Vous êtes nombreux à nous demander pourquoi nous avons fermé définitivement notre site. La réponse est simple. SNES-FSU + SNPDEN-UNSA

SNES-FSU et SNPDEN-UNSA

Ces deux syndicats sont les seuls responsables de l’arrêt du blog « Omerta au Rectorat ».
Ces deux syndicats ont tué ce blog.
Ces deux syndicats travaillent contre notre volonté de libérer la parole dans l’Education Nationale.

On dit qu’il faut chercher à qui profite le crime.
A qui profite l’Omerta dans l’Education Nationale ?
Cette Omerta profite au SNES-FSU et au SNPDEN-UNSA.

Le SPDEN-UNSA a agi sans fard, par exemple à travers sa Lettre de Direction n° 502.
Le SNES-FSU, quant à lui, a ourdi, œuvré et manoeuvré dans l’ombre. Contre nous, contre vous, contre ce blog, contre la libération de la parole dans l’Education Nationale.
De hauts dirigeants du SNES-FSU ont agi avec une déloyauté, un cynisme, une perfidie, et une bassesse sans limites.

Nous abattre : ils en ont rêvé.
Nous lyncher, physiquement, après nous avoir violées, certains irresponsables ont publiquement exprimé ce souhait.
Nous avons pris toutes les précautions nécessaires afin de ne pas être identifiées, au-delà de nos prénoms. Jamais notre identité ne sera connue, de qui que ce soit d’autre que nous, tant que nous souhaiterons préserver notre sécurité.

On s’en est pris, par dépit, à plusieurs de nos lectrices et lecteurs, avec un acharnement et une violence répressive qui prouvent que les enjeux dépassent la petite audience d’un simple blog d’information.
Des moyens policiers et judiciaires effarants ont été mis en œuvre pour « faire parler » ces lecteurs, puis pour les « faire payer » leur sympathie à l’égard de notre cause.
Nos lecteurs ne savent rien de notre identité. Et ils n’ont rien à « payer » à qui que ce soit : consulter notre site, parler de ce dont il est défendu de parler, c’est gratuit.
Des magistrats se sont laissés berner et ont condamné lourdement plusieurs lecteurs de notre blog, dès lors que ces simples lecteurs menaient eux aussi un travail de lanceur d’alerte, travail n’enfreignant aucune loi, mais travail très gênant pour l’institution scolaire.
Convocations, perquisitions sauce Tarnac, mises en examen creuses, instructions menées uniquement à charge, procès en catimini, condamnations sans fondement matériel ou juridique, comme aux grandes heures d’Outreau.
Là où passe et s’impose un ultra-puissant corps intermédiaire hégémonique moteur traditionnel de l’Omerta, la terreur fait la loi. Là où passe ce corps intermédiaire archaïque, la justice trépasse, les instructions de non-lieux sont foulées au pied, l’équité meurt, l’innocence est violée, d’honnêtes citoyens sont condamnés et muselés.

Nous encourageons nos lectrices et nos lecteurs à s’informer sur ces poursuites menées contre plusieurs d’entre-elles, plusieurs d’entre eux, et à se montrer solidaires envers ces victimes. Les victimes d’une répression contraire aux principes de justice.
Nous encourageons ceux de nos lecteurs ciblés par cette criminalisation de leurs luttes, à se défendre pied-à-pied, et à médiatiser tout nouveau procès. La médiatisation de cette répression reste le seul moyen d’essayer de garantir un minimum d’équité et de justice.
Nous encourageons les médias à travailler sur ces sujets laissés dans l’invisibilité la plus noire.
Nous encourageons les élus, quels qu’ils soient, à porter ce débat, de sorte que le pouvoir judiciaire soit contraint de revenir dans les rails.

Il est inutile et il serait contreproductif de mener de nouvelles perquisitions tarnaciennes au domicile de nos lecteurs. Il n’y a chez eux ni bombe ni quoi que ce soit qui puisse justifier ces démarches disproportionnées, ni rien qui puisse permettre de remonter jusqu’à nous.
Qu’on n’hésite pas, plutôt, à enquêter sur les viols et les délits de harcèlements dont sont coupables quelques petits copains et grands coquins qui dirigent certains lycées et certains collèges.
Ces violeurs et ces harceleurs ne sont jamais inquiétés par les magistrats. C’est une chose.
C’en est une autre de condamner des lanceurs d’alerte innocents.

Notre combat compte ses martyrs.
Il porte aussi ses fruits.
Haut les cœurs ! Courage !

Le mouvement #PasdeVague est né, comme nous l’avions prédit dès 2013, cinq ans avant son éclosion.
Le SNES-FSU et l’UNSA-SNPDEN ont perdu cette bataille. #PasdeVague est né de leur inertie, voire de leur cautionnement de l’Omerta régnant dans l’Education Nationale.

D’autres sites prennent notre relais, parmi lesquels deux nous semblent mériter d’être soutenus sans réserve.

« Transparency Education Nationale », animé par un homme déterminé, qui a l’avantage de ne pas dépendre financièrement de l’Education Nationale.   http://www.transparencyen.fr/
Et « Mais faites taire ce petit prof’ bon sang ! » qui vit grâce à la persévérance d’un lanceur d’alerte, endurci par 15 années de brutalités, de violences et de harcèlement commis par sa hiérarchie locale avec l’aval, jusqu’à maintenant, de son administration.    https://faitestairecepetitprofbonsang.wordpress.com/

Suivez ces initiatives, accompagnez-les, faites-les connaitre autour de vous, soutenez leurs rédacteurs, alimentez le #PasdeVague.

 

Avant d’achever… Nous souhaitons confirmer officiellement ce que beaucoup de nos lecteurs savent déjà, l’information ayant circulé par le bouche-à-oreille et, nous a-t-on dit, sur les réseaux sociaux auxquels nous sommes définitivement réfractaires.
Notre ami Philippe nous a quittés brutalement. Quelques mois après le début des opérations de répression qui ont ciblé une poignée de nos lecteurs.
Nous renouvelons ici l’expression de notre soutien et de notre sympathie à l’égard de sa famille, de ses proches, de ses collègues.
Philippe aurait été heureux de découvrir l’élan suscité par le hashtag #PasdeVague.
Nous pensons souvent à toi, Philippe.
Le combat continue.

Marie et Jeanne.

Publicités

 

Bonjour,

Que vous soyez victime de Harcèlement Moral Hiérarchique.
Que vous soyez un petit chef malmenant ses subordonné(e)s et tremblant à l’idée qu’un média expose publiquement vos délits.
Que vous soyez payé par un Ministère (Ministère de l’Education Nationale, Ministère de l’Intérieur, Ministère de la Justice) ou par un syndicat enseignant pour nous fliquer ou pour nous faire taire.
Vous l’avez constaté : depuis le 12 novembre 2015, depuis un an, des dizaines d’articles de notre blog ont été mis sous le boisseau, nous sommes silencieux et ce site est en sommeil.

Pourtant, nous sommes resté(e)s très actif/ve/s, dans l’ombre.
Le combat n’est pas terminé.
Nous reviendrons, sur Omerta au Rectorat ou ailleurs.
D’autres équipes nous relaieront : Paule, Jacques et Jean ; et aussi Johanne et Luc ; et d’autres encore…

Les hauts fonctionnaires et les petits chefs qui entretiennent l’Omerta sur le Harcèlement Moral Hiérarchique sont les mêmes qui détruisent l’Ecole de la République. Ils oublient que les élèves d’aujourd’hui sont les électeurs de demain. A force de démolir les meilleur(e)s enseignant(e)s, à force de saper leur autorité, à force de leur imposer de baisser leurs exigences, de baisser le niveau, de copiner avec les enfants, de faire du « ludique », ils ont abruti les élèves et les étudiants qui sont aussi les électeurs d’aujourd’hui, et ceux de demain.

Aujourd’hui 9 novembre voit le triomphe de Donald TRUMP. Et demain en France ?
Abrutir les masses, nier l’importance du savoir et de sa transmission, décrier la culture, faire des « économies » sur l’instruction publique, dénigrer systématiquement les « profs' », sacraliser l’enfant-roi et l’enfant-tyran, c’est construire l’électeur-tyran et consacrer le règne de la bêtise.

Il est encore temps d’interpeller les responsables politiques et d’essayer d’informer une partie de l’opinion publique. Les micro-résistances et les initiatives en ce sens se font jour, ici et là.
Cette semaine Daniel ARNAUD nous rappelle « Ce qu’on ne vous dit pas lors de la Journée contre le Harcèlement à l’Ecole » : http://generation69.blogs.nouvelobs.com/archive/2016/11/02/ce-qu-on-ne-vous-dit-pas-lors-de-la-journee-contre-le-harcel-593212.html ;
Jean-Paul BRIGHELLI explique comment « L’Education Nationale fait le choix des bourreaux » :
http://www.lepoint.fr/invites-du-point/jean-paul-brighelli/brighelli-profs-agresses-l-education-fait-le-choix-des-bourreaux-26-10-2016-2078668_1886.php ;
Paul ANTOINE lance une « Pétition contre les violences faites aux enseignantes et aux enseignants » : 
https://www.change.org/p/najat-vallaud-belkacem-p%C3%A9tition-contre-les-violences-faites-aux-enseignantes-et-aux-enseignants

Lisez leurs articles, commentez-les, faites tourner à votre carnet d’adresses, sur facebook, sur twitter, parlez-en à votre famille, à vos connaissances et ailleurs. A chacune et à chacun de s’emparer ou non de ces sujets, et de les diffuser… ou de laisser l’Ecole de la République sombrer.

Demain, un Donald TRUMP au pouvoir en France ? Les Etats-Unis ne sont pas la France, mais grâce au Harcèlement Moral Hiérarchique, grâce aux hauts fonctionnaires qui protègent les harceleurs, grâce aux responsables politiques qui encouragent ces pratiques, qui veulent des « profs' » soumis et marchant au pas, grâce à la destruction de l’Ecole de la République, ce n’est peut-être plus qu’une question de temps. Car oui, l’Education Nationale forme davantage de consommateurs abrutis que de citoyens éclairés.

Il reste à notre Ministre, Madame Najat VALLAUD BELKACEM, quelques mois pour insuffler un vent de fraîcheur, mettre un terme au déni et à l’Omerta sur le Harcèlement Moral Hiérarchique, reconnaître et protéger ses victimes, fiche la paix aux lanceurs d’alerte, et apporter ainsi à son bilan politique une dernière action qui soit indubitablement une action de progrès, de justice, de bon sens et d’espoir.

Marie, Jeanne, et Philippe.

 

Devant le brio de Françoise GUICHARD, nous nous inclinons. Et nous applaudissons. Comparée à la sienne, notre prose est bien fade et terriblement maladroite.

Sa préface à l’ouvrage de Daniel ARNAUD Le Harcèlement moral dans l’Enseignement nous avait scotchés. https://omertaaurectorat.wordpress.com/2013/02/26/daniel-arnaud-1-harcelement-chez-les-profs-un-blog-un-livre/

La façon dont elle parvient à rappeler que notre Ministre pratique le déni face aux grèves de la faim du Collège Bellefontaine, c’est-à-dire le déni face à la réalité du Harcèlement Moral dans l’Education Nationale, est épatante. Là n’est pas le sujet de son billet du jour, sur son excellentissime blog (Le Blog de la Présidente), et pourtant l’allusion fait mouche. En tout cas chez nous, et chez tous ceux qui ont à coeur de briser l’Omerta. https://omertaaurectorat.wordpress.com/category/eee-liste-de-quelques-etablissements-scolaires-ou-il-fait-bon-vivre-et-parfois-mourir/le-college-bellefontaine-de-toulouse-31/

Bref, ouvrons une rubrique à son nom et à sa gloire 😉  car elle le vaut bien !

Marie, Jeanne, et Philippe.

 

*************************************************************************************************

*************************************************************************************************

Ci-dessous, lien vers l’article de Françoise GUICHARD,  Le Blog de la Présidente, 12 novembre 2015.

http://leblogdelapresidente.over-blog.com/2015/11/tempete-dans-un-balconnet.html

*************************************************************************************************

*************************************************************************************************

 

12 novembre 2015
TEMPÊTE DANS UN BALCONNET

v

« Réduite la semaine dernière dans Le Point à son « soutif », son joli « rouge à lèvres » sans oublier ses « pendentifs aux oreilles » dans un article aux allures de tribune sexiste de Jean-Paul Brighelli, Najat Vallaud-Belkacem a tenu à répondre à l’éditorialiste. Il avait notamment attaqué la réforme du collège de la Ministre en dénonçant ses « dessous chics ». L’article en question avait suscité une vague d’indignation massive sur les réseaux sociaux. »

(Les journaux)

L’affaire est d’importance, chacun le reconnaîtra. « Indignation massive sur les réseaux sociaux », protestations également indignées sur les radios en général et France-Inter en particulier (1), et réponse vertueuse de la ministre, sur laquelle – la réponse, pas la ministre – nous reviendrons.

Voici donc le débat dont sont faites grosses guerres, de quoi enflammer les esprits, faire crier au sexisme, au racisme, au jeunisme, bref au fascisme (je nous souhaite à toutes et à tous de ne rencontrer à l’avenir d’autre fascisme que ce type d’article)… et surtout de quoi oublier le fond du problème, à savoir la délétère réforme portée par Mme Vallaud-Belkacem, et les dégâts irrémédiables, particulièrement sur l’allemand et les langues anciennes, qu’elle ne manquera pas de provoquer en collège et donc, en tarissant le vivier, au lycée.

Le choix même, par Le Point, de ne donner en lecture gratuite que le premier paragraphe (le plus sujet à controverse) de la brighellienne tribune, n’aidait certes en rien à la clarification des enjeux. Les abonnés du magazine, qui ont lu le texte jusqu’au bout, en auront retenu, (plus que l’exaspération du polémiste devant le comportement pour le moins inélégant de l’élégante ministre qui a, je cite « bien ri pendant l’intervention du député » (2) et semblait se préoccuper davantage de son look que de l’avenir des milliers de collégiens dont elle a, pour leur malheur, la responsabilité), les chiffres donnés par J.-P. Brighelli : 996 000 heures-élèves d’allemand (au lieu de 1 507 000 aujourd’hui) seront dispensées après la mise en place de la réforme. En clair et en gras, un tiers des heures-élèves vont disparaître.

 

TEMPÊTE DANS UN BALCONNET

Cette disparition est évidemment beaucoup plus grave que la fugitive apparition d’un joli coin de dentelle noire au giron de la ravissante gazelle. Mais cette tempête dans un balconnet a permis, une fois de plus, d’éluder les vrais problèmes, grâce à un infernal syllogisme dont les communicants ont bien compris le fonctionnement : Najat Vallaud-Belkacem est attaquée, OR elle l’est par un affreux macho sexiste et misogyne, DONC sa réforme est bonne.

QUOD ERAT DEMONSTRANDUM, comme on ne pourra bientôt plus dire, et circulez, y’a rien à voir.

On pourrait épiloguer longtemps sur l’attitude de la ministre, que je trouve personnellement assez incroyable, face au brave député Lett et à la représentation nationale.

http://www.dailymotion.com/video/x3cpsce_najat-vallaud-belkacem-les-dessous-chics-de-la-reforme-du-college_news

Que voit-on ici, de la part de Mme Vallaud-Belkacem et de sa chouette bande d’aminches ? Un comportement d’adolescente mal élevée, de collégienne précisément : on ricane, on n’écoute pas, on fait des mines, on prend des poses, on se fout du monde, on papote avec sa voisine, bref on cherche sa baffe, pardon ses quatre heures de colle. On dirait une gamine qui répondrait « Cause à ma main » ou « Je te parle pas, t’es un boloss ». Et c’est Brighelli l’insolent impoli ? C’est VRAIMENT lui qu’on doit remettre en place ? Allons donc !

Quant à la réponse de la ministre Sur France Info, elle vaut elle aussi son pesant de noix vomique. Brighelli, dit-elle, « ne mérite pas qu’on s’encombre l’esprit avec lui. Moi, je ne m’encombre pas l’esprit avec quelqu’un qui, comme lui, se croit autorisé à donner des leçons sur l’école et commence par la qualifier de « fabrique du crétin », c’est vous dire la finesse légendaire du personnage ».

Suit cette phrase admirable, « Je vais beaucoup mieux depuis que je l’ai fait disparaître de mon champ de vision ».

TEMPÊTE DANS UN BALCONNET

Je crois qu’on a ici la clef de la méthode de gouvernement de NVB, son mantra, son schibboleth, son alpha et son oméga : la scotomisation (non, ce n’est pas une allusion pornographique, bande d’affreux obsédés !).

Tout ce que je ne vois pas n’existe pas, donc je vais bien, donc tout va bien, comme le montre mon éternel sourire radieux scotché sur mon joli minois…

Je fais « disparaître de mon champ de vision » les grévistes de la faim (3) de Bellefontaine et d’ailleurs, je ne les reçois pas vu qu’ils n’existent pas… et je vais beaucoup mieux.

Je fais « disparaître de mon champ de vision » les 15.000 manifestants du 10 octobre, qui n’existent pas, et je vais encore mieux. Du reste je n’ai toujours pas reçu l’intersyndicale, elle aussi « (disparue) de mon champ de vision » : elle n’existe pas non plus, et chaque jour je vais de mieux en mieux :

https://savoir.actualitte.com/article/analyses/1244/les-syndicats-enseignants-opposes-a-la-reforme-du-college-toujours-pas-recus-au-ministere

. Notre « Pimprenelle », puisque Pimprenelle il y a, marche non seulement à l’hypnose, mais à l’auto-hypnose, quelque chose entre la méthode Coué et le training autogène en somme…

TEMPÊTE DANS UN BALCONNET

Le mieux est l’ennemi du bien, madame la ministre, et prenez-y garde : sachez qu’à force d’aller de mieux en mieux vous finirez par ne plus aller du tout, — ce qui finalement ne serait pas si grave si votre disparition des écrans, ainsi que celle de tout le gouvernement dont vous faites hélas partie, ne risquait pas d’aller de pair avec, au mieux, le retour au pouvoir d’un ex-président dont on sait le pouvoir de nuisance, au pire l’accession aux affaires d’un parti qui, lui, nous fera VRAIMENT sentir ce qu’est le fascisme – bien autre chose qu’une pique perfide sur les dessous chics, les boucles d’oreille et le rouge à lèvres d’une jolie vache déguisée en fleur.

Alors, madame, au lieu de « faire disparaître de (votre) champ de vision » tout ce qui vous dérange et ne va pas dans le sens de ce que vous croyez être le Bon, le Vrai et le Juste, si vous ouvriez les yeux et les oreilles, à titre exceptionnel, pour entendre le mécontentement des professeurs, l’opposition à votre réforme de 80 % des enseignants et de leurs syndicats représentatifs, de personnalités qu’on ne peut pas soupçonner d’être vendues à la droite (4) , de parents de plus en plus nombreux ?

Voir la réalité en face, pour une fois, sortir de cet aveuglement volontaire que vous revendiquez pour vous-même avec une étonnante ingénuité, mesurer l’ampleur des refus de votre politique, écouter ce que disent les professeurs, au lieu de vous draper dans une stratégie de communication qui, en jouant sur la dignité féminine offensée, ne vise qu’à noyer le poisson, en êtes-vous seulement capable ?

Il est malheureusement permis d’en douter.

  1. Hier dans l’émission de Nagui (Leila Kaddour) d’une part, ce matin avec une question de Patrick Cohen à N. Dupont-Aignan, « JP Brighelli est-il encore le responsable à l’éducation de DLF ? », sous-entendu « N’avez-vous pas encore renvoyé ce triste personnage à ses chères études ? »
  2. M. Céleste Lett, député-maire LR de Sarreguemines, exprimait ses inquiétudes quant à la place de l’allemand dans la réforme du collège.
  3. http://leblogdelapresidente.over-blog.com/2015/07/axioprepeia.html
  4. http://www.democratisation-scolaire.fr/spip.php?article213

 

 

 

 

*************************************************************************************************

*************************************************************************************************

Ci-dessus, lien vers l’article de Françoise GUICHARD,  Le Blog de la Présidente, 12 novembre 2015.

http://leblogdelapresidente.over-blog.com/2015/11/tempete-dans-un-balconnet.html

*************************************************************************************************

*************************************************************************************************

 

1306_fayotage

Image  —  Publié: 10/11/2015 dans B 8 Sourire.

 

Pour celles et ceux qui auraient loupé quelques épisodes, un résumé en dix points de la vidéo-toute-pourrie due aux talents de la cinéaste et spécialiste des questions d’éducation, Mélissa THEURIAU : https://omertaaurectorat.wordpress.com/2015/11/05/quand-un-harcelement-en-cache-un-autre-13-resume-detape-en-10-points/

Pour parler de cette vidéo idiote et contre-productive, on a donné la parole, sur les plateaux de télé, et dans les studios de radio, à toutes sortes de gens. Mais pas aux professeurs.

Découvrons ce qu’en dit l’instituteur Lucien MARBOEUF sur son excellent blog, L’instit’Humeurs, dans son billet du 7 novembre.

La première partie de ce billet ne manque pas d’humour. Nous vous la livrons telle quelle. Suite dans nos prochains articles…

 * * * * * * *

Lucien MARBOEUF, c’est à vous…

«  Je sais que beaucoup de collègues ont hurlé en voyant les images, moi, j’ai bien rigolé ! Pour tout dire, j’ai une théorie : ceci n’est pas une enseignante. En tout cas, pas une instit. Voici quelques arguments, et autant d’hypothèses sur la véritable profession de la dame.

– son ton, sec, détaché, quasiment administratif : on ne parle pas comme ça à des enfants de 8-9 ans => elle était guichetière à Pôle Emploi il y a peu ;

– son écriture, presque illisible pour un enfant : aucun instit parmi les dizaines que j’ai rencontrés n’écrit de manière aussi dégueulasse (pas même moi, qui ai une sale écriture) => elle est médecin généraliste ;

– son problème de maths, incompréhensible : « Sylvain a acheté 35 livres dans sa bibliothèque », désolé, moi pas comprendre => elle est statisticienne au ministère des finances ;

– elle dit « sortez vos cahiers » et les gamins sortent tous leurs cahiers dans la seconde => elle est magicienne ou pratique l’hypnose (d’ailleurs, des élèves qui obéissent au quart de tour comme ça, je peux vous dire qu’ils sont parfaitement bien tenus par leur enseignante, ce qui ne cadre pas du tout avec ce qu’on voit) ; à bien y réfléchir, elle est peut-être même sorcière : alors qu’elle n’a pas indiqué la couleur du cahier, tous sortent le bleu. Chapeau (pointu) bas ;

– tous ses élèves sont supers beaux : une telle concentration de beauté dans une classe, c’est du jamais-vu, même mes élèves, qui sont très beaux (ce sont mes élèves, je les adore) ne leur arrivent pas à la cheville => elle est bookeuse pour Zara kids ;

– elle a 18 élèves => ça y est, j’ai compris, la scène ne se déroule pas en France.  »

😉

Marie, Jeanne, et Philippe.

*************************************************************************************************

*************************************************************************************************

Ci-dessous, lien vers le billet Harcèlement : J’ai testé la vidéo polémique, blog Instit’humeurs, Lucien MARBOEUF, 7 novembre 2015 :

http://blog.francetvinfo.fr/l-instit-humeurs/2015/11/07/harcelement-jai-teste-la-video-polemique.html

*************************************************************************************************

*************************************************************************************************

Je sais que beaucoup de collègues ont hurlé en voyant les images, moi, j’ai bien rigolé ! Pour tout dire, j’ai une théorie : ceci n’est pas une enseignante. En tout cas, pas une instit. Voici quelques arguments, et autant d’hypothèses sur la véritable profession de la dame.

– son ton, sec, détaché, quasiment administratif : on ne parle pas comme ça à des enfants de 8-9 ans => elle était guichetière à Pôle Emploi il y a peu ;

– son écriture, presque illisible pour un enfant : aucun instit parmi les dizaines que j’ai rencontrés n’écrit de manière aussi dégueulasse (pas même moi, qui ai une sale écriture) => elle est médecin généraliste ;

– son problème de maths, incompréhensible : « Sylvain a acheté 35 livres dans sa bibliothèque », désolé, moi pas comprendre => elle est statisticienne au ministère des finances ;

– elle dit « sortez vos cahiers » et les gamins sortent tous leurs cahiers dans la seconde => elle est magicienne ou pratique l’hypnose (d’ailleurs, des élèves qui obéissent au quart de tour comme ça, je peux vous dire qu’ils sont parfaitement bien tenus par leur enseignante, ce qui ne cadre pas du tout avec ce qu’on voit) ; à bien y réfléchir, elle est peut-être même sorcière : alors qu’elle n’a pas indiqué la couleur du cahier, tous sortent le bleu. Chapeau (pointu) bas ;

– tous ses élèves sont supers beaux : une telle concentration de beauté dans une classe, c’est du jamais-vu, même mes élèves, qui sont très beaux (ce sont mes élèves, je les adore) ne leur arrivent pas à la cheville => elle est bookeuse pour Zara kids ;

– elle a 18 élèves => ça y est, j’ai compris, la scène ne se déroule pas en France.

2015-11-07_102456

Qui es-tu, pour mettre en doute ma bienveillance ?

La réalisatrice de cette vidéo n’est autre que Mélissa Theuriau, elle a répété que le clip ne pointait pas les enseignants du doigt et qu’ « autant de mauvaise foi de leur part était risible ». Mais il suffisait de l’écouter parler un peu plus pour que le masque tombe.

« Je montre une institutrice qui a le dos tourné comme tous les professeurs et les instituteurs qui font un cours à des enfants et qui ne voit pas dans son dos une situation d’isolement, une petite situation qui est en train de s’installer et qui arrive tous les jours dans toutes les salles de classe de ce pays et des autres pays. Si tous les instituteurs étaient alertes et réactifs à cette problématique de l’isolement, on n’aurait pas besoin de former, de détecter le harcèlement, on n’aurait pas 700.000 enfants par an en souffrance. On n’aurait pas non plus des situations de drames et de suicide qui peuvent arriver aussi parce qu’on n’arrive pas à parler aux adultes de cette solitude et de ce sentiment d’injustice« .

Dire qu’une telle situation arrive tous les jours dans toutes les classes de ce pays confirme la vision totalisante et binaire de Theuriau et montre sa méconnaissance de la réalité de l’école. Ce qu’elle dit est faux, prétentieux et malhonnête intellectuellement, mais bon, passe encore. En revanche, dire que si les instituteurs étaient alertes et réactifs à cette problématique, on n’aurait pas des situations de drame et de suicide, quasiment les accuser d’être responsables de la souffrance de 700.000 enfants, c’est tout simplement inacceptable.

Je n’ai pas été choqué par le clip, mais ces propos m’ont révolté. Qui es-tu, Mélissa Theuriau, pour mettre en doute ma bienveillance, mon attention portée au quotidien à mes élèves ?

Es-tu là, le matin, quand j’accueille chacun de mes élèves d’un sourire, à l’entrée de ma classe, histoire de lui dire personnellement qu’il est le bienvenu, un regard particulier pour chacun d’eux, afin de percevoir les contours de son humeur ?

Es-tu là quand j’observe mes élèves au quotidien, dans la classe, dans les escaliers, dans la cour, dans chacune de leurs activités ?

Es-tu là quand je note ce qui me semble une légère tristesse chez l’un, une absence chez l’autre, une petite agitation, depuis quelques jours, chez celui-là ?

Es-tu là quand je m’inquiète de cette petite larme, au sortir de la récré, quand je prends l’enfant à part et que je l’entoure de mon bras en lui demandant si tout va bien et en ouvrant un espace de parole ?

Es-tu là quand nous abordons les problèmes de la vie de la classe tous ensemble, quand nous réglons les soucis et les histoires entre élèves ?

Es-tu là durant toutes ces heures, chaque semaine, à sonder les mouvements intimes de ces petites âmes qui me sont confiées, avec en tête non seulement les symptômes de harcèlement, mais aussi de maltraitance familiale, de mal-être persistant ou même simplement de déprime passagère ?

Non, tu n’es pas là, mais cela ne t’empêche pas de me juger. Eh bien réjouis-toi, car malgré toute mon attention, malgré toute ma bienveillance et tout le soin porté à mes élèves, il m’est arrivé de ne pas voir une situation de harcèlement.

Le harcèlement à bas bruit

Il y a quelques années, une petite de ma classe se faisait embêter par deux gamines dans la cour de récré. Mon élève était une petite fille timide, je n’avais pas franchement vu de changement dans son comportement, dans son attitude globalement assez atone. C’est sa mère qui est venue me voir, sa fille lui avait parlé, il y avait déjà eu une affaire l’année précédente avec les fillettes en question et voilà qu’elles tentaient de recommencer. Je me suis chargé de parler aux deux pestouilles, dans des termes qui manifestement porté, car cela a cessé du jour au lendemain et ne s’est jamais reproduit.

D’abord, j’ai culpabilisé de ne pas avoir vu, de ne pas avoir deviné. Puis j’ai raisonné : tout se passait dans la cour, dans de petits recoins, souvent dans les toilettes, toujours hors de portée des adultes, et jamais de manière ostentatoire. Pas de coup, pas de brutalité, « juste » des mots, blessants, terriblement humiliants, perdus dans le volume sonore de la récréation. C’est que les harceleuses ne souhaitaient pas se faire attraper, évidemment, elles étaient le plus discrètes possible, pas de boulette, pas de quolibet haut porté, pas d’éclat de rire goguenard, Mélissa, dans la vraie vie le harcèlement prend la plupart du temps des formes bien plus complexes et pernicieuses.

Puisque tout se passait non seulement dans mon dos, mais dans celui de tous, enfants compris, je n’avais qu’une manière de m’apercevoir du harcèlement : un changement d’attitude quelconque chez mon élève, or il n’y en avait pas eu, car il n’y en a pas toujours de décelable, il y a mille façons d’être harcelé et mille encore d’y réagir et mon élève gardait tout en elle jusqu’au jour où elle était allée parler à sa mère, laquelle n’avait rien vu venir, elle non plus.

Tout le monde fait comme si le harcèlement scolaire n’était que l’affaire des enseignants (comme si l’enfant harcelé laissait son mal-être à l’école…), mais j’espère que si mon enfant va mal un jour, je le verrai avant ses professeurs.

La vidéo présentée à mes élèves

Cependant j’ai parfaitement compris que la vidéo ne s’adressait pas à moi, mais aux enfants de 7 à 11 ans. Aussi me suis-je dit que, si mes élèves étaient sensibles à son message, s’ils étaient touchés et si cela libérait leur parole sur le sujet, alors j’étais prêt à mettre de côté mes états d’âmes et mes réserves d’enseignant (même si je revendique le droit de donner mon avis sur la vidéo, puisque j’y suis représenté).

J’ai donc montré le clip à mes élèves, sans un mot de présentation. Puis je leur ai donné la parole, en leur disant simplement : « Je vous écoute ». Je n’ai quasiment pas parlé ensuite, me contentant de réguler les prises de parole durant la demi-heure qui a suivi, au cours de laquelle ils ont montré une magnifique écoute collective.

« Ca montre qu’il faut aider, qu’il faut en parler, soutenir ceux qui se font harceler.

– Il faut pas faire ce qu’on voudrait pas qu’on nous fasse.

– Moi je me suis mise à la place du garçon, c’est horrible !

– Il faut pas se moquer de celui qui a des difficultés, chacun est comme il est, il faut pas se moquer des différents, on est tous différents, en fait.

– On se rend compte aussi qu’on a fait ça, des fois, et si on se met à sa place, on se dit qu’il ne faut plus le faire.

– Ce qui m’échappe c’est le manque de réaction du petit. Peut-être qu’il a peur d’encourager les autres, il se dit que s’il dit rien ils vont arrêter.

– Il ne veut pas le dire parce qu’il a peur, les autres vont peut-être recommencer mais en pire et il a peut-être peur de ne pas être cru, de se faire traiter de rapporteur, de cafteur.

– Il est tellement traumatisé qu’il est immobile dans sa tête.

– Peut-être que la petite fille qui vient à la fin a déjà vécu la même chose.

2015-11-07_103210

 

– Ce qui est nul c’est faire ça pendant que la maitresse a le dos tourné ! C’est pire de faire dans le dos.

– Genre tu vas le faire devant la maitresse !

– Ceux qui font ça sont égoïstes, ils se sentent supérieurs pour se permettre de faire ça, ils se croient tout permis. En fait ils sont nuls et idiots.

– Ils n’ont jamais vécu ça pour se comporter comme ça.

– Peut-être au contraire qu’ils ont des problèmes aussi. Peut-être qu’ils ont déjà été harcelés, qu’ils ont pas supporté donc ils rendent le coup.

– Il y a plusieurs élèves qui ont l’air désolé mais qui ne disent rien, ils ont peur d’intervenir.

– Ceux qui ne font rien ne savent pas que c’est comme si c’était eux qui harcelaient, ils sont du côté de ceux qui harcèlent puisqu’ils ne font rien pour changer.

– Maitre, qu’est-ce qu’on risque si on ne dit rien ?

– C’est un comme au Moyen-âge, le petit garçon c’est le Tiers-Etat, les autres c’est le clergé et la noblesse !

– Oui, il est sur le Pilori !

– On dirait que la maitresse se fiche un peu de ce que ressent le garçon. Elle voit les boulettes et ne dit rien !

– On voit que c’est exagéré, cette vidéo, avec la boulette, la règle collées sur la joue ! Avec le bruit qu’ils font la maitresse doit savoir.

– Oui, c’est abusé, la maitresse, elle doit les entendre, ils font plein de bruit. Peut-être qu’elle est trop dans son monde, trop dans les maths.

– Elle est égoïste et sans pitié, elle entend forcément ! Vous, vous auriez entendu, maitre !

– Ca se voit que ça s’est pas passé en vrai, elle ne voit pas la règle, elle est aveugle et sourde !

– Peut-être qu’elle n’aime pas trop ce petit garçon.

– Peut-être qu’elle-même a été harcelée ou harceleuse.

– C’est sûr, c’est vraiment exagéré, mais si elle entend les enfants et leur dit « arrêtez », alors la vidéo ne peut pas montrer le harcèlement ! C’est comme si ceux qui ont fait la vidéo avaient fait exprès qu’elle entende pas pour que le harcèlement soit possible ».

 

Nota : on recommande vivement le visionnage d’autres vidéos sur le sujet, nettement mieux fichues, celle la campagne de 2012, sur la même trame que celle de Theuriau (mais au collège, dans une situation réaliste et où l’enseignant n’est pas caricatural) et aussi celles-là, faites par des élèves : l’une destinée aux élèves de l’élémentaire, celle-ci, destinée aux collégiens, et cette dernière, réalisée par les élèves du lycée Apollinaire de Créteil. Trois bijoux.

On conseille aussi la lecture de ce point de vue syndical qui montre que la nuance existe aussi de ce côté-là.

Enfin, aux journalistes donneurs de leçon (ils ne le sont pas tous !) qui accusent les profs de « kidnapper le débat » mais seraient les premiers à s’indigner d’une caricature de leur métier, je conseille la lecture de ce post, déjà ancien, qui leur montrera qu’on se penchait sur le sujet à une époque où il avait bien moins de place dans leurs colonnes et qui s’appuie sur une étude qu’ils ne liront jamais.

Suivez l’instit’humeurs sur Facebook et sur Twitter @LucienMarboeuf.

*************************************************************************************************

*************************************************************************************************

Ci-dessus, lien vers le billet Harcèlement : J’ai testé la vidéo polémique, blog Instit’humeurs, Lucien MARBOEUF, 7 novembre 2015 :

http://blog.francetvinfo.fr/l-instit-humeurs/2015/11/07/harcelement-jai-teste-la-video-polemique.html

*************************************************************************************************

*************************************************************************************************

93897813

Image  —  Publié: 05/11/2015 dans B 8 Sourire.

 

Résumons-nous.

1 Un clip inepte, crétin, bisounours, guimauvard, caricatural, mal ficelé, improvisé, totalement inefficace, et pire : contre-productif.

2 Clip d’autant plus inutile qu’il en existe déjà d’excellents, qui ne coûtent pas un rond à être téléchargés, et que les membres de la communauté éducatives exploitent déjà. Celui dans lequel s’est impliqué Patrick BRUEL, Maux d’Enfants : https://www.youtube.com/watch?v=YBubRfFUsNA Ou celui-ci, Les Injures : https://www.youtube.com/watch?v=kTJoyhprYWc Ou encore celui-là, Les Claques : https://www.youtube.com/watch?v=wvnotcnHiMo Et encore beaucoup d’autres, réalisés par des collégiens, des lycéens et des professeurs : http://www.nonauharcelement.education.gouv.fr/ressources/outils  http://www.nonauharcelement.education.gouv.fr/ressources/outils/page/2/

3 Clip d’autant plus néfaste et toxique qu’il véhicule une image désastreuse de la profession. Une prof aux yeux exorbités, au phrasé déjanté, qui écrit de façon illisible au tableau, qui tient un discours sans intérêt et inadapté à la tranche d’âge concernée, qui tourne le dos constamment aux remous de sa classe, qui est assez débile pour ne pas voir une règle et une énorme boule de papier collés sur la tête d’un gosse. Qui est assez conne pour ne pas saisir d’un coup d’oeil son mal-être, ni le petit jeu de ses camarades (qu’elle change de métier de suite !). Et qui aggrave la situation en stigmatisant encore plus la victime. Et sur laquelle on ne peut pas compter : la solution viendra non pas du monde adulte, mais d’une autre élève (dont on se demande bien comment, à elle seule, elle résoudra l’affaire…) Et quid du harcèlement sur les réseaux sociaux, et dans les rues, et de celui qui se déroule loin des classes, le soir et le week-end ? Bref, une prof incompétente et nocive, haïssable, et qu’on rend totalement responsable et coupable du harcèlement.

4 Clip réalisé et produit en partenariat commercial avec la firme Disney.

5 Clip du à l’immeeeeeennnnnnse talent de la grande cinéaste Melissa THEURIAU dont la prestation sur le plateau du Grand Journal de Canal +, en date du 4 novembre, a montré toute l’étendue de la  profondeur de vue et de la qualité d’expression. Médemoiselle THEURIAU a tout ce qu’il faut où il faut pour tourner des clips de charme façon 36 15  Melissa (c’est Marie et Jeanne qui l’affirment 😉 ), mais manifestement, pour ce qui est de faire preuve d’auto-critique, de prendre un peu de recul, de produire une réflexion voire une pensée, elle n’est pas vraiment équipée pour. https://omertaaurectorat.wordpress.com/2015/11/04/quand-un-harcelement-en-cache-un-autre-11-pour-melissa-theuriau-les-profs-qui-critiquent-sont-frustres-et-toute-critique-contre-son-clip-est-indecente/

6 Clip dont l’absence de pertinence, d’efficacité et de légitimité est dénoncée de tous côtés aussi bien à gauche, au centre, qu’à droite, au milieu, au-dessus ou en dessous. A tel point que même le SGEN-CFDT, syndicat pourtant pro-gouvernemental, et qui se décridibilise régulièrement par ses prises de position clientélistes, en a demandé via un communiqué officiel, le retrait. https://sgen.cfdt.fr/portail/sgen/au-jour-le-jour/communiques-de-presse/derapage-de-la-communication-ministerielle-un-objectif-manque-et-des-personnels-bafoues-srv1_320325 https://www.snalc.fr/national/article/1815/ https://omertaaurectorat.wordpress.com/2015/10/29/quand-un-harcelement-en-cache-un-autre-2-une-video-qui-fait-polemique/ http://blogs.mediapart.fr/blog/paul-devin/291015/lutte-contre-le-harcelement-quand-la-com-tente-de-masquer-l-insuffisance-de-l-action Et à tel point que des excuses sont demandées par de nombreux enseignants, en sus du retrait immédiat de la diffusion de la daube en question. Sans parler des réactions contre la firme Disney, qui, sans aller jusqu’au boycott, risquent bien d’écorner l’image de la marque chez les professionnels de l’éducation. http://www.neoprofs.org/t96335-video-honteuse-sur-le-harcelement-par-disney-le-men-joindre-le-service-client-disney-boycott

7  Clip qui passe sous silence le témoignage de dizaines de milliers d’enseignants. Ils ont détecté une situation de harcèlement entre élèves. Ils ont repéré et identifié le harceleur. Ils l’ont signalé à leur hiérarchie. Et cette hiérarchie, pour ne pas faire de vagues, a étouffé les choses et refusé de sanctionner les harceleurs. Monsieur le Principal et madame la Proviseure préfèrent toucher leur belle prime de jolis z’€uros qui récompense exclusivement les établissements sans histoires, plutôt que de la louper en faisant des vagues... Le harceleur n’est jamais déplacé ni inquiété. C’est toujours la victime qui trinque. Et la hiérarchie locale donne tort aux enseignants qui signalent les faits de harcèlement.  http://www.lepoint.fr/invites-du-point/jean-paul-brighelli/brighelli-contre-le-harcelement-a-l-ecole-il-ne-suffit-pas-de-parler-27-03-2015-1916382_1886.php

8 Clip qui  à lui seul résume le profond mépris dans lequel le Ministère de l’Education Nationale tient ses agents. Imagine-t-on un seul instant le Ministère de la Justice promouvoir un clip mettant en scène les fautes professionnelles – pourtant bien réelles, celles-là – du juge Fabrice BURGAUD, sans montrer une autre image de la Justice ? Le Ministère de l’Intérieur a-t’il jamais produit une vidéo dans laquelle des flics ripoux tabasseraient des jeunes de banlieue qui avaient pour seul tort de passer par là ? Le Ministère de la Santé diffuse-t’il des clips dans lesquels les personnels soignants confondent les médicaments, font preuve de négligence et aggravent les souffrances des patients ? Au sein-même de l’institution scolaire, dans les bureaux des Inspections Académiques, des Rectorats et du Ministère de l’Education Nationale, le mépris envers les profs est tellement ancré et naturel que tout cela passe comme une lettre à la poste auprès de beaucoup.

9 Clip qui utilise une cause juste, légitime, consensuelle, et qui au final est inefficace auprès des gamins, mais qui renforce la défiance des familles envers une profession constamment malmenée et décriée : toujours en grève, en vacances, ne fichant rien et arc-boutée sur on ne sait quels privilèges. https://omertaaurectorat.wordpress.com/2015/11/01/quand-un-harcelement-en-cache-un-autre-4-la-video-du-ministere-qui-fait-passer-les-profs-pour-des-incapables/ http://princesse.soso.free.fr/?p=519

10 Clip défendu par les chiens de garde, qui font mine de ne pas saisir le bien-fondé des 9 arguments pointés ci-dessus. https://omertaaurectorat.wordpress.com/2015/11/04/quand-un-harcelement-en-cache-un-autre-12-largument-cretin-de-raphael-enthoven/

* * * * *

Bref, trop, c’est trop. Profitons-en pour enfoncer le clou. Et créer et développer sur notre site une rubrique dédiée à l’hypocrisie consistant à exploiter la souffrance – réelle ! – des parents d’enfants harcelés pour dézinguer une profession dont trop de membres sont harcelés par leur hiérarchie avec l’aval de leur Ministère. Dans la rubrique BBB consacrée aux thèmes généraux, Les grands thèmes, il y aura désormais une section intitulée La lutte contre le harcèlement entre élèves : un écran de fumée ?

 

Marie, Jeanne, et Philippe.

P.S. : n’hésitez pas à appeler le 30 20 (numéro vert, donc gratuit) pour faire remonter l’une ou l’autre de ces questions. 😉