Archives de la catégorie ‘Le Collège Jean Moulin d’ALES (30)’

 

Notre blog étant fermé suite aux menaces de dangereux harceleurs, nous ne publierons pas de nouveaux articles sur le Collège Jean Moulin d’Alès. Et c’est bien dommage car la principale de ce collège et son adjoint auraient pu informer leur administration que convoquer une enseignante aveugle pour surveiller visuellement une salle d’examen n’était peut-être pas la meilleure idée qui soit. Pourtant, Madame Nicole LANGRAND et Monsieur Gérard GENAREZ ont préféré s’arcbouter sur cette décision, en invoquant des arguments stupides, délirants, absurdes.

« Je m’attendais à un peu plus de compassion et d’humanité ! » déclare la victime de cette mauvaise farce. Quant au Rectorat de Montpellier, à travers son son directeur de cabinet, Laurent THIEFFAINE, au lieu de faire marche arrière et de s’excuser, il s’enfonce un peu plus dans la bêtise et la bassesse kafkaïennes – l’hebdomadaire satirique Le Canard enchaîné lui décernera t-il mercredi prochain sa Noix d’Honneur ? 😉 Nul doute que le S.N.P.D.E.N., Syndicat National des Personnels de Direction de l’Education Nationale, applaudit des deux mains cette indérogable règle du soutien aveugle et systématique aux chefs d’établissements.

Il faudrait encore des centaines de blagues de ce genre pour que le Français lambda découvre et comprenne définitivement qu’il y a quelque chose de tordu dans l’Education Nationale. Et qu’on commence à prendre conscience que le recrutement du personnel de direction pourrait être légèrement amélioré… Non, non, Mme LANGRAND et M GENAREZ n’ont pas convoqué Mme Caroline BOUFFARD pour l’embêter. Surtout pas. Ni pour l’humilier. Et encore moins pour la harceler, puisque l’autoritarisme et le Harcèlement Moral Hiérarchique n’existent pas dans les collèges, ni dans les lycées. Ces deux braves fonctionnaires font très bien leur travail et n’auront pas le bon goût de s’excuser.

Vous pouvez lire ci-dessous une des sources qui aurait pu alimenter notre site. Asseyez-vous avant de lire. On croirait le Gorafi.

Marie, Jeanne, et Philippe.

 

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Ci-dessous, lien vers l’article d’Edith LEFRANC, Le Midi Libre, 30 juin 2015.

http://www.midilibre.fr/2015/06/30/ales-non-voyante-elle-doit-surveiller-le-brevet,1183269.php

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Alès : non-voyante, elle doit… surveiller le brevet !

 

Alès : non-voyante, elle doit... surveiller le brevet !
Caroline Bouffard s’attendait à  » plus de compassion et d’humanité ».
ÉDITH LEFRANC

Cette professeur de musique en collège s’est retrouvée dans une situation impossible. Ubuesque.

Caroline Bouffard enseigne depuis vingt ans. Cette professeur de musique du collège Jean-Moulin enseigne à temps partiel. Si son handicap, Mme Bouffard est non-voyante, l’oblige à avoir une assistante pour faire cours, c’est bien elle l’enseignante, et à part entière. Mais qu’elle n’a pas été sa surprise de se voir convoquer pour surveiller les épreuves écrites du brevet des collèges !

« C’est idiot de me demander çà, je ne peux bien sûr rien faire »

« Là, je suis complètement inefficace, c’est idiot de me demander çà, je ne peux bien sûr rien faire. On ne me l’avait d’ailleurs jamais demandé, mais là, le principal adjoint m’a expliqué qu’il devait le faire sans quoi, je pourrais me retourner contre l’établissement pour discrimination ! C’est aberrant. Je ne suis pas quelqu’un de procédurier et je m’attendais à un peu plus de compassion et d’humanité ! »

Caroline Bouffard rappelle que tous les professeurs ne sont pas convoqués pour le brevet et qu’il n’y avait donc aucune obligation de la convoquer elle. Après discussion, Mme Bouffard a dû faire acte de présence durant deux heures (au lieu de quatre) avec son assistante qui, elle, a dû en effet surveiller.

Rectorat

Du côté du rectorat et de son directeur de cabinet, Laurent Thieffaine, on explique qu’elle a été « convoquée au même titre que d’autres professeurs sans différenciation. Elle travaille tous les jours avec une auxiliaire donc c’était la même chose pour la surveillance. De plus, il y a toujours deux professeurs qui sont présents dans une salle d’examen. Là, ils étaient trois avec l’auxiliaire ».

 

 37 commentaires
Mach II il y a 2 heures 30 Juin 20:54
@hyperion30, je ne connais pas, bien sûr, les règles régissant les convocations pour assurer le contrôle des examens, mais il me semble, dans ce cas précis, qu’il eut été élégant de demander à cette personne si elle voulait bien assurer cette mission, en sachant très bien que la réponse serait très certainement « non ». Dans le cas contraire, la procédure de la 3ème personne étant appliquée.
SB30300 il y a 7 heures 30 Juin 15:40
@Polémique Victor
Mon commentaire a pour but de mettre en évidence le fait que l’éducation nationale, ne reconnait jamais ses erreurs, alors que l’erreur est permise, ce qui l’est moins c’est la faute.
carim il y a 9 heures 30 Juin 14:09
Bravo l’éducation nationale ils font fort je sais que c’est des inconpétents j’en ai la preuve maintenant
l eclopee il y a 9 heures 30 Juin 13:32
L’Éducation Nationale dans toute sa splendeur de bêtise
Polémique Victor il y a 9 heures 30 Juin 13:25
Tout le monde s’emballe et personne ne s’inquiète de savoir si ce chef d’établissement est vraiment performant. Il aurait peut-être pu régler cette affaire en amont avec le Rectorat et lui faire prendre conscience d’une situation qui serait médiatisée.
SB30300 il y a 12 heures 30 Juin 10:42
Ce que nous explique M. Laurent Thieffaine c’est que le Rectorat ne se trompe jamais, que c’est plus économique de payer trois personnes pour surveiller, que les enfants ne sont pas plus fatigués depuis la réforme Peillon, et que Chantal Goya sera la future présidente de la France ….
Mila12 il y a 13 heures 30 Juin 10:03
Normal,c’est bien à l’image de la gestion de ce ministère par Mme Belkacem. .

 

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Ci-dessus, lien vers l’article d’Edith LEFRANC, Le Midi Libre, 30 juin 2015.

http://www.midilibre.fr/2015/06/30/ales-non-voyante-elle-doit-surveiller-le-brevet,1183269.php

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Notre blog étant fermé suite aux menaces de dangereux harceleurs, nous ne publierons pas d’articles sur le Collège Jean Moulin d’Alès. Et c’est bien dommage car la principale de ce collège et son adjoint sont deux pointures, réellement remarquables dans leur genre. Ils méritent que leur patronyme soit cité ici. La principale de ce collège se nomme Madame Nicole LANGRAND. Son principal adjoint a pour nom Gérard GENAREZ. On notera que le Rectorat, comme à son habitude, soutient aveuglément les deux fins personnages. Et leur syndicat assure que tout est normal, que tout va bien, et que ce sont deux braves petits fonctionnaires plein de bienveillance à l’égard de leurs troupes.

Il faudrait encore des centaines de blagues de ce genre pour que le Français lambda découvre et comprenne définitivement qu’il y a quelque chose de tordu dans l’Education Nationale. Et qu’on sache que le recrutement du personnel de direction pourrait être légèrement amélioré… Non, non, Mme LANGRAND et M GENAREZ n’ont pas convoqué Mme Caroline BOUFFARD pour l’embêter. Surtout pas. Ni pour l’humilier. Et encore moins pour la harceler, puisque le harcèlement hiérarchique n’existe pas dans les collèges ou dans les lycées.

Vous pouvez lire et écouter ci-dessous une des sources qui aurait pu alimenter notre site (article et lecture audio de l’article disponible). Asseyez-vous avant de lire. On croirait le Gorafi.

Marie, Jeanne, et Philippe.

 

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Ci-dessous, lien vers l’article d’Ouest France, 30 juin 2015.

http://www.ouest-france.fr/brevet-des-colleges-une-non-voyante-convoquee-pour-surveiller-lexamen-3524532

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Brevet des collèges. Une non-voyante convoquée pour surveiller l’examen

Une enseignante non-voyante a été convoquée par le collège Jean-Moulin à Alès (Gard) pour surveiller des épreuves du brevet des collèges.

« J’ai reçu des convocations pour trois demi-journées. J’ai tenté de plaider, d’expliquer que je serai inefficace. Mais ce fut un dialogue de sourds avec le principal-adjoint », a raconté Mme Caroline Bouffard, professeure de musique, confirmant une information de Midi Libre.

« On m’a fait comprendre que c’était une question d’égalité. Que si je n’étais pas convoquée, je pouvais attaquer en justice pour discrimination. C’est stupide : je ne vais pas attaquer pour quelque chose que je ne peux pas faire », a souligné Mme Bouffard, rappelant que « tous les professeurs ne sont pas convoqués ».

« Je me suis assise et j’ai lu »

Au final, sur l’une des journées, l’enseignante « a été contrainte de venir pendant deux heures au lieu de quatre » initialement prévues afin de surveiller « une épreuve de maths ».

« Je me suis assise et j’ai lu. J’aurais pu faire ça chez moi. La surveillance a été effectuée par mon assistante – une auxiliaire qui l’aide pour ses cours – et un autre professeur également convoqué le même jour », a indiqué Mme Bouffard.

Pour l’autre jour, d’autres enseignants ont été appelés. « Mais on m’a bien fait comprendre qu’ils effectuaient un service à ma place », a déploré l’enseignante qui, de surcroît, a été convoquée mercredi par la principale du collège pour un entretien. « J’y vais avec un délégué syndical », a-t-elle précisé.

Une convocation qui n’a rien d’exceptionnel

La principale n’a pu être jointe par l’AFP.

Interrogé par Midi Libre, le rectorat estime que cette convocation n’a rien d’exceptionnel. Il explique que Mme Bouffard travaille tous les jours avec une auxiliaire et que c’était donc la même chose pour la surveillance.

De plus, ajoute le rectorat, il y a toujours deux professeurs qui sont présents dans une salle d’examen et dans ce cas ils étaient trois avec l’auxiliaire.