristes ne saurait en rien justifier.

Et comment entendre plus précisément la mise en cause si rapide et finalement la sanction disproportionnée de « propos inadéquats », qui, quoi qu’on en pense, ne relèvent manifestement pas du délit ? Chaque professeur, quelle que soit sa discipline, dès lors qu’il ne franchit pas les limites de ce que la loi condamne, doit-il désormais craindre la suspicion et la menace des autorités et s’efforcer de ne jamais choquer, inquiéter ou troubler les jeunes esprits dont il a la charge ? Qui définira dès lors la frontière entre un propos « adéquat » et un propos « inadéquat » ? Les professeurs de l’Education Nationale devront-ils désormais se défier du caractère fondamental de la liberté d’expression qui « vaut non seulement pour les informations ou idées accueillies avec ferveur ou considérées comme inoffensives, mais aussi pour celles qui heurtent, choquent ou inquiètent l’Etat ou une fraction quelconque de la population » (arrêt de la Cour européenne des droits de l’homme, Handyside c. Royaume-Uni, 7 décembre 1976) ? Les responsabilités qui incombent à nos tâches d’enseignants impliqueraient-elles de taire l’exposé et l’examen d’idées, d’hypothèses et de perspectives pourtant susceptibles de favoriser « le pluralisme, la tolérance ou l’esprit d’ouverture, sans lesquels il n’y a pas de société démocratique » (même arrêt) ? Dans de telles conditions, il faudrait dès lors procéder avant toute chose à un sérieux élagage de nos programmes encombrés de longue date par de forts mauvais esprits.

Ces questions concernent tout enseignant et tout citoyen soucieux de justice, mais il y a une spécificité de l’enseignement de la philosophie. Nous nous efforçons d’apprendre à nos élèves à penser de manière autonome, nous les préparons à poser une distance avec tous les discours et cela vaut aussi pour nos propres discours, en classe. Si désormais un enseignant de philosophie peut être si injustement attaqué à tout moment par les seuls dires de parents d’élèves et pour des propos qui auraient eu le seul tort de les déranger ou de ne pas avoir été compris, n’est-ce pas le projet même de notre activité qui est condamné et n’est-ce pas là la mise en échec d’une pratique essentielle de la culture ?

Aussi, veut-on véritablement « former des esprits autonomes, avertis de la complexité du réel et capables de mettre en œuvre une conscience critique du monde contemporain », comme nous y invite le programme d’enseignement de la philosophie ? Souhaite-t-on former les élèves au débat d’idées et à la discussion ? Souhaite-t-on vraiment que l’école éduque aux libertés de conscience et d’expression, comme le rappelait Madame la Ministre dans son courrier du 7 janvier ? Qu’il s’agisse d’expliquer un texte ou d’analyser une question, l’examen des problèmes nécessite « l’essai méthodique de leurs formulations et de leurs solutions possibles » (Programmes), y compris de celles qui peuvent dérouter, froisser, déplaire. Dans l’exercice quotidien de son métier, tout enseignant doit provoquer le questionnement, écarter l’opinion commune et les évidences, parfois feindre le doute. Ferons-nous l’objet d’une accusation à chaque fois que la susceptibilité d’un élève aura été heurtée par l’expression d’une idée ? À chaque fois qu’elle s’opposera à ses croyances et qu’il se jugera offensé ? Ou quand il aura confondu la formulation d’une hypothèse avec la conviction intime du professeur ? Bref, la norme du discours va-t-elle désormais être définie à partir de l’entente la plus superficielle voire la plus malveillante de l’élève potentiellement le plus suspicieux ou de parents mal renseignés ou prévenus contre la philosophie ? Et nos élèves sont-ils en cours pour contrôler la conformité de ce que nous leur disons à l’aune de ce qu’ils croient déjà savoir ou bien pour apprendre ce qu’ils ignorent encore et que pour cette raison ils n’ont pas à évaluer ?

Nous vous demandons ici, Monsieur le Recteur, si nous pouvons considérer encore garanties les conditions d’exercice de l’enseignement de la philosophie dont nous venons de rappeler l’esprit fondamental contre les interprétations faites sous l’emprise de l’émotion ou guidées par des préjugés. Nous estimons que dans des cas comme celui qui concerne notre collègue, il convient avant toute action spectaculaire, vous contraignant ensuite à des prises de décisions extraordinaires, de procéder à une médiation avec le professeur et ceux qui dénoncent ses propos.
Nous vous saurions gré M. le Recteur, de bien vouloir répondre à ces questions qui nous préoccupent et de trouver ici le témoignage de nos sentiments respectueux.

À Poitiers le 31 mars 2015, pour l’APPAP

 

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Ci-dessus lettre ouverte au Recteur de l’Académie de Poitiers, Association des Professeurs de Philosophie de l’Académie de Poitiers, 31 mars 2015.

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L’Education Nationale exercerait-elle une justice à double vitesse ? La clémence pour les pédophiles ? Et un acharnement immoral contre des innocents ?

La question est régulièrement soulevée. Hier nous avons publié le billet du Proviseur Pierre FLEURISSON témoignant d’un véritable problème à ce sujet : « J’ai connu, dans l’exercice de mes fonctions, il y a une douzaine d’années, la « justice » rectorale bien plus indulgente avec un prof pédophile. C’est dire sa valeur. » (Voir ici : https://omertaaurectorat.wordpress.com/2015/03/31/le-lycee-victor-hugo-de-poitiers-1-une-sanction-orduriere/?preview=true&preview_id=6727&preview_nonce=65cecdb86c&post_format=standard).

Par ailleurs, l’actualité dramatique de l’Ecole du Mas de la Raz à Villefontaine, a suscité elle aussi des interrogations quant aux priorités des administratifs qui émargent au budget des Rectorats. Il semble plus important de mettre au pas des enseignants de qualité que de veiller à la protection des enfants. (Voir ici : https://omertaaurectorat.wordpress.com/2015/03/30/le-lycee-la-pleiade-de-pont-de-cheruy-1-et-pendant-ce-temps-on-laisse-les-enfants-se-faire-violer-traquer-les-dissidents-ou-les-pedophiles-il-faut-choisir/?preview=true).

De fait, si un professeur pédophile finit toujours (et parfois bien trop tard…) par être écarté de ses proies et mis hors d’état de nuire, un professeur alcoolique refusant de prendre en charge sa maladie aura souvent moins de comptes à rendre à sa hiérarchie qu’un enseignant ayant pour seul tort d’exercer son droit de grève et son droit d’expression. Y aurait-il quelque chose de pourri dans certains Rectorats ? Ou est-ce que ce ne sont que de légers dysfonctionnements sans grande importance ?  

Marie, Jeanne, et Philippe.

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Ci-dessous article de Pierre FLEURISSON, 27 mars 2015, blog Billets doux.

http://bail.blog.lemonde.fr/2015/03/27/une-sanction-orduriere/

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Une sanction ordurière

 

Le recteur de l’académie de Poitiers (classé « à gauche », pouah !) vient de s’illustrer. Il sanctionne durement Jean-François Chazerans, prof de philo au lycée Victor-Hugo de Poitiers accusé d’apologie du terrorisme, par une mutation d’office au lycée Jean-Moulin de Thouars. Rappelons que la justice saisie par le recteur Moret avait renoncé à toute poursuite après huit heures de garde à vue.

Reprenons : une famille poitevine avait accusé J.-F. Chazerans de propos d’apologie du terrorisme sur la foi de déclarations de son rejeton qui n’avait bien évidemment rien compris. Je connais personnellement J.-F. Chazerans pour avoir été son chef d’établissement. Je sais (pas : je crois) que ce qu’on lui reproche est à mille lieues de ce qu’il pense et de ce pourquoi il milite en tant que citoyen. Souvenons-nous aussi que le recteur prend seul sa décision, quelles que soient les délibérations de la commission paritaire de discipline. Il s’agit donc bien d’un règlement de comptes pour faire plaisir à ces familles de petits bourgeois qui peuplent le lycée de centre-ville avec la bénédiction silencieuse de la plupart des organisations politiques poitevines – dont le PS – qui n’ont pas dit un mot pendant toute la procédure. S’il vous manquait une dernière bonne raison de ne pas leur accorder votre voix dimanche, vous l’avez.

Comment peut-on justifier une mutation d’office qui dit clairement que le prof Chazerans est bien assez bon pour les fils de cheminots du lycée Jean-Moulin de Thouars quand il est indigne des petits bourgeois du « plateau » poitevin ? Comment les enseignants, tous les personnels, les lycéens, les parents de Victor-Hugo pourront-ils accepter une décision qui les déshonore par ricochet ? Pourquoi tant de hargne, de bêtise et de rigidité ? Parce qu’un recteur ne saurait se désavouer, évidemment.

Voilà ! C’est ignoble, infect, indécent : tout ce que vous voudrez. J’ai connu, dans l’exercice de mes fonctions, il y a une douzaine d’années, la « justice » rectorale bien plus indulgente avec un prof pédophile. C’est dire sa valeur.

Jean-François Chazerans organise une conférence de presse, demain à 15 heures, au café des Arts, place du marché à Poitiers.

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Ci-dessus article de Pierre FLEURISSON, 27 mars 2015, blog Billets doux.

http://bail.blog.lemonde.fr/2015/03/27/une-sanction-orduriere/

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        « Une sanction ordurière ». C’est ce qu’a décidé Monseigneur Jacques MORET, honorabilissime Recteur de Poitiers. Sanctionner un professeur innocent, n’est-ce pas effectivement une décision inique et d’un cynisme barbare, au fumet vaguement «ordurier» ? Cela ressemble en tout cas à une décision de droit divin médiéval, tant il est vrai que notre bon Maître Jacques MORET passe pour être une forme de Dieu vivant sur Terre. Dieu cruel et que de mauvais esprits soupçonneraient presque sur les bords et au milieu de ne pas avoir toutes les qualités exigées par cette haute fonction qu’est celle de Recteur – mais Dieu tout de même, exerçant un Pouvoir absolu au sein de son Rectorat.

On notera que l’emploi de cette expression « sanction ordurière » revient à… un Chef d’Etablissement ! Le proviseur de Lycée Pierre FLEURISSON, qui a connu et travaillé avec Jean-François CHAZERANS. Nous dénonçons assez souvent les proviseurs qui déshonorent leur profession pour ne pas saluer ceux qui possèdent une conscience ou ceux qui font bien leur travail – et il y a beaucoup d’excellents Chefs d’Etablissements scolaires en France !

Marie, Jeanne, et Philippe.

P.S. : nous avons volontairement retardé la publication de ce billet en choisissant une date postérieure aux élections du 29 mars, car notre blog est et restera toujours apolitique; nous ne reprenons pas comme nôtres les propos et positions de l’auteur du billet cité ci-dessous en ce qui concerne le  domaine purement politique.

 

 

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Ci-dessous article de Pierre FLEURISSON, 27 mars 2015, blog Billets doux.

http://bail.blog.lemonde.fr/2015/03/27/une-sanction-orduriere/

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Une sanction ordurière

 

Le recteur de l’académie de Poitiers (classé « à gauche », pouah !) vient de s’illustrer. Il sanctionne durement Jean-François Chazerans, prof de philo au lycée Victor-Hugo de Poitiers accusé d’apologie du terrorisme, par une mutation d’office au lycée Jean-Moulin de Thouars. Rappelons que la justice saisie par le recteur Moret avait renoncé à toute poursuite après huit heures de garde à vue.

Reprenons : une famille poitevine avait accusé J.-F. Chazerans de propos d’apologie du terrorisme sur la foi de déclarations de son rejeton qui n’avait bien évidemment rien compris. Je connais personnellement J.-F. Chazerans pour avoir été son chef d’établissement. Je sais (pas : je crois) que ce qu’on lui reproche est à mille lieues de ce qu’il pense et de ce pourquoi il milite en tant que citoyen. Souvenons-nous aussi que le recteur prend seul sa décision, quelles que soient les délibérations de la commission paritaire de discipline. Il s’agit donc bien d’un règlement de comptes pour faire plaisir à ces familles de petits bourgeois qui peuplent le lycée de centre-ville avec la bénédiction silencieuse de la plupart des organisations politiques poitevines – dont le PS – qui n’ont pas dit un mot pendant toute la procédure. S’il vous manquait une dernière bonne raison de ne pas leur accorder votre voix dimanche, vous l’avez.

 

Chazerans

Comment peut-on justifier une mutation d’office qui dit clairement que le prof Chazerans est bien assez bon pour les fils de cheminots du lycée Jean-Moulin de Thouars quand il est indigne des petits bourgeois du « plateau » poitevin ? Comment les enseignants, tous les personnels, les lycéens, les parents de Victor-Hugo pourront-ils accepter une décision qui les déshonore par ricochet ? Pourquoi tant de hargne, de bêtise et de rigidité ? Parce qu’un recteur ne saurait se désavouer, évidemment.

Voilà ! C’est ignoble, infect, indécent : tout ce que vous voudrez. J’ai connu, dans l’exercice de mes fonctions, il y a une douzaine d’années, la « justice » rectorale bien plus indulgente avec un prof pédophile. C’est dire sa valeur.

Jean-François Chazerans organise une conférence de presse, demain à 15 heures, au café des Arts, place du marché à Poitiers.

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Ci-dessus article de Pierre FLEURISSON, 27 mars 2015, blog Billets doux.

http://bail.blog.lemonde.fr/2015/03/27/une-sanction-orduriere/

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Dès que possible quelques articles sur le Lycée Victor Hugo de Poitiers.

A suivre…

Marie, Jeanne, et Philippe.

 

Une Commission Disciplinaire biaisée ?

C’est quasiment un pléonasme.

Tous les commissaires paritaires le reconnaissent, en privé : les Commissions Disciplinaires instruites et présidées par les Rectorats sont quasiment toujours menées à charge, et de façon partiale. Rappelons que l’administration y est à la fois juge et partie.

Pas d’exception pour le conseil de discipline subi par Jean-François CHAZERANS. Il est innocent, mais il faut le condamner, alors on s’arrange avec les faits. Qui veut noyer son chien l’accuse de la rage. Dormez, braves gens : les gros syndicats cautionnent ces méthodes anti-démocratiques, et se réfugient derrière le secret des débats et des procédures pour ne jamais mettre sur le tapis le bien-fondé de ces procédures inquisitoires. Cette collusion karineboulonnesque est lamentable mais elle satisfait certains pseudo-syndicalistes qui y trouvent leur compte (ne nous demandez pas comment ils y trouvent des avantages personnels : c’est à eux de justifier leur collusion et leur silence). Qui est pénalisé ? Le professeur lambda. Aujourd’hui, c’est Jean-François CHAZERANS dont on démolit la vie, hier et demain ce sont des centaines de professeurs anonymes, innocents mais détruits par des Commissions Disciplinaires bidonnées.

 

Marie, Jeanne, et Philippe.

 

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Ci-dessous, article de France 3 Poitou-Charentes, 14 mars 2015.

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Jean-François Chazerans : « ils cherchent à m’accrocher sur l’ensemble de mon oeuvre »

Suspendu après les attentats contre Charlie Hebdo, le professeur de philosophie a été entendu hier par la commission de discipline de l’académie de Poitiers. Quatre heures d’audition à l’issue desquelles Jean-François Chazerans et son avocat ont dénoncé la vacuité du dossier.

  • E. Gérard avec S. Bourin
  • Publié le 14/03/2015 | 10:16, mis à jour le 14/03/2015 | 14:35
Jean-François Chazerans et son avocat à la sortie de la commission de discipline © Stéphane Bourin

© Stéphane Bourin Jean-François Chazerans et son avocat à la sortie de la commission de discipline

Mis à pied à titre conservatoire pour des propos déplacés tenus en classe au lendemain de l’attentat contre Charlie Hebdo, Jean-Francois Chazerans a été entendu hier par la commission administrative de discipline de l’académie. Alors que la semaine dernière, la justice a classé le dossier sans suite estimant que le délit d’apologie d’acte de terrorisme n’était pas caractérisé, le professeur de philosophie du lycée Victor Hugo a du s’expliquer dans les locaux du rectorat à Poitiers.

Rien dans le dossier

A l’issue de ces quatre heures d’audition, Jean-François Chazerans est ressorti souriant, mais visiblement fatigué et « un peu énervé« .
« Comme il n’y a rien dans le dossier, ils m’ont reproché ma méthode pédagogique, mon comportement, que je suis proche de mes élèves. Qu’est-ce que cela a à voir avec l’affaire (concernant) des propos inadaptés tenus en classe ? ». Pour le professeur de philosophie, il ne fait aucun doute qu’il fait l’objet d’autres intentions :  » ils cherchent à m’accrocher sur l’ensemble de mon oeuvre ».

De l’acharnement ?

L’avocat de Jean-François Chazerans a dénoncé lui un certain acharnement à l’encontre de son client. « On s’écarte complètement de la saisine et de la lettre (…). On s’acharne à trouver une motivation pour sanctionner M. Chazerans mais cela n’a plus rien à voir avec l’enquête initiale ». Pour Me Amaury Auzou, « on sort un peu les rames et on essaie d’accrocher tout ce qu’on peut au wagon ».

« Ces crapules de Charlie Hebdo »

Quant aux propos qui lui sont reprochés, Jean-François Chazerans a réitéré ne les avoir jamais tenus en classe. « J’ai parlé de crapules, oui mais je n’ai jamais dit « ces crapules de Charlie Hebdo ont mérité ce qu’elles ont eu« . L’enquête pénal l’a établi et pourtant, on continue de me le reprocher ».

Le recteur a dix jours pour faire connaître sa décision. Dans l’éventualité de sanctions, Jean-François Chazerans se dit prêt à saisir le tribunal administratif.

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Ci-dessus, article de France 3 Poitou-Charentes, 14 mars 2015.

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