Archives de la catégorie ‘B 7 Le rôle de la Justice.’

 

 

Vous êtes nombreux à nous demander pourquoi nous avons fermé définitivement notre site. La réponse est simple. SNES-FSU + SNPDEN-UNSA

SNES-FSU et SNPDEN-UNSA

Ces deux syndicats sont les seuls responsables de l’arrêt du blog « Omerta au Rectorat ».
Ces deux syndicats ont tué ce blog.
Ces deux syndicats travaillent contre notre volonté de libérer la parole dans l’Education Nationale.

On dit qu’il faut chercher à qui profite le crime.
A qui profite l’Omerta dans l’Education Nationale ?
Cette Omerta profite au SNES-FSU et au SNPDEN-UNSA.

Le SPDEN-UNSA a agi sans fard, par exemple à travers sa Lettre de Direction n° 502.
Le SNES-FSU, quant à lui, a ourdi, œuvré et manoeuvré dans l’ombre. Contre nous, contre vous, contre ce blog, contre la libération de la parole dans l’Education Nationale.
De hauts dirigeants du SNES-FSU ont agi avec une déloyauté, un cynisme, une perfidie, et une bassesse sans limites.

Nous abattre : ils en ont rêvé.
Nous lyncher, physiquement, après nous avoir violées, certains irresponsables ont publiquement exprimé ce souhait.
Nous avons pris toutes les précautions nécessaires afin de ne pas être identifiées, au-delà de nos prénoms. Jamais notre identité ne sera connue, de qui que ce soit d’autre que nous, tant que nous souhaiterons préserver notre sécurité.

On s’en est pris, par dépit, à plusieurs de nos lectrices et lecteurs, avec un acharnement et une violence répressive qui prouvent que les enjeux dépassent la petite audience d’un simple blog d’information.
Des moyens policiers et judiciaires effarants ont été mis en œuvre pour « faire parler » ces lecteurs, puis pour les « faire payer » leur sympathie à l’égard de notre cause.
Nos lecteurs ne savent rien de notre identité. Et ils n’ont rien à « payer » à qui que ce soit : consulter notre site, parler de ce dont il est défendu de parler, c’est gratuit.
Des magistrats se sont laissés berner et ont condamné lourdement plusieurs lecteurs de notre blog, dès lors que ces simples lecteurs menaient eux aussi un travail de lanceur d’alerte, travail n’enfreignant aucune loi, mais travail très gênant pour l’institution scolaire.
Convocations, perquisitions sauce Tarnac, mises en examen creuses, instructions menées uniquement à charge, procès en catimini, condamnations sans fondement matériel ou juridique, comme aux grandes heures d’Outreau.
Là où passe et s’impose un ultra-puissant corps intermédiaire hégémonique moteur traditionnel de l’Omerta, la terreur fait la loi. Là où passe ce corps intermédiaire archaïque, la justice trépasse, les instructions de non-lieux sont foulées au pied, l’équité meurt, l’innocence est violée, d’honnêtes citoyens sont condamnés et muselés.

Nous encourageons nos lectrices et nos lecteurs à s’informer sur ces poursuites menées contre plusieurs d’entre-elles, plusieurs d’entre eux, et à se montrer solidaires envers ces victimes. Les victimes d’une répression contraire aux principes de justice.
Nous encourageons ceux de nos lecteurs ciblés par cette criminalisation de leurs luttes, à se défendre pied-à-pied, et à médiatiser tout nouveau procès. La médiatisation de cette répression reste le seul moyen d’essayer de garantir un minimum d’équité et de justice.
Nous encourageons les médias à travailler sur ces sujets laissés dans l’invisibilité la plus noire.
Nous encourageons les élus, quels qu’ils soient, à porter ce débat, de sorte que le pouvoir judiciaire soit contraint de revenir dans les rails.

Il est inutile et il serait contreproductif de mener de nouvelles perquisitions tarnaciennes au domicile de nos lecteurs. Il n’y a chez eux ni bombe ni quoi que ce soit qui puisse justifier ces démarches disproportionnées, ni rien qui puisse permettre de remonter jusqu’à nous.
Qu’on n’hésite pas, plutôt, à enquêter sur les viols et les délits de harcèlements dont sont coupables quelques petits copains et grands coquins qui dirigent certains lycées et certains collèges.
Ces violeurs et ces harceleurs ne sont jamais inquiétés par les magistrats. C’est une chose.
C’en est une autre de condamner des lanceurs d’alerte innocents.

Notre combat compte ses martyrs.
Il porte aussi ses fruits.
Haut les cœurs ! Courage !

Le mouvement #PasdeVague est né, comme nous l’avions prédit dès 2013, cinq ans avant son éclosion.
Le SNES-FSU et l’UNSA-SNPDEN ont perdu cette bataille. #PasdeVague est né de leur inertie, voire de leur cautionnement de l’Omerta régnant dans l’Education Nationale.

D’autres sites prennent notre relais, parmi lesquels deux nous semblent mériter d’être soutenus sans réserve.

« Transparency Education Nationale », animé par un homme déterminé, qui a l’avantage de ne pas dépendre financièrement de l’Education Nationale.   http://www.transparencyen.fr/
Et « Mais faites taire ce petit prof’ bon sang ! » qui vit grâce à la persévérance d’un lanceur d’alerte, endurci par 15 années de brutalités, de violences et de harcèlement commis par sa hiérarchie locale avec l’aval, jusqu’à maintenant, de son administration.    https://faitestairecepetitprofbonsang.wordpress.com/

Suivez ces initiatives, accompagnez-les, faites-les connaitre autour de vous, soutenez leurs rédacteurs, alimentez le #PasdeVague.

 

Avant d’achever… Nous souhaitons confirmer officiellement ce que beaucoup de nos lecteurs savent déjà, l’information ayant circulé par le bouche-à-oreille et, nous a-t-on dit, sur les réseaux sociaux auxquels nous sommes définitivement réfractaires.
Notre ami Philippe nous a quittés brutalement. Quelques mois après le début des opérations de répression qui ont ciblé une poignée de nos lecteurs.
Nous renouvelons ici l’expression de notre soutien et de notre sympathie à l’égard de sa famille, de ses proches, de ses collègues.
Philippe aurait été heureux de découvrir l’élan suscité par le hashtag #PasdeVague.
Nous pensons souvent à toi, Philippe.
Le combat continue.

Marie et Jeanne.

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Notre blog étant fermé suite aux menaces de quelques harceleurs, nous sommes censés ne rien écrire au sujet du Lycée Condé de Besançon. Néanmoins, le recteur Jean-François CHANET défend le proviseur Jean-Pierre KOEPPEL avec une telle énergie que nous ne pouvons passer sous silence sa position et le mépris qu’il a pour les enseignants victimes de harcèlement dans l’Académie de Besançon.

Des faisceaux de faits tendent à démontrer qu’il existe une très forte suspicion de harcèlement hiérarchique au sein de ce lycée… Harcèlement moral doublé de harcèlement sexuel.

Pourtant, le recteur Jean-François CHANET juge bon de ne surtout pas prendre ses distances avec le proviseur incriminé. Pour les recteurs, et pour toute l’administration de l’Education Nationale, un proviseur est par essence systématiquement innocent, et donc au-dessus des lois.  Si ce brave recteur ne condamne pas le Harcèlement Hiérarchique, en revanche, il déploie toute son énergie pour condamner… les amalgames ! Ces prétendus « amalgames » étant le fait des profs et des mauvais journalistes, notre recteur condamne donc les journalistes se permettant de relayer la parole des enseignants qui osent briser la sacro-sainte Omerta.

Lorsqu’un professeur pédophile est pris la main dans la culotte, bien qu’il soit récidiviste, ce sont les mêmes recteurs qui assurent la main sur le coeur qu’ils n’étaient au courant de rien… Mais quand on les informe d’un problème, ils étouffent tout, ils nient en bloc et poussent le cynisme jusqu’à appeler…  au « dialogue » ! Voir ici, un exemple de recteur qui n’était pas au courant : http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2015/03/25/01016-20150325ARTFIG00089-directeur-pedophile-comment-a-t-il-pu-etre-autorise-a-enseigner.php

Brave recteur CHANET. Attitude exemplaire, face au désarroi d’une enseignante très probablement démolie à vie par son chef d’établissement.

Brave recteur, dont on n’ose pas ici publier le montant du salaire et des primes annuelles. Oh, et puis si… La prime annuelle des recteurs, en sus de leur salaire, est comprise entre 25 620 €uros et 37 140 €. Voir ici : http://www.neoprofs.org/t85515-najat-vallaud-belkacem-augmente-la-prime-des-recteurs-d-academie-de-685?highlight=prime+recteur. Le prix du silence ?

Brave recteur, qui pour protéger le chef d’établissement accusé de harcèlement, n’hésite pas un instant à dénigrer ses victimes, l’air de ne pas y toucher, en renvoyant au «’personnel » et à « l’interpersonnel ». Sur le mode : l’enseignante harcelée sexuellement devait être fragile, avoir des soucis dans sa vie, etc. On connaît la chanson…

Brave recteur, qui évoque de simples « incompréhensions dans la communication du chef d’établissement »… Quand on lit les témoignages des enseignants, autant de cynisme fait froid dans le dos !

Brave recteur, qui appelle à une parole qui soit « responsable ». Non, non, ne voyez surtout pas dans ses propos prétendument « responsables » un encouragement à peine voilé envers les chefs d’établissements, à harceler sexuellement le petit personnel : vous ne seriez pas « responsable ». La solution préconisée par le recteur ? Un temps de « médiation ». Comme pour les pédophiles, quoi : tant que les parents ne portent pas plainte, on ferme les yeux, on laisse faire et on reste dans la « médiation »…

Brave recteur qui parle de « dérapage » quand une journaliste fait son travail de journaliste. Il est vrai que cela devient rare, la plupart des journalistes se contentant de reprendre  docilement les communiqués officiels et les éléments de langage du rectorat – à l’instar de Mara GOYET pour qui le harcèlement hiérarchique relève de la légende urbaine.

Brave recteur qui inverse les responsabilités : le problème viendrait des « grandes souffrances » d’une enseignante un peu paumée, et surtout pas des agissements d’un proviseur, qui, par sa fonction, a un comportement systématiquement irréprochable.

Brave recteur, qui « affirme avec force :  Il est choquant de laisser entendre que l’administration ne voit rien et n’agit pas. » Oh, mais si, l’administration agit ! Et nous le disons, sans le laisser entendre. Elle agit pour enfoncer les victimes. Elle agit pour faire croire que le Harcèlement Moral Hiérarchique n’existe pas. Elle agit pour que les citoyens ne voient pas et ne sachent pas ce qui se passe réellement avec certains chefs d’établissements.

Brave recteur, qui a bien compris que tout ce qui ne va pas vient des profs qui ne sont pas à la hauteur :  « Les importants changements, notamment dans l’enseignement professionnel, peuvent mettre les personnels sous pression »… C’est bien connu, le grain de sable qui vient enrayer la machine, et qui résiste au progrès insufflé par le Ministère, c’est le prof, assis sur ses nombreux privilèges.

Brave recteur qui demande de « revenir au respect et au sens des responsabilités ». Dites, Monsieur CHANET, si vous commenciez par respecter les êtres humains qui exercent le métier d’enseignants ? Votre salaire est trop élevé pour que vous retrouviez un jour le sens des responsabilités ? Votre responsabilité, c’est de pratiquer l’Omerta et de couvrir les brebis galeuses ? Ou bien de mettre un terme aux saloperies dont témoignent courageusement vos agents, malgré tous vos efforts pour les museler et pour couvrir le scandale ?

Brave recteur CHANET. Un chef d’établissement qui voudrait pratiquer le droit de cuissage ne peut qu’apprécier un recteur aussi compréhensif. Un honnête homme, un grand homme, un brave gars, quoi.

Rappelons-le : naturellement, le proviseur KOEPPEL est jusqu’à preuve du contraire présumé innocent. Il peut s’agit d’un vaste complot, oui, oui ! Peut-être orchestré par les services secrets syriens ou par de petits hommes verts qui sont jaloux des performances fabuleuses de notre merveilleux système éducatif, qui sait…

A suivre…

Marie, Jeanne, et Philippe

 

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Ci-dessous, lien vers l’article de Céline MAZEAU, L’Est républicain, 2 septembre 2015.

http://www.estrepublicain.fr/edition-de-besancon/2015/09/02/je-condamne-les-amalgames

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Social

Harcèlement au lycée Condé à Besançon : le recteur réagit

02/09/2015 à 19:53 , actualisé à 19:55 Vu 617 fois

Jean-François Chanet et Marie-Laure Jeannin, hier, au lycée Condé. Photo Ludovic LAUDE

Jean-François Chanet et Marie-Laure Jeannin, hier, au lycée Condé. Photo Ludovic LAUDE

Il a peu apprécié. Hier, Jean-François Chanet, le recteur de l’académie de Besançon, est revenu sur la manifestation organisée devant le lycée Condé le jour de la rentrée, et surtout sur les propos qui ont été tenus à ce moment-là. « Il faut que la parole soit libre », dit-il, « pour peu qu’elle soit responsable. On ne peut pas dire n’importe quoi. »

Les cinq syndicats enseignants et les trois syndicats des agents de service qui ont lancé un appel à la grève dans cet établissement ont dénoncé, mardi, « un contexte de grande souffrance au travail » et évoqué « de fortes suspicions de harcèlement de la part du proviseur sur une enseignante et deux agents féminins ».

En ce qui concerne le harcèlement, le recteur est très clair : « La justice n’a pas été saisie. Il n’y a pas eu de dépôt de plainte. » Pas question, donc, de muter ou de sanctionner le proviseur : « Rien ne le justifie en l’état. » Cette « mise en cause » publique de « l’honneur » du chef d’établissement est « inadmissible », ajoute-t-il.

« Des signaux qui nous ont inquiétés »

Reste le climat général. Rien, selon Jean-François Chanet, ne laissait supposer l’an dernier que l’ambiance s’était particulièrement dégradée au lycée Condé. Sachant, dit-il, que les importants changements, notamment dans l’enseignement professionnel, « peuvent mettre les personnels sous pression ». Et surtout les chefs d’établissements, étant donné « les lourdes responsabilités qui pèsent sur leurs épaules ».

Le rectorat a cependant été alerté avant l’été, apparemment au sujet de « difficultés », et « d’incompréhensions dans la communication du chef d’établissement ». « Nous avons eu des signaux qui nous ont inquiétés », résume Marie-Laure Jeannin, la secrétaire générale de l’académie. « Nous avons donc reçu les représentants du personnel puis l’équipe de direction qui a apporté beaucoup de réponses. Nous en avons conclu qu’un temps de médiation devait pouvoir permettre de réengager le dialogue dans l’établissement. Et nous avons donné toutes les garanties. » Au programme : des rencontres prévues au sein du lycée et surtout la présence sur place d’inspecteurs de l’Éducation nationale afin que les personnels puissent se confier et que des solutions puissent être trouvées.

« Instrumentalisation »

Le recteur l’affirme avec force : « Il est choquant de laisser entendre que l’administration ne voit rien et n’agit pas. Depuis la fin de l’année scolaire, nous suivons de très près le dossier. Mais il faut faire la part des choses entre ce qui relève de l’interpersonnel et ce qui relève du professionnel. »

Reste la détresse de l’enseignante qui s’est exprimée mardi (« L’Est Républicain » du 2 septembre 2015). Le recteur évoque une personne en grande souffrance mais il parle aussi de ceux qui « avaient intérêt à jeter de l’huile sur le feu » : « Je condamne les amalgames, les soupçons qui ne sont que des soupçons et l’instrumentalisation de la souffrance d’une personne pour faire pression sur l’administration sous prétexte que cette administration n’aurait pas pris la mesure des problèmes. Focaliser l’attention là-dessus, ce n’est pas poser correctement les termes du débat. C’est un dérapage. »

Hier matin, le recteur a longuement rencontré les agents et les enseignants du lycée Condé en présence de l’équipe de direction. Des échanges parfois vifs, apparemment. « Il faut maintenant apaiser les choses, revenir au respect et au sens des responsabilités. » En attendant le mouvement de grève est de nouveau reconduit.

Céline MAZEAU

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Ci-dessous, lien vers l’article de Céline MAZEAU, L’Est républicain, 2 septembre 2015.

http://www.estrepublicain.fr/edition-de-besancon/2015/09/02/je-condamne-les-amalgames

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Notre blog étant fermé suite aux menaces de quelques harceleurs, nous sommes censés ne rien écrire au sujet du Lycée Condé de Besançon. Néanmoins, le proviseur Jean-Pierre KOEPPEL est un tel personnage que nous ne pouvons passer sous silence les faits qui lui sont reprochés par les enseignants placés sous ses ordres. Bien sûr, ce brave homme est jusqu’à preuve du contraire présumé innocent. Il peut s’agit d’un vaste complot orchestré par les services secrets russes ou par de petits hommes verts, n’est-ce pas…

A suivre…

Marie, Jeanne, et Philippe

 

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Ci-dessous, lien vers l’article de Catherine CHAILLET, L’Est Républicain, 1er septembre 2015.

http://www.estrepublicain.fr/edition-de-besancon/2015/09/01/besancon-suspicion-de-harcelement-dans-un-lycee-professionnel

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TEMOIGNAGE Besançon : suspicion de harcèlement dans un lycée professionnel

Enseignants et agents de services du lycée Condé ont manifesté en ce jour de rentrée pour dénoncer une grande souffrance au travail.

01/09/2015 à 22:04 , actualisé hier à 06:46

Les grévistes ont laissé passer les personnels qui souhaitaient travailler. Photo Ludovic LAUDE

Les grévistes ont laissé passer les personnels qui souhaitaient travailler. Photo Ludovic LAUDE

«C’est un contexte de grande souffrance au travail qui justifie cet appel à la grève lancé par cinq syndicats enseignants (CGT, FO, SNETA, SNUep-FSU et SNEP-FSU) et trois syndicats des agents de service (CGT, FO, UNSA et FSU) » explique Mohamed Gherbi, représentant du personnel chez les enseignants. Tous choisissent leurs mots : « Il existe de fortes suspicions de harcèlement de la part du proviseur sur une enseignante et deux agents féminins. Et, en règle générale, un climat très dégradé », dénoncent unanimement les représentants syndicaux à tour de rôle.

La souffrance est réelle. La preuve : les deux agents bénéficient d’un arrêt de travail et une enseignante s’est vu notifier le 1er juillet dernier un arrêt de travail signé du médecin du rectorat, constatant « un état de santé dégradé, qui n’a pas abouti à l’issu de son congé maladie actuel. (N.D.L.R. : trois semaines en juin). Elle subit depuis mars 2014 une situation de harcèlement de la part du chef d’établissement que l’on pourrait qualifier de caractérisée, même si les faits sont insidieux et difficiles à objectiver dans ce type de comportement problématique ».

Rencontre avec le recteur aujourd’hui

En revanche, il est toujours plus compliqué de décrire un climat de travail, ressenti diversement par les uns et les autres. « Dénigrement, humiliation, propos racistes, c’est une méthode de fonctionnement que nous remettons en cause », notent les personnels syndicaux, qui multiplient les exemples.

Le proviseur a refusé hier de faire valoir sont point de vue : « Je vous renvoie vers le rectorat » suggérait son secrétariat. Le recteur avait hier d’ores et déjà pris rendez-vous avec les personnels du lycée Condé : il les rencontre ce mercredi matin, à 10 h, « pour poursuivre l’accompagnement commencé ». En effet, les représentants des personnels et les syndicats ont été reçus jusqu’en juillet et août, seuls ou en présence de la hiérarchie de Condé.

Du côté de la Région, responsable des personnels de service, « nos personnels ne sont pas concernés par ce problème », affirme le vice-président Patrick Bontemps, « mais, avec les CHSCT, nous travaillons à l’évaluation des risques psychosociaux dans tous les établissements. La conduite à tenir dépendra des résultats de cette enquête. Nous restons à l’écoute ». Le mouvement de grève amorcé hier est lancé pour une durée illimitée. « Sa poursuite, ou non, dépendra des solutions proposées par l’administration et des assurances que nous pouvons obtenir pour que le climat s’améliore. »

Besançon. Elle a le visage marqué, des tremblements incontrôlés et des larmes au bord des yeux. L’enseignante, incapable de revenir dans l’établissement pour l’instant, présentera ce matin un arrêt maladie. L’été lui avait pourtant permis de reprendre quelques forces et un peu de distance. « Lorsqu’il est arrivé il y a à deux ans, il était très gentil avec moi. Puis, en mars, il m’a convoquée dans son bureau et m’a fait des avances. C’était sans ambiguïté ; lorsque je lui ai rétorqué que je ne comprenais pas, il m’a dit : ‘‘Si, si, vous comprenez très bien’’. Puis, c’est une main qui glisse dans le bas de mon dos en me disant bonjour. Lors d’un pot au lycée, alors que je déclinais la coupe qu’il me tendait, il m’a dit : ‘‘Cessez de me dire toujours non !’’ Bref, on était dans l’allusion. Puis il a changé du tout au tout, il m’a retiré mon rôle de professeur principal, a refusé que j’accompagne des élèves pour lesquels j’avais préparé un voyage, m’a montré du doigt en réunion plénière et me convoquait en urgence sans motif, pour dénigrer systématiquement mon travail. J’ai toujours été bien notée, en seize ans, je n’ai jamais eu de problème avec un chef d’établissement ni même avec les élèves. »

L’enseignante sait sa parole fragile : « Il peut trouver des raisons à ces remontrances ou les nier, il n’y a pas de témoins. Mes collègues peuvent juste attester que son comportement a changé radicalement. » Elle n’est pas dupe de ce type de fonctionnement toujours à la limite de l’acceptable. « J’ai d’abord vu une psychologue, l’assistante sociale, le médecin du rectorat et, la semaine dernière, la DRH et la secrétaire générale du rectorat. Ils me proposent une confrontation. Je refuse : je ne réussirai pas à l’affronter. Ils m’assurent qu’ils peuvent me protéger. Mais j’ai peur, de le croiser, des réflexions, d’être encore convoquée, aujourd’hui il me voue une haine terrible. Je n’aspire qu’à une chose, faire mon travail tranquillement. L’hypothèse de m’octroyer un poste de remplaçant a été avancée, voire de me donner un poste ailleurs. Pour moi, c’est inenvisageable. Je vais déposer plainte, c’est une nécessité. »

L’enseignante en est consciente, il faut d’abord retrouver de l’énergie, de la confiance en soi, de l’estime de soi avant toute chose.

Catherine CHAILLET

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Ci-dessus, lien vers l’article de Catherine CHAILLET, L’Est Républicain, 1er septembre 2015.

http://www.estrepublicain.fr/edition-de-besancon/2015/09/01/besancon-suspicion-de-harcelement-dans-un-lycee-professionnel

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Harcèlement. Insultes. Calomnies. Diffamations. Pressions. Intimidations. Chantage. Menaces physiques. Atteintes aux biens et aux personnes. Et pour couronner le tout, plaintes judiciaires (plaintes fantaisistes et sans fondements, mais il suffit qu’un juge BURGAUD trouve intérêt à ce que…). Voilà ce que nous vivons depuis que ce blog trouve un peu d’écho.

Nous sommes contraints de fermer notre blog Omerta au Rectorat. Nous ne laissons sur notre site que les dessins de la catégorie Le sourire du jour, quelques articles, des pages de présentation, et une liste partielle des établissements scolaires évoqués ou qui étaient en passe de l’être. 320 esquisses d’articles concernant plus de 280 autres collèges et lycées resteront en l’état, sans être publiées.

Nous tenons à remercier toutes les personnes qui nous ont lus, nous ont soutenus et encouragés. Toute notre gratitude à celles et à ceux qui ont fait connaître notre site et nous ont communiqué de quoi l’alimenter. Une pensée particulière vers celles et ceux qui nous ont remerciés pour les informations et le soutien que la lecture de nos articles leur a apportés.

Nous souhaitons le plus grand courage aux personnels de l’Education Nationale soumis à l’enfer que nous avons tenté d’évoquer à travers ce blog. Que l’une de ces victimes, un jour, sombre dans une folie vengeresse et commette un acte semblable à celui du personnage incarné par Jean-Pierre DARROUSSIN dans le film de Jean-Marc MOUTHOUT De bon Matin, et il sera un peu tard pour s’étonner de ce retour de bâton. Ce ne sera pas faute d’avoir ici même pointé du doigt l’extrême violence encouragée et couverte par toute la chaîne hiérarchique de l’institution scolaire. Ce ne sera pas faute d’avoir demandé à ce qu’on y mette fin. Si quelqu’un, alors, venait à rappeler les articles publiés par Omerta au Rectorat, Le Ministère de l’Education Nationale, les fonctionnaires des Rectorats et des Inspections Académiques, les dirigeants du SNPDEN et autres braves gars auraient quelques difficultés à nier qu’ils couvrent depuis toujours les pratiques de harcèlement adoptées à son tour par le proviseur ou le principal dont la fin tragique ferait alors la une de l’actualité. Espérons qu’un tel drame ne survienne jamais. Quant aux bons apôtres de certains pseudo-syndicats enseignants, on en a vu assez défiler lors de marches blanches, la mine faussement attristée, seulement inquiets à l’idée qu’on puisse un jour déterrer les e-mails, les courriers, les messages de détresse qui leurs ont été adressés et auxquels – collusion oblige – ils n’ont jamais répondu…

Les harceleurs et leurs protecteurs n’ont pas gagné. Ils ont prouvé une fois de plus qu’ils faisaient leurs les méthodes les plus brutales, les plus basses, les plus sales. Ce aussi en quoi tout nous oppose.

Nous n’avons pas dit notre dernier mot.

Marie, Jeanne, et Philippe.

 

 

 

Notre blog étant fermé suite aux menaces de dangereux harceleurs, nous ne publierons pas de nouveaux articles sur le Lycée Victor Hugo de Poitiers. Et c’est bien dommage car la situation de cet établissement scolaire est très révélatrice de l’utilisation de Commissions Disciplinaires biaisées  par un Recteur ou une Rectrice d’Académie dans le but de casser des professeurs jugés trop libres de parole ou d’esprit. Et dire que les gros syndicats sont depuis 60 ans au courant de ces méthodes, et qu’il entretiennent l’Omerta…

« Le Recteur ment sur mon dossier » déclare Jean-François CHAZERANS (selon la bande-son d’un reportage vidéo de Gauthier CAZASSUS et Patrick MAUDUIT, lien ci-dessous). Un Recteur qui mentirait ? Diable… 😉

Vous pouvez néanmoins lire ci-dessous une des sources qui aurait pu alimenter notre site.

Marie, Jeanne, et Philippe.

 

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Ci-dessous, article de Bernard DUSSOL; et reportage vidéo de Gauthier CAZASSUS et Patrick MAUDUIT, France 3 Poitou-Charentes, 1er juin 2015.

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Jean-François Chazerans conteste devant la justice sa mutation à Thouars (79)

Nouveau rebondissement dans une affaire qui a déjà fait couler beaucoup d’encre. Le prof de philo de Poitiers sanctionné par le rectorat pour des « propos déplacés » après les attentats visant Charlie Hebdo attaque la décision du rectorat de Poitiers qui l’a muté dans un lycée de Thouars.

  • Par Bernard Dussol
  • Publié le 01/06/2015 | 11:56, mis à jour le 01/06/2015 | 16:04
J.F. Chazerans en compagnie de Magali Espinasse, représentante du syndicat des enseignants FSU © Francis Tabuteau (France TV)

© Francis Tabuteau (France TV) J.F. Chazerans en compagnie de Magali Espinasse, représentante du syndicat des enseignants FSU

Jean-François Chazerans accuse désormais le Rectorat de Poitiers d’avoir menti pour justifier la décision de sa mutation à Thouars. Le professeur de philosophie du lycée Victor Hugo de Poitiers a décidé d’attaquer sur tous les fronts en déposant deux recours en annulation du décret de sa mutation.Il tenait ce lundi matin une conférence de presse en compagnie de l’une de ses soutiens, la représentante duFSUMagali Espinasse, pour faire le point sur les poursuites qu’il compte engager afin de demander sa réintégration sur le poste qu’il occupait au lycée VictorHugo de Poitiers.Rappel des faits avec Gauthier Cazassus et Patrick Mauduit.

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Ci-dessous, article de Bernard DUSSOL; reportage vidéo de Gauthier CAZASSUS et Patrick MAUDUIT, France 3 Poitou-Charentes, 1er juin 2015.

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Notre blog étant fermé suite aux menaces de dangereux harceleurs, nous ne publierons pas d’article sur le Collège Louis Pasteur de Villemomble. Et c’est bien dommage car la situation de cet établissement scolaire est très révélatrice de la façon dont les chefs d’établissement sont protégés par leur hiérarchie, même en cas de délits supposés.

Vous pouvez néanmoins lire ci-dessous une des sources qui aurait pu alimenter notre site.

Marie, Jeanne, et Philippe.

************************************************************************************************* ************************************************************************************************* Ci-dessous, article de Sébastien THOMAS, 17 mai 2015, Le Parisien. http://www.leparisien.fr/villemomble-93250/villemomble-l-ancienne-principale-aurait-puise-dans-les-comptes-du-college-17-05-2015-4777977.php#contentCommentaires ************************************************************************************************* *************************************************************************************************

Villemomble : l’ancienne principale aurait puisé dans les comptes du collège

Sébastien Thomas | 17 Mai 2015, 11h12 | MAJ : 17 Mai 2015, 11h12

 

Villemomble, mardi. C’est dans le collège Pasteur qu’une ancienne principale, depuis mutée dans le sud, est soupçonnée de diverses malversations.
Villemomble, mardi. C’est dans le collège Pasteur qu’une ancienne principale, depuis mutée dans le sud, est soupçonnée de diverses malversations. (LP/S.T.)

Emploi fictif, occupation illégale d’un logement de fonction et factures abusives : ce sont les conclusions effarantes d’un audit, réalisé conjointement par le conseil départemental et les services de l’Education nationale, sur les agissements de l’ex-principale du collège Pasteur à Villemomble.

Aujourd’hui, les enseignants tiennent à ce que leur ancienne chef d’établissement, Mme P., soit condamnée pour ces malversations. En attendant, cette dernière a été mutée… dans le sud-est.

L’affaire remonte à 2012 lorsque les enseignants commencent à remarquer des anomalies de gestion. Afin d’alerter les autorités, ils décident de ne pas voter le compte financier. En janvier 2013, confronté aux éléments à charge, le conseil départemental (qui a en charge la gestion des collèges), lance un audit avec les services de l’Education nationale. Et ce qu’ils découvrent, est édifiant.

Un emploi fictif et un logement de fonction gratuit pour sa fille

La principale a versé à une amie de sa fille, durant trois mois, entre mai et juillet 2011, un salaire de surveillant alors que la personne n’a jamais mis les pieds dans l’établissement. Par ailleurs, plusieurs factures ont été réglées avec le budget de fonctionnement du collège pour l’aménagement de son appartement de fonction, logement pourtant remis à neuf un an avant son arrivée.

Enfin, la principale a fait bénéficier, gratuitement, à sa fille, d’un logement de fonction au sein du collège. « On avait accepté car, au départ, elle nous avait demandé d’y loger sa nièce, survivante d’une tuerie au Raincy (NDLR : en septembre 2009, un homme est monté dans l’appartement du dessus et a abattu quatre adultes avant de se donner la mort suite à un conflit de voisinage. Parmi les victimes se trouvait la sœur de la principale. Sa nièce avait été épargnée) mais on s’est aperçu qu’en réalité, c’était sa fille qu’elle avait logée », s’insurge Jean-Michel Bluteau, conseiller général UMP et membre du conseil d’administration du collège. En avril 2013, la principale se met en arrêt maladie et les professeurs ne la reverront plus. En septembre 2013, elle est mutée à Noisy-le-Sec et, un an plus tard, à Mandelieu-la-Napoule (Alpes-Maritimes) comme principale adjointe.

« Nous voulons qu’elle rembourse »

« Nous voulons qu’elle rembourse les loyers qu’elle aurait dû payer car normalement, cet argent sert à financer des projets pédagogiques, insiste un professeur. Et d’un point de vue éthique, c’est proprement scandaleux. Elle est juste passée du statut de principale à celui d’adjoint… mais dans le sud. » Au conseil départemental, on confirme les éléments de l’audit mais on estime que c’est à l’Education nationale d’agir. « Nous n’avons pas à nous substituer à l’institution, affirme-t-on au cabinet du président PS. Engager une action judiciaire sans la volonté de l’Education nationale aurait été une procédure trop lourde. Reste qu’on peut se demander pourquoi il leur a fallu autant de temps pour agir. » Côté Education nationale, c’est le silence radio. « Une enquête interne est en cours depuis 2 ans, se contente-t-on de reconnaître à la direction départementale. De toute façon, il n’y aura aucune communication sur une éventuelle sanction. »

Mme P. : «Les professeurs m’ont harcelée»

La défense de Mme P. est très simple : elle nie tout en bloc. Les malversations ? «Je ne vois pas de quoi vous parlez» L’audit ? «Jamais entendu parler.» La présence illégale de sa fille dans un appartement de fonction ? «On en peut pas dire ça comme ça.» L’ancienne principale de Villemomble ne veut pas en dire plus. Selon elle, sa situation, elle ne la doit qu’à une bande d’enseignants aigris. «Les professeurs se sont acharnés contre moi, ils m’ont harcelée. Pendant trois ans, ils ont voulu ma tête.» Alors dans ce cas, pourquoi est-elle passée du poste de principale à celui d’adjointe ? «C’est le prix à payer parfois quand on change de département», se contente-t-elle de répondre.

S.T.

Nanaanaiis a publié le 17 Mai 2015 à 23:58

Je suis une collegienne et j’habite aussi à villemomble mais dans un college tout proche de celui ci? Je passe soubvent devant je suis terriblement choquée mais je ne connaissait pas cette principale je vais contacter des amis qui sont dans ce college pour les mettre au courant.

Thomas91 a publié le 17 Mai 2015 à 22:50

édifiant! scandaleux!

************************************************************************************************* ************************************************************************************************* Ci-dessus, article de Sébastien THOMAS, 17 mai 2015, Le Parisien. http://www.leparisien.fr/villemomble-93250/villemomble-l-ancienne-principale-aurait-puise-dans-les-comptes-du-college-17-05-2015-4777977.php#contentCommentaires ************************************************************************************************* *************************************************************************************************